+ Reply to Thread
Page 14 of 32 FirstFirst ... 4 12 13 14 15 16 24 ... LastLast
Results 92 to 98 of 221
  1. #92
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samia Amine :


    Lundi 27 octobre 2008 -- Les importations de véhicules explosent. De janvier à septembre, le nombre de véhicules importés par des concessionnaires a progressé de 23,36 % en volume et de près de 15% en valeur, selon des chiffres obtenus par Tout sur l'Algérie (tsa-algerie.com) de source proche du Centre national de l'informatique et des statistiques (CNIS) des douanes.

    En effet, durant les neuf premiers mois de l'année 2008, l'Algérie a importé 223 131 véhicules pour une valeur totale de 178,734 milliards de dinars, soit environ 2,628 milliards de dollars, contre 180 872 véhicules pour une valeur de 155,554 milliards de dinars (2,287 milliards de dollars), durant la même période 2007. Sur la même période, 18 657 voitures ont été importées par des particuliers pour un montant total de 24,9 milliards de dinars. Durant toute l'année 2007, l'Algérie avait importé pour 2,7 milliards de dollars. En 2006, ce montant était de 2,2 milliards de dollars.

    Le marché de l'automobile en Algérie reste dominé par le constructeur sud-coréen Hyundai, qui a réalisé une croissance de 90 % pour le nombre de véhicules importés durant les neufs premiers mois de l'année. A lui seul, il a importé 39 157 unités pour un montant de 19,311 milliards de dinars, contre 20 604 unités pour 13,4 milliards durant la même période de l'année précédente. Par contre, en termes de valeur, la tête de podium est occupée par le constructeur japonais Toyota, avec un montant de 26,81 milliards de dinars pour 28 894 véhicules importés.

  2. #93
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Dimanche 2 Novembre 2008 -- En dévoilant son nouveau plan de développement, le constructeur allemand Volkswagen, semble réitérer sa détermination à s'investir davantage dans les nouveaux pays émergents, et qui connaît, du reste, la plus forte progression du marché, tout en s'entourant d'un maximum de chances de succès.Une mesure de prudence légitime quand on sait le foisonnement de modèles concurrents très compétitifs, qui ont déjà hissé la barre de la qualité du confort et de la sécurité à un niveau assez élevé. Le Groupe Volkswagen, qui est en passe d'emporter le troisième rang mondial au groupe américain Ford dans le domaine de la production automobile, tourne, en cette année 2008, son regard vers les pays de l'Afrique du Nord, et plus particulièrement vers l'Algérie. En effet, cette nouvelle stratégie de développement du géant allemand de l'automobile prévoit une augmentation du nombre de ses ventes annuelles de 6,2 millions actuellement à plus de 8 millions à l'horizon 2011, le Groupe Volkswagen souhaite, en effet, renforcer son réseau de fournisseurs dans les "nouveaux pays économiquement compétitifs" pour soutenir sa croissance, limiter ses coûts et, au final, rester compétitif sur le marché mondial. A cet effet le constructeur allemand recherche des fournisseurs, une sous-traitance automobile. Outre cela et dans le même sillage, la VW Touareg 2, Optimexport s'intéresse aux activités de "sous-traitance" en envisageant des participations algériennes aux salons 2009 du secteur. La proposition de l'inscription au programme officiel du ministère du Commerce pour 2009 du salon "MIDEST" de Paris.

    Il faut dire que le rendez-vous incontournable des entreprises "donneurs d'ordres" du monde notamment européen de l'industrie dont l'édition 2008 ouvre ses portes dans quelques jours avec un pavillon algérien et aussi en jouant un rôle de mise en relation entre donneurs d'ordres et fournisseurs. Parmi les grands industriels acheteurs potentiels de sous-traitance automobile, l'équipe de Optimexport travaille avec le bureau de "Sourcing" du groupe Volkswagen qui est entré en relation, par intermédiaire, avec quelques fournisseurs algériens. Dans ce sens, l'équipe des achats du Groupe Volkswagen basé à Vérone (Italie) et responsable du "sourcing-fournisseurs" de la zone Afrique du Nord lance donc un appel aux fournisseurs algériens OEM d'équipements automobiles qui seraient susceptibles d'approvisionner les chaines de production des différentes marques du groupe (VW, Audi, Skoda, Seat), principalement basées en Europe (Espagne, Allemagne, R. Tchèque). Pour rappel, Midestlogo Le Midest 2008, numéro un mondial des salons de sous-traitance industrielle sera ouvert du 4 au 7 novembre 2008 à Paris, Nord Villepinte. Le pavillon algérien est placé sous la conduite de la Bourse de sous-traitance et de partenariat de l'Ouest d'Oran. Il est situé au cœur du hall 6 du Parc des expositions de Paris Nord Villepinte, une section consacrée aux pavillons nationaux et régionaux.

  3. #94
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samedi 8 Novembre 2008 -- Le marché de l’automobile a connu en septembre et octobre derniers une baisse de la demande estimée à 10%. Principale raison : une augmentation importante des prix des véhicules neufs chez la plupart des concessionnaires, autour de 10%, principalement en raison de la nouvelle taxe fixée entre 50 000 DA et 150 000 dinars. Dans ce cadre, le président de l’Association des concessionnaires, Mohamed Bairi, a souligné que la vente des voitures dont le prix varie entre 400 000 et 800 000 DA représente 80% du marché des véhicules en Algérie, précisant que ce sont justement les acquéreurs de ces petites cylindrées qui sont pénalisés par cette taxe, jugée “trop élevée”, mais sur les neufs mois de l’année, le marché n’a pas connu de chute. Il est en progression de plus de 20% par rapport à la même période de l’année dernière : 220 000 véhicules importés pour une valeur de l’équivalent de 2,5 milliards de dollars. Les effets de la taxe instituée en août dernier se sont fait sentir donc en septembre et octobre. On anticipe ainsi une chute des ventes pour le dernier trimestre de 2008.

    Importation de 220 000 véhicules pour une valeur de 2,5 milliards de dollars en neuf mois

    À titre comparatif, les données Cnis (DG des douanes) indiquent, pour certaines marques, parmi les plus courues, une baisse nette de l’importation, c’est-à-dire de la demande.
    Sur la base des 9 premiers mois de l’année, la comparaison entre 2007 et 2008 est instructive, aussi bien pour les marques en progrès que pour celles qui ont plongé ou qui se maintiennent. Les importations de véhicules neufs pour les 9 premiers mois de l’année 2007 s’élèvent à 188 720 unités, pour une valeur totale de 155,564 milliards de DA, soit l’équivalent d’environ 2 milliards de dollars, alors qu’elles atteignent en 2008, pour la même période, 223 131 unités pour 178 milliards de DA, en évolution de 23,36%. On peut remarquer que les plus touchées sont les marques européennes, principalement les 3 marques françaises, traditionnellement bien implantées en Algérie. Autre remarque, les véhicules haut de gamme n’ont pas été touchés par la mévente, une taxe de 150 000 DA n’étant pas faite pour décourager des clients prêts à débourser plusieurs millions de dinars, parfois plus pour s’offrir un véhicule de luxe, indique une source sûre.

    Pas d’impact sur les voitures de luxe État des lieux par marque et véhicule entrée de gamme

    Hyundai

    Après l’instauration de la taxe sur les véhicules neufs, les ventes ont fléchi de près de 50%, de l’aveu même des responsables vente du groupe. Les prix des véhicules d’entrée de gamme ont évolué pour l’Atos, passant de 620 000 à 700 000 DA, et pour l’Accent de 755 000 à 853 000 DA. Pour cette dernière voiture, on offre une ristourne de 80 000 DA. Si les ventes ont fléchi en septembre, 10 497 Atos ont été malgré tout vendues de janvier à fin octobre 2008, alors que 10 996 Accent ont été écoulées. À signaler que la sœur jumelle de l’Atos l’i10 a été vendue à plus de 4 750 exemplaires. Hyundai offre au niveau de son show-room situé aux 5 Maisons d’alléchantes ristournes de fin d’année, dans une fourchette située entre 40 000 et 150 000 Da.

    Diamal : ventes 2008

    Chevrolet : Spark : 5 720-Aveo LS : 2 697-Aveo 4 portes (taxis) : 14 461 Optra 4 et 5 portes (taxis) : 2 837. Véhicule entrée de gamme : Spark : ventes de juillet (avant la mise en œuvre de la taxe) : 1 024 unités-août (après la mise en œuvre de la taxe) : 1 77 unités ; septembre : 47 unités. En octobre, on remarque une nette reprise des ventes, puisque 1 025 Spark ont été écoulées. Prix (juin) Spark base : 595 000 DA. Après l’instauration de la taxe, les prix fluctuent entre 645 000, pour la base et 749 000, pour la Spark LS (direction assistée, lève-vitres avant, Radio K7 et climatisation).

    Marutti

    Le groupe Elsecom, distributeur de Marutti, s’est contenté d’ajouter la taxe à l’ancien prix qui passe de 420 000 DA à 470 000, pour la Marutti-800 et de 54 à 59 millions de centimes pour la Marutti Alto. Il s’écoulait en moyenne, selon les responsables vente, avant la mise en œuvre de la taxe, environ 500 véhicules/mois, en vente directe, au show-room d’Elsecom. Pour octobre 2008, il s’est vendu 200 véhicules. Les ventes à tempérament sont acceptées, crédit Cetelem ou Baraka, avec pour le premier un versement initial de 10% et pour le second 20%.

    Toyota Algérie
    Véhicule entrée de gamme : Yaris

    Les ventes ont faibli pour Toyota Algérie, même pour les segments économiques et entrée de gamme, perdant 30% au mois d’août. La voiture qui tirait les ventes est la Yaris, en plus des nouvelles Yaris berline et des Corolla qui ont rencontré un franc succès. Ainsi, la Yaris base est passée de 920 000 à 990 000 DA, prenant d’un seul coup les 7 millions de centimes dus à la nouvelle taxe, pour alourdir le prix. Pour surnager, Toyota refuse d’offrir “une suppression déguisée de la taxe décidée par le gouvernement algérien pour des raisons légitimes”, selon les propres termes de M. Yver, responsable marketing-vente de Toyota Algérie. “Nous offrons par contre, sur l’ensemble de la gamme Yaris, une assurance tous risques de 2 années. Offrir une ristourne en argent n’est pas dans la tradition de Toyota.” Selon M. Yver, “l’impact a été ressenti sur les ventes dès le mois d’août, les ventes se sont ralenties, alors que des clients ont préféré reporter la livraison de leur commande, dans l’espoir de voir lever la nouvelle taxe”. Mais avec la nouvelle donne, le premier versement n’est plus de 10%, mais de 20%, avec un crédit véhicule. La tendance saisonnière avec laquelle il faut compter aussi, “le millésime”, c’est la proximité de la fin de l’année : les clients préfèrent attendre pour ne pas perdre, pour quelques semaines, deux mois à peine, le bénéfice d’une année, en immatriculant leur nouveau véhicule en 2009, plutôt qu’en 2008.

    Peugeot Algérie

    Peugeot a inclu la taxe dans ses anciens prix de vente, comme l’ensemble des concessionnaires, dès le mois d’août. Pour l’ensemble de la gamme Peugeot, il y a eu progression régulière des ventes de janvier (1 116) à août, (2000), avant une chute importante en septembre (1 352 unités vendues) et une légère reprise en octobre (1 576 voitures vendues). À titre indicatif, une 206 coûte entre 1,019 et 1,289 million, une 206 Sedan revient entre 939 000 DA et 1,199 million, avec 70 000 DA de la taxe “fonds spécial transports publics” incluse.

    Renault Algérie

    La gamme Clio Campus est cédée à partir de 809 000 DA, la Clio à partir de 1,06 million DA, la Symbol, destinée à remplacer la Clio Classic, est proposée à partir de 799 000 DA. Il existe une formule crédit et leasing chez le concessionnaire Renault, au niveau des show-room, avec un interlocuteur unique. Renault Algérie offre de 70 000 à 100 000 DA de ristourne et de 1 à 3 ans d’assurances tous risques sur l’achat de ses véhicules de tourisme ou utilitaires. Dacia Logan : à partir de 65,9 millions et Logan MCV (7 places) à partir de 90 millions de centimes. Face à ces augmentations jugées importantes des prix, une bonne partie de la clientèle s’est reportée sur le marché de l’occasion qui, en raison de la forte demande, a lui aussi revu ses prix à la hausse.

  4. #95
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Nissa Hammadi :


    Samedi 8 Novembre 2008 -- La nouvelle taxe sur les véhicules neufs, introduite dans la loi de finances complémentaire 2008, censée permettre, selon les prévisions du gouvernement, d’engranger des recettes supplémentaires pour financer le projet du tramway et celui du métro, cause par ailleurs d’importantes pertes financières au Trésor public. La baisse estimée par les concessionnaires à 50% des ventes se répercute inéluctablement sur la balance des droits et taxes douanières. L’ambiguïté de la loi et le manque de coordination et de concertation entre les différentes parties concernées par cette mesure ont, par ailleurs, fait que son application se heurte à de nombreux cafouillages. Qualifiée de sélective et faite sur mesure pour quelques privilégiés, cette disposition de la loi de finances complémentaire affranchit de cette taxe les attachés diplomatiques, les consuls de retour définitif au pays, les invalides de la guerre de Libération et exclut les handicapés moteurs “civils”. Le comble est que la décision d’exonérer de la taxe certaines catégories de citoyens a été notifiée aux autorités concernées un mois après la mise en application de cette mesure. Dès l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe sur le véhicule neuf, le problème se pose au niveau de la douane. “La loi de finances complémentaire de 2008 institue cette taxe, mais n’a pas été explicite sur les exonérés”, nous explique-t-on au niveau de la Direction de la réglementation de la direction générale de la douane. “Quand nous avons commencé à avoir des problèmes avec les gens, nous avons saisi les impôts qui nous ont fait des écrits nous renvoyant à l’article 147 du code du timbre qui venait d’être modifié et qui dit : sont exonérés de taxe les diplomates, les nationaux à l’étranger en retour définitif au pays, les moudjahidine et les enfants de chouhada invalides à l’exception des invalides à titre civil.”

    Les handicapés moteurs exclus de l’exonération

    En effet, les personnes à mobilité réduite peuvent bénéficier d’une licence d’importation de véhicule tous les cinq ans, à condition qu’il soit aménagé préalablement. Or, au niveau des concessionnaires, ils ont d’énormes difficultés à faire passer leurs commandes, sous prétexte que des blocages surviennent lors du dédouanement. Certains préfèrent alors acheter une voiture ordinaire et l’aménager localement. Ce que refusent les services de douane, même si sur la licence d’importation, il n’est pas notifié l’obligation d’achat d’une voiture aménagée. Concernant la nouvelle taxe sur le véhicule neuf, les handicapés moteurs détenteurs d’une licence d’importation ou sans ont été tout simplement exclus de la liste des exonérés. Pourtant, c’est une catégorie estimée à plus de 10% de la population qui vit dans des conditions particulièrement difficiles et dans une réclusion presque totale. Conduire une voiture aménagée permet à certaines de ces personnes d’échapper un peu à un quotidien morbide. Contrairement aux handicapés moteurs, les moudjahidine, eux, bénéficient de cette exonération, mais pour l’instant, chez certains concessionnaires, ils n’arrivent pas à la faire valoir. Le président de l’Association des concessionnaires, M. Baïri, nous explique pourquoi : “J’ai un client qui me présente une licence de moudjahid pour importation de véhicule. Pour la TVA et droits de douane, pas de souci. Le problème réside dans la nouvelle taxe. Dans la facture définitive, est-ce que je dois mentionner la taxe ou pas ? Si je prends en compte la taxe, le client est obligé de me la payer. Dans le cas où je ne la mentionne pas, je suis en infraction vis-à-vis des impôts. Parce que la loi m’oblige pour tout véhicule vendu et facturé de prendre en compte la nouvelle taxe.”

    Les concessionnaires saisissent les impôts

    M. Baïri nous informe que l’Association des concessionnaires automobiles a saisi la Direction générale des impôts, en septembre dernier, pour orientation, sans recevoir jusqu’à ce jour une réponse. “La taxe est entrée en vigueur au mois d’août, en pleine période des congés. Tous les clients étaient concernés. Il n’y avait pas d’exception. À partir du mois de septembre, il y a eu le télex adressé à la douane pour dire que les moudjahidine ne sont pas concernés par la taxe. Mais nous, nous n’avons été destinataires d’aucun courrier.” Il faut savoir que les nouvelles mesures fiscales introduites dans la loi de finances complémentaire de 2008, à savoir une ponction de 1% sur le chiffre d’affaires des concessionnaires et une taxe sur les véhicules neufs, se répercutent directement sur les prix d’achat de voitures dont l’augmentation varie entre 50 000 et 150 000 dinars en fonction de la puissance et de la carburation du véhicule. “Tout le monde a subi une baisse de 50% des recettes de vente, car il y a des gens qui ont annulé leurs commandes. Sur un véhicule de 400 000 dinars, une Maruti par exemple, vous payez 50 000 dinars de plus. Vous trouvez ça normal ? C’est pratiquement 8 mois de plus à rembourser pour un salarié touchant 25 000 dinars. Alors que les principaux clients sont des salariés, ceux qui font des prêts bancaires et sollicitent la famille même pour l’apport initial”, nous déclare M. Baïri qui ajoute que les différents concessionnaires automobiles ont entrepris des démarches auprès du ministère des Finances pour expliquer leurs préoccupations et exposer leurs doléances. En attendant, ils tentent, nous dit-il, de trouver des formules de vente attractives “pour colmater les brèches, car la taxe est tombée en plein milieu de l’année. Il y a un engagement qui a été fait auprès des fournisseurs. Il ne faut pas oublier aussi que le taux de change est défavorable en ce moment. En 2009, nous serons obligés de revoir notre budget à la baisse. Nous ne serons plus dans le marché de 2007.” En effet, certains concessionnaires offrent jusqu’à 240 000 de remise sur des gammes de voitures, d’autres proposent l’assurance tout risque, de payer à la place du client la nouvelle taxe… sans réussir complètement à renouer avec la clientèle habituelle. Il est à noter que l’Exécutif espère engranger une recette de 6 à 7 milliards de dinars à travers ces deux taxes, selon le directeur général des impôts.

  5. #96
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Lundi 17 novembre 2008 -- La taxe à l’achat de tout véhicule neuf, décidée dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2008, continue, après près de 4 mois d’application, d’engendrer des incompréhensions voire des désagréments, particulièrement chez les clients. Ce sont surtout ceux qui ont passé commande avant l’entrée en vigueur de cette disposition, le 25 juillet dernier, qui se retrouvent ballottés entre, d’une part, des agents agréés ou concessionnaires soumis à une réglementation et de l’autre, des mesures laissant apparaître une «absence de précisions».

    A Oran, plusieurs clients, notamment ceux ayant postulé pour l’achat de véhicules par facilité, se sont vus subitement désorientés. L’un d’eux explique : « après avoir déposé ma demande il y a plus de 8 mois, pour l’acquisition d’un véhicule de type Cherry Q Q et que je devais réceptionner 4 mois après, mon attente dure toujours en raison de l’introduction de la nouvelle taxe et je me retrouve dans un cercle vicieux entre l’agent agréé basé à Oran, la maison-mère à savoir le concessionnaire et la banque. Cette dernière nous a accordé 12 millions pour le premier versement, en attendant la livraison, pour procéder au versement du reste du montant et dont le délai a été largement dépassé. Ce retard a fait que je ne suis pas entré en possession du véhicule que je devais réceptionner avant le 25 juillet de l’année en cours et ce, jusqu’au jour d’aujourd’hui. Du coup et avec ce retard, je me retrouve concerné par cette taxe qui n’était pas comprise au départ, une taxe que je refuse de payer».

    Approché sur cette question, le responsable commercial de Cherry explique: «seuls les clients ayant versé la totalité du montant de la facture, et qui ont passé commande avant l’entrée en vigueur de cette taxe, ne sont pas concernés et ce, en référence de la date de livraison clairement mentionnée sur le bon de commande établi lors du versement. Pour les autres clients qui ont payé leur voiture par tranches, seule la date de livraison fait foi ainsi que celle du règlement de la totalité de la somme du véhicule. Si, dans le cas où celle-ci vient après le 25 juillet, ils sont concernés par cette nouvelle taxe». Notre interlocuteur a également déclaré que, pour cette catégorie de clients, «seule la facture remise au client fait foi, et la taxe y est bel et bien incluse ». Comme solution médiane, précise le responsable commercial de Cherry, il a été décidé que «tous les clients, s’estimant lésés par cette taxe et qui se sont rétractés, ont vu leurs versements remboursés». Notre interlocuteur estime que ce sont là, les conséquences inévitables d’une mesure prise à la hâte et qui a généré plusieurs conflits entre les concessionnaires pressés par l’introduction de la taxe et une clientèle non ou mal informée.

    Sur la même question, plusieurs agents agréés avancent qu’ils ont été confrontés à des situations similaires et ont dû maintenir la taxe, tout en offrant la possibilité à leurs clients de la verser par tranches. Le problème se pose pour pratiquement l’ensemble des concessionnaires. Des conflits ont surgi et certains clients pensent même à recourir à la justice. Le responsable commercial de Mercedes à Oran, tout en soulignant que le problème ne s’est pas posé pour la marque qu’il représente, reconnaît cependant que « la mesure a été prise dans la précipitation et que même les clients présentant une licence de moudjahidine ont été touchés par cette taxe, avant qu’ils n’introduisent un recours et ne soient remboursés».

    Pour le représentant du constructeur italien Fiat, «si une certaine confusion a été observée à la fin juillet dernier, confusion engendrée par les vides contenus dans le texte, la situation a été vite maîtrisée suite à un travail d’explication à large échelle. D’ailleurs, et pour satisfaire notre clientèle, la taxe a été réduite de moitié en plus des démarches entreprises auprès des banques, afin d’inclure le montant de la taxe dans le prêt accordé». Pour le représentant commercial de Renault, le problème qui s’est posé est que ni les clients ni encore moins les agents agréés et autres distributeurs n’étaient préparés à cette disposition».

    En revanche, les représentants de Kia et Mitsubishi ont tenu à préciser que seule la date de mise en circulation est prise en considération. En clair, ce n’est nullement la date de commande qui est prise en compte, mais celle de la mise en circulation mentionnée sur le récépissé de carte grise obtenu auprès des services de la wilaya ». Nos deux interlocuteurs s’accordent à préciser qu’ils ont été contraints d’alléger la procédure, notamment pour les véhicules destinés aux petites bourses, en optant d’endosser la moitié de la taxe. A titre d’exemple, un concessionnaire voulant récupérer sa clientèle ira même jusqu’à décider une remise de 200 000 DA, soit l’équivalent de 3 fois la taxe arrêtée à 70 000 DA. Toutefois, certains concessionnaires avancent en filigrane que ces remises, parfois substantielles, s’expliquent par la chute du taux de change de la monnaie européenne.

    Questionnés sur les incidences de cette taxe sur leur chiffre d’affaires, et à titre d’exemple, le responsable commercial de Cherry précise que «le nombre de voitures vendues par jour est passé de 8 avant l’introduction de la taxe à seulement 1 ou 2 voitures». A contrario, certains autres représentants de marques, à l’instar de Kia, estiment que le troisième trimestre est généralement une période creuse du fait que les clients potentiels préfèrent temporiser pour avoir un véhicule à partir de la nouvelle année, histoire de posséder une voiture neuve d’autant que chez leur majorité, le véhicule constitue un placement et, par conséquent, sa valeur est proche du neuf en cas de changement ou de vente». L’autre explication donnée par les professionnels du marché de l’automobile est que «les citoyens attendent le Salon de l’automobile, prévu à partir du 16 décembre à Oran et ce, dans le but de bénéficier des diverses promotions».

  6. #97
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Dimanche 21 Décembre 2008 -- Les points de divergence entre l'OMC et l'Algérie, qui a entamé depuis plus de 20 ans ses négociations d'adhésion à cette organisation, ont été «sensiblement aplanis», a indiqué dimanche le ministre algérien du Commerce El-Hachemi Dajâaboub. "Les points de divergence entre l'Algérie et les pays membres de l'OMC ont été sensiblement aplanis", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Alger. "Le nombre de questions adressées à l'Algérie est passé de 222 à 96 questions dont 63 émanant des Etats-Unis, a ajouté M. Djaâboub.

    Le ministre a précisé que les points restés en suspens concernent principalement l'ouverture du marché algérien aux voitures d'occasion, dont l'importation est interdite depuis 2005, le prix du domestique du gaz et le foncier industriel. Les prix algériens de l'énergie sont inférieurs aux cours internationaux, alors que Sonatrach a le monopole du marché des services énergétiques. M. Djaâboub a estimé que le prix du gaz appliqué sur le marché algérien est "raisonnable car il couvre les dépenses et génère des bénéfices à la société Sonatrach lui permettant ainsi de les placer dans de nouveaux investissements".

    Il a également indique que le gouvernement refuse d'ouvrir le marché national aux voitures d'occasion en provenance d'Europe car, a-t-il dit, "la commercialisation de ces véhicules constitue une menace pour la sécurité du consommateur algérien", a expliqué M. Djaâboub. Le ministre a évoqué, par ailleurs, "une préoccupation soulevée par les pays membres concernant une décision prise en octobre par le gouvernement et liée à l'annulation de la cession du foncier de l'Etat au profit d'investisseurs et son remplacement par un système de concession".

  7. #98
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mardi 27 janvier 2009 -- Le marché algérien de l’automobile a connu une forte croissance de près de 50 % durant l’année écoulée par rapport à 2007, selon les données recueillies auprès du Centre national de l’informatique et des statistiques. Les véhicules importés ont atteint le nombre de 352 315 pour une valeur de 286,907 milliards de dinars, soit l’équivalent de 3,81 milliards de dollars, contre 236 795 véhicules pour 204,531 milliards de dinars en 2007 (2,92 milliards de dollars).

    Les statistiques douanières indiquent que 327 506 véhicules ont été introduits par les concessionnaires pour un montant de 256 501 milliards de dinars, contre 117 166 unités pour 178,859 milliards de dinars durant la même période de 2007, soit une hausse de 50,8 %. Les véhicules achetés par les particuliers ont suivi la même tendance haussière en passant à 24 809 unités pour un montant de 30,406 milliards de dinars, contre 18 629 unités pour 25,672 milliards. Malgré cette hausse de 18,44 %, le nombre des voitures importées par les particuliers reste très modeste par rapport à celui des concessionnaires dont les ventes sont dopées par le crédit automobile octroyé par les différentes banques nationales et étrangères installées en Algérie.

    Au cours de 2008, le meilleur score a été réalisé par le constructeur français Renault, dont les ventes ont grimpé de 80,34 %, avec 49 056 unités introduites en Algérie pour un montant de 31,455 milliards de dinars, contre 27 202 unités pour 17,186 milliards en 2007. Le sud-coréen Hyundai vient en deuxième position avec une croissance de 84,45 % avec 48 621 unités d’une valeur de 23,987 milliards de dinars, contre 26 360 unités pour 13,768 milliards de dinars en 2007. Diamal, l’importateur et distributeur automobile multimarques (Suzuki, Opel, Chevrolet et General Motors), vient en troisième position en termes d’unités importées. Il a enregistré un bond de 73,14 % en commercialisant 39 799 véhicules pour 23,635 milliards de dinars, contre 22 986 unités pour 13,628 milliards de dinars en 2007.

    Mais en termes de valeur, la palme d’or revient toujours au constructeur japonais Toyota qui se classe premier avec un montant de 35,907 milliards de dinars pour 35 924 véhicules importés, contre 29 120 véhicules pour 23 401 milliards de dinars en 2007. Il est quatrième en termes de nombre avec une hausse de 23,37 %. Elsecom Motors Algérie, qui représente des marques asiatiques (Isuzu, Maruti…), est classé cinquième avec 26 120 unités importées (+ 26,93 %) pour 14,886 milliards de dinars, contre 20 579 unités pour 11,004 milliards de dinars. Le marché automobile de 2008 a également profité au constructeur français Peugeot. La marque au Lion a réalisé une croissance de 47,34 % en écoulant 25 028 unités pour un montant de 21,667 milliards de dinars, contre 16 987 unités pour 12,954 milliards de dinars en 2007. D’autres marques asiatiques ont prospéré sur le marché national durant l’année dernière tels le sud-coréen Kia Motors et le japonais Nissan qui ont réalisé des croissances respectives de 15,22 et 71,55 % en réalisant des ventes de 10 650 et 10 078 unités, pour des montants respectifs de 9 et 12,44 milliards de dinars.

    L’Algérie, l’un des plus grands marchés automobiles en Afrique et le premier à l’échelle maghrébine avec un parc de plus de 4 millions d’unités, est une aubaine pour les constructeurs automobiles, notamment français et asiatiques, qui continuent à opter pour des opérations commerciales juteuses au détriment de l’investissement productif.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts