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  1. #106
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    Rafik Tadjer :


    Lundi 25 Avril 2011 -- Depuis quelques jours, les responsables algériens multiplient les messages en direction du Maroc. Après le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, c’est autour de celui de l’Agriculture d’évoquer publiquement la question de l’ouverture des frontières terrestres entre les deux pays, fermées depuis 1994. Cette fois, les responsables algériens ne formulent aucun préalable public à cette réouverture. Pour l’heure, ces messages n’ont suscité aucune réaction officielle ni publique au Maroc.

    En visite à Rabat, Rachid Benaissa a déclaré ce lundi 25 avril que la frontière algéro-marocaine sera rouverte «tôt ou tard». «Comme l'a dit il y a deux jours notre ministre des affaires étrangères, ça arrivera tôt ou tard», a indiqué à l'AFP Rachid Benaissa. «Nous sommes des voisins et des frères et nous œuvrons (...) pour le renforcement des relations» bilatérales, a-t-il ajouté à propos de la frontière terrestre maroco-algérienne, fermée depuis 1994. Le 13 avril, TSA avait révélé que autorités algériennes ont entrepris depuis quelques semaines la rénovation des postes de contrôle situés à la frontière avec le voisin de l’ouest. Depuis trois mois, le Maroc et l'Algérie ont échangé des visites de ministres laissant augurer un réchauffement progressif de leurs relations politiques gelées depuis plusieurs années à cause notamment du conflit au Sahara occidental.

    Signe de ce début de réchauffement entre Alger et Rabat, un document prévoyant une coopération sur cinq ans «pour assurer la sécurité alimentaire» entre le Maroc et l'Algérie a été signé le même jour à Rabat par le ministre algérien et son homologue marocain Abdelaziz Akhanouch. Selon ce document, les deux pays prévoient un renforcement de leur coopération en matière de recherche scientifique, de production végétale et d'élevage ainsi que la lutte contre la désertification. «La signature de ce mémorandum prouve notre volonté commune pour développer notre coopération et le partenariat dans le domaine agricole (...) et pour améliorer la sécurité alimentaire», a déclaré à la presse Rachid Benaïssa.

  2. #107
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    Rania Slimane :


    Dimanche 15 Mai 2011 -- L’Algérie et le Maroc discutent actuellement de la réouverture de leur frontière terrestre fermée depuis 1994, a indiqué ce dimanche 15 mai à TSA un haut responsable algérien. «Les deux pays échangent des notes et discutent de la résolution des dossiers en suspens», a expliqué ce haut responsable qui a requis l’anonymat. L’Algérie et le Maroc ont renoué le dialogue depuis plusieurs mois, avec l’échange de visites officielles. Le président Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohamed VI ont affiché leur volonté d’entamer une nouvelle page dans les relations entre les deux pays voisins. «Les discussions actuelles avec le Maroc pourraient aboutir à la réouverture de la frontière terrestre», a affirmé notre source.

    Parmi les dossiers sur la table des discussions figurent le trafic de drogue, la lutte contre l’immigration clandestine et la contrebande, selon le haut responsable. «Le dossier des Algériens qui vivaient au Maroc et qui ont été dépossédés de leurs biens par les autorités marocaines figure également au menu des discussions», a‑t‑il précisé. Le responsable n’a pas cité le dossier du Sahara occidental. Le 17 avril, à Tlemcen, le président Abdelaziz Bouteflika avait indiqué que «le problème du Sahara occidental est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère. Il faut coopérer et nous devons coopérer (avec lui)».

    Le Maroc multiplie les appels en direction de l’Algérie pour rouvrir la frontière terrestre fermée depuis 1994 suite à la décision de Rabat d’instaurer le visa aux Algériens, après l’attentat de Marrakech. À l’époque, Rabat avait accusé publiquement les services secrets algériens d’être derrière cet attentat. L’Algérie a décidé de fermer sa frontière terrestre en réponse à la décision du Maroc d’instaurer le visa. Depuis, Alger réclame le règlement global des questions liées à la contrebande, au trafic de drogue et au conflit au Sahara occidental.

  3. #108
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    Nawel Merouane :


    Mercredi 25 Mai 2011 -- Les Etats-Unis affichent publiquement leur soutien à la réouverture de la frontière terrestre algéro-marocaine fermée depuis 1994. Le premier conseiller à l’ambassade américaine à Alger, William Jordan, a déclaré ce mercredi 25 mai à Oran que son pays était «favorable à la réouverture de cette frontière dans la mesure où une telle initiative contribuerait à la création d’une zone économique maghrébine». Cependant, un tel projet ne peut aboutir s’il n y a pas intégration des deux acteurs, a-t-il estimé. Des signes positifs laissent penser que cette réouverture de la frontière terrestre puisse être possible, a estimé M. Jordan. Il a ajouté que «la cessation des accusations de part et d’autre, l’échange de visites ministérielles entre les deux pays et les déclarations du ministre des Affaires étrangères algériens, Mourad Medelci sur le sujet sont très positifs et montrent que le débat est bien lancé. On espère que cela crée des conditions pour la réouverture des frontières», a-t-il dit.

    Sur les opportunités de coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis, William Jordan a clairement exprimé la volonté de son pays d’investir et d’établir des relations commerciales en Algérie malgré le contexte politique actuel des pays arabes et maghrébins. «Cette mission était programmée il y a longtemps et n’a aucun lien avec les révolutions observées ces derniers mois dans les pays arabes», a-t-il dit. Sur les dernières réformes décidées par le président de la République, le premier conseiller souligne que «ces réformes sont de nature politique et nous souhaitons qu’elles soient accompagnées de réformes économiques». Le président de l’U.S.-Algéria Business Council, Ismael Chikhoune, présent également à cette rencontre, s’est longtemps étalé sur les projets en cours de négociation entre l’Algérie et les Etats-Unis. Il a cité le projet pour la réalisation de la rocade des hauts plateaux d’une longueur de 1.500 km, le projet pour la rénovation des locomotives diesel de la SNTF et enfin le projet de réalisation d’une usine de production de tubes à enrober anti corrosion.

  4. #109
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    Dimanche 29 Mai 2011 -- Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a estimé ce dimanche 29 mai à Alger que l'ouverture des frontières terrestres avec le Maroc n'était "pas à l'ordre du jour", accusant Rabat de chercher à impliquer Alger dans le conflit libyen. "Ces derniers temps on observe (...) des déclarations de l'agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux Etats-Unis pour vouloir impliquer l'Algérie dans l'envoi de mercenaires en Libye, dans l'envoi d'armes en Libye", a-t-il dénoncé dans une conférence de presse. "Ce genre de choses ne sont pas des facteurs qui aident à l'ouverture de la frontière, a-t-il poursuivi. En tout état de cause l'ouverture de la frontière n'est pas à l'ordre du jour". "Il n'y a rien de programmé et elle arrivera un jour, a-t-il dit. Mais pour quelle arrive elle a besoin d'un climat et le climat se concrétise par des déclarations", a encore ajouté le Premier ministre algérien. La frontière terrestre entre les deux pays a été fermée en 1994 à la suite d'un attentat islamiste à Marrakech que Rabat avait imputé aux services secrets algériens. Depuis plusieurs semaines Alger oppose "les démentis les plus clairs", selon les termes du ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, aux accusations d'envoi de mercenaires ou d'armement en Libye pour aider Mouammar Kadhafi confronté à une rébellion dirigée par le Conseil national de transition (CNT) soutenu militairement par l'Otan depuis la mi-mars. La presse algérienne a toujours accusé les Marocains d'être derrière ces accusations. Pourtant, M. Ouyahia a souligné que les liens économiques des deux pays étaient "très importants". "Nous n'avons aucun désaccord bilatéral avec le Maroc: la preuve nos échanges commerciaux sont très importants et le Maroc se classe en première position dans les échanges commerciaux avec l'Algérie en Afrique", a-t-il dit. Ces quatre derniers mois, Rabat et Alger ont échangé des visites de ministres qui avaient laissé augurer d'un réchauffement progressif de leurs relations politiques, gelées également à cause notamment du conflit du Sahara Occidental.

  5. #110
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    Hamid Guemache :


    Mercredi 1 Juin 2011 -- La détente dans les relations algéro‑marocaines a fait long feu. Le Maroc a répondu officiellement ce mercredi 31 mai aux déclarations du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia sur les tentatives marocaines d’impliquer l’Algérie dans l’envoi de mercenaires et d’armes en Libye. «Le Royaume du Maroc ne peut que regretter, une fois de plus, le recours à des arguments ou à des préalables injustifiés, et à chaque fois d’un type nouveau, pour maintenir le statu quo, faire reculer l’échéance de la réouverture des frontières», a déclaré le ministère des affaires étrangères marocain dans un communiqué. Dimanche, Ahmed Ouyahia avait déclaré que «l’ouverture de la frontière terrestre entre les deux pays n’était pas à l’ordre du jour». Le premier ministre algérien a accusé Rabat de chercher à impliquer Alger dans le conflit libyen. Les déclarations de M. Ouyahia ont eu l’effet d’une douche froide au Maroc. Celui‑ci s’attendait plutôt à des annonces positives de la part de l’Algérie, notamment sur la réouverture de la frontière terrestre fermée depuis 1994. La presse marocaine a longuement spéculé et même donné des dates sur la réouverture de cette frontière dont la fermeture prive le Maroc oriental de l’afflux de touristes algériens. Du coup, Rabat affiche son mécontentement et accuse Alger d’entraver la circulation des personnes au Maghreb.

    Aucun responsable marocain n’a parlé de mercenaires algériens en Libye

    Le refus d’Alger de rouvrir la frontière terrestre perpétue «une situation singulière et exceptionnelle dans le monde et qui constitue une entrave sérieuse au droit à la libre circulation des populations des deux pays», a encore regretté le ministère des affaires étrangères. Éludant les raisons réelles du refus de l’Algérie de rouvrir la frontière terrestre entre les deux pays, Rabat rappelle qu’«aucun responsable marocain n’a évoqué le rôle de l’Algérie dans la facilitation du recrutement ou du passage des mercenaires vers la Libye», selon le communiqué. Mais Rabat ne condamne pas les accusations de l’opposition libyenne qui a reproché à l’Algérie d’avoir aidé militairement le régime de Kadhafi. Il garde le silence au moment où la presse officielle marocaine multiplie les attaques contre l’Algérie. «En effet, même si de nombreux membres de l’opposition libyenne et des médias internationaux ont largement évoqué la responsabilité algérienne, les officiels marocains se sont abstenus d’aborder ou d’exploiter ce sujet, de quelque manière que ce soit», a ajouté le communiqué. Rabat défend l’agence MAP qui «s’est contentée», selon le communiqué, «de rapporter les différentes déclarations, positions et analyses relatives à cette question». Cette couverture de l’agence MAP a fini toutefois par irriter Alger, à la veille du match Maroc‑Algérie comptant pour les éliminatoires à la CAN 2012, le 4 juin à Marrakech. Le Maroc affirme qu’il «demeure engagé, avec force et sincérité, sur la voie d’une véritable normalisation des relations bilatérales, au bénéfice des deux peuples frères, porteurs et acteurs d’une relation bilatérale forte et dense».

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