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  1. #50
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  2. #51
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    Lundi 19 Novembre 2007 -- La grève observée hier par les conducteurs de trains à Alger est qualifiée d’illégale par la direction de la Société nationale des transports ferroviaires. Même si le taux de suivi de cette grève est jugé faible, la direction de la SNTF regrette le fait que les auteurs de ce mouvement fassent fi de la réglementation en vigueur.

    «Sans revendications, ni préavis de grève, il a été procédé au niveau du dépôt d’Alger au blocage des voies ferrées empêchant ainsi des locomotives programmées pour assurer la traction des trains», écrivait hier la direction générale, en réaction au mouvement de débrayage déclenché samedi dernier. Tout en déclarant que la porte du dialogue demeure ouverte, une action en justice n’est pas à écarter. Au niveau de la SNTF, on indique que les revendications salariales des travailleurs sont soulevées par un «groupe» de travailleurs responsables d’erreurs professionnelles et qui devraient passer en conseil de discipline. Les grévistes, souligne-t-on, risquent le licenciement.

    La direction de la SNTF endosse en effet à ces travailleurs la responsabilité des accidents enregistrés ces derniers mois sur les rails, engendrant des victimes. L’autre grief retenu contre les conducteurs grévistes est celui lié au fait que l’appel à la grève n’a concerné que la banlieue d’Alger, alors que la situation des travailleurs des chemins de fer est la même au niveau national.

    La SNTF déclare que les motivations de ces agents sont à chercher loin des revendications socio-professionnelles. Pour quelques employés de la SNCF, rencontrés hier à la gare Agha, à Alger, l’appel à la grève répond à la nécessité de sécuriser les conducteurs de trains, exposés à plus d’un danger. Il y a une inadéquation entre l’effort et le risque dû à l’activité, et la rémunération. Les conducteurs exigent une révision à la hausse de la prime de risque, qu’ils jugent dérisoire.

    Ce n’est pas l’avis de la direction où on soutient que des négociations sont toujours en cours avec le partenaire social. Ce dernier n’a d’ailleurs pas adhéré à ce mouvement qui en est à son deuxième jour. Le syndicat des travailleurs des cheminots compte exposer les revendications socio-professionnelles sur des bases solides. Nombre de citoyens et de travailleurs sont ainsi privés de leur seul moyen de transport.


  3. #52
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  4. #53
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    Mardi 20 novembre 2007 -- Le tribunal d’Alger a ordonné hier aux travailleurs (conducteurs et techniciens) de la Société nationale du transport ferroviaire de rejoindre leurs postes de travail et de mettre fin à une grève illégale. Passée en référé, l’affaire des cheminots a été vite expédiée par le juge.

    L’avocate qui a été désignée, en urgence par le bâtonnat pour assurer la défense des travailleurs s’est retirée au milieu de l’audience, après le refus du juge de lui accorder une heure de temps pour mieux présenter l’affaire. Furieux, les syndicalistes ne comprennent pas le retrait de leur avocate. Certains, croient même savoir que des pressions sont exercées sur la justice afin de liquider l’affaire. En tout état de cause, les cheminots, réunis à leur sortie du tribunal, ont décidé de tourner le dos à la décision de justice et de poursuivre la grève.

    Pire, le travailleurs ont endurci leur mouvement et entament à partir d’aujourd’hui une grève de la faim illimitée. A Alger, ils sont au total 580 conducteurs et techniciens. 88% d’entre eux ont adhéré à ce mouvement de protestation. Les trains ne reprendront-ils plus les rails ? Ne pouvant plus compter sur les organisations syndicales dont le message porté à l’attention des pouvoirs publics reste à chaque fois sans échos, les cheminots se sont organisés sans faire de bruit, avant de se donner le mot d’ordre pour la grève.

    Au troisième jour du débrayage, hier, la section syndicale qui a rallié le mouvement des travailleurs, a été appelée à comparaître devant le juge pour s’expliquer sur l’objet de la plainte déposée par la direction de la SNTF. Les travailleurs se sont présentés par dizaines au tribunal Abane-Ramdane. L’audience qui était prévue pour la matinée a été reportée au début de l’après-midi, pour permettre aux travailleurs d’être appuyés par un avocat. Rencontrés sur place, les grévistes ne cachent pas leur ras-le-bol. Ils s’exprimaient tous à la fois au point qu’il nous était parfois difficile de saisir le contenu de l’ensemble des revendications exposées. L’effervescence enregistrée témoigne d’un grand malaise ressenti dans cette profession.

    Qui sont au juste les cheminots ? Ce sont des Algériens dévoués au service de leur nation. Ils sont confrontés à un danger quotidien que les politiques ne connaissent pas. L’hécatombe du rail est semblable à celle de la rue. Les cheminots sont agressés par des bandes de malfaiteurs, des voyous et des terroristes. Les conducteurs des trains et leurs techniciens encourent tous les dangers. En contrepartie, ils récoltent le mépris, l’indifférence et encore pire la justice. Le soulèvement des cheminots est, en effet, motivé par la dégradation permanente de leurs conditions de travail. Ils sont privés des différentes primes qui leur sont attribuées dans le cadre de la loi, comme les primes de risque et d’astreinte. Les heures supplémentaires ne sont pas versées systématiquement dans les salaires. Malgré tous les risques pris, ces derniers restent en déçà des attentes des travailleurs.

    La Fédération des cheminots, créée il y a 18 mois pour jouer son rôle de partenaire social, n’a malheureusement apporté aucun soutien aux revendications des cheminots. «Nous sommes pour le pacte social et économique, mais celui-ci ne doit pas être exploité au détriment des travailleurs », nous raconte un membre de la fédération qui a rejoint le mouvement de grève. L’état de santé d’un nombre important de conducteurs de train et leurs collaborateurs mérite une attention particulière. Le choc émotionnel auquel sont confrontés les conducteurs lors des différents voyages dû à des accidents, intrusion des malfaiteurs et terrorisme, sont à l’origine de l’apparition chez le personnel, de certaines maladies chroniques comme la tension, le diabète et l’asthme.

    Aussi, une longue carrière dans le métier de cheminot ne se termine pas, par ailleurs, sans une baisse sensible de l’audition. Le comble, c’est que toutes ces maladies ne sont pas déclarées comme étant des maladies professionnelles. «Nous sommes en train de mourir à petit feu dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. Nous menons un combat depuis 1997, pour faire entendre nos problèmes, en vain», a signalé le secrétaire général de la section syndicale, M. Hamadache.

    Les bas salaires des cheminots (entre 9 000 DA et 22 000 DA), pour les différentes catégories du personnel, ne permettent pas à ces derniers de se soigner et de vivre dignement. Ainsi, les travailleurs qui prennent quotidiennement le train ne sont pas près cette fois-ci de renoncer à leurs revendications. Le tournant pris par les cheminots risque d’avoir des conséquences catastrophiques au niveau social. Le transport des marchandises et des produits énergétiques notamment est ainsi mis en péril. Cette grève peut provoquer des perturbations dans l’acheminement de la marchandise par voie ferrée. L’approvisionnement des grandes villes de l’Ouest et de l’Est, en blé, carburants, engrais et autres produits est menacé.


  5. #54
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    Mercredi 21 Novembre 2007 -- Le bureau national de la fédération des cheminots appelle l’ensemble des travailleurs à la reprise immédiate du travail. «Le bureau national s’engage solennellement à finaliser les négociations salariales et indemnitaires dans un délai n’excédant pas les trois mois», nous a expliqué, hier, M. Affati Noureddine, le secrétaire chargé de l’organique du bureau national de la fédération des cheminots (BNFC). M. Affati Noureddine a précisé que «la plate-forme discutée entre les deux parties concerne, notamment, les points déjà énumérés dans nos précédents avis qui touchent, entre autres, le salaire de base, l’indemnité de déplacement régime général (IDRG), l’indemnité de déplacement régime particulier (IDRP), la prime de rendement kilométrique (PRK), l’indemnité d’expérience professionnelle (IEP), de panier et de transport et l’indemnité de la femme au foyer».

    Par ailleurs, assure-t-il, «le bureau s’engage à ce qu’il n’y ait pas de représailles administratives envers les travailleurs, quel que soit leur rang», ajoutant que «le bureau fédéral ne lâche pas ses travailleurs et réitère son appel pressant à la reprise du travail pour pouvoir entreprendre dans la sérénité les négociations qui devaient en principe débuter le 18 de ce mois».

    M. Affati affirme que les autres points liés à cette révision seraient susceptibles d’être négociés. Il a tenu à rappeler que le bureau national a tenu une réunion avec le secrétaire général de la section de dépôt d’Alger. Suite à un dialogue entre les deux parties sur les revendications des conducteurs de train, le responsable de la région d’Alger et les membres du BNFC sont ressortis avec des recommandations consistant à adresser un appel aux travailleurs à travers toutes les régions, d’Alger, d’Oran, de Constantine et de Annaba, sachant que toutes ces régions ont d’ores et déjà suivi ce mouvement de grève.

    Rappelons que, samedi dernier, la direction régionale SNTF d’Alger s’est retrouvée face à un arrêt de travail sans préavis d’un groupe de conducteurs de train qui a provoqué une très grande perturbation du trafic ferroviaire dans la région algéroise.

    La direction de la SNTF a dénoncé fermement les actions des grévistes qui ont paralysé les voies ferrées, empêchant la sortie des locomotives programmées pour assurer la traction des trains. Sur ce point, ce responsable du Bureau national a fait remarquer qu’«une commission a été dégagée pour entamer les négociations salariales et indemnitaires juste un jour avant le débrayage des conducteurs de train». «Une fois la grève déclenchée, regrette-t-il, on a saisi les représentants de la section syndicale du dépôt d’Alger et on a déclaré que la porte du dialogue était grande ouverte pour toute revendication.» Par ailleurs, notre interlocuteur n’a pas manqué de signaler que la SNTF a décidé d’ester les grévistes.

    La justice a tranché : elle qualifie la grève d’illégale et appelle les conducteurs à reprendre immédiatement leur travail. Toutefois, l’orateur nous révèle que les trains des banlieues et des autres régions sont actuellement en marche, conduits par les chefs mécaniciens et des conducteurs, en citant : «Sur les quatre trains régionaux de la ligne Alger-Oran et Oran-Alger, un seulement est supprimé.»


  6. #55
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    Jeudi 22 novembre 2007 -- Rien ne va plus à la SNTF où les cheminots comptent maintenir le débrayage entamé samedi dernier. Alors que la direction générale de l’entreprise refuse d’entamer le dialogue en vue de trouver une solution à ce conflit social, préférant recourir à la justice, le ministère des Transports se dit, quant à lui, non concerné par la grève. Pendant ce temps, des milliers de voyageurs en pâtissent, mais c’est surtout l’activité du fret qui en prend un sérieux coup.

    Les cheminots entament, aujourd’hui, leur sixième jour de grève. Un mouvement de protestation qu’ils ne comptent pas interrompre tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte par la direction générale de la SNTF qui, de son côté, continue à faire la sourde oreille.

    Alors que la Fédération nationale des cheminots avait eu pour seule réaction de déclarer que la grève était illégale et qu’elle était menée par une minorité d’employés agitateurs, la voici qui réapparaît à travers un communiqué adressé aux cheminots.

    Dans ce communiqué daté du 20 novembre, nous pouvons lire que l’instance syndicale affiliée à l’UGTA “appelle l’ensemble des travailleurs à la reprise immédiate du travail et s’engage solennellement à finaliser les négociations salariales et indemnitaires dans un délai n’excédant pas les trois mois (…). Par ailleurs, le bureau s’engage aussi à ce qu’il n’y ait pas de représailles administratives envers les travailleurs quel que soit leur rang. Le bureau national réitère son appel à la reprise du travail pour pouvoir entreprendre dans la sérénité les négociations qui devaient en principe débuter le 18 novembre 2007”.

    Mais ce communiqué n’a eu d’effet que de remonter la colère qui réside en chacun des grévistes. “Cela fait un an et demi que nous attendons ces augmentations, l’administration en bénéficie, mais pas nous, ce qui est contraire à l’article 6 de son règlement intérieur, l’entreprise se porte bien financièrement alors que ses employés ont du mal à subvenir aux besoins de leurs familles ; nous exerçons un métier à la fois pénible et dangereux, et ce, dans des conditions inhumaines. Les primes que nous percevons pour compenser cela sont dérisoires. C’est par dépit que nous avons recours à la grève et nous ne reprendrons le travail qu’après avoir eu gain de cause auprès de notre direction générale”, dira un mécanicien, rencontré hier au service de maintenance du Dépôt d’Alger.

    Et selon un autre cheminot gréviste, membre du syndicat, “sur les 10 000 employés de la SNTF, 80% d’entre eux sont en grève, et ce, à travers tout le territoire national, comment peuvent-ils donc dire que la grève ne touche qu’une minorité d’employés, puis se permettre d’envoyer un pareil communiqué ? Cette attitude les décrédibilise totalement”.

    Un troisième employé s’empressera d’ajouter que “pour assurer le service minimum et court-circuiter le mouvement gréviste, la direction générale a fait appel à des magasiniers, des contre-maîtres ou encore des chefs d’équipe qui se retrouvent aujourd’hui à conduire des trains, alors qu’ils n’y connaissent rien et ce, au détriment des usagers. Pour cette raison, nous tenons à rappeler à la population qu’utiliser ce moyen de transport, en ce moment, peut s’avérer dangereux”.

    Pour de plus amples informations, nous avons tenté à maintes reprises de contacter la direction générale de la SNTF, mais toutes nos tentatives sont restées vaines.

    Quant au ministère des Transports, par la voix du responsable de la cellule de communication, se dit mal placé pour parler de cette grève. Au sein de la tutelle, on préfère orienter la presse vers la SNTF qui demeure injoignable.

    Par ailleurs, nous apprendrons, hier, en fin de journée que les grévistes ont reçu la visite d’un huissier de justice qui leur a transmis une décision de la cour les sommant de reprendre immédiatement le travail. Selon la loi, les cheminots disposent de quinze jours pour faire appel, et ils annoncent d’ores et déjà que “durant cette période, la grève sera maintenue”.


  7. #56
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