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  1. #344
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    Samir Allam :


    Vendredi 27 Mai 2011 -- La réunion tripartite (gouvernement, patronat et UGTA) aura lieu ce samedi 28 mai. Les patrons privés algériens vont enfin pouvoir rencontrer le gouvernement et essayer d’exposer leurs nombreux problèmes. Depuis plusieurs années, le dialogue patronat‑gouvernement est réduit aux réunions tripartites. Des rencontres formelles qui se tiennent une fois par an. C’est très peu pour construire une économie performante et doter le pays d’entreprises publiques et privées compétitives capables de concurrencer les sociétés étrangères afin de réduire la facture des importations. En Algérie, les ministres reçoivent rarement les patrons nationaux. Certains chefs d’entreprises attendent depuis quelques années des réponses à leurs projets d’investissements. D’autres souhaitent exposer les problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien. Mais les ministres en charge des dossiers économiques méprisent les patrons nationaux. Ils ont d’autres sujets de préoccupation et préfèrent discuter et recevoir les patrons étrangers.

    Le comportement de Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, illustre cette situation. Depuis quelques mois, il semble n’avoir qu’une seule préoccupation : les investissements français en Algérie. Le 20 avril dernier, il était à Paris pour annoncer en avant‑première aux entreprises françaises que les lois sur les investissements vont changer en Algérie. Cette démarche a de quoi surprendre. Les Français ne sont pas de gros investisseurs sur le marché algérien. C’est le gouvernement lui‑même qui leur reproche depuis des années de ne chercher qu’à faire du commerce avec l’Algérie. Ensuite, de telles annonces devraient être d’abord dévoilées en interne et aux premiers concernés – les députés qui votent les lois, les patrons algériens et l’opinion publique nationale – avant d’être annoncées à l’étranger. Jeudi, Mohamed Benmeradi est allé encore plus loin. Dans un entretien à l’AFP – pourquoi parler dans un média français des problèmes économiques et bureaucratiques en Algérie ? – le ministre a tenté de justifier les récents changements économiques et a multiplié les messages en direction des entreprises françaises. «Ce n'est pas de l'instabilité c'est une rectification de fond», a‑t‑il affirmé concernant les changements de lois sur les investissements. «Notre objectif est de mettre en place un mécanisme» qui permette un développement des partenariats pour acquérir un savoir‑faire, plus important que le simple commerce entre pays, a‑t‑il ajouté.

    Mohamed Benmeradi reconnaît que les entreprises algériennes se plaignent des mêmes problèmes que les groupes étrangers. Mais il semble consacrer une grande partie de ses efforts à essayer de trouver des solutions aux problèmes des entreprises françaises en Algérie. Les négociations sur 12 dossiers phare de collaboration franco‑algérienne sont «totalement réglées à 90%», a‑t‑il ainsi annoncé à l’AFP. Et combien de dossiers de groupes algériens ont été réglés sur la même période par M. Benmeradi ? Et combien d’emplois ces douze «dossiers phare» français ont‑ils créé en Algérie ? Cette obsession à vouloir satisfaire des patrons français qui boudent toujours le marché algérien et à se justifier continuellement devant les Français est incompréhensible de la part d’un ministre censé d’abord écouter et répondre aux doléances des chefs d’entreprises algériens. En se focalisant sur les réclamations françaises, le ministre de l’industrie a même oublié le dossier d’investissement dans la fabrication de voitures présenté en octobre dernier à Alger par le groupe allemand Volkswagen. Il a fallu que les Marocains s’intéressent au projet pour que le ministre algérien affiche de nouveau son intérêt. Cette communication sur les projets français cache aussi un bilan désastreux d’un ministre présenté comme «ne comprenant absolument rien à l’économie». Depuis sa nomination à ce poste il y a deux ans, le 28 mai 2009, M. Benmeradi n’a réussi à attirer aucun grand investissement étranger ni à relancer l’investissement national dans l’industrie qui ne représente plus que 4% du PIB de l’Algérie. On attend toujours les détails de son projet pour l’industrie nationale. Au lieu de cela, il parle aux Algériens des douze projets français.

  2. #345
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    Hakim Arous :


    Lundi 30 Mai 2011 -- Ce forum est celui de la «main tendue». «On a vu des lignes bouger». À l'ouverture du forum d'affaires algéro‑français, ce lundi 30 mai à Alger, Jean‑Pierre Raffarin a lancé la grande opération séduction des opérateurs économiques français. Pendant deux jours, plus de 500 entreprises françaises et algériennes de tous les secteurs – notamment l'agroalimentaire, le BTP, les NTIC et l'industrie – vont se rencontrer et étudier des possibilités de partenariats. Et Jean‑Pierre Raffarin, le représentant du président français Nicolas Sarkozy, nommé pour relancer les relations économiques et commerciales entre les deux pays et qui clôt avec ce forum une mission de neuf mois, n'a pas lésiné sur les superlatifs pour décrire les opportunités et la réalité du marché algérien. Il s'est ainsi félicité des annonces de la dernière Tripartite en faveur des PME et des investissements. «Nous avons vu de bonnes volontés affirmées», a‑t‑il ainsi commenté.

    Devant les 160 entreprises françaises venues pour étudier les opportunités du marché algérien, Mustapha Benbada, ministre du Commerce, et Mohamed Benmeradi, ministre de l'Industrie, ont eux aussi vanté le travail de leur gouvernement en matière de politique des investissements. «Notre pays a toujours œuvré à l'instauration d'un climat d'affaires propice aux investissements étrangers», a ainsi déclaré Mustapha Benbada. «L'Algérie jouit aujourd'hui d'une parfaite stabilité», a voulu rassurer Mohamed Benmeradi. Pas questions donc de concéder, comme l'a fait le premier ministre Ahmed Ouyahia lors de la Tripartite, que tout n'est pas parfait et que des erreurs aient pu être faites. Les difficultés d'investissements seront abordées dans les ateliers qui vont rythmer ce Forum. Ce matin, il s’agissait de montrer que tout est au beau fixe.

    Mustapha Benbada a cependant réaffirmé que pour l'Algérie, «malgré les efforts consentis par certaines entreprises françaises, les investissements restent en deçà de nos attentes et concentrés dans les services». Autre regret formulé par le ministre : «le volume des échanges a doublé entre 2003 et 2010 mais les exportations (algériennes vers la France) ont stagné». Pour lui donc, ce forum doit être l'occasion «d'affermir les conditions d'un partenariat gagnant‑gagnant qui dépasse la simple dimension commerciale».

    Les Français, eux, ont tenu à rassurer leur partenaire algérien. Les entreprises françaises ont bien l'intention d'investir sur le long terme et dans l'économie productive dans le pays. Jean‑Pierre Raffarin a ainsi martelé que les deux pays ont une «stratégie partagée». «Nous ne voulons pas une stratégie de court terme mais bâtir, construire, et ce dont l'Algérie a besoin ce sont des filières industrielles complètes», a‑t‑il insisté. «L'Algérie a tous les atouts pour devenir le premier marché d'Afrique», a affirmé avec emphase le secrétaire d'Etat français au commerce extérieur, Pierre Lellouche.

    Aujourd'hui, l'Algérie reste le premier client de la France en Afrique et dans le monde arabe, avec 5,2 milliards de dollars d'importations et le troisième hors pays de l'OCDE, derrière la Chine et la Russie. La France est le premier investisseur hors hydrocarbures dans le pays, ont remis en avant les Français ce matin. Pierre Lellouche n'a pas manqué de rappeler aux entreprises présentes que l'Algérie a lancé un plan de 280 milliards de dollars sur 5 ans. «C'est énormément d'effort et autant d'opportunités pour la France», a‑t‑il déclaré. Reste à savoir si certaines d'entre elles se concrétiseront à l'issue de ce Forum et si les actions dépasseront les déclarations d'intention.

  3. #346
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    Merouane Mokdad :


    Lundi 30 Mai 2011 -- Alver, une filiale du groupe industriel des verres et abrasifs (ENAVA), a été cédée à 100% au groupe français Saint‑Gobain. Le contrat a été finalisé à la faveur de la tenue à Alger du Forum de partenariat algéro‑français. «Oui, c’est une privatisation à 100% décidée par les pouvoirs publics. Alver appartient désormais à Saint Gobain. Les salariés seront maintenus selon des engagements et un cahier de charges bien scellés. Les intérêts des travailleurs seront préservés», nous a déclaré Abdallah Henni, directeur général du groupe Enava. M. Henni a refusé de dévoiler le montant de l’acquisition par le groupe français d’Enava. «Il appartient aux pouvoirs publics de le faire», a‑t‑dit. Comme il n’a pas voulu donner d’indication sur les raisons du non‑respect par ces mêmes pouvoirs publics de la règle des 51/49 relative au partenariat en Algérie. Selon lui, l’Algérie importe de 60 à 70% de ses besoins en verre. «Ce partenariat permettra un gain de devises. C’est un acquis pour le pays. À travers le résultat que fera l’entreprise, l’État sera bénéficiaire avec l’imposition, les IBS, etc. Il y a aura aussi un transfert de savoir‑faire. Et le personnel algérien va se former davantage dans un métier sensible. C’est un acquis pour la main d’œuvre algérienne», a précisé Abdallah Henni. Selon lui, les entreprises marocaines, tunisiennes et égyptiennes ont déjà traversé ce genre de parcours. «Et nous importons des produits d’Égypte, de Tunisie et du Maroc. Il faut voir ce produit. Par rapport aux potentialités du pays, il est temps de réagir à travers une première expérience dans le genre. Rien n’empêchera que d’autres sociétés dans le cadre du partenariat permettent de développer l’industrie du verre en Algérie», a‑t‑il insisté. Alver-Saint‑Gobain Algérie a inscrit dans son plan d’action de passer à l’exportation. «La tendance sera inversée dans les cinq années à venir. Alver‑Saint‑Gobain exportera vers les pays méditerranéens et peut‑être ailleurs. Compte‑tenu de la notoriété de l’entreprise, nous n’avons pas de doute», a précisé Abdallah Henni.

    L’usine Alver d’Oran sera modernisée

    Pour sa part, Jérôme Fessard, responsable du pôle conditionnement de Saint‑Gobain, a souligné que le groupe est le premier producteur mondial de verre d’emballage pour l’industrie agro‑alimentaire. Il a annoncé que l’usine Alver d'Oran sera considérablement modernisée. «Nous allons y opérer des transferts de technologie importants», a‑t‑il promis. En marge du Forum, un autre accord lié aux domaines des assurances sera signé entre Axa et FNI‑BEA (Banque extérieure d’Algérie). L'agence pour le développement international des entreprises françaises (Ubifrance), qui a organisé le Forum d’Alger, a signé un accord avec l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) pour améliorer les capacités d’exportation des entreprises algériennes. En revanche, les négociations du groupe automobile Renault avec les autorités algériennes pour installer une unité de montage de véhicules en Algérie peinent à aboutir. «Les deux parties campent sur leurs positions», nous a‑t‑on dit. Le représentant de Renault en Algérie a refusé de communiquer avec la presse sur ce dossier. Dernièrement, Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, a soutenu que ces négociations avançaient bien. «Le partenariat gagnant‑gagnant n’est pas un slogan, c’est notre stratégie», a tenté de rassurer Pierre Lellouche, secrétaire d'État français au Commerce extérieur, présent à Alger. Le projet de Total avec Sonatrach reste également bloqué, à cause d’un différend sur le prix du gaz.

  4. #347
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    Hakim Arous :


    Mardi 31 Mai 2011 -- Le français Axa a signé ce mardi 31 mai l'accord de partenariat qui lui permet de s'implanter en Algérie. Le groupe s'est associé dans le cadre de la loi des 51/49% avec la Banque extérieure d'Algérie (BEA) et le Fonds national d'investissement (FNI, public). Le français, qui détiendra le management de la filiale créée, possède 49% du capital, contre 15% pour le FNI et 36% pour la BEA. La société commercialisera des services d'assurance dommage, d'assurance‑vie et de banque‑assurance via la BEA. La signature a eu lieu au ministère des Finances, en présence du ministre Karim Djoudi, de Jean‑Pierre Raffarin et du secrétaire d'État français au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, présents dans le cadre du Forum d'affaires algéro‑français qui a débuté hier à Alger. Les négociations ont duré jusque tard dans la nuit, selon nos informations. Au total, 88 agences seront créées à travers le territoire national et devraient engendrer la création de 1.400 emplois techniques et commerciaux. Aujourd'hui, le secteur de l'assurance ne représente que 1% du PIB algérien contre 7 à 9% en moyenne dans des économies similaires à l'Algérie. Avant de débuter ses activités, la nouvelle société d’assurances devra attendre l’obtention de son agrément.

  5. #348
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    Mardi 31 Mai 2011 -- Le groupe français de production de médicament Sanofi-Aventis envisage de construire prochainement un complexe industriel à la nouvelle ville de Sidi Abdellah (Zeralda-Alger), a annoncé mardi à Alger le directeur de la filiale algérienne du groupe, M. Thierry Lefebvre. Sanofi-Aventis a présenté un projet d'extension de son investissement actuel en Algérie par la construction d'un complexe industriel capable, à terme, de produire 80% des volumes distribués en Algérie et cela sous différentes formes pharmaceutiques. Le montant estimé de ''cet investissement est de 6,6 milliards de DA'', a-t-il précisé lors d'un atelier thématique organisé en marge du Forum de partenariat Algérie-France. Selon lui, le projet a reçu la validation du Conseil National des investissements, et une convention d'investissement a été signée avec l'ANDI en février 2011. Le complexe sera situé à la technopole de Sidi Abdellah (Zeralda). ''Le futur complexe permettra à Sanofi-aventis d'accroître ses capacités de production sur le marché algérien. À terme, le complexe produira 80% de la gamme des produits enregistrés en Algérie'', a-t-il ajouté.

    Ce projet, en plus dus transfert de technologie, sera créateur de valeur ajoutée et d'emplois, notamment au profit des jeunes ingénieurs algériens. ''Nous réjouissons de ce projet d'envergure à Sidi Abdellah. Il nous permet de continuer à nous inscrire totalement dans la politique de santé publique de l'Etat algérien, et de contribuer au développement de l'industrie du médicament dans le pays. Par ailleurs, c'est un projet enthousiasmant pour tous les collaborateurs de l'entreprise, il va apporter de nouvelles connaissances et savoir faire tant dans le suivi du projet que dans sa phase opérationnelle'', a encore souligné M. Levebvre. Le groupe français ''Sanofi Aventis'' est présent en Algérie avec une usine de production de médicaments à Aïn Benian (Alger), qui produit 12 millions d'unités (formes liquides), et une autre en partenariat avec le groupe Saidal (J.V Winthrop Pharma Saïdal), qui produit actuellement 20 millions d'unités (formes sèches), rappelle t-on.

  6. #349
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    Hakim Arous :


    Mardi 31 Mai 2011 -- Le Forum d'affaires algéro‑français s'est clos mardi 31 mai sur un bilan d'ores et déjà «positif» selon, Christophe Lecourtier, directeur général d'Ubifrance, l’organisme qui l'a organisé en partenariat avec le ministère algérien de l'Industrie. «Il y a eu plus du double d'entreprises que nous avions escompté et près de 4.300 rendez‑vous entre entreprises», a‑t‑il précisé. Concrètement, plusieurs projets de joint‑ventures algéro‑françaises sont déjà sur les rails, ont annoncé les organisateurs, dans le domaine des lubrifiants, d'un bureau d'étude sur le développement de zones industrielles dans le pays, dans la sécurité ou encore dans l'exportation de dattes et de produits transformés à partir de dattes.

    9/12 pour la mission Raffarin

    La mission donnée à l'ex‑premier ministre français Jean‑Pierre Raffarin et au ministre de l'Industrie Mohamed Benmeradi sur les douze dossiers stratégiques de partenariat, arrive à son terme avec ce forum. Deux nouveaux partenariats ont été scellés durant ces deux jours, celui de Saint-Gobain et celui de l'assureur Axa. Le projet de vapocraqueur entre Sonatrach et Total est toujours en cours. Mohamed Benmeradi a expliqué qu'il reste à régler la question de la sécurité d'approvisionnement en méthane de la future usine étant donné que les réserves disponibles à Arzew ne sont pas suffisantes. «Nous étudions un plan d'approvisionnement depuis les réserves de Hassi R'mel notamment», a‑t‑il affirmé. Concernant Renault et son projet d'installation d'une usine de production de 150.000 automobiles, «c'est un investissement très lourd, autour du milliard d'euro qui nécessite du temps», a‑t‑il justifié. «Il y a aujourd'hui une proximité très forte entre les deux parties. Une nouvelle réunion est prévue mi‑juin». Les négociations butent toujours sur la commercialisation des futurs véhicules produits. Le projet de nouvel investissement de Lafarge avec Gica dans une cimenterie est également toujours en discussion et selon le ministre de l'Industrie «il n'y a pas d'obstacle».

    Depuis le début de la mission de Jean‑Pierre Raffarin à la fin 2010, les neuf autres dossiers ont été débloqués. Il s'agit du chantier du métro d'Alger – Mohamed Benmeradi a redonné la date du 31 octobre pour la mise en service du métro – de l'agrément de la Chambre de commerce et d'industrie algéro‑française, du partenariat Macif‑SAA‑Badr‑BDL dans l'assurance, celui de Cristal Union et La Belle pour une raffinerie de sucre, de l'usine de montage de rames de tramways entre Alstom, Ferrovial et l'EMA, du partenariat entre Bretagne international et l'ITELV dans la filière lait, d'une unité de production de médicament de Sanofi‑Aventis, de la reprise de la verrerie Alver par Saint‑Gobain et du partenariat entre l'assureur Axa, la BEA et le Fonds national d'investissement. Concernant le dossier Saint‑Gobain, qui a signé hier l'accord pour le rachat de la société Alver, dont le Français détiendra 100% du capital (lire notre information), Mohamed Benmeradi a précisé que la loi 51/49 ne s'appliquait pas dans ce cas puisque «la privatisation d'Alver a été signée en 2007 et donc antérieurement à la loi de finance de 2009». Les discussions depuis portaient sur des éléments extérieurs à l'accord de privatisation lui‑même. Jean-Pierre Raffarin et Mohamed Benmeradi ont tous les deux émis le souhait que cette mission soit renouvelée, avec un nouvel échéancier, pour continuer à faire avancer des projets concrets de partenariats. La décision doit désormais être étudiée par les deux gouvernements.

    « Une nouvelle étape dans les relations franco‑algériennes »

    Plus tôt dans la journée, l'ex‑premier ministre Jean‑Pierre Raffarin et Pierre Lellouche, secrétaire d'État français au Commerce extérieur, ont déjeuné et se sont entretenus avec le premier ministre Ahmed Ouyahia à la résidence de l'ambassadeur de France à Alger. C'est la première fois depuis 1962 qu'un Premier ministre algérien se rendait dans cette résidence. Le symbole était donc fort. «Nous avons évoqué toutes les questions bilatérales et la situation dans la région dans un climat de grande amitié et de compréhension mais aussi de grande franchise», a commenté Pierre Lellouche. «Le Premier ministre a rappelé que l'Algérie est très jalouse de sa souveraineté et que le principe de non ingérence est très important», a ajouté le ministre Mohamed Benmeradi. «Nous assistons à une nouvelle étape dans les relations franco‑algériennes» s'est félicité Pierre Lellouche en conférence de presse.

  7. #350
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    Merouane Mokdad :


    Mercredi 1 Juin 2011 -- «Je rentre d’Alger en ayant le sentiment du travail accompli», a écrit ce mercredi matin sur son blog Jean‑Pierre Raffarin, en charge du dossier de coopération entre son pays et l’Algérie. À Alger, l’ancien Premier ministre français a co‑présidé avec Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur, et Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, le Premier forum de partenariat algéro‑français. Plus de 640 PME algériennes et françaises ont assisté à ce forum. «Un climat d’apaisement et de pragmatisme» s’est ainsi affirmé. Ceci ouvre peut-être une nouvelle étape des relations économiques entre la France et l’Algérie. Signe de ce ton nouveau, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est rendu, à mon invitation, à "la Résidence des oliviers", la résidence de France, pour un déjeuner de travail, accompagné de 5 de ses ministres. Une première depuis 1962», a encore écrit Jean-Pierre Raffarin. Quelle signification donner à ce déplacement d’Ahmed Ouyahia à la résidence de l’ambassadeur de France à Alger ? Fera‑t‑il de même pour les résidences des autres ambassades ou la France est‑elle une exception ? Le Premier ministre, qui semble nourrir des ambitions présidentielles, est l’interlocuteur privilégié des officiels français ces deux dernières années. Tous les ministres français qui se sont rendus à Alger sont passés par son bureau après avoir été reçus par le président Abdelaziz Bouteflika.

    Au Forum d’Alger, Pierre Lellouche a déclaré que «ceux qui regardent dans le rétroviseur se trompent de direction». Une déclaration qui signifie l’enterrement des demandes algériennes relatives aux excuses de la France sur les crimes coloniaux. La sortie algéroise de Lellouche n’a été contrée par aucun responsable algérien. Il y a quelques mois, Ahmed Ouyahia avait qualifié de «surenchère politicienne» l’idée d’un projet de loi de criminalisation du fait colonial initié par des députés du FLN. Lellouche et Raffarin donnaient l’impression d’évoluer en terrain conquis au Forum d’Alger. «Sur plusieurs dossiers, j’ai été le témoin de la bonne volonté des Algériens, il reste cependant beaucoup à faire de part et d’autre pour rendre notre coopération plus fluide. La confiance dans cette dynamique nouvelle exprimée par les patrons de PME est aussi un facteur encourageant», écrit encore Jean‑Pierre Raffarin. Les deux responsables français n’ont même pas jugé utile d’accorder des entretiens à la presse algérienne pour expliquer leur démarche.

    Tout compte fait, les français ont eu l’essentiel : reprise à 100% de l’entreprise Alver, leader national dans l’industrie du verre – malgré la loi 51/49 – installation de l’assureur Axa en Algérie, lancement d’une usine de tramway par Alstom à Annaba (un projet de 25 millions d’euros), reconduction du contrat de gestion des eaux d’Alger par Suez avec perspective de déploiement dans d’autres villes et, surtout, possibilité aux entreprises France Télécom, Alcatel‑Lucent et La Poste de profiter de plusieurs marchés dans les services postaux et la 4 G pour les TIC. «Ces entreprises françaises sont porteuses de projets. Elles viennent avec des idées à partager et des ambitions à conjuguer», a déclaré Raffarin à propos des contrats à venir dans les TIC. S’ajoutent à cela la gestion future du métro d’Alger par la RATP et l’éventualité de construction d’une usine de véhicules par Renault. Ne craignant pas de manipuler les chiffres, Jean‑Marc Jahn, directeur général de la SEAAL (Société des eaux et de l’assainissement d’Alger), partenaire du groupe français Suez‑Environnement, a déclaré, en marge du forum d’Alger, que son entreprise a permis de porter le taux d’alimentation des algérois en eau potable «de 8% à presque 100%». Autrement dit, avant l’arrivée de Suez, les Algérois ne buvaient que de l’eau minérale en bouteilles. Tous les experts mettent en doute ces chiffres avancés visiblement à des fins de marketing (en la matière, Suez est un grand spécialiste). Et du marketing, les Français en ont fait ces derniers jours, mais c’est de bonne guerre.

    Aucune demande algérienne n’a été satisfaite

    Côté algérien, c’est le silence total ou presque. Mustapha Benbada, ministre du commerce, a été le seul à tempérer un peu les ardeurs de Pierre Lellouche sur les investissements français en Algérie (le ministre français a donné le chiffre de 2,5 milliards en hors hydrocarbures). Benbada a indiqué que les investissements français sont concentrés dans les services et a ajouté que les entreprises françaises continuent à faire plus de commerce que d’investissement. La France est le premier fournisseur de l'Algérie avec 5,2 milliards d’euros. L’Algérie est le premier client de la France en Afrique et dans le monde arabe. Mais «l’Algérie a besoin de partenaire durable pour l’accompagner dans son processus pour la construction d’une économie forte et productive, hors hydrocarbures. Ce partenariat doit passer du cadre commercial à celui d’un véritable transfert de savoir‑faire et de technologies», a déclaré Mustapha Benbada. Ce lot de contrats accordés aux Français après une longue période de froid politique a‑t‑il une contrepartie ? Le pouvoir algérien cherche‑t‑il à avoir "la paix " en raison des révoltes qui secouent le monde arabe et la chute des dictatures en Tunisie et en Égypte ? Les Français sont‑ils en train de développer les mêmes réflexes que ceux qu’ils avaient du temps de la Tunisie de Ben Ali ? Car si l’Algérie a donné des contrats aux groupes français, aucune concession n’a été faite par les Français. L'Algérie a formulé des demandes à la France sur l’amélioration de la libre circulation des personnes. Pourquoi aucun chiffre n'a‑t‑il été annoncé sur une amélioration ? En fait, il n’y a eu aucune amélioration. Rien non plus sur les conditions d’accueil de la communauté algérienne en France. Les renouvellements de titres de séjour sont devenus un véritable calvaire : délais trop longs, de multiples documents demandés… Aussi y a‑t‑il lieu de s’interroger : si les Algériens n'ont rien obtenu en échange des contrats donnés aux Français, qui en a profité réellement ? La visite de Raffarin et de Lellouche à Alger intervient au moment où Claude Guéant, ministre de l'intérieur, multiplie les dérapages sur les musulmans (majoritairement des Algériens) en France. Ses attaques n’ont suscité aucune réaction à Alger. À titre d’exemple, en juillet 2010, le Roi Abdallah d'Arabie Saoudite avait annulé une visite officielle en France à cause de l'affaire de la burqa.

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