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  1. #8
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    RABAT, March 20, 2008 (Reuters) - Morocco called on Algeria on Thursday to normalise relations between the North African neighbours and reopen the border closed 14 years ago.

    Rabat's move came two days after Morocco and Algeria-backed Western Sahara's Polisario independence movement ended a fourth round of talks near New York without narrowing differences on Africa's longest-running territorial dispute. Morocco's government regards thawing ties with Algeria as the key to end the deadlock over the dispute with Polisario.

    "The Kingdom of Morocco calls with a brotherly friendship and total sincerity for a normalisation of the bilateral relations and the re-opening of the border between the two countries," said the Foreign Ministry in a statement.

    Algeria closed the border in 1994 after Rabat accused its security forces of involvement in a Marrakesh hotel shooting.

    Morocco took control of most of Western Sahara in 1975 when colonial power Spain withdrew, prompting a guerrilla war for independence that lasted until 1991 when the United Nations brokered a ceasefire and sent in peacekeepers.

    The desert territory of 260,000 on Africa's Atlantic coast holds phosphates, rich fisheries and, potentially, offshore oil.

    Rabat is trying to persuade Polisario to accept its plan for Western Sahara to be an autonomous part of Morocco.

    Polisario proposes a referendum among ethnic Sahrawis that includes an option of independence.

    No state recognizes Morocco's rule over Western Sahara but the U.N. Security Council is divided. Some non-aligned states back Polisario but France and the United States support Morocco.

    Algiers leaders have repeatedly said the border would remain shut until the two governments agreed on a "package of deals" that include a solution to the Western Sahara conflict.

    "The Kingdom of Morocco reiterates its willingness to open a new page in the relations between the two neighbouring countries taking into account their common past and shared destiny," the Moroccan Ministry said.

    International, regional and bilateral circumstances are now different from when Algeria closed the border, it said.

    Morocco has been losing up to $1.0 billion per year in trade and tourism revenue because of the closed border, officials and economists said.

  2. #9
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    Vendredi 21 Mars 2008 -- Le Maroc a appelé jeudi l'Algérie à rouvrir sa frontière terrestre avec le royaume, fermée depuis 1994, et à une normalisation des relations entre les deux pays, dans un communiqué publié à Rabat.

    Le "Royaume du Maroc appelle dans l'amitié fraternelle et la sincérité totale à une normalisation des rapports bilatéraux et à une ouverture de la frontière entre les deux pays", a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères.

    "Le Royaume du Maroc réitère sa volonté d'ouvrir une page nouvelle dans les relations entre les deux pays voisins tenant compte de leur passé commun et de leur destin partagé", a ajouté le communiqué.

    Le ministère juge "aujourd'hui largement dépassé" le contexte régional et international de la fermeture par l'Algérie de cette frontière.

    La frontière terrestre entre les deux pays a été fermée en 1994 à la suite d'un attentat islamiste à Marrakech que Rabat avait imputé aux services secrets algériens.

    Rabat avait alors décidé de mettre en place des visas pour les ressortissants algériens en visite au Maroc. Alger, en représailles, avait fermé ses frontières avec le Maroc. Les visas ont été supprimés par le Maroc en 2005 puis par l'Algérie en 2006, mais la frontière est restée fermée.

    L'appel de Rabat survient après le quatrième cycle des négociations sur le conflit du Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario sous l'égide de l'ONU, qui n'a pas permis de dégager un accord sur une solution mutuellement consentie.

    Les différends entre Rabat et Alger bloquent par ailleurs les activités de l'Union du Maghreb arabe qui regroupe également la Libye, la Tunisie et la Mauritanie.

  3. #10
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    Lounes Guemache :


    Vendredi 21 Mars 2008 -- Dans une nouvelle manœuvre diplomatique dont il a le secret, le Maroc, via un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, a appelé, jeudi 20 mars dans la soirée, l'Algérie à rouvrir sa frontière terrestre avec le royaume et à une normalisation des relations bilatérales. «Le Royaume du Maroc réitère sa volonté d'ouvrir une page nouvelle dans les relations entre les deux pays voisins tenant compte de leur passé commun et de leur destin partagé», explique le communiqué marocain, curieusement publié la veille d'un week-end en Algérie.

    La frontière terrestre entre les deux pays a été fermée en 1994. La fermeture a été décidée par l'Algérie pour répondre à la décision marocaine d'instaurer les visas pour les ressortissants algériens souhaitant se rendre au Maroc. La décision marocaine avait accentué fortement l'isolement de l'Algérie sur la scène internationale. Confrontés à un terrorisme aveugle, les Algériens avaient, en effet, avant cette mesure, la possibilité se rendre librement au Maroc pour y passer des vacances et échapper à un quotidien très dur. La décision marocaine avait été vécue comme un «lâchage» incompréhensible de la part de nos voisins dans un contexte où l'Algérie avait besoin d'être soutenu.

    Aujourd'hui, la situation a changé : l'Algérie n'est plus confrontée aux mêmes difficultés qu'en 1994. Bien au contraire : grâce à la manne pétrolière, le pays est sorti de la crise et aspire à s'imposer comme la seule puissance régionale au Maghreb. Les Algériens ont la possibilité de voyager vers d'autres destinations, y compris l'Europe occidentale.

    Sur le plan économique, l'Algérie a tout à perdre d'une réouverture de sa frontière terrestre avec le Maroc. En 1994, la décision algérienne de fermer la frontière avait aussi été motivée par des considérations financières : les Algériens déboursaient près d'un milliard de dollars par an au Maroc alors que les touristes marocains étaient quasi-absents d'Algérie. De même que près de 30% des produits subventionnés en Algérie – carburants, lait, semoule, huile de table, farine… - se retrouvaient illégalement au Maroc, causant d'importantes pertes à l'économie nationale. On le voit bien : l'Algérie n'a rien à gagner d'une réouverture de sa frontière avec le Maroc.

    Enfin, une normalisation entre Alger et Rabat passe inéluctablement par le règlement du conflit au Sahara occidental. L'Algérie pourrait en effet difficilement entretenir des relations normales avec un pays qui occupe un autre pays voisin.

  4. #11
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  5. #12
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    Samedi 22 mars 2008 -- Le Maroc appelle à la «normalisation» et à la réouverture des frontières avec l'Algérie. Faut-il y voir un pur jeu médiatique ou un changement dans la démarche marocaine qui mettait la question du Sahara Occidental au coeur de la relation avec Alger ?

    Les soupçonneux - ils sont nombreux - chercheront des arrière pensées sournoises à cet appel marocain survenu au lendemain de l'échec du dernier round des négociations entre Rabat et le Polisario. Mais le ton du communiqué des Affaires étrangères marocaines, fort courtois, pourrait aussi être le signe d'un changement d'optique, déjà préconisé par des hommes d'affaires marocains: avancer dans le domaine bilatéral et maghrébin. Le ministère marocain des Affaires étrangères semble en tout cas avoir trouvé une opportunité de le faire dans les récentes déclarations du président Abdelaziz Bouteflika à l'agence Reuter. Le Maroc semble l'avoir perçu comme une perche tendue et il s'empresse de la saisir. Sur la question de la réouverture des frontières, Bouteflika avait estimé que cela était «tout à fait envisageable» et que c'était un «souhait» mais que cela demeurait tributaire «des conditions liées à sa fermeture». La réouverture, avait-il indiqué, interviendra «lorsque seront levés tous les obstacles qui l'empêchent actuellement».

    Le communiqué du ministère des Affaires étrangères marocain fait clairement référence à ces déclarations des «hautes autorités algériennes» et aux conditions de la réouverture énoncées par le chef de l'Etat. De manière plus mystérieuse, le communiqué marocain évoque aussi des déclarations parlant du «préalable du règlement définitif du différend régional» du Sahara Occidental. On ne sait pas à quelles déclarations fait référence la diplomatie marocaine, mais les propos de Bouteflika à l'agence britannique ne faisaient pas du règlement du différend un «préalable» à l'amélioration des relations bilatérales ou à la relance de l'UMA. Le fait qu'il fasse le constat d'évidence que le règlement du différend par la négociation soit la seule voie pour la région de s'engager sur la «voie de l'intégration» peut difficilement être perçu comme tel. Le plus curieux est que ce «préalable» du Sahara Occidental a été pendant toutes ces dernières années et de manière permanente celui de la diplomatie marocaine. Alger a longtemps défendu l'idée que le conflit du Sahara Occidental relève de l'Onu et qu'il ne doit pas interférer sur les relations bilatérales ou sur le processus maghrébin. Rabat de son côté estimait qu'elle ne peut se permettre de laisser de côté une «question nationale vitale».

    Sortir d'un linkage stérile

    Le Maroc aurait-il changé sur cette question, ne fait-il plus de la question du Sahara Occidental le problème central de ses rapports avec l'Algérie ? On pourrait le penser puisque les «précisions et appréciations» du Maroc ne s'étendent guère sur ce «préalable» pour focaliser sur la question des frontières et les objections algériennes à sa réouverture. Le premier constat est que la fermeture de la frontière a été décidée par l'Algérie de «manière unilatérale» en 1994 dans un «contexte international, régional et bilatéral aujourd'hui largement dépassé». Indéniablement le contexte a changé. La fermeture des frontières n'était pas une réponse de simple réciprocité (le Maroc avait imposé le visa aux Algériens), elle était une riposte à l'accusation - jugée infamante par Alger - contre les services algériens d'avoir fomenté les attentats de Marrakech. On ne peut dire qu'à ce jour les responsables marocains aient fait amende honorable. Mais il est vrai qu'il y a eu, avec la succession, un changement de personnel au Maroc. Le contexte international a également changé mais il est devenu moins défavorable à Alger par rapport à 1994. Le Maroc a pris la décision de supprimer les visas qu'il avait pris l'initiative d'imposer et cela a fait l'objet d'une mesure de réciprocité par la partie algérienne. Néanmoins la partie algérienne n'a pas rouvert les frontières en invoquant des questions sécuritaires à résoudre.

    Canaliser les flux clandestins

    On peut supposer que la persistance marocaine à ne pas séparer la question du Sahara Occidental des relations bilatérales aura largement incité Alger à ne pas se presser à rouvrir les frontières. Certains responsables algériens estiment d'ailleurs que l'Algérie n'a rien à gagner au niveau économique à la réouverture des frontières. L'argument est très discutable même s'il est évident que le Maroc ne peut que profiter d'un afflux des touristes algériens. Les Marocains connaissent l'importance économique de l'ouverture des frontières mais ils ont fait un choix diplomatique de linkage entre les relations bilatérales et le conflit du Sahara qui les desservait.

    L'appel lancé jeudi, intervenant après l'échec du dernier round de négociations avec le Polisario, s'il n'est pas à un simple usage médiatique, pourrait être le signe d'un changement de démarche du côté marocain. Celle qui consiste à accepter de déconnecter la question du Sahara Occidental des relations bilatérales comme le proposait Alger depuis des années. L'appel à ouvrir «une page nouvelle dans les relations» et à la «normalisation» tend à l'indiquer. Et de manière très subtile, le communiqué répond à certaines objections algériennes: la réouverture des frontières non seulement répondra aux souhaits des populations frontalières et des familles coupées de part et d'autre, mais elle permettra de «canaliser les flux des marchandises qui font aujourd'hui l'objet de mouvements illicites et de trafics notoires».

  6. #13
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    Samedi 22 Mars 2008 -- Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni a lié samedi la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc à "une approche globale" de l'avenir du Maghreb, dans une déclaration à l'agence algérienne APS.

    "Le problème de la circulation (des biens et des personnes) aux frontières (entre l'Algérie et le Maroc) ne peut être dissocié d'une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb", a déclaré M. Zerhouni, en réponse à une demande marocaine d'ouvrir les frontières entre l'Algérie et le Maroc.

    Ces frontières avaient été fermées en 1994 à la suite d'un attentat islamiste à Marrakech, que Rabat avait imputé aux services secrets algériens.

    Rabat avait instauré le visa pour les Algériens et Alger avait pris une mesure réciproque. Les visas ont été supprimés en 2005 par le Maroc et en 2006 par l'Algérie mais la frontière est restée fermée.

    M. Zerhouni a rappelé que l'initiative de la fermeture des frontières ne revenait pas à l'Algérie et a souligné que les citoyens maghrébins "étaient pour une démarche unitaire, cohérente et complémentaire".

    "Il ne s'agit pas de construire un Maghreb où les uns gagnent et les autres perdent. Le Maghreb ne se limite pas seulement au Maroc et à l'Algérie. Il faut que tous les peuples qui se trouvent dans cet ensemble trouvent leur place", a-t-il dit.

    M. Zerhouni faisait ainsi allusion au conflit du Sahara occidental opposant le Maroc au mouvement indépendantiste du Front Polisario.

    L'Algérie soutient la demande du Polisario en faveur d'un référendum d'autodétermination qui devrait décider de l'avenir de ce territoire annexé par le Maroc en 1975.

    L'Union du Maghreb Arabe (UMA - Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) est en panne depuis 1994 en raison de divergences entre Alger et Rabat sur le Sahara occidental.

  7. #14
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    ALGIERS, March 22, 2008 (Reuters) - Algeria dismissed on Saturday a call by neighbour Morocco to reopen the land border after a 14-year closure, reiterating that the move should be part of an overall deal to improve long uneasy ties.

    Algeria close the frontier in 1994 after Morocco imposed visa requirements for Algerian nationals amid security tensions between the two countries of the north African Maghreb region.

    Algerian leaders have repeatedly said the border would remain shut until the two governments agree on a "pacakge of deals" that include a solution to the Western Sahara conflict.

    Algerian Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni told the state APS news agency: "The problem of frontier movement cannot be disassociated from a global approach to what we want to do in the Maghreb."

    "It's not a question of building a Maghreb where some win and others lose. The Maghreb is not limited to Morocco and Algeria. All the peoples who find themselves in this group should have their place."

    North African people "are for a measure that is unitary, coherent and complementary."

    The Moroccan foreign ministry invited Algeria on Thursday to normalise links and reopen the border, say it was willing to open a new page in relations.

    The closure is a big barrier to commerce across the Maghreb region of 80 million people from Mauritania to Libya. Morocco has been losing up to $1.0 billion per year in trade and tourism revenue because of the closure, officials and economists said.

    Diplomats in Rabat say the rare Moroccan call to Algiers was part of a bid to try to end the deadlock over its dispute with the Polisario Front independence movement in Western Sahara.

    Morocco took control of most of Western Sahara in 1975 when colonial power Spain withdrew, prompting a guerrilla war for independence that lasted until 1991 when the United Nations brokered a cease-fire and sent in peacekeepers.

    The desert territory of 260,000 on Africa's Atlantic coast holds phosphates, rich fisheries and potentially offshore oil.

    Rabat is trying to persuade Polisario to accept its plan for Western Sahara to be an autonomous part of Morocco.

    Polisario proposes a referendum among ethnic Sahrawis that includes an option of independence.

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