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  1. #29
    Guest 123 is offline Registered User
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    Samedi 26 Avril 2008 -- Le porte-parole du FLN, Saïd Bouhadja, s’est fait remonter les bretelles après sa dernière sortie médiatique où il a surpris plus d’un observateur en affirmant sur les colonnes d’un journal arabophone que son parti était «favorable à la réouverture de frontière terrestres entre l’Algérie et le Maroc». Selon une source interne du parti et qui a préféré garder l’anonymat, le SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem, «aurait piqué une vive colère» en prenant connaissance des déclarations de son porte-parole. Il lui aurait immédiatement exigé de remettre sa démission de son poste de porte-parole.

    Désormais, le FLN sera privé d’un porte-voix, et ce jusqu’à nouvel ordre. C’est ce qui explique le «silence» imposé à Saïd Bouhadja, puisque ce dernier refuse systématiquement de répondre aux sollicitations des journalistes. Il est même pratiquement impossible de le joindre au téléphone. A titre de rappel, Bouhadja avait tenté d’expliquer le point de vue du FLN en affirmant qu’en tant que parti politique, «nous souhaitons l’ouverture des frontières, car il ne devrait pas y avoir de frontières entre les Etats maghrébins, et nous aspirons à l’union des peuples maghrébins.»

    Le porte-parole du FLN avait annoncé que son parti avait reçu une invitation du parti de l’Istiqlal et qu’il sera représenté à cette conférence par une délégation de haut niveau. Cette annonce a dû certainement créer des remous en haut lieu, puisque la position algérienne sur cette question est connue depuis longtemps. Elle a été à maintes fois réitérée lors des traditionnels briefings hebdomadaires du ministre de la Communication, Abdelrrachid Boukerzaza. Le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, avait rappelé aux dirigeants de ce pays que le problème de la circulation des biens et des personnes aux frontières entre l’Algérie et le Maroc «ne pouvait être dissocié d’une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb».

    Pour leur part, les autorités algériennes répondent en chœur que le problème ne se situe pas uniquement au niveau de la simple réouverture des frontières, mais au niveau d’une question qui mérite un large et vrai tour d’horizon à la faveur des dernières évolutions survenues dans la région et plus particulièrement les événements du Sahel. En effet, comment peut-on croire un instant que le Maroc ait subitement changé de position alors que les médias marocains, presse écrite et audiovisuelle et toutes tendances confondues, continuent à verser des insanités et des contrevérités sur l’Algérie ?

    Les articles incendiaires contre l’Algérie, d’inspiration royale, sont périodiques. Et même la télévision 2M s’en est donnée à cœur-joie, au moment même où le Maroc souhaitait la réouverture de ses frontières terrestres avec l’Algérie fermées depuis 1994 et la normalisation de ses relations, lors d’une émission consacrée exclusivement à l’Algérie. Les invités ainsi que le principal animateur se sont donnés le mot pour «ternir» l’image de l’Algérie. L’un des invités a même osé attaquer l’ANP en disant que cette dernière «est la vraie source des problèmes et qu’il fallait attendre une génération avant que la situation redevienne normale avec l’Algérie».

    Un autre invité est allé carrément de sa haine en soutenant que le Maroc qui a moins de devises que l’Algérie, (il a cité le chiffre de 100 milliards de dollars de réserves) arrive à maintenir un niveau de vie supérieur à celui de l’Algérien. Il a ajouté que «la misère et la pauvreté gagnent des millions d’Algériens qui n’arrivent pas à se nourrir convenablement». Ainsi, durant toute cette émission qui a duré plus d’une heure, les «invités» et l’animateur se sont «bardés» de compliments et autres autosatisfactions de ce genre.

    La déontologie et la politique de bon voisinage ont toujours commandé à la presse algérienne «une certaine retenue» vis-à-vis des peuples maghrébins. Comment peut-on alors demander la réouverture des frontières et en même temps tomber à bras raccourcis sur les dirigeants de ce même pays ? Il est à se demander à quoi joue le Maroc quand elle lâche ses «plumes de service» pour répandre de fausses vérités sur l’Algérie. Si ce n’est pas carrément une provocation à peine voilée, c’est que les Marocains doivent se sentir pousser des ailes pour proférer de telles insanités.

    La presse marocaine dans son ensemble s’est déchaînée, ces derniers jours, sur la personne du président de la République Abdelaziz Bouteflika, lui imputant, au passage, la responsabilité du climat délétère qui règne actuellement entre les deux pays. Est-ce à dire que se sont les Algériens qui sont demandeurs ? Evidemment non ! N’est-ce pas les responsables marocains qui font de la réouverture des frontières un «abcès de fixation». Il faut dire que nos voisins, qui cultivent l’art de l’esquive et de l’esbroufe, ne doivent pas ignorer que la normalisation des relations entre les deux pays passe inévitablement par la mise à plat de tous les contentieux entre les deux pays. Et la liste des problèmes est longue.

    En premier, les Marocains ont toujours refusé d’engager avec les Algériens la résolution du conflit relatif au bornage et au tracé frontalier, considérant toujours Tindouf et Béchar comme faisant partie de leur territoire. L’Algérie a bien vécu et surmonté la terrible tragédie qui l’a frappée, et ce sans le soutien des Marocains qui, il faut bien le préciser pour l’histoire, ont plutôt jeté de l’huile sur le feu.

    Le problème du Sahara occidental qui empoisonne la vie des diplomates marocains est, depuis une décennie, entre les mains du SG de l’ONU. La question sahraouie n’est pas nouvelle Elle constitue une constante dans la politique algérienne. Elle le fut du temps du président Ben Bella, en passant par feu Houari Boumediène et les présidents Chadli et Zeroual. En quoi l’actuel Président devrait-il déroger à la règle et dévier de ce principe constant dans la politique étrangère ? Même les Nations unies reconnaissent qu’il s’agit d’une question de décolonisation.

    Les insultes et les invectives semblent devenir la seule et unique ligne de conduite de cette presse de caniveau qui ne mesure pas ses responsabilités dans ce conflit et fait foi de la complexité du phénomène irréversible d’une décolonisation fortement appuyée par la communauté internationale. La balle n’a jamais été dans le camp de l’Algérie, car notre pays n’aime pas à jouer des affaires sérieuses, de surcroît lorsqu’il s’agit du destin de tout un peuple.
    Last edited by Guest 123; 5th May 2008 at 19:35.

  2. #30
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    TANGIERS, Morocco, April 27, 2008 (AFP) — A summit aimed at kick-starting Maghreb economic integration was disrupted Sunday when Moroccan and Algerian government ministers clashed over the disputed Western Sahara region.

    The Arab Maghreb Union, founded in 1989, had not met since 1994, mainly due to a dispute between Morocco and Algeria over the status of the coastal territory, despite recent United Nations mediation with its Polisario independence movement.

    The summit - which also involves Tunisia, Libya and Mauritania - marked the 50th anniversary of a Tangiers conference which first called for a Maghreb union, and was supposed to be about issues such as a joint currency and removing frontier controls.

    But it quickly descended into a row between these two protagonists, with Moroccan state minister and socialist leader Mohamed El Yazghi calling on Algeria President Abdelaziz Bouteflika to "support the Moroccan plan to drag the (Western) Sahara case out of its impasse."

    Algerian Prime Minister Abdelaziz Belkhadem quickly hit back, saying that Algiers has backed "just causes" and independence movements in Mozambique, Angola "and even within its neighbours" - a reference to the Polisario in Western Sahara, which borders Morocco and Algeria to the south.

    As he spoke, Belkhadem was interrupted by chants of "Moroccan Sahara" which forced Morocco's Prime Minister Abbas El Fassi to intervene.

    Morocco annexed West Sahara in the 1970s following the withdrawal of former colonial power Spain, sparking a war with the Polisario. The two sides agreed a ceasefire in 1991, but a promised self-determination referendum never materialized.

    The border between Morocco and Algeria has been closed since a 1994 attack in the Moroccan city of Marrakesh blamed by Rabat on Algerian security services.

    The summit is also discussing cooperation - even across closed borders - on drug trafficking and illegal emigration to Europe.

    El Fassi said open borders were a necessity to "accelerate the rhythm of the Maghreb's construction into a common area where development, peace and stability" could reign.

  3. #31
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    Dimanche 27 Avril 2008 -- Un incident a opposé dimanche le chef du gouvernement algérien et un ministre marocain sur le Sahara occidental au cours de la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'union du Maghreb.

    Intervenant lors d'une réunion publique à Tanger réunissant des responsables des partis politiques au pouvoir dans les cinq pays d'Afrique du nord, le ministre d'Etat marocain et dirigeant socialiste Mohamed El Yazghi, a dans son discours « appelé les dirigeants maghrébins, particulièrement le président algérien Abdelaziz Bouteflika, à soutenir le projet marocain pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse ».

    Cette intervention a fait vivement réagir le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem. « L'Algérie a toujours défendu depuis son indépendance les causes justes et les mouvements de libération nationale, au Mozambique, en Angola et même dans son voisinage », a-t-il lancé faisant clairement allusion au soutien que son pays apporte au Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui.

    « Voulez-vous que l'Algérie renonce à ses principes. Mon pays fait face à des accusations », a-t-il ajouté avant d'être interrompu par l'assistance qui scandait « le Sahara est marocain ». Le Premier ministre marocain Abbas El Fassi a été contraint d'intervenir pour demander à la salle de respecter « l'intervention de M. Belkhadem ». Ce dernier a conclu: « l'histoire dira qui est le responsable du blocage ». M. El Fassi a affirmé que « la question du Sahara est sacrée au Maroc ». « On ne va pas la résoudre dans cette salle, mais avec justice, objectivité et calme », a-t-il ajouté.

  4. #32
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    Dimanche 4 Mai 2008 -- Quatorze ans après la décision de l'Algérie de fermer sa frontière terrestre avec le Maroc, en riposte aux accusations de terrorisme du royaume et à une chasse à l'Algérien déclenchée alors sur le territoire chérifien, la position de notre pays reste incomprise sur la scène internationale. D'autant plus incomprise que l'Algérie s'est faite le chantre de la libre circulation des personnes aussi bien dans le cadre du processus de Barcelone que dans le projet de l'Union pour la Méditerranée du président français Nicolas Sarkozy.

    Dernière illustration de ce hiatus diplomatique, la position de l'Espagne, qui demeure pourtant un partenaire important de l'Algérie. En tout cas, un partenaire avec lequel il y a moins de contentieux que la France. Dans un entretien au quotidien français le Monde, daté d'hier, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, ne s'encombre pas de formules emberlificotées pour exprimer son point de vue avec le souhait d'y rallier la France. “Nous ne pouvons pas laisser sans rien faire la frontière fermée entre le Maroc et l'Algérie”, plaide-t-il. “Il faut aider à régler la question du Sahara occidental. Il faut avoir un message convaincant pour rompre cette espèce de fatalité historique, cette incompréhension entre deux pays voisins et fondamentaux pour le futur de la France et de l'Espagne”, dit-il.

    Ce plaidoyer de Madrid sonne comme une pression sur l'Algérie qui risque d'être réduite à la défensive faute de savoir plaider sa cause. Dans un récent forum à Paris centré sur le thème de la Méditerranée, notre pays s'est fait contrer sur le sujet. “Vous ne pouvez pas défendre la libre circulation entre le sud et le nord de la Méditerranée alors que vous gardez fermée la frontière avec votre voisin”, a-t-on répliqué à un diplomate algérien, pris de court par cet argument. Et à ce contradicteur d'invoquer la vieille Europe où les frontières ont sauté malgré les guerres et les millions de morts. Grand perdant de la fermeture de la frontière, Rabat semble défendre sa cause plus habilement en n'arrêtant pas de demander sa réouverture. Plusieurs fois d'ailleurs, les autorités marocaines ont ostensiblement engagé des travaux de réhabilitation des postes frontaliers pour contraindre l'Algérie à céder à son désir.

    Sur la scène internationale, Alger semble avoir du mal à faire comprendre sa volonté d'une “solution globale” dans laquelle elle veut intégrer la réouverture de la frontière. Une incompréhension rendue plus lancinante par la suppression du visa de circulation entre les deux pays et la réouverture de leur frontière aérienne. Et qui risque de s'aggraver avec la France dont le président ne cache pas sa préférence à la solution marocaine pour le Sahara occidental dont semble se rapprocher le gouvernement espagnol de gauche. Sur ce dossier, la droite populaire de José Maria Aznat avait marqué une certaine défiance à l’égard du Maroc qui n'est plus revendiquée par José Luis Zapatero.

    Au milieu de ce concert, Abdelatif Filali, ancien Premier ministre (1994/1998) et ancien ministre des Affaires étrangères du royaume chérifien, vient de publier à Paris un livre où il ne se prive pas d'accabler l'Algérie. Morceaux choisis d'une haine irrépressible : “Comment le Maroc peut-il vivre au sein d'un Maghreb arabe avec un chef d'État algérien exclusivement obsédé depuis que je le connais par la destruction du Maroc où il est né et où il a grandi ?” Ou encore : “Comment parler d'un Maghreb uni ? Je n'y crois plus et je ne crois pas que les responsables algériens puissent devenir des Maghrébins au sens noble.” Incroyable verdict quand on sait que M. Filali était aux commandes quand la police du royaume avait donné 48 heures aux Algériens pour quitter le Maroc en août 1994. Et lorsqu'on sait que le même Filali avait demandé le gel des institutions de l'UMA alors que le Maroc devait en prendre la présidence tournante !

  5. #33
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    Lundi 5 Mai 2008 -- Le Maroc a réaffirmé lundi son engagement en faveur de la normalisation de ses relations avec l'Algérie, a indiqué le ministre marocain des Affaires étrangères Taïeb Fassi-Fihri dans un communiqué. Le Maroc «réitère son engagement sincère en faveur d'une normalisation deses rapports bilatéraux avec l'Algérie soeur et voisine», a déclaré leministre qui a reçu lundi le chargé d'affaires auprès de l'ambassade d'Algérieà Rabat.

    "Le Maroc appelle, de nouveau, à la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994, et à la reprise de la coopération bilatérale dans ses différents volets", a ajouté le ministre. Le 20 mars, le Maroc avait appelé une première fois l'Algérie à rouvrir sa frontière terrestre avec le royaume et à une normalisation des relations entreles deux pays.

    Lundi, M. Fassi-Fihri a transmis à son interlocuteur une proposition dugouvernement marocain consistant dans la tenue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur des deux pays. Le but est de "faire le point sur l'état des relations bilatérales,d'examiner les questions en suspens et d'arrêter, d'un commun accord, lesmodalités d'une relance effective et durable des relations entre les deux pays frères", conclut le communiqué.

    L'Algérie avait toujours conditionné la réouverture de sa frontière avec le Maroc au traitement de tous les dossiers bilatéraux. Les relations entre Alger et Rabat sont tendues en raison de nombreuses divergences, dont celles les opposant au sujet du conflit du Sahara occidental.

  6. #34
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    Mardi 6 Mai 2008 -- Le royaume chérifien a reposé la question de l’ouverture des frontières avec l’Algérie, appelant à la normalisation des relations bilatérales tendues, au moment où il a créé un semblant de crise diplomatique avec l’Algérie à cause d’un incident technique qui a causé l’interruption de l’hymne national marocain lors d’un match de football.

    Le ministre des Affaires étrangères marocain, Tayeb El Fassi El Fahri, a rencontré, hier, le chargé d’affaires par intérim à l’ambassade d’Algérie à Rabat, et il lui a transmis la volonté du royaume de normaliser les relations bilatérales à travers la réouverture des frontières fermées depuis 1994.

    Il est apparu dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères marocain publié par l’agence de presse du Maghreb : « J’informe le chargé d’affaires par intérim que le gouvernement marocain a proposé de tenir une rencontre commune entre les deux ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur des deux pays afin de se mettre d’accord sur les mécanismes à même de réaliser un lancement effectif et permanant des relations entre les deux pays frères ».

    L’appel à l’ouverture des frontières intervient 24 heures après la parution d’un communiqué du même ministère marocain qui accuse les autorités algériennes de « heurter les sentiments du peuple marocain », après l’interruption de la diffusion de l’hymne national marocain avant le début d’un match de football entre les deux équipes samedi dernier.

    L’accusation du Maroc contre l’Algérie puis son appel à l’ouverture des frontières et à normaliser les relations bilatérales reflètent un trouble clair du côté marocain, à cause du refus de l’Algérie de rouvrir les frontières après la demande de Rabat formulée le 20 mars. Le ministre de l’Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni, avait déclaré alors que l’Algérie « ne croit pas qu’une telle étape puisse régler de nombreux problèmes comme le trafic de drogues et le phénomène du terrorisme ».

  7. #35
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    Mardi 6 mai 2008 -- Le Maroc est, une nouvelle fois, revenu à la charge sur le dossier de la réouverture des frontières avec l'Algérie. Le Chef de la diplomatie marocaine, M. Taïeb Fassi Fihri, a, une fois encore, remis sur la table la question de la réouverture des frontières entre les deux pays, lundi, en recevant le chargé d'affaires algérien à Rabat. Le Maroc ''réitère son engagement sincère en faveur d'une normalisation de ses rapports bilatéraux avec l'Algérie soeur et voisine», a déclaré le ministre marocain. Il a ainsi souligné que «le Maroc appelle, de nouveau, à la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994, et à la reprise de la coopération bilatérale dans ses différents volets».

    M. Fassi Fihri a transmis, au chargé d'affaires à l'ambassade d'Algérie à Rabat, une proposition du gouvernement marocain consistant dans la tenue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur des deux pays. Le but est de «faire le point sur l'état des relations bilatérales, d'examiner les questions en suspens et d'arrêter, d'un commun accord, les modalités d'une relance effective et durable des relations entre les deux pays frères», indique un communiqué du MAE marocain.

    Le ministre marocain, qui est dans la diplomatie depuis presque dix ans, proche du Roi et un de ses plus intimes, compte relancer ce dossier dans un contexte international et régional particulier. Car cet appel, qui n'est pas désintéressé politiquement ni dénué d'une certaine tactique diplomatique qu'affectionne le Palais royal, intervient d'abord au moment où l'Algérie renforce les grands thèmes de la coopération bilatérale avec la France avec la présence de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à Alger. Ensuite, cette autre sortie médiatique de Rabat se veut être un rappel à la communauté internationale, particulièrement européenne et française notamment, que c'est plutôt à Alger qu'il fait le plus froid dans les relations entre les deux pays maghrébins. Une tactique qui a contribué, malheureusement, à donner une image plutôt décevante des relations que Rabat veut réamorcer avec l'Algérie. Car, dans cette position, il y a beaucoup d'hypocrisie politique.

    Faut-il rappeler l'incident de juin 2005 lorsque le ministère des Affaires étrangères marocain, alors dirigé par M. Mohamed Benaïssa, avait effrontément intimé au Chef du gouvernement d'alors, M. Ahmed Ouyahia, de ne pas venir à Rabat, alors qu'à Alger on se préparait à rouvrir tous les dossiers litigieux entre les deux pays, y compris celui problématique de la réouverture des frontières ? Que faut-il y penser, dès lors, sinon que cette mauvaise foi des officiels marocains ne milite aucunement pour qu'Alger oublie les ''coups de jarnac'' de la partie marocaine. Bien sûr qu'il faut développer les relations fraternelles entre les deux pays, entre les deux peuples, et impulser davantage la coopération économique entre les deux pays qui ont énormément de points en commun.

    Encore faut-il, pour cela, que le Maroc adopte une vision plus réaliste de la réalité socio-politique et stratégique actuelle dans le Maghreb. Avec, comme priorité, de baliser en toute sincérité la route vers un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, et de permettre au peuple sahraoui de décider librement de son avenir. Car l'appel du 20 mars dernier, et ceux avant cette date, du Maroc n'ont, d'autre finalité, que de faire revenir à la vie l'Oriental, l'Est du pays, exsangue depuis la fermeture de cette frontière par l'Algérie en 1994 sur le sillage de l'imposition, par le Maroc, aux Algériens du visa d'entrée. Mais également après les déplorables et condamnables persécutions de milliers de touristes algériens après les attentats terroristes de Marrakech, injustement imputés par le Maroc à l'Algérie. Dans certains cas, même si cela fait mal, il faudrait quand même que la simple vérité soit dite, et reconnue, pour que la faute soit pardonnée.

    Comment faudrait-il, d'autre part, décrypter la proposition du gouvernement marocain consistant dans la tenue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur des deux pays, avec comme objectif de faire ''le point sur l'état des relations bilatérales'' ?

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