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  1. #169
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    Mercredi 30 juillet 2008 -- Une convention-cadre entre, d'un côté, la Banque extérieure d'Algérie (BEA), et de l'autre, la SGP Groupe des industries des ciments (GICA), a été signée hier au siège de la BEA à Bir Mourad Raïs. La convention porte sur un investissement de 780 millions de dollars au profit de trois cimenteries, à savoir la Société des ciments de Aïn El-Kebira dans la wilaya de Sétif, la Société des ciments de Chlef ECDE, et enfin la Société des ciments de Béni Saf. Les investissements qui seront consentis (BEA 70% et le reste pris en charge par les cimenteries en question) visent l'extension des capacités de ces cimenteries par le lancement d'autres lignes de production.

    D'après le président du directoire de la SGP-GICA, M. Aibeche, la signature de la convention-cadre représente le passage à une «étape qualitative» dans les relations avec la BEA, qui a, faut-il le rappeler, opté ces dernières années pour le financement des grandes entreprises, à leur tête toutes celles qui exercent dans le secteur des hydrocarbures. Avec ces extensions, ce sont, souligne M. Aibeche, pas moins de 6 millions de tonnes de ciment de plus qui seront injectés sur le marché. Le responsable de la SGP-GICA fera savoir que les investissements dont bénéficieront les trois cimenteries pourraient atteindre le 1 milliard de dollars. Il a annoncé que d'ici l'année 2012, les cimenteries relevant du secteur public atteindront, selon les prévisions, une production de 18 millions de tonnes.

    «Avec l'extension des trois cimenteries, nous entrons dans la deuxième phase stratégique de notre développement», a déclaré le président du directoire de la SGP-GICA, lors de son allocution avant la signature de la convention-cadre avec le PDG de la BEA, M. Mohamed Loukal. Il rappellera qu'en 2007, la production des cimenteries publiques a atteint plus de 11 millions de tonnes, soit une croissance annuelle de 8%. Il y a lieu de souligner que les trois cimenteries qui vont bénéficier des extensions produisent actuellement 4,5 millions de tonnes de ciment. Des sources proches du dossier nous ont affirmé hier que le prix du ciment dans les trois cimenteries ne connaîtra pas de changement après les investissements qui seront injectés.

  2. #170
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    Mercredi 30 Juillet 2008 -- L’Algérie trébuche sur la mondialisation ! Le gouvernement semble avoir tiré les enseignements de la dernière acquisition par le groupe français Lafarge des cimenteries de Mascara et de M’sila auprès de l’entreprise égyptienne Orascom Cement. La cession de ces cimenteries par le groupe égyptien à une autre entreprise étrangère a suscité le mécontentement des pouvoirs publics, qui ont décidé alors de mettre de l’ordre dans le domaine et de revoir la stratégie de privatisation et de partenariat. Le Conseil des participations de l’Etat (CPE) s’échine, depuis la semaine dernière, à préparer un certain nombre de mesures à cet effet.

    C’est ce qu’a indiqué hier le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza. S’exprimant lors d’une conférence de presse animée à l’issue de la réunion du conseil de gouvernement, le ministre affirme que le gouvernement compte introduire « le droit à la récupération des entreprises cédées par les opérateurs étrangers et nationaux ». « L’Etat est prioritaire. Quand le CPE traite avec un opérateur étranger donné, ce dernier n’aura pas, désormais, le droit de vendre son entreprise réalisée en Algérie à un autre opérateur sans avoir l’aval du gouvernement », explique-t-il en affirmant que cette mesure intervient « pour préserver l’intérêt national dans le cadre du respect de l’économie de marché ». Selon lui, cette décision est justifiée par la nécessité de combler les vides juridiques existant dans la législation nationale. « Le pays est passé par une période très difficile où il cherchait désespérément des investisseurs. Aujourd’hui, il est grand temps de corriger les lacunes et de combler les vides juridiques », souligne-t-il. Des ateliers, ajoute-t-il, ont été ouverts par le chef du gouvernement pour élaborer des réglages dans ce domaine.

    En outre, l’Exécutif veut aussi prendre le taureau par les cornes en révisant la question du transfert des capitaux. Les critiques du président Bouteflika concernant certains investissements étrangers en Algérie semblent avoir stimulé le gouvernement à réglementer le transfert des capitaux. « Cette mesure définira les conditions de transfert des capitaux applicables à travers le monde et dans le cadre du respect des lois nationales », indique-t-il. Cette décision concernera, en particulier, les entreprises étrangères implantées en Algérie. Précisant qu’aucun groupe arabe intéressé par l’investissement en Algérie ne s’est retiré, M. Boukerzaza annonce la décision du gouvernement d’accorder des facilités à des investisseurs arabes dont les projets en Algérie sont en cours de finalisation. « Les concernés sont des opérateurs émiratis », note-t-il, en démentant l’information selon laquelle le groupe émirati Dubaï Ports World a remporté la gestion des ports d’Alger et de Djendjen (Jijel). « Les négociations sont toujours en cours », affirme-t-il. Reconnaissant l’échec du processus de privatisation enclenché au milieu des années 1990, le gouvernement s’engage à le corriger. « Le président de la République a eu le courage de reconnaître l’échec de ce processus et il a instruit le gouvernement d’apporter les modifications nécessaires », enchaîne-t-il.

    L’un des ateliers mis en place par le chef du gouvernement, dit-il, « a pour mission de réfléchir sur la nouvelle orientation du processus de privatisation et de partenariat ». A la question de savoir si l’Exécutif a établi le bilan dudit processus (lancé il y a plus de 10 ans), le ministre répond par la négative. « Nous sommes en train d’évaluer ce processus. Nous n’avons pas fait de bilan pour le moment », conclut-il.

  3. #171
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    Jeudi 31 juillet 2008 -- Aujourd’hui, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme (Matet), M Cherif Rahmani, effectuera une visite d’inspection et de travail à l’unité amiante-ciment de Zahana (wilaya de Mascara). C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que le ministre se déplace pour ce genre de société. Le 26 juillet dernier, il avait procédé à la fermeture de l’unité amiante-ciment de Meftah (wilaya de Blida). Le Matet a-t-il pris le taureau par les cornes en s’engageant à fond pour l’éradication des déchets dangereux, à leur tête l’amiante ? Selon les déclarations de M. Cherif Rahmani, en 2006, plus de deux millions de tonnes de déchets dangereux étaient stockées dans le pays. Chaque année, 325 000 tonnes de déchets spéciaux sont produites.

    Les wilayas d’Alger, d’Oran, de Skikda, de Annaba et de Tlemcen produisent 87% de déchets et renferment 95% du stock national. Ces quantités importantes de déchets ont fini par causer des maladies irréversibles aux citoyens et, à plus forte raison, aux employés de ces usines. De 1982 à 1997, 162 cas de maladies directement liées à l’amiante, dont 15 cancers, ont été comptabilisés par la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs. Leur prise en charge aurait coûté entre 50 000 et un million de dinars. La première apparition de l’amiante-ciment en Algérie remonte à 1950, avec la mise en service de l’usine de Gué de Constantine, fermée depuis 1997. Après l’apparition des effets néfastes sur l’environnement et la santé du citoyen, l’Algérie a réagi dès 1998 en adoptant l’option de l’utilisation sécuritaire de l’amiante avec perspective d’interdiction à long terme. En 2003, une réglementation a vu le jour pour imposer des restrictions en délimitant des seuils admissibles à 0,1 fibre par cm3.

    Rappelons qu’en 2006, un plan national de gestion des déchets spéciaux avait été adopté par le Matet dont le but est d’établir un cadastre national des déchets dangereux sur une durée de dix ans. M. Rahmani avait annoncé alors que les années 2006-2007 seraient consacrées à l’élimination de différents déchets dangereux. Le programme pour ces années prévoyait l’élimination de près d’un million de tonnes de déchets mercuriels et de plus de 450 000 tonnes de boues de lixiviats de zinc, outre 2 360 tonnes de produits phytosanitaires et 1 200 tonnes de produits pharmaceutiques périmés. Par ailleurs, dans le cadre de l’action continue de dépollution industrielle, le Matet fixe quelques points chauds à l’instar des complexes de sidérurgie et d’engrais azotés de Annaba, de l’électrolyse de zinc de Ghazaouat et du mercure de Azzaba.

  4. #172
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    August 1, 2008 (Bloomberg) -- Lafarge SA, the world's biggest cement producer, fell the most in 5 years in Paris trading after start-up delays hurt Middle East output and energy costs rose.

    Lafarge, based in the French capital, dropped as much as 9.4 percent. Production at the Egypt-based Orascom Construction division will fall 2.5 million tons short of full-year targets, Chief Executive Officer Bruno Lafont said at a press conference today.

    Lafarge, which plans to invest 2 billion euros on expansion this year, bought the Orascom cement unit for 10.2 billion euros ($16 billion) in December to become the Middle East's biggest producer and reduce its dependence on a slumping U.S. market. The division will fall short of its full-year earnings target after plant start ups experienced problems related to new equipment in Algeria, Iraq and the United Arab Emirates, Lafont said.

    "Investors are disappointed about Orascom," said Eric Schneider, a UBS analyst with a "buy" rating on the stock. "They worry about production delays as well as rising energy costs." The problems will cut operating profit by 65 million euros, he said.

    Energy expenses will rise to 1.9 euros per ton of cement output this year, from 1.3 euros anticipated four months ago, Lafont said. Price increases and cost savings from integrating Orascom will help offset the trend, he said.

    Second-quarter operating profit rose 8 percent to 1.1 billion euros compared with an analyst estimate of 1.14 billion euros. Lafarge reiterated that operating profit will increase this year and that earnings per share will exceed 15 euros. The company also said cost savings will beat its 400 million-euro target for 2008. Orascom had a full-year target of $1.3 billion in earnings before interest, taxes, depreciation and amortization.

    A government ban on cement exports slowed production from Egypt, which accounts for 27 percent of Orascom's output, Lafont said. Cement prices rose more than 10 percent in the Middle Eastern country, Chief Financial Officer Jean-Jacques Gauthier said at a press conference. Cement prices rose 7 to 8 percent on average in the first half, he said.

    "We've seen signs of government worry about inflation," Lafont said. "It's normal. Our prices still hold up."

    The Orascom purchase helped reduce the company's dependence on the U.S., where construction is shrinking following a record plunge in homebuilding. The U.S. cement industry will experience "one of the worst industry downturns in the post WWII era" this year, Exane BNP Paribas said in May, citing The Portland Cement Association. Lafarge anticipates a "stronger than expected volume slowdown" in the U.S., the U.K. and Spain, the company said in an earnings report yesterday.

    "The big disappointment is that the volume of cement in certain markets could slow," said Chicuong Dang, an analyst at Richelieu Finance in Paris, which has $6.2 billion under management. "That's hurting the stock today."

    Demand for cement worldwide will increase by 2 to 4 percent this year, Lafont said.

    MF Global Securities analyst Tobias Woerner, who rates the stock "buy," described today's share price trop as "overdone." "It's a great buying opportunity for long-term investors," Woerner said. "The market is in a negative mood and every bit of news is being beaten down."

  5. #173
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    Sonia Lyes :


    Vendredi 1 Août 2008 -- L’action du groupe français de ciment Lafarge a été lourdement sanctionnée aujourd’hui à la Bourse de Paris. Elle a chuté de près de 8% dans d’importants volumes échangés. Parmi les motifs d’inquiétude des investisseurs : l’Algérie. Lafarge y est implanté depuis fin 2007, date de l’acquisition de l’égyptien Orascom Cement. Elle y possède trois cimenteries : Meftah (acquise récemment), M’Sila et Mascara.

    Le retard dans le démarrage de l’usine de ciment de Mascara aura un impact négatif de 8% sur le résultat sur le résultat d’exploitation de l’ensemble du groupe pour l’année 2008 et ne permettra pas un groupe d’atteindre ses objectifs de production, selon des estimations publiées aujourd’hui par des analystes de la banque d’investissement européenne Landsbanki Kepler. Plus globalement, ces mêmes analystes se sont montrés très déçus par les premiers mois d’Orascom Cement racheté par Lafarge pour plus de 10 milliards de dollars, dont 2 milliards pour la seule partie algérienne.

    «Des retards dans le démarrage d'usines de ciment en Algérie, Irak et dans les Emirats arabes unis - résolus depuis - n'ont pas permis au groupe de vendre environ 2,5 millions de tonnes de ciment, ce qui devrait décaler de quelques mois l'atteinte de l'objectif de 1,3 milliard de dollars d'excédent brut d'exploitation fixé en 2008 pour Orascom Cement», a reconnu jeudi soir le directeur financier de Lafarge, Jean-Jacques Gauthier, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes financiers.

    Par ailleurs, les critiques formulées par le président Bouteflika, samedi dernier, concernant l’opération de vente d’Orascom Cement à Lafarge et le durcissement des conditions d’implantation des groupes étrangers en Algérie ne semblent pas avoir retenu l’attention des investisseurs, ni provoqué l’inquiétude de Lafarge. «Nous avons eu connaissance du discours du président algérien. Nous ne faisons aucun commentaire. Une chose est sûre : nous avons obtenu les autorisations des autorités algériennes pour nous implanter », a indiqué à toutsurlalegrie.com un porte-parole du groupe français.

  6. #174
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    Samedi 2 aout 2008 -- C’est officiel. L’usine de production d’amiante de Zahana, dans la wilaya de Mascara a été fermée. Cette décision a été prise jeudi dernier par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, M. Cherif Rahmani, rapporte l’APS. Le ministre, en visite de travail et d’inspection à Mascara, a annoncé que «cette décision de fermeture, de désamiantage, de dépollution et de décontamination de cette unité relevant du groupe ERCO, intervient dans le cadre des mesures similaires qui ont ciblé d’autres usines polluantes à travers le pays, suite à des études approfondies qui ont duré deux années». Il a ajouté que «l’Etat algérien, qui veille à la santé des citoyens, a pris la décision courageuse d’interdire la production et l’importation de produits contenant de l’amiante». «De nouvelles usines verront le jour sur les sites fermés, pour accueillir le personnel des unités fermées», a affirmé Rahmani, assurant que les salaires des 149 employés de l’unité de Zahana seront pris en charge. «L’Etat prendra en charge leurs salaires et leur assurera un suivi médical gratuit à vie et des examens de santé périodiques destinés à prévenir toute éventuelle contamination par ce produit toxique: l’amiante, et ses dérivés», a précisé le ministre. Il y a lieu de noter que les normes admissibles à l’échelle mondiale de présence d’amiante dans les produits fabriqués à base de ce matériau, sont de l’ordre de 0,5 fibre au centimètre cube (cm3), alors que les articles sortis de cette usine (plaque Eternit, conduites d’eau et autres) affichent des taux de 5 fibres au cm3.

    Il faut savoir que des études approfondies ont révélé les dangers immenses que l’amiante fait courir à l’homme et son environnement et des analyses ont même démontré qu’avec le temps, la fibre d’amiante peut contaminer même les nappes d’eau souterraines. Le ministre a tenu à préciser que l’Algérie, à l’instar de certains autres pays a entamé un programme d’élimination des usines à l’origine de risques de pollution de l’environnement «qui, dira-t-il, s’est concrétisé, à ce jour, par la fermeture des unités de produits d’amiante de Skikda, de Meftah et aujourd’hui de Zahana». Selon le ministre, le site de cette unité abritera, après sa décontamination, une autre usine avec une activité différente et ce, en vue de permettre le placement de l’ancien personnel et la création de nouvelles opportunités d’emploi pour la jeunesse. «D’une superficie de plus de 13 hectares, l’usine d’amiante et de dérivés de Zahana, fabriquait, depuis son ouverture en 1976 près de 50 tonnes d’articles par an», indique-t-on. Fermée en 2007, sur décision ministérielle relative à la fermeture des usines à activité polluante, elle fait, depuis, l’objet d’opérations de dépollution, de désamiantage et de décontamination de son site et de ses équipements de production. Ces opérations demandent d’énormes fonds et des efforts pour assainir l’environnement et nettoyer l’eau, les terres agricoles, les équipements et les installations de toute trace de pollution. Des opérations similaires cibleront les carrières d’extraction de fibres d’amiante, et des décharges sont programmées, apprend-on par ailleurs.

  7. #175
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    Sonia Lyes :


    Samedi 2 aout 2008 -- Le président Bouteflika, dans son discours prononcé samedi dernier devant les maires du pays, a critiqué l’opération de vente, fin 2007, du groupe égyptien Orascom Cement au français Lafarge. Il avait notamment mis en avant l’importante plus-value réalisée par l’égyptien au « détriment » de l’Etat algérien. En réalité, selon des informations exclusives recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de sources industrielles algériennes et françaises, Lafarge, avant le rachat d’Orascom Cement, avait tenté à au moins deux reprises de s’implanter en Algérie. Mais, à chaque fois, il s’était heurté au refus des autorités algériennes.

    Dès 2006, le groupe français présente au ministère de l’Industrie et de la promotion de l’investissement (MIPI) un plan visant à prendre des participations dans la quasi-totalité des cimenteries publiques algériennes. Le plan de Lafarge prévoyait notamment d’importants investissements destinés à moderniser les usines ainsi que l’implantation de nouvelles unités de production de ciment dans le pays pour répondre rapidement à la demande nationale et faire de l’Algérie un pays exportateur de ciment dans les prochaines années.

    Plusieurs hauts responsables du groupe français ont effectué des déplacements à Alger pour expliquer leur projet. Mais après quelques mois d’hésitation du MIPI, le dossier est transmis à la présidence de la République en 2007 qui oppose un refus. Sans aucune explication. « Ils ont seulement dit non. On ne veut pas », explique à toutsurlalgerie.com une source proche du dossier. La même année, Lafarge, qui cherche à s’implanter en Algérie, approche plusieurs groupes privés algériens pour lancer des projets communs. Mais dès les premiers contacts en Algérie, Lafarge et ses partenaires algériens se heurtent à plusieurs blocages bureaucratiques. Plus inquiétant : de mystérieux intermédiaires, prétendus proches du gouvernement, déconseillent au groupe de s’associer avec des partenaires privés, évoquant des « susceptibilités » du gouvernement à l’égard de certains points : choix de la région pour l’implantation du projet, choix des partenaires... Prudent, Lafarge finit par abandonner la piste d’un partenariat avec des opérateur privés algériens.

    Restait alors une dernière solution : s’emparer d’un groupe étranger possédant une bonne implantation en Algérie. Orascom Cement était le seul à avoir un tel profil. Résultat : Orascom Cement réalise une plus-value de près de 1,5 milliards de dollars au détriment de l’Etat algérien. Le groupe égyptien n’a rien fait d’illégal : il a seulement été meilleur que l’Etat algérien.

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