Dimanche 17 Février 2008 -- Face aux exigences de la Commission européenne en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES), le président de Lafarge a menacé de suspendre les investissements de son groupe en Europe, pour desservir le marché européen à partir de l’Algérie et du Maroc, où les coûts de production sont bas. Selon le quotidien français Le Monde, le président du groupe Lafarge, M. Bruno Lafont, a lancé un avertissement aux responsables de l’Union européenne.
“Dans l’attente de connaître les exigences de la Commission européenne et le prix à payer pour nos émissions de gaz à effet de serre (GES), nous suspendons notre programme d’investissements en Europe, soit plus d’un milliard d’euros”, a-t-il annoncé. “Car lorsque nous construisons une cimenterie, c’est pour cinquante ans, et nous avons besoin de visibilité et de connaître les paramètres économiques”. Cette annonce émise à l’occasion de la présentation des performances réalisées en 2007 par Lafarge, premier cimentier mondial, intervient quelques mois après le rachat du leader égyptien du ciment, Orascom, pour 9 milliards d’euros.
Cette acquisition approuvée par les actionnaires du groupe a permit à Lafarge de s’implanter dans des régions à forte croissance, dont l’Algérie. En outre, en cas d’augmentation dans la taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), M. Bruno Lafont a évoqué l’option d’alimenter le marché européen du ciment à partir de l’Algérie et du Maroc où les coûts de production sont plus bas et ou l’industrie du ciment est exonéré de la taxe sur les GES. Vu leur proximité du marché européen et le faible coût de l’énergie, les cimenteries du groupe Lafarge en Algérie sont plus compétitives par rapport aux autres cimenteries du groupe. Néanmoins, la production de Lafarge en Algérie arrive à peine à satisfaire les besoins du marché local.
Un marché qui va connaître une forte croissance dans les années à venir, grâce aux projets lancés dans le domaine de l’immobilier et des infrastructures. De ce fait, développer ses investissements en Algérie devient un choix stratégique pour le groupe Lafarge qui gère les deux cimenteries appartenant à Orascom et qui est en négociation pour une prise de participation minoritaire dans le capital de la Société des ciments de la Mitidja (SCMI), communément appelée cimenterie de Meftah.
Filiale du groupe ERCC, cette cimenterie, idéalement située dans le centre du pays, a une capacité de production annuelle d’un million de tonnes. Par ailleurs, le ciment produit dans les pays émergents se vend entre 60 et 90 euros la tonne sur le marché européen. A cause des coûts du transport, le ciment est jusqu’à présent fabriqué en Europe. Un renchérissement brutal des coûts lié à l’achat des droits à polluer (de 20 à 30 euros par tonne) pourrait conduire les cimentiers à fermer leurs usines en Europe et à importer ce matériau de pays exemptés de la taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Cependant, pour contrer le risque de désindustrialisation, les Européens ont plusieurs pistes : instaurer une taxe pour les produits émetteurs de carbone importés (c’est la solution soutenue par la France), ou obtenir un accord mondial entre les industriels pour qu’ils réduisent volontairement leurs émissions dans tous les pays. Cette dernière solution aurait le double avantage d’englober des pays très consommateurs comme la Chine et l’Inde et, surtout, d’aller plus vite que les procédures européennes. Les pourparlers ont déjà commencé entre les dix-huit plus grands cimentiers mondiaux, dont Holcim, Heidelberg, Cemex et Lafarge.
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Thread: Le marché algérien du ciment :
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17th February 2008 13:55 #64
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19th February 2008 22:35 #65
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Annaba :
Mardi 19 Février 2008 -- Avec le sac de ciment de 50 kg à 550 DA, le quintal de rond à béton (ferraille) à 7 000DA, le m3 de gravier à 1 100 DA, et celui du sable à 1 000 DA, le secteur de la construction, à Annaba est en pleine crise. Dans cette wilaya, forte de plus de 750 000 habitants, les différents projets de construction, tous types confondus, connaissent d’importants retards. Lancés sur plusieurs étapes ils sont, pour la plupart, bloqués. Les raisons sont aussi diverses que complexes. Vraisemblablement planifiée par la « maffia », cette pénurie persistante du ciment dans les régions de l’est du pays est la plus grave, jamais vécue, profitant seulement aux spéculateurs.
Cette situation intervient une dizaine de jours à peine après que BUZZI-UNICEM, l’un des leaders mondiaux de production de ciment a pris la gestion totale de la cimenterie de Hdjar Essoud. Nombreux sont les entrepreneurs publics et privés, dont les Chinois de l’entreprise CSCEC, à se bousculer quotidiennement devant le portail de la cimenterie Hdjar Essoud de Azzaba (Skikda) pour un hypothétique bon de chargement, au moment où, sur le marché noir, ce matériau est largement disponible. Sur place, on nous affirme que les installations de la cimenterie connaissent des travaux de maintenance.
Ce qui n’est pas le cas s’agissant des spéculateurs qui eux, sont parallèlement servis à volonté. La spéculation sévit également pour le rond à béton, le treillis soudé et les agrégats. Contraintes des délais oblige, sous peine de pénalités, et pour certains, le risque de résiliation du contrat du marché, des promoteurs privés ont dû se plier à la loi des spéculateurs en payant plus sur le prix réel les matériaux nécessaires à la réalisation d’un projet. Ce qui n’est pas le cas des entreprises publiques, qui ne peuvent, elles, en aucun cas justifier le surplus exigé par ces mêmes spéculateurs. C’est dire que malgré les disponibilités des enveloppes financières, des études totalement achevées, et le lancement des travaux, la concrétisation d’un projet de construction de logements relève d’une gageure.
A ce propos, dira, navré, Kaïla Mazouz, le secrétaire général de l’union nationale des investisseurs du bâtiment à Annaba (UNIB), en charge d’un programme de 72 logements LSP en souffrance depuis plusieurs mois : « Il s’agit d’une pénurie programmée et provoquée du ciment sur toute la région de l’est du pays. Paradoxalement, ce manque ne touche pas les spéculateurs, combien nombreux à Hdjar Essoud, et auxquels une facilité d’approvisionnement est accordée. Même si on veut se plaindre, on ne trouve pas un interlocuteur parmi les Italiens à qui faire part de nos doléances. Alors que le wali de Annaba( y compris le ministre) nous bouscule à chaque visite de nos chantiers, ce problème persiste toujours. Comment vais-je faire pour honorer mes engagements ? », et d’ajouter : « Des 18 maçons que j’employais à plein temps dans mon chantier, je me suis passé de 12, car je n’ai plus de ciment ».
La rareté de ce produit sur le marché régional au prix de vente officiel, la spéculation sévissant sur les autres matériaux de construction et la bureaucratie appliquée dans le paiement des situations ont découragé plus d’un promoteur. Conséquences : de nombreux projets de logements socio-participatifs, socio- locatifs, ruraux, FNPOS, sont à l’arrêt, outre les milliers de travailleurs mis au chômage technique, les dizaines de promoteurs en faillite et les entreprises publiques du bâtiment, confrontées à des difficultés de réalisation insurmontables. Et la liste des entraves, ralentissant sérieusement la concrétisation des différents programmes de construction de logements sociaux de différents statuts, est encore ouverte. C’est dire que le secteur du logement est au bord de l’explosion dans cette wilaya, classée au bas du tableau des régions ayant respecté le planning des réalisations.
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20th February 2008 14:32 #66
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Zambia, February 20, 2008 -- The Dangote Group of Companies will install a cement production line to cost $1 billion.
Dangote which runs the largest cement plant in Africa said the cement line will have production capacity of 2.5 million tonnes of cement per year.
ZNBC's Joshua Jere reports that Group Executive Director, Ladan Baki, disclosed this when a Zambian delegation visited a lime mine and cement plant in the Nigerian town of Obajana.
The Zambian business delegation includes Ministry of Commerce Director for Trade, Siazongo Siakalenge and Zambia Development Agency Acting Executive Director, Glyn Michelo.
Mr. Baki said funds to finance the cement project in Zambia are already available and his company is just waiting for a license to start the venture.
He said his company has ordered 10 new cement production lines that will be installed in Senegal, Ethiopia, Tanzania, Mozambique, Zambia, the Democratic Republic of Congo, Libya and Algeria.
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20th February 2008 20:28 #67
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Mercredi 20 Février 2008 -- Les surprenantes augmentations que connaissent, ces derniers temps, les prix des matériaux de construction, se répercutent négativement sur les bénéficiaires du programme du logement rural dans la wilaya de Batna. Ces personnes aux revenus très limités sont aujourd’hui impuissants et dans l’incapacité de terminer leurs maisonnettes. “Le rond à béton n°12 est vendu à 6 200 dinars le quintal et le sac de ciment à 450 dinars. Où allons-nous trouver cet argent ?” s’interrogent les bénéficiaires dont plus de la moitié sont des fonctionnaires communaux. “Nos maigres paies couvrent à peine nos besoins quotidiens”, affirme, pour sa part, un citoyen de la commune de Merouana. Pour certains, c’est à un parcours du combattant auquel ils étaient soumis pour récupérer la somme de la rétribution financière de 10 millions de centimes. Maintenant, même l’apport de l’État de 50 millions de centimes paraît insuffisant. Les travaux de construction freinés, les bénéficiaires se trouvent en face d’un autre dilemme : terminer leur logement ou retrait de leur permis de construire.
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20th February 2008 20:40 #68
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Mercredi 20 Février 2008 -- Les matériaux de construction sont de plus en plus chers. L’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), qui a réuni le 13 février dernier les membres exécutifs nationaux et toutes les fédérations affiliées à l’union, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Les prix des matériaux de construction n'arrêtent pas de grimper depuis le début de l'année alerte l’Union générale des entrepreneurs algériens. “Les prix ont connu des augmentations très importantes à partir du mois de janvier 2008”, souligne l’UGEA, qui évoque des hausses jusqu’à 50% pour le fer, les agrégats et le bitume, mais aussi pour les autres produits entrant dans la réalisation des projets du BTPH. Les hausses pour le ciment et le rond à béton se situent entre 20 et 30%. Le surcoût concernant le prix du logement est de 300 000 DA en moyenne.
“Ces augmentations subites pénalisent lourdement les entreprises”, souligne l’Union générale des entrepreneurs algériens qui demande “la prise en charge urgente de ce problème par les pouvoirs publics, afin de préserver l’outil national de réalisation et pour achever dans de bonnes conditions le programme présidentiel de développement”. C’est que la situation devient intenable pour de nombreuses entreprises de bâtiment et de travaux publics. Les coûts de réalisation des logements et des ouvrages lancés dans le cadre de la relance économique subiront certainement les conséquences de cette flambée. Pour les entreprises de construction, l’approvisionnement des chantiers en Algérie est devenu extrêmement difficile.
L’Union générale des entrepreneurs algériens affirme que “les formules d’actualisation et de révision des prix, si elles existent sur certains contrats, sont longues à mettre en œuvre (10 mois à deux années)”. Ce qui, de l’avis de l’UGEA, pénalise l’entreprise. Afin de régler cette situation jugée “préjudiciable pour l’outil de réalisation nationale et le programme de développement présidentiel”, l’Union générale des entrepreneurs algériens estime que la mise en place par les pouvoirs publics de mécanismes de compensation “est plus qu’urgente et nécessaire”.
Rien ne présage une baisse des prix dans les prochains mois. Au contraire, sans régulation, les prix pourraient grimper davantage. D'ici la fin de l'année, plusieurs grands projets seront en chantier. Ceux qui sont en cours de réalisation devraient s'accélérer. La livraison de la majorité des grands projets d'infrastructures est, en effet, prévue pour 2009. Tous ces paramètres présagent d’une forte pression sur les matériaux de construction. Certains spécialistes estiment que les raisons de la crise des matériaux de construction sont nombreuses. Ils citent, entre autres, le lancement de plusieurs grands chantiers en même temps, un marché des matériaux de construction complètement déstructuré, une mauvaise gestion des capacités de production de ciment, etc.
La solution pourrait venir d’une véritable politique de l'offre avec une multiplication du nombre d'entreprises et l'incitation par les pouvoirs publics des entrepreneurs à investir dans les carrières de sable, les cimenteries, les centrales à bitume…
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21st February 2008 07:36 #69
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Jeudi 21 Février 2008 -- Grandement marginalisés au plan social, les cadres algériens sont tenus à l’écart des bouleversements socioéconomiques. En effet, sollicités de par leur compétence en matière de gestion, deux cadres dirigeants de deux importantes entreprises algériennes, à savoir les cimenteries de H’djar Essoud et de Sour El Ghozlane ont été sollicités par Buzzi-Unicem, l’un des leaders mondiaux de production du ciment, qui a pris la gestion totale de ces deux cimenteries depuis le mois en cours. Eu égard aux bilans financiers positifs qu’avaient enregistrées ces deux entreprises, le partenaire étranger n’a pas voulu investir dans des cadres étrangers et a préféré puiser dans le vivier existant, d’où son souhait de maintenir ces deux cadres dirigeants à la tête de leurs ex-entreprises respectives. En porte-à-faux selon le holding, ne concerne pas ce cas, car il s’agit de partenariat et non d’entreprise concurrente. Selon les Italiens, l’interprétation de l’ordonnance n° 07-01 du 1er février 2007 relative aux hauts cadres algériens pose problème. D’un côté, les Italiens ne lâchent pas prise, allant jusqu’à faire appel à des cabinets d’avocats étrangers pour défendre leur position, de l’autre, la tutelle est sollicitée pour trancher sur la question, mais celle-ci semble afficher un niet catégorique. « En ce qui concerne l’ordonnance 07-01, elle s’applique sur les hauts cadres algériens, tels ceux de Sonatrach ou de Sonelgaz, qui démissionnent de leurs entreprises respectives pour passer chez des firmes étrangères concurrentes dans lesquelles ils seront fortement rémunérés. Il est irrationnel que des compétences nationales soient reconnues et sollicitées par des grandes firmes internationales, mais marginalisés dans leur pays qui plus est, par des ordonnances mal interprétées », diront plusieurs cadres de ces deux entreprises.
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21st February 2008 20:52 #70
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Jeudi 21 Février 2008 -- Le secteur du bâtiment traverse une nouvelle crise induite, comme à l’accoutumée, par le renchérissement des prix des matériaux de construction. « Un nombre important de demandes d’arrêt de chantier a été formulé depuis le début du mois », révèle El Hannani, président du bureau local de l’Union des entrepreneurs (UGEA). « Les spéculateurs redoublent de férocité », s’inquiète-t-il.
Certains spécialistes imputent, en effet, les perturbations enregistrées sur le marché des matériaux de construction à l’action concertée de spéculateurs échappant à tout contrôle. La hausse vertigineuse des prix du rond à béton, du bois et du ciment risque de perdurer dans les conditions actuelles du marché. Le ciment enregistre une hausse de 220 dinars (100%), alors qu’il était cédé à 250 dinars le sac de 50 kg (prix à la sortie de l’usine).
« Si aucune mesure n’est prise, de nombreux projets seront gelés et des centaines d’emplois menacés », prévient le représentant de l’UGEA. En fait, actuellement les entrepreneurs hésitent à postuler pour un nouveau marché inscrit dans le programme global de la wilaya, en l’absence d’instruments de régulation du marché.







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