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  1. #71
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    Dimanche 24 Février 2008 -- L’objectif de réalisation de 10 000 logements pour 2008 est menacé par l’arrêt des chantiers. L’intervention de l’Etat pour réguler le marché des matériaux de construction s’avère impérative. Y a-t-il une volonté délibérée de saboter le programme présidentiel d’un million de logements ? La confédération algérienne du patronat (CAP) a apporté, à ce propos, quelques éléments de réponse. Lors d’une conférence de presse, animée mercredi dernier, le premier responsable régional de la CAP, le docteur Abdelhamid Salhi, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique qui caractérise, ces derniers temps, le marché des matériaux de construction. « Nous ne pouvons plus supporter la pénurie qui frappe deux produits vitaux dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, en l’occurrence le ciment et le rond à béton », dira celui-ci.

    Ces matériaux font l’objet d’une spéculation outrancière, à telle enseigne qu’ils sont devenus inaccessibles et leurs prix, qui ont connu une hausse vertigineuse, n’arrangent guère les affaires des entreprises de réalisation, a-t-il ajouté. Si le prix du sac de ciment, qui a atteint 560 DA, trouve néanmoins une explication plus au moins acceptable à cause de l’arrêt programmé de l’usine de Hdjar Essoud de Azzaba (Skikda), celui, par contre, du rond à béton, vendu à 6 700 DA/t, n’est pas justifié, d’autant plus que la région compte assez de laminoirs implantés dans les zones industrielles de Berrahal et d’El Hadjar en mesure de répondre à la demande.

    La CAP, qui entend donner un coup de pied dans la fourmilière, va jusqu’à interpeller les pouvoirs publics sur cette situation qui risque, si elle venait à perdurer, de bloquer les chantiers, et de ce fait les projets de logements ne seraient pas livrés dans les délais, alors qu’on table sur la réception en 2008 de plus de 10 000 logements sur un programme en cours dépassant les 22 000 unités. Il va sans dire que les pouvoirs publics n’ont pas prévu, lors de l’élaboration de ces projets, une telle situation, ni les mesures d’accompagnement des entreprises de réalisation, estiment les membres de la CAP, qui entendent peser de tout leur poids pour lever les contraintes qui s’érigent devant l’outil de production.

    L’intervention de l’Etat pour régler le marché des matériaux de construction s’avère impérative, et ce afin de libérer les entreprises de réalisation qui, au rythme où vont les choses, seront obligées de mettre la clef sous le paillasson. Faut-il se tourner vers l’importation du ciment et du rond à béton, ou continuer à subir la pénurie avec les conséquences fâcheuses se répercutant sur les entreprises et l’emploi ? s’interrogent les membres de la CAP, qui plaident, d’autre part, sur la mise à niveau des structures de l’Etat dans la perspective de donner une nouvelle dynamique au développement du pays. La CAP a, dans ce sens, un programme de travail qu’elle va mettre en œuvre avec les institutions, entre autres, le port, les Douanes, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et les directions de l’exécutif de wilaya concernées pour tenter de trouver des solutions appropriées à la « panne » de développement qui frappe le pays.

  2. #72
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    Jeudi 28 Février 2008 -- Le sac de ciment à 450 DA, le quintal du rond à béton à plus de 5 000 DA, le camion de sable (2,5 m3) à 3 000 DA... tel est l’échantillon des prix des matériaux de construction sur le marché, sans parler de celui de la main-d’œuvre qui s’aligne, elle aussi, dans les mêmes conditions. Construire une maison, est devenu un véritable luxe pour l’autoconstructeur. Nombreux détenteurs de lots de terrain, dans l’incapacité d’entamer les travaux, ont été contraints de céder leur lot.

    Cette augmentation vertigineuse des prix des matériaux de construction est évaluée à plus de 20% par la Confédération algérienne du patronat de la wilaya d’Oum El-Bouaghi. Cette dernière a adressé une correspondance au chef de l’exécutif dans laquelle elle fait part de son inquiétude croissante quant au problème crucial de l’augmentation vertigineuse des prix des matériaux de construction auxquels les associations patronales et les entrepreneurs sont confrontée.

    “Les entreprises opérant au niveau de notre wilaya ne peuvent supporter des pertes considérables sur le plan financier et se trouvent dans une situation pénalisante au regard des marchés contractés qui ne comportent aucune clause de révision et actualisation des prix”, affirment la confédération patronale dans sa lettre. Dans le même contexte, elle sollicite le chef de l’exécutif pour se pencher sur la sensible situation vécue par les entreprises opérantes au niveau de la wilaya d’Oum El-Bouaghi pour leur éviter des pertes sèches et l’impact d’une perturbation de la cadence des travaux déjà entamés.

  3. #73
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    Dimanche 2 Mars 2008 -- Les surprenantes augmentations que connaissent, ces derniers temps, les prix des matériaux de construction se répercutent négativement sur les réalisations. Le secteur de bâtiment traverse une nouvelle crise induite par le renchérissement des prix des matériaux de construction. Les constructeurs ne savent plus à quel saint se vouer.

    Après la hausse du ciment, cédé actuellement entre 470 et 500 DA, le sac de 50 kg auprès des revendeurs de matériaux de construction, le ciment voit son prix atteindre un niveau jamais égalé auparavant pour le grand dam de ceux qui en ont besoin. Quant aux chantiers, c'est la déception totale auprès des entreprises du bâtiment qui sont contraintes de ralentir le rythme de travail, à défaut de forcer leurs ouvriers au chômage temporaire.

    Les différents projets de construction, tous types confondus, connaissent d'importants retards. Lancés sur plusieurs étapes, ils sont pour la plupart bloqués par le manque de ciment. Vraisemblablement planifiée par le mafia, cette pénurie persistante du ciment dans la région centre ouest du pays est la plus grave jamais vécue, qui profite uniquement aux spéculateurs.

    Signalons que pour l'exercice 2008, l'ECDE de Chlef impose à sa clientèle, en particulier les revendeurs en gros des matériaux de construction, les fabricants utilisateurs de ciment et les producteurs de béton, un cahier des charges par lequel elle exige le dépôt d'une avance commerciale de 10% sur le programme annuel et la déclaration des moyens de transport devant servir à l'enlèvement de la marchandise.

    Ces dispositions interviennent curieusement à un moment où la direction de l'usine, qui s'enorgueillit d'avoir doublé la capacité de production de ciment, qui est passée de 1 000 000 tonnes/an à 2 000 000 tonnes/an, et ce, à la faveur d'un plan de réhabilitation des installations techniques. À noter que l'ECDE de Chlef couvre neuf wilayas et sa production annuelle dépasse les 2,2 millions de tonnes dont 1 million de tonnes est réservé aux entreprises de réalisation et 1,4 millions de tonnes pour les commerçants de gros au nombre de 1199.

    Pour rappel le sac de ciment de 50 kg, qui est cédé par l'unité à 225,50 DA, sur la marché, son prix ne doit dépasser 280 DA, alors qu'il a atteint ces derniers temps 500 DA. Les spéculateurs font la loi, le quintal de rond à béton a été vendu entre 6500 et 7000 DA. Ces matériaux font l'objet d'une spéculation outrancière, à telle enseigne qu'ils sont devenus inaccessibles et leurs prix, qui ont connu une hausse vertigineuse, n'arrangent guerre les affaires des entreprises de réalisation. Si aucune mesure n'est prise, de nombreux projets seront gelés et des centaines d'emplois menacés.

  4. #74
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    Dimanche 2 Mars 2008 -- La hausse soutenue que connaît actuellement, et depuis quelques mois, le prix du ciment, à l’instar d’autres matériaux de construction, est devenue un sérieux obstacle pour la réalisation des différents programmes de construction de logements dans la wilaya de Constantine.

    En effet, la tension sur le ciment, la spéculation aidant, est au plus haut dans une wilaya où un grand nombre de chantiers est en cours. Depuis quelques mois déjà, les promoteurs immobiliers ne cessent de demander la révision du prix du mètre carré habitable en fonction des prix des matériaux de construction. Ainsi, en l’espace de quelques mois, le prix, au détail, du sac de ciment de 50 kg est passé de 280 à 330 DA à fin 2007, pour atteindre, ces jours-ci, 480 DA, voire 500 DA chez certains revendeurs de la périphérie de la ville, notamment ceux domiciliés du côté de la cité des frères Abbès (Oued El Had). Le prix du gros varie, selon les fournisseurs, entre 420 et 450 DA. Soulignons que le sac de ciment est cédé, à prix d’usine, à 230 DA.

    Certains revendeurs affirment qu’ils ne peuvent s’approvisionner auprès de l’ERCE de Hamma Bouziane, malgré le fait qu’ils disposent de registres de commerce en bonne et due forme, et sont obligés d’acheter le ciment en deuxième main. D’autres achètent les bons d’enlèvement qui se négocient actuellement à 16 000 DA l’unité, alors qu’il y a à peine 2 mois, ceux-ci étaient cédés à 10 000 DA.

    Selon des commerçants, cette hausse du prix du ciment est due à des perturbations dans l’approvisionnement du marché dans la région Est, en raison de la récente fermeture de l’usine de H’djar Essoud dans la wilaya de Skikda. Celle-ci aurait entraîné un accroissement de la demande au niveau de l’ERCE de Hamma Bouziane, que la production actuelle n’arrive pas à satisfaire. D’autres l’imputent à la grande spéculation qui existe depuis quelques années sur les prix des matériaux de construction en général et du ciment en particulier à Constantine.

  5. #75
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    Dimanche 2 Mars 2008 -- Après une accalmie qui a duré, à peine, quelques mois, la flambée des prix et la spéculation viennent de gagner à nouveau le marché des matériaux de construction. Avec le niveau qu'elle vient d'atteindre ces dernières semaines, la tension qui plane sur le marché local nécessite de tirer la sonnette d'alarme en urgence.

    Faute de quoi, ce sont les multiples projets de construction lancés dans les secteurs du logement et des travaux publics qui risquent d'être compromis. En l'espace de quelques jours seulement, le rond à béton se négocie autour des 10 000 dinars le quintal sur le marché de détail au centre du pays. Un sac de ciment, quant à lui, vient d'atteindre le pic fatidique des 500 dinars. Ainsi, en moins d'une année, le prix du rond à béton vient d'enregistrer une augmentation qui dépasse les 60%, après avoir été fixé à moins de 4 000 DA/quintal; celui du ciment, de son côté, vient d'enregistrer une augmentation qui dépasse les 100% dans certains cas.

    Cette situation n'a pas manqué, d'ailleurs, de susciter un sentiment d'embarras dans les milieux des entreprises de réalisation, des promoteurs immobiliers ou des constructeurs privés. L'inquiétude que provoque de plus en plus la tension sur le marché des matériaux de construction a été exprimée,hier, par un entrepreneur qui vient de s'engager pour la réalisation de plusieurs projets de logement au centre du pays. "Avec les prix qui sont appliqués ces derniers jours pour le ciment ou le rond à béton, notre entreprise ne va pas tarder à mettre la clé sous le paillasson ", a-t-il déclaré. "La situation est d'autant plus compliquée du moment que ni, les promoteurs, qui nous ont confié ces chantiers, ni les vendeurs de matériaux de construction qui nous approvisionnent ne veulent comprendre les contraintes que provoquent ces flambées", ajoute-t-il.

    En tout cas, la flambée subite que connaissent les matériaux de construction incitent souvent les entreprises de réalisation à exiger la révision à la hausse des prévisions préalablement établie et de leurs offres financières. Chose que les promoteurs immobiliers ou les tutelles des projets lancés refusent dans la majorité des cas. Tel que la donne a été expliquée par les acteurs du secteur, la flambée actuelle est conjoncturelle et liée à la période qui est propice à la relance des chantiers, comme cela arrive à l'orée de la saison printanière de chaque année. Sinon, "comment expliquer ces augmentations des prix alors qu'il n'y a aucunement pénurie de ces produits ? ", se demande le chef d'une entreprise de réalisation.

    Ceci n'est pas moins pertinent lorsque l'on sait qu'en matière du ciment, à titre d'exemple, la production nationale est suffisamment bien placée pour couvrir les besoins exprimés par la demande locale. C'est le même constat qu'il y a lieu de dresser pour ce qui est du rond à béton, dont la production locale et les importations, avec leur fréquence, doivent répondre théoriquement à la demande nationale. Il est, en définitive, urgent pour les pouvoirs publics interviennent de réinstaurer la stabilité sur le marché des matériaux de construction afin que des projets d'envergure comme celui d'un million de logements ou les vastes chantiers d'infrastructures de base, ne tombent pas dans le drame de l'échec.

  6. #76
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    Lundi 3 Mars 2008 -- Après étude et examen de la situation des deux sociétés algériennes du ciment, en l’occurrence Hadjar Essoud de Skikda et celle de Sour El-Ghozlane, la partie italienne en charge de la gestion pour quatre années à partir du premier du 1er février dernier, à savoir Buzzi-Uniem, a retenu le maintien à la tête de l’entreprise les deux ex-PDG, les ayant estimés hautement compétents. Néanmoins certains hauts responsables se sont opposés à cette proposition, apprend-on de source sûre.

    Cependant, la partie italienne n’a pas baissé les bras. Elle a défendu sa position en faisant appel à des bureaux d’avocats nationaux et internationaux, lesquels semblent se heurter pour le moment à un refus inexplicable et inexpliqué, selon toujours nos sources, qui signalent, d’autre part, que ce problème en question a été posé à la tutelle pour prise de décisions.

    Pour sa part, la partie italienne affiche clairement sa position concernant leur politique de gestion des usines acquises de par le monde (Mexique, Thaïlande, Europe, Turquie, etc.), à savoir “laissez les nationaux prendre en charge tout le volet de gestion, surtout lorsqu’il s’agit de responsables ayant déjà prouvé leur savoir-faire”.

    Approchés dans ce contexte, des cadres de l’entreprise de Hadjar Essoud ont indiqué qu’il est aberrant que les compétences nationales soient reconnues et acceptées par des grandes entreprises internationales, mais bafouées par nos responsables. Pour beaucoup d’entre eux, “cela explique tous les problèmes de la fuite des cerveaux et le découragement des gestionnaires et hauts cadres algériens”.

    Contactés par nos soins, les Italiens ne semblent pas, dans ce contexte, lâcher prise. Ils ont affirmé qu’ils maintiennent leur position et présenterons un nouveau dossier confectionné par ses avocats pour démontrer et prouver à la fois qu’il n’y a aucune incompatibilité avec l’ordonnance avancée. Pour rappel, la société italienne Buzzi-Unicem, l’un des leaders mondiaux en matière de production de ciment, a pris à compter du 1er février 2008, le contrôle total de la gestion de la cimenterie de Hadjar Essoud.

    Elle a accédé au capital de ladite société à hauteur de 35%, soit avec un apport de l’ordre de 58 millions d’euros, sachant bien que l’entreprise algérienne a réalisé, en 2007, un bénéfice de plus de 110 milliards de centimes, soit près de 48%, en excédent brut d'exploit sur chiffre d'affaires, estimé à quelque 320 milliards de centimes, selon des sources syndicalistes. Ce ratio a placé la cimenterie de Hadjar Essoud, en dépit de ses capacités théoriques de production limitées (900.000 tonnes/année), comme étant la plus performante en Algérie et l’une des plus concurrentes à l’échelle planétaire.

  7. #77
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    Des groupes égyptiens vont investir dans des cimenteries, un complexe sidérurgique et un complexe chimique, a annoncé le ministre de l'Industrie Abdelhamid Temmar. Un groupe égyptien va construire une cimenterie à Djelfa pour 400 millions de dollars et un autre va entrer à hauteur de 35% dans le capital d'une cimenterie à Zahana (Mascara) pour 45 millions USD, a-t-il dit en marge de la réunion de la commission mixte algéro-égyptienne à Alger...

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