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  1. #36
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    Mercredi 12 Mars 2008 -- M. Mourad Medelci a appelé lundi soir, à Bruxelles, au terme de la session plénière du 3ème conseil d’association UE-Algérie, «à sortir rapidement la coopération entre l’Algérie et l’UE de la logique commerciale pour passer à un partenariat plus large». Pour ce faire, il a mis en relief la concrétisation à court et moyen terme de trois axes stratégiques : le partenariat stratégique énergétique englobant l’exportation d’énergies renouvelables, la finalisation du soutien de l’UE à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, l’accès aux technologies nouvelles et l’amélioration des conditions de voyage des Algériens vers l’Europe, a rapporté hier l’APS.

    Pour plus de détails, la même source explique que, sur le plan du partenariat énergétique, les discussions exploratoires pour la conclusion d’un mémorandum d’entente sont engagées à travers trois volets qui regroupent la sécurité énergétique de l’UE, assurée depuis plus de 30 ans, l’ouverture de la coopération dans le domaine de la fourniture d’électricité à l’Europe et au Maghreb et la promotion des énergies renouvelables en Algérie. Pour plus de clarté, M. Medelci a annoncé : «Nous attendons des partenaires européens une assistance pour aller dans le sens de la préparation de l’Algérie à l’après-pétrole car nous sommes concernés, comme tous les pays, par la promotion des énergies renouvelables.» Avant de perdre plus de temps, il avancera la date du mois d’avril prochain pour le début de la concrétisation de ces objectifs, tout en rappelant que «des expériences de production d’énergies renouvelables [ou mixtes solaire-gaz] existent avec l’Espagne et l’Allemagne», ce qui rendra la coopération encore plus avantageuse.

    L’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui traîne depuis plusieurs années déjà, a été au cœur des discussions lors de cette visite. M. Medelci a fixé un échéancier serré pour la finalisation des accords sur les trois chantiers sensibles d’intérêt commun : «En 2008, nous espérons atteindre un point de non-retour sur la question du soutien de l’UE à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, la finalisation du mémorandum d’entente sur la coopération stratégique énergétique et l’amélioration de la circulation des Algériens vers l’Europe.» Concernant ce dernier accord, le chef de la diplomatie algérienne a jugé que «la question de l’octroi de visas dans des conditions dignes et des délais raisonnables a évolué mais de façon insuffisante».

    Dans la même optique, il évoquera le point positif relatif à la suppression de la consultation préalable des pays membres de l’UE avant l’octroi de ce document, l’attribution plus rapide de visas à des catégories de ressortissants algériens ciblées, la multiplication des consulats et la décentralisation de l’examen des dossiers. Avant d’ajouter qu’«il s’agit pour l’Algérie de mener de front la démarche économique et la démarche humaine, cohérence à laquelle ne sont pas encore parvenues les deux parties […] Nous sommes à la recherche de cette cohérence, parce que notre partenaire européen souhaite, en échange de la facilitation de l’octroi des visas, obtenir en retour que les accords de réadmission fonctionnent». Mais, plaide-t-il, ces accords de réadmission des immigrés illégaux fonctionnent «de façon tout à fait satisfaisante avec de nombreux pays européens, ce qui ne nous empêche pas de les améliorer».

    Pour sa part, la commissaire européenne aux Relations extérieures et à la Politique de voisinage, Mme Benita Ferrero-Waldner a affirmé que «ces priorités figurent dans les propositions concrètes qu’elle a soumises lors de sa visite, la semaine dernière, à Alger et propose de commencer à travailler sur ce programme dès à présent», a indiqué l’APS. Elle a mis en relief l’importance d’une éventuelle aide aux réformes économiques entamées en Algérie : «Il est essentiel d’assister l’Algérie dans ses avancées vers une économie de marché compétitive, ce qui implique la mise à niveau de ses entreprises, la réforme du secteur bancaire, la promotion de l’investissement national et étranger, l’amélioration de la compétitivité de l’économie.»

    Dans la même perspective, elle évoquera l’importance du soutien de l’Algérie dans le domaine du commerce : «Il est possible d’envisager un certain nombre d’actions concrètes, qui restent à définir, pour aider l’Algérie à diversifier ses exportations, à moderniser ses services des douanes, ou encore à poursuivre son programme de privatisation», a-t-elle ajouté. Concernant la coopération dans le domaine de l’énergie, les deux parties «sont en train de développer un partenariat stratégique. Outre la question des approvisionnements gaziers, et l’Algérie est un partenaire historique et fiable de l’Europe, les deux parties peuvent coopérer au développement de la production et de l’utilisation de l’énergie solaire et des échanges en matière de technologie propre».

    S’agissant du dossier de la circulation des personnes, Mme Ferrero-Waldner conditionne la facilitation de l’octroi de visas par une coopération «plus active sur le retour et la réadmission des immigrés illégaux». Abordant le sujet relatif à la lutte contre le terrorisme, la commissaireeuropéenne estime que les deux parties doivent faire de «la prévention et de la lutte contre le terrorisme l’un de nos objectifs prioritaires à travers l’échange d’informations et d’expertises. L’Algérie est un partenaire incontournable sur ces sujets».

  2. #37
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    Jeudi 13 mars 2008 -- Le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) tire la sonnette d’alarme sur la courbe croissante des Algériens expulsés de France. Selon le professeur Mohamed Saïb Musette, il existe une volonté, non encore affichée par l’Union européenne, de passer à une vitesse supérieure en matière de réadmission des immigrés vers leur pays d’origine. C’est au cours d’un atelier de travail organisé par le CREAD, sur les mouvements migratoires, tenu mardi dernier à l’université de Bouzaréah, que la question a été posée.

    Selon le professeur, qui est maître-chercheur en mouvements migratoires au niveau dudit centre, l’Union européenne étudie en ce moment la possibilité de faire signer à l’Algérie un accord de réadmission des migrants avec l’ensemble des pays de l’UE. Actuellement, l’accord d’association avec l’Union européenne stipule dans sa clause sur l’immigration le principe de coopération bilatérale. Autrement dit, l’échange des ressortissants se négocie entre les deux parties concernées. Une coopération dont l’objectif premier est de faciliter la réadmission des personnes en séjour irrégulier dans un des états membres vers leurs pays d’origine.

    D’ailleurs, entre 1994 et 2007, l’Algérie a signé six accords de réadmission de ce genre avec des pays européens afin de rapatrier des ressortissants algériens en situation irrégulière. Dans le cas de changements dans l’accord de réadmission entre l’Algérie et l’Union européenne, «notre pays aurait à négocier avec l’ensemble de la communauté européenne, ce qui pourrait être préjudiciable pour l’Algérie, qui pour l’instant campe sur le principe de souveraineté nationale».

    Car au-delà de l’expulsion des migrants sans papiers, cette question pose un problème de fond en ce qui concerne les ressortissants ayant bénéficié de l’asile politique, précise M. Musette, ajoutant que pour cette catégorie de personnes, l’Algérie doit avoir l’assurance de pouvoir négocier au cas par cas.

    Selon Saïb Musette, les données statistiques en matière d’expulsion d’immigrés sont inquiétantes. Selon une étude de la MIREM (Action collective de soutien à la réintégration des migrants de retour dans leur pays d’origine), l’indice d’expulsion des migrants algériens des différents pays d’Europe va croissant. Entre 2002 et 2004, 6 000 Algériens ont été expulsés des pays membres de la communauté européenne dont une grande majorité rapatriée de force à partir de la France.

    Toujours selon les données de la MIREM, 15 672 immigrés en situation irrégulière ont été expulsés en 2004 de l’Hexagone dont plus de 3000 Algériens. Après la France, le Royaume-Uni vient en deuxième position en matière d’expulsion de migrants algériens. En effet, sur 22 000 expulsés en 2004, 560 sont algériens.

    Selon le professeur Musette, ces statistiques, bien que dépassées, vont croissant et représentent une donnée d’autant importante qu’elle devrait interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils fassent le nécessaire pour accueillir cette population de retour dans son pays et qui se trouve généralement en situation de grande précarité.

    Plusieurs chercheurs, enseignants et étudiants en post-graduation ayant pris part à cet atelier se sont penchés sur la vision qu’a l’Algérie des mouvements de la population immigrée et la démarche qu’elle devrait adopter à l’avenir.
    Les participants ont notamment évoqué le manque flagrant de recherches et donc de données sur ces mouvements.

  3. #38
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    Mercredi 9 Avril 2008 -- “La plupart des exportateurs algériens de produits agricoles méconnaissent les dispositions prévues en matière d’exportation de produits algériens dans le cadre de l’accord d’association (produits concernés par le démantèlement, périodes concernées par le démantèlement…)”. C’est ce qui ressort d’un document intitulé Évaluation de l’impact de l’accord d’association, après 28 mois de son entrée en vigueur sur les exportations algériennes hors hydrocarbures vers l’Union européenne, publié par l’Agence algérienne pour la promotion des exportations (Algex). Résultats : il a été enregistré pour les produits agricoles, l’exportation de trois produits contingentés seulement sur les 32 inscrits et de un produit sous-quantité de référence sur les 15 inscrits. Il s’agit de la pomme de terre primeur, de l’huile d’olive et ses fractions, des vins et des choux-fleurs et choux-fleurs brocolis. Encore, aucun de ces produits n’a atteint les quotas ou les quantités de référence prévus par l’accord. “Certains produits agricoles auraient pu bénéficier des avantages préférentiels s’ils avaient été exportés durant la période concernée par le démantèlement tarifaire”, souligne le document, citant l’exemple des melons et des aubergines. Les melons frais bénéficient d’une réduction de 100% s’ils sont exportés du 1er novembre au 31 mai, alors que 326,40 tonnes de ce produit ont été exportés durant le mois de juin. Même cas pour les aubergines qui ont été exportées durant les mois d’octobre et de novembre alors que la période concernée par le démantèlement est du 1er décembre au 30 juin.

    Pour les produits agricoles transformés, l’évaluation relève l’exportation uniquement de 2 produits contingentés sur les 11 inscrits, pâtes alimentaires et le couscous. La valeur de ces deux produits contingentés représente 2,58% du total des exportations agricoles transformés bénéficiant d’avantages préférentiels enregistrant ainsi une progression de 187,5% par rapport à 2006. Le document d’Algex indique que “par ignorance ou par manque de moyens. Certains produits agricoles algériens ne répondent pas aux normes et aux délais exigés par le marché européen”. Pour y remédier, “l’accompagnement, l’information et la mise à niveau en termes d’emballage, de mise aux normes et de certification des exportateurs restent une nécessité pour s'adapter aux besoins et aux exigences de qualité du marché européen, car le potentiel existe en particulier dans les produits agricoles de contre-saison”, estiment les rédacteurs du rapport. À cet effet, Algex a mis à la disposition des exportateurs un guide les informant sur les dispositions tarifaires applicables aux produits agricoles, agricoles transformés et de la pêche dans le cadre de l’accord d’association avec l’UE.

    En 2007, les exportations de produits agricoles et agricoles transformés n’ayant pas bénéficié d’avantages préférentiels ont représenté 28,92% des exportations agricoles vers l’UE. Ils ont enregistré une baisse de 27,64% par rapport à 2006, soit 12,38 millions de dollars en 2007 contre 17,11 millions de dollars en 2006. S’agissant des exportations de produits agricoles et agricoles transformés ayant bénéficié d’avantages préférentiels (0% de droits de douane avec ou sans limitation de quotas), ces derniers ont représenté 71,08% du total des exportations agricoles et agricoles transformés dont près de 90,5% sans limitation de quotas. Cependant, ces produits ont enregistré une régression par rapport à 2006, soit 9,03% pour les produits agricoles et 0,45% pour les produits agricoles transformés. Concernant les produits industriels exportés en exonération totale vers l’UE, ils représentent plus de 93,70% des exportations algériennes vers la communauté enregistrant ainsi une évolution de 23,64% par rapport à 2006. Pour autant, les principaux produits exportés en 2007 sont dominés par les produits dérivés des hydrocarbures, les produits miniers et les déchets et débris des métaux ferreux et non ferreux.

  4. #39
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    Dimanche 13 Avril 2008 -- L’Agence de développement social (ADS) de Annaba et l’Union européenne vient d’accorder à trois associations de l’est du pays le financement de leurs projets pour une enveloppe globale de 11 millions d’euros, dont 10 millions seront versés par l’Union européenne. En effet, les contrats concernent l’aide aux enfants souffrant de surdité de la wilaya de Oued Souf, l’aide au développement des activités des femmes rurales de la wilaya de Khenchela, et le soutien aux femmes seules ayant des enfants à charge et vivant dans les localités isolées de la wilaya de Skikda.

    Les associations retenues, dont les présidents ont signé leurs contrats mercredi dernier, figurent parmi les 26 projets retenus sur les 103 inscrits sur la liste des demandeurs de l’aide de l’Agence de développement social et porteurs de différents projets de développement situés pour la majorité dans les régions isolées des wilayas de l’est. Trois experts, qui ont suivi une formation dans ce domaine, vont encadrer ces associations, dans le domaine du management, de l’informatique et de la présentation des bilans.

  5. #40
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    Mercredi 16 Avril 2008 -- Dans une contribution rapportée par un journal français, Madame Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne en charge des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, préconise une nouvelle diplomatie énergétique européenne. L'approvisionnement en énergie et le changement climatique s'imposent comme des défis majeurs pour les générations futures. L'UE est confrontée à une nouvelle équation énergétique mondiale : il faut à la fois assurer la diversité des sources d'approvisionnement, la diversité des routes de transport et plus de diversité dans notre bouquet énergétique. L'UE a un rôle essentiel à jouer pour relever ce nouveau défi. "Mieux interconnecté notre marché intérieur nous donnera plus de fluidité et de solidarité en cas de crise. C'est l'objectif du troisième paquet législatif sur le marché énergétique intérieur. Améliorer notre efficacité énergétique de 20ù est à notre portée. Introduire un minimum de 29% d'énergie renouvelables et de 10% de biocarburants dans notre bouquet énergétique réduira substantiellement nos importations d'hydrocarbures. Nos dépenses énergétiques seraient ainsi diminuées de 50 milliards d'euros en 2020".

    Mais il ne faut pas se faire d'illusions, ajoute-t-elle. "Quand bien même toues les mesures du troisième paquet auront été appliquées en 2020, il nous faudra encore importer plus de 50% de notre énergie sous diverses formes, essentiellement des hydrocarbures". Elle note que pour l'heure, le problème de l'UE reste et restera la gestion de ses importations et la sécurité de ses approvisionnements, surtout en gaz. "Aujourd'hui, nos approvisionnements en gaz à partir des pays tiers se font de Russie pour 46%, de Norgège pour 27% et d'Algérie pour 20%. Dans ce contexte, les difficultés se multiplient. La barre des 100 dollars par baril de pétrole a été franchie. Il nous faut faire face à la concurrence croissante des autres pays consommateurs et à la rationalisation de leurs ressources par la majorité des pays producteurs".

    Sur le modèle du pétrole, elle note que les principaux fournisseurs gaziers externes de l'UE souhaitent se constituer en cartel. "Cela nous invite à une grande vigilance. La Russie est et demeure notre premier partenaire énergétique, mais nos besoins augmentent plus rapidement que la production russe. La diversification n'est pas seulement un choix politique. C'est une responsabilité envers nos concitoyens. C'est pourquoi la commission travaille avec d'autres partenaires clefs pour notre sécurité énergétique. A l'Est, des accords ont été passés avec l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan. Nous finalisons les négociations avec le Turkménistan. Nous soutenons activement le développement du corridor énergétique transcaspien trans-mer Noire et la réhabilitation des infrastructures de transit de gaz russe par l'Ukraine, laquelle est stratégique pour nos approvisionnements. Au Sud, outre l'Algérie qui est l'un de nos fournisseurs traditionnels et avec qui nous négocions un partenariat énergétique stratégique, nous avons finalisé des accords avec l'Egypte, le Maroc et la Jordanie".

  6. #41
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    Samedi 19 Avril 2008 -- L’Union européenne a lancé, hier à Bruxelles, un projet appelé Invest in Med pour encourager les investissements européens dans la région méditerranéenne. Ce projet est doté d’un montant global de 12 millions d’euros, dont 9 millions seront financés par la Commission européenne. L’Algérie, à l’instar d’autres pays du Bassin méditerranéen, a émargé à ce projet. Elle était représentée à la cérémonie de signature de l’accord y afférent par une délégation conduite par le directeur des services d’appui au ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Mohamed Kirat.

    Dans une déclaration à l’APS, il a indiqué que «ce qui intéresse l’Algérie c’est d’émarger à ce projet et d’essayer de profiter de tous les programmes d’assistance institués dans le cadre de la coopération euro-méditerranéenne». C’est dire que notre pays, selon M. Kirat, n’a pas bénéficié des programmes d’assistance existant dans ce cadre. Une raison qui a fait dire à ce responsable qu’il ne ménagera aucun effort pour «changer les choses». Il a assuré, dans ce sens, qu’il compte «tout mettre en œuvre pour que les entreprises et les institutions algériennes bénéficient des actions immatérielles de l’Euromed». Il compte, ainsi, encourager l’accès aux financements gratuits accordés dans ce cadre par des instruments européens tels que la facilité euro-méditerranéenne pour les investissements et le partenariat (FEMIP de la BEI), l’instrument de voisinage et le programme d’assistance technique et d’échange d’informations.

    Les actions qui seront menées dans le cadre du nouveau projet comprennent des programmes de formation et de coaching, des réunions d’affaires, des conférences et des foires, des échanges de personnel ainsi que la confection de guides et de brochures sur la façon de faire des affaires dans la région. Les bénéficiaires de ces actions sont les investisseurs, les banques, les entreprises, particulièrement les PME, les intermédiaires des institutions, du gouvernement et d’autres organismes publics.

    Ce projet, qui sera piloté par un consortium composé du réseau euro-méditerranéen d’agences de promotion des investissements ANIMA Investment Netyork et de l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises Businessmed, se déroulera sur une période de 36 mois et concernera les 27 Etats membres de l’UE et les 9 pays partenaires du sud de la Méditerranée. Il favorisera le volume et la qualité des échanges euro-méditerranéens et des investissements étrangers directs, comme il contribuera à un développement économique durable de la région, d’après les partenaires chargés de sa gestion.

  7. #42
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    Dimanche 20 Avril 2008 -- La visite effectuée en mars dernier à Alger par la commissaire européenne, Mme Benita-Ferrero Valdner, longuement reçue par le président Bouteflika, a visiblement donné une nouvelle impulsion aux relations entre l’Algérie et la Commission européenne. C’est du moins ainsi que les choses sont perçues à Bruxelles. “Nous avons apprécié la volonté de l’Algérie de s’engager dans la politique de voisinage et nous sommes prêts à l’assister et à collaborer sur les programmes de réforme”, a déclaré Mme Christiane Hohman, porte-parole de la commissaire, dans un point de presse animé devant une délégation de journalistes algériens invités par la Commission européenne.

    Mme Hohman parle en outre de “signal fort” envoyé par les autorités algériennes chez qui une volonté d’ancrage dans la politique européenne et un désir de dépasser aussi les incohérences découlant de la signature de l’accord d’association, en septembre 2005, sont palpables. D’où une disponibilité de la commission de s’impliquer davantage dans la mise en œuvre du processus des réformes en cours chez nous. “Nous pouvons apporter une assistance technique et physique et envoyer des experts”, ajoute la porte-parole de Mme Benito-Ferrero Valdner.

    Cette assistance peut porter sur des secteurs aussi importants que le système douanier et bancaire qui sont actuellement en besoin de mise à niveau, dans la perspective de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Également en matière des droits de l’homme et avec la société civile. Reste que la vitesse à imprimer à cette assistance dépend de la seule volonté du gouvernement algérien, à qui il appartient d’identifier les domaines d’assistance et l’agenda de sa mise en œuvre avant le lancement des appels d’offres pour leur réalisation. “Il y a des plans d’action agréés des deux côtés avec possibilité de réajustement, il y a une flexibilité dans notre démarche, c’est un des caractères de la politique européenne de voisinage”, enchaîne Mme Christiane Hohman dont l’intervention au centre de presse constitue le point fort de cette visite.

    Évidemment, la question sécuritaire est présente dans les propos des différents intervenants, qui reconnaissent, cependant, unanimement que la situation actuelle se caractérise par une amélioration palpable et propice à donner un coup d’accélérateur à la coopération entre Alger et Bruxelles, histoire de rattraper le retard que nous accusons actuellement par rapport à nos deux voisins marocains et tunisiens, les premiers à signer et qui ont “commencé à collaborer très tôt et à savoir utiliser le maximum des offres” mises sur la table.

    Rendez-vous est déjà pris pour la fin du mois de mai pour de nouvelles propositions. Au cours de cette rencontre entre journalistes algériens et experts de la Commission, il a été souvent question du fameux et néanmoins fumeux projet d’union pour la Méditerranée, cher au président français Nicolas Sarkozy. Du côté européen, on ne manque pas d’épithètes pour qualifier cela de dessein sarkozien. “Arlésienne” pour les uns, “coquille vide” pour les autres, qui prêtent au successeur de Jacques Chirac une volonté d’hégémonie sur l’Europe et contrebalancer ainsi la politique allemande d’ouverture sur les anciennes républiques de l’Est.

    D’autres encore ne donnent pas plus de chances à ce projet que celui du processus de Barcelone, tant que le problème palestinien reste posé. “Si l’on devait reconnaître un mérite à l’idée de Sarkozy d’union méditerranéenne, c’est qu’elle est un gros pavé dans la mare : elle bouscule bien des comportements, questionne des politiques, interpelle des institutions, bref, elle relance le débat autour de la centralité de la Méditerranée dans la géopolitique de la France et de l’Union européenne aux défis de tous ordres, auxquels les riverains et ceux qui sont au-delà sont exposés”, explique au début de son intervention le professeur Bichara Khader, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe contemporain à l’Université catholique de Louvain.

    En tout état de cause, c’est tout le monde qui attend le sommet des chefs d’État des pays de la Méditerranée, le 13 juillet prochain, à Paris, pour en savoir davantage sur ce projet qui séduit autant qu’il suscite méfiance et incrédulité. La question de l’émigration a été présente lors de cette rencontre. Si tout le monde convient de l’inanité de l’Europe de vouloir se barricader contre “la menace qui vient du Sud”, en considérant que ce Sud est d’un apport nécessaire au Vieux Continent en termes de valeurs, d’expérience humaine, il reste que l’Afrique doit créer ses propres conditions de développement durable pour freiner les flux migratoires vers le “qui ne peut accueillir toute la misère du monde”, selon la formule célèbre de l’ancien Premier ministre français Michel Rocard.

    Enfin, cette rencontre avec la presse algérienne a été aussi l’occasion pour des intervenants de parler du climat d’investissement en Algérie. C’est notamment le thème de la conférence de M. Benhalima, business manager, qui, à travers son expérience de “relais”, met en relief “le parcours du combattant” auquel est confronté tout investisseur tenté par le risque Algérie, à cause de lourdeurs administratives et bureaucratiques qui sont aujourd’hui perçues comme autant d’obstacles rédhibitoires à l’investissement étranger dans notre pays. D’où justement ce consensus aujourd’hui selon lequel l’Algérie, contrairement au Maroc et à la Tunisie qui sont en besoin d’argent, est en panne de management et de savoir-faire technique pour opérer définitivement la césure avec “le système rentier et bureaucratique” actuel.

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