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  1. #43
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    Lundi 3 Décembre 2007 -- Les intérêts français en Algérie feraient-ils l’objet d’une tentative de déstabilisation ? Au moment où Nicolas Sarkozy effectue une visite délicate à Alger, les milieux d’affaires et les diplomates de ce pays s’interrogent. Depuis quelques semaines, des événements jugés « troublants » se succèdent : attentat en septembre contre un convoi du groupe de travaux publics Razel, tentative d’enlèvement contre deux employés de la société Aéroport de Paris (ADP), annonce d’un départ imminent du groupe Michelin, des informations sur le désengagement du groupe Accor d’Algérie, des négociations difficiles avec l’Algérie sur les volets économiques…Tous ces événements ont un point commun : ils concernent tous des entreprises française. Aucun diplomate ni touriste français, pourtant de plus en plus nombreux et mobiles, n’ont été inquiétés.

    Contrairement aux années 1990 durant lesquelles les terroristes du GIA ont cherché à obtenir un désengagement politique de la France en s’attaquant à ces diplomates ou à des symboles comme Air France, cette fois les attaques semblent nettement plus ciblées. Pour les milieux d’affaires français, il ne fait aucun doute : tous ces événements ont un seul et même objectif : déstabiliser les intérêts économiques de la France en Algérie au moment où ce pays tente de revenir sur le marché algérien pour profiter de la manne financière et des nombreux contrats.

    A Paris, certains diplomates vont même plus loin : la dernière polémique sur les origines juives de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans cette stratégie de déstabilisation. D’où la décision du président français de maintenir sa visite d’Etat d’aujourd’hui, malgré les fortes pressions des partis de la majorité et de l’opposition qui souhaitaient voir le déplacement annulé. En réalité, Nicolas Sarkozy est convaincu que son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika est étranger à la polémique.

    La question est de savoir qui est derrière cette tentative de déstabilisation ? « Les concurrents de la France en Algérie sont nombreux. Les Français sont légitimement les mieux placés pour profiter des contrats mais les Américains et les groupes moyen-orientaux veulent aussi leur part du gâteau. La concurrence est rude », explique un connaisseur des relations algéro-françaises, qui a requis l’anonymat.


  2. #44
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    Lundi 3 Décembre 2007 -- Le président français Nicolas Sarkozy a confirmé lundi soir à Alger, devant des chefs d'entreprises français et algériens, que les sociétés françaises allaient signer pour plus de 5 milliards d'euros de contrats lors de sa visite d'Etat en Algérie.

    "Les contrats que nous allons signer demain (mardi) s'élèvent à plus de 5 milliards d'euros", a déclaré M. Sarkozy. "Il s'agit pour l'essentiel d'équipements structurants pour la modernisation de l'Algérie: tramways d'Oran et celui de Constantine, la gestion du métro d'Alger, la maîtrise d'oeuvre d'une autoroute, une ligne ferroviaire, une usine pétrochimique, des barrages, des centrales thermiques. Demain je l'espère: train à grande vitesse, Airbus, centrales nucléaires", a-t-il poursuivi.

    Dans un entretien accordé dimanche à l'agence de presse APS, Nicolas Sarkozy avait annoncé que le groupe pétrolier français Total allait investir 1,5 milliard de dollars en Algérie, Gaz de France (GDF) 1 milliard de dollars et que ce dernier reconduirait ses contrats d'approvisionnement en gaz algérien jusqu'en 2019.


  3. #45
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    Mardi 4 Décembre 2007 -- La visite qu’effectue le président français, Nicolas Sarkozy, ne revêt pas seulement un aspect politique. Les affaires sont l’interface la plus importante d’une telle virée. C’est pourquoi, à côté de la visite, un débat s’est imposé entre les différents acteurs des relations économiques entre les deux pays. Et la question de la frilosité des investissements français en Algérie s’impose tout autant.

    C’est autour de cette dernière problématique que s’est tenu, hier matin, sur les ondes de la radio Chaîne I, un débat qui a réuni différents représentants de patronats nationaux et des journalistes spécialisés.

    Habib Yousfi, président de l’AGEA (Association générale des entrepreneurs algériens), Abdelouahab Ziani, président de la Fédération céréales et produits laitiers à la CIPA (Confédération des industriels et producteurs algériens», Abderrahamane Benkhalfa, président de l’ABEF (Association des banques et établissements financiers) ont tous mis en exergue la problématique des relations économiques algéro-françaises basée «essentiellement sur les échanges commerciaux».

    Autrement dit, la France n’investit pas, ou pas assez, en Algérie. La preuve, les intervenants ont tous, ou presque, mis l’accent sur le fait que les entreprises françaises s’orientent de plus en plus vers nos voisins plutôt que vers l’Algérie, à l’image de ce qu’a fait Renault en installant son usine à Tanger au Maroc.

    Habib Yousfi a notamment mis l’accent sur le fait que parmi les 150 opérateurs économiques qui accompagnent le président français, on ne retrouve pas de PME, une branche qui peut, selon lui, constituer un point d’orgue dans la coopération entre les entreprises algériennes et françaises.

    Le même thème a été abordé par Benkhalfa, qui s’interroge sur le fait que les dirigeants d’entreprise français préfèrent écouler plus leurs marchandises dans notre pays, ou au mieux, entretenir une coopération avec des entreprises algériennes sans apporter le savoir-faire nécessaire, qui passe avant tout, par un investissement direct, plaide-t-il. Et c’est parce qu’il est banquier que Abderrahmane Khalfa a indiqué que les banques françaises, nombreuses en Algérie, ont avancé sur le crédit à la consommation, «pour accompagner les produits français», commente Yousfi, mais ont «beaucoup à faire dans l’accompagnement des entreprises dans d’autres investissements».

    Abdelouahab Ziani, opérateur dans le secteur laitier, a abordé les sujets liés à son secteur. Il indiquera, entre autres, que les Algériens attendent des Français de dépasser la seule vente de la poudre de lait et aller vers, par exemple, l’achat de vaches. Mais l’intervenant a suggéré que les opérateurs français préfèrent vendre et ne veulent pas un «accompagnement» en matière de transfert de technologie.

    Cela dit, les trois intervenants n’ont pas manqué de mentionner les faiblesses de l’administration algérienne et les lourdeurs bureaucratiques qui dissuadent les investisseurs, nationaux et étrangers, de venir fructifier leur argent. La faiblesse de la monnaie nationale a aussi été traitée.


  4. #46
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    Mardi 4 décembre 2007 -- L’Algérie reste pour la France un partenaire commercial de premier plan : c’est son premier client en Afrique. Les transactions commerciales entre les deux parties ont atteint 7,46 milliards de dollars durant les dix premiers mois de l’année, selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques Ce chiffre la place en troisième partenaire commercial de notre pays après les Etats-Unis (13,83 milliards de dollars) et l’Italie (9,1 milliards).

    L’Algérie est presque toujours déficitaire avec la France. Durant la période considérée, son déficit commercial a atteint 405 millions de dollars avec 3,93 milliards d’importations et 3,52 milliards d’exportations. Durant ces deux dernières années, les exportations de l’Algérie vers la France ont augmenté avec la hausse du prix des hydrocarbures.

    A contrario, ses importations de ce pays ont diminué en convergeant vers un équilibre de la balance commerciale. Cette tendance s’explique par deux principales raisons. La première c’est la concurrence accrue des pays émergents, notamment la Chine qui a gagné du terrain sur le marché algérien en passant en quelques années de la 11e à la 3e place, et la seconde c’est la détermination de l’Algérie d’échapper à l’emprise de la hausse de l’euro en diversifiant les marchés de ses approvisionnements.

    Ainsi, en 2006, les exportations de la France vers l’Algérie ont baissé de 13,7 %, selon un rapport de la mission économique de l’ambassade de France publié en janvier dernier. Cette contraction des exportations s’explique principalement par l’arrêt des ventes d’aéronefs (Airbus) qui représentaient 700 millions de dollars en 2005, selon la même source.

    D’autres secteurs ont enregistré une diminution de leurs exportations vers notre pays : automobiles (- 26 %), médicaments (- 11%), composants électriques et électroniques (- 16 %) et produits textiles (-25%). Mais cette baisse n’a été que partielle car compensée par la hausse obtenue dans d’autres branches : produits agricoles (+ 15 %) et équipements mécaniques (+ 9 %).

    «Ce tassement de 2006 pourrait inciter les opérateurs français à se tourner vers l’investissement pour défendre leur position actuelle et les conquêtes futures», estime les auteurs du rapport. Les chiffres des IDE de 2006 montrent que le mouvement vers l’investissement s’est déjà manifesté de manière très sensible en 2006 avec 294 millions d’euros contre 140 en 2005, soit + 111 %.


  5. #47
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    ALGIERS: Alstom, Gaz de France, Total and Bull on Tuesday signed contracts worth more than €5 billion as part of the three-day visit to Algeria by President Nicolas Sarkozy.

    The contracts, worth $7.38 billion, are to build power and petrochemical plants, buy natural gas and renovate the data systems in post offices of the former French colony. They reflect Sarkozy's efforts to strengthen ties with Algeria as part of his broader plan to forge greater pan-Mediterranean economic cooperation.

    "These big contracts make our 'exceptional partnership' a reality," Sarkozy told French and Algerian business people in a speech.

    Sarkozy has refused to apologize for 132 years of French colonial rule in Algeria, but in a speech at the start of the visit on Monday he said that the colonial system was "deeply unfair" and that "terrible crimes" were committed during the Algerian war for independence.

    Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni said Sarkozy's words signified "progress" but fell short of the mark. "We still say it's not enough but it's going in the right direction," Zerhouni said.

    French business operators say their country's sometimes stormy political ties with Algeria have little impact on extensive commercial ties that have made France the biggest investor outside the oil and gas sector.

    Proving that was still the case, Total, the oil company, agreed to build and operate a $3 billion petrochemical complex in the western city of Arzew. Algeria's state-owned hydrocarbon company Sonatrach will own 49 percent of the plant.

    Alstom, a large maker of power plants, will supply three GT26 gas turbines as part of a €1.35 billion contract won jointly with Orascom Construction Industries of Egypt, to build a 1,200 megawatt power plant in Terga, 600 kilometers, or 372 miles, west of Algiers. Alstom said its share of the order was €800 million, the company.

    Bull, the largest French computer maker, will renovate the Algerian postal network's information systems for "several million euros," said the company spokeswoman, Anne-Marie Jourdain.

    Gaz de France extended through 2019 its contract to purchase Algerian natural gas for €2.5 billion a year.

    Sarkozy said he also hoped for sales of Airbus planes and high-speed trains.

    He added that the West should trust Arab states to develop such technology for peaceful purposes or risk a war of civilizations.


  6. #48
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    Jeudi 6 Décembre 2007 -- Lors de la rencontre économique algéro-française, le président français a incité les entreprises de son pays à investir en Algérie, ce qui, en soi, n’est pas une si mauvaise chose. Néanmoins, cette incitation avait plutôt l’air d’une garantie supplémentaire ou plutôt d’une «garantie de substitution» donnée à des investisseurs réticents et qui ne se bousculent pas, pour ainsi dire, devant nos guichets ou à nos frontières.

    Les paroles de Sarkozy ne visent pas l’acte d’investissement en soi, elles tentent plutôt de «rassurer» sur la qualité de l’environnement de cet acte. On comprend aisément que, pour oser une telle position, le président français a dû en parler au préalable avec son homologue algérien, ce qui permet de conclure que des garanties ont été données à ces entreprises.

    Certes, Sarkozy a bien tenu à préciser que les entreprises françaises n’ont rien d’acquis sur le terrain et que, sur ce plan, elles se doivent de se montrer plus compétitives que leurs concurrentes, mais, à bien y réfléchir, les entreprises françaises, qui disposent déjà d’avantages concurrentiels très significatifs par rapport à toutes les autres, n’ont besoin d’aucune garantie supplémentaire.

    En effet, deux avantages, et pas des moindres, sont du côté des investisseurs français : il s’agit de la langue et de la proximité que n’ont ni les entreprises asiatiques, ni les américaines, ni même les britanniques ou les allemandes.

    Ces deux avantages à eux seuls auraient dû inciter les Français depuis longtemps à plus d’investissements, n’eut été la frilosité de ces investisseurs, conjuguée sans doute à la complexité de notre environnement car, et pour parler franchement, le capital français conserve toujours un peu de ce côté «peureux» ou «craintif» qui l’a souvent caractérisé un peu partout dans le monde.

    Lorsqu’on est à une heure d’avion d’un pays comme l’Algérie, la première chose à faire c’est d’essayer de dépasser les obstacles et non de passer des années à en discuter. Sur ce plan, le président français a eu raison de le rappeler aux patrons de son pays.

    Par ailleurs, lorsqu’on veut réellement investir dans une économie où tout est à construire, comme c’est le cas de l’Algérie, se focaliser sur le secteur des vaches à lait, comme l’énergie dans notre cas, est une erreur stratégique qui dénote plutôt une faiblesse d’initiative et une vision incomplète des managers français.

    En Algérie, beaucoup de choses peuvent être faites, notamment au niveau des secteurs «dilemmes» et de celui des «stars», et croire que l’on peut, simplement parce qu’on vient d’ailleurs, miser uniquement sur les VAL et gagner, voilà qui risque de laisser ces investisseurs français longtemps encore sur la touche.


  7. #49
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    > BNP Paribas : le banquier français augmente le capital de sa filiale algérienne BNP El-Djazaïr, détenu à 100%, de 1 milliard DZD.

    > BNP Paribas/BNL : la banque italienne BNL, filiale du géant français, s’implante en Algérie en partageant ses bureaux avec l'implantation locale de la BNP.

    > Natixis : Natixis doit ouvrir autour 10 agences en Algérie et veut se renforcer dans le secteur local de banque de détail.

    > Société Générale : Société Générale Algérie renforce sa présence en créant 23 nouvelles agences sur le territoire algérien, portant le nombre total à 55.

    > Société Générale/ALD Automotive : ALD Automotive, la ligne location longue durée et gestion de parcs automobiles du groupe Société Générale a créé une filiale locale.

    > Total : le groupe français apporte 51% des 3 milliards USD prévus pour la construction et la gestion d’un complexe pétrochimique à Arzew, la Sonatrach apportant 49%.

    > Saint-Gobain : Saint-Gobain a acquis 66% du capital de CM Gypso, qui possède deux carrières de gypse, et prévoit d'investir dans une nouvelle fabrique de plâtre.

    > Francis Lefèbvre : le cabinet d’avocat français crée une filiale algérienne baptisée “Bureau Francis Lefèbvre Algérie” installée à Alger.

    > Veolia-EDF/Dalkia : la filiale de Veolia et d'EDF crée une filiale et compte investir 60 millions d'euros sur 3 ans, dont 20 pour l'acquisition d'entreprises locales.

    > Quick : le premier restaurant de la chaîne de restauration franco-belge ouvre à Alger.

    > Star Invest : le promoteur investit 75 millions USD sur 5 ans à Alger pour la création de plusieurs Lounge Hotels, avant de s'étendre à Skikda et à Mostaganem.

    > Gofast/Aigle Azur : Gofast-Aigle Azur prend 49% de Cnan-Maghreb Lines, branche du groupe public maritime Cnan et annonce plusieurs millions d’euros d’investissement.

    > Speedy : le spécialiste français de la maintenance automobile investit 30 millions d’euros en créant 15 nouveaux centres via sa filiale algérienne.

    > Viveo : le groupe informatique français crée une filiale en Algérie, Viveo El-Djazaïr, afin d'accompagner la modernisation du secteur financier.

    > PhoneControl : l'éditeur français de logiciel de télémarketing ouvre une succursale pour accompagner le développement local des centres d'appels.

    > Air Liquide : le groupe français, leader mondial des gaz industriels et médicaux, crée Air Liquide Algérie, filiale détenue à 100%.

    > Europcar : le leader européen de la location de véhicules s'associe à Cevital pour donner naissance à la filiale CeviCar, qui gérera la franchise dans ce pays.

    > SCE : le groupe nantais d'ingénierie crée une filiale algérienne avec 12 embauches pour honorer des contrats obtenus pour l'assainissement des eaux usées.

    > Extenzo : le spécialiste de la décoration intérieure réalisera en partie sa production en Algérie, où elle vient d'acquérir 10% de la société Izo Froid.

    > Boccard : le chaudronnier français crée une filiale algérienne pour développer une unité de production locale.

    > Trévise-MLI : les deux PME françaises s'associent pour créer ensemble la société Metrise, spécialisée dans l'ingénierie et la boulonnerie.

    > LPR : Lorraine Plast Recycling, PME française spécialisée dans le recyclage du plastique en polyéthylène téréphtalate, s'implante en Algérie.

    > BCT Demolition : la PME française crée sa filiale algérienne baptisée Aldemo (Algérienne de démolition) afin de décrocher des contrats locaux de démolition.

    > Behm-Titan-Kaiser (BTK) : le groupe carrossier français investit 10 millions d’euros sur 3 ans dans BTK Tiaret, une nouvelle JV montée avec l'Algérien SNVI (60/40)

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