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  1. #99
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    Lundi 12 Novembre 2007 -- Face à la concentration des grands groupes bancaires, à leur spécialisation géographique et sectorielle, notre marché bancaire commence tout doucement à se mettre en phase avec le reste de la planète. Le ministère des Finances a ainsi dicté à ses banques publiques, et donc indirectement aux banques privées installées ou pas encore installées, les contours de leurs compétences et activités. Dans ce contexte, qu’est-il attendu de chacun des protagonistes et quelle sera la réaction des banques privées, comment s’adapter ?

    Redistribution des tâches dans la sphère publique

    La Cnep ne financera plus le crédit automobile et se concentrera exclusivement sur le financement de l’immobilier : financement des promoteurs publics et privés, financement des particuliers dans leurs achats de biens. La BNA se limitera à suivre et financer les collectivités locales et autres entreprises publiques à caractère d’utilité publique. La Badr, notre banque verte, va recentrer ses compétences sur le financement de l’agriculture et le suivi des plans et des fonds de développement à l’échelle nationale. La BEA, partenaire historique de Sonatrach, spécialiste des grands projets d’infrastructures et des opérations à l’International des grands groupes publics, prépare une alliance stratégique avec un groupe bancaire d’envergure planétaire pour imposer et asseoir sa domination sur ses secteurs d’activité en particulier.

    Les implications pour le privé

    Petites et grandes banques privées en Algérie commencent tout juste à étendre leurs portefeuilles de services au grand public algérien. Les années fastes liées au financement des activités d’importation ont autorisé à certaines de ces banques de présenter des ratios bilantaires impressionnants leur permettant ainsi des politiques de prêt plus agressives. Il faut dire aussi que suite aux divers scandales, les pratiques administratives relatives aux modalités d’octroi de prêts ont pu être maîtrisées et aménagées par ces banques qui commencent tout juste à comprendre le marché et, parallèlement, les consommateurs de ces crédits commencent à comprendre les paramètres. L’ouverture du capital de la BDL et du CPA offre la dernière possibilité, durant la prochaine décennie au moins, aux investisseurs qualifiés d’entrer sur le marché algérien. À l’image des autres pays, une fois ces opérations conclues, le marché deviendra hermétique naturellement : les acteurs seront assez nombreux pour assurer le minimum de concurrence entre eux et proposer un service correct aux clients.

    Concentration, entente ou nouvel entrant

    Les prétendants du CPA seront tout aussi intéressés par la BDL. Rappelons que la BDL est une émanation du CPA, à l’origine c’était la même maison. Parmi les concurrents au rachat de ces banques, tous ont une raison plus que valable qui les motive et pour tous, l’autorité a une bonne raison d’apprécier leur engagement. Tout d’abord, il ne serait pas raisonnable d’attendre que les Espagnols de Santander fassent des étincelles pour acquérir le CPA (peut-être pour la BDL plus tard !), malgré une excellente santé financière. Vous me direz dommage.

    En effet, cette banque aurait tout pour plaire : solide, expérience réussie de privatisation consommée en Amérique du Sud et en Europe, mais voilà, ils sont occupés avec la gigantesque opération de Abn Amro (après celle réussie de Abbey National en Angleterre). Il resterait donc cinq grands acteurs : Citibank, BNP, Société Générale (SG), les Banques populaires (LBP) et la banque verte, le Crédit agricole (Casa).

    Citibank est dans le cambouis face à la crise du subprime et sa succursale algérienne va certainement souffrir de l’alliance stratégique de la BEA qui va concentrer ses efforts sur la Sonatrach et ses associés. La Citibank n’aura le choix que de foncer sur le CPA et d’y mettre le paquet. Alger pourrait devenir son hub africain et sud-européen, l’enjeu est de taille.

    La BNP et SG sont naturellement intéressées par le CPA et/ou la BDL. Ces deux banques ont atteint un stade de croissance critique en Algérie, la consolidation de leurs acquis et de leurs efforts devrait se traduire par l’augmentation toujours croissante de leurs réseaux. Et si les réseaux du CPA ou, à terme, de la BDL venaient à échouer entre les mains d’autres concurrents, elles pourraient tout perdre. De plus, ces deux banques ont très bien cohabité depuis l’année 2000 en Algérie, une entente naturelle, déjà existante dans le reste du monde et qui pourrait se traduire dans les faits aujourd’hui sur le terrain algérien, en se “partageant” le CPA et la BDL, avant de se matérialiser ailleurs. Pourquoi pas ? La taille du nouvel ensemble pourrait balancer avec les tailles respectives des banques publiques.

    Les Banques populaires, connues sous leur filiale algérienne Natixis, ont fait des efforts certains en Algérie. LBP sont bien connues des PME/PMI car elles financent leurs activités, leurs risques devises et taux. On a pu apprécier la disponibilité de leur management durant la phase de travail sur le CPA. Sans bruit ni assistance de grands génies de l’économie et des finances, LBP ont fait leur bonhomme de chemin et, comme l’a souligné leur numéro deux à Oran, elles auront certainement leur mot à dire. Il est maintenant de la responsabilité des autorités d’évaluer leurs compétences et expériences en termes de privatisation et de gestion d’un ensemble comme le CPA.

    Le Crédit agricole, malgré sa campagne publicitaire erronée et le type de consulting utilisé pour comprendre le marché et l’institution, est la moins connue de toutes les banques précédentes. L’opportunité du CPA et de la BDL est fondamentale pour Casa dans sa stratégie à l’International et particulièrement dans le Maghreb. Sa présence dans les pays voisins et avec qui les PME/PMI locales travaillent peut créer potentiellement beaucoup de synergies. Est-ce que Casa, de par son origine de “caisse coopérative”, à l’image de la CNMA, remplit les conditions techniques minimales pour affirmer être en mesure de gérer la privatisation du CPA et d’en faire un ensemble pouvant concurrencer les banques publiques et les banques privées déjà présentes ?

    Agenda

    Cette dernière question se pose pour tous les candidats en ce qui concerne l’autorité. Certes, certaines banques ont la pratique de l’Algérie, des Algériens, et peuvent ainsi prétendre comprendre et apprécier le potentiel du marché et intégrer ainsi la stratégie de l’autorité en ce qui concerne sa vision de l’évolution du marché. Sur la base des offres techniques présentées par les concurrents au CPA, l’autorité pourra apprécier l’expérience et la vision de chacun des groupes cités ci-dessus et décider ainsi qui sera habilité à remettre une offre financière. Un premier verdict sera connu pour la fin de ce mois de novembre et le nom du partenaire stratégique du CPA finalisé pour mi-décembre.

    Concernant la BDL, il va falloir refaire tout le processus, comme pour le CPA. Espérons que l’on aura retenu la leçon du CPA pour réaliser l’opération d’ouverture de capital aussi vite que nos voisins.

  2. #100
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    Lundi 12 Novembre 2007 -- Les crédits à l'économie ont atteint 2 010,2 milliards de dinars durant les six premiers mois de 2007 contre 1 805,3 milliards de dinars au cours de la même période de l’année précédente, selon des données de la Banque d’Algérie fournies dans son nouveau bulletin statistique trimestriel.

    Concernant la répartition par secteur, le privé s’est taillé la plus grosse part avec la somme de 1 125,6 milliards de dinars, soit 55,99% du total des crédits, contre 958,8 milliards de dinars durant la même période de 2006, a indiqué le document de la Banque d’Algérie. Le secteur public a bénéficié de 884,6 milliards de dinars au 1er semestre 2007 contre 846,3 milliards durant la période correspondante de 2006 représentant 44,01% de la totalité des financements bancaires. L’administration locale a, quant à elle, bénéficié pour la même période de 300 millions de dinars (0,01% du montant total des crédits), contre 200 millions de dinars en juin 2006, selon la Banque d’Algérie.

    Par ailleurs, les avoirs extérieurs de la Banque d’Algérie ont atteint, à juin 2007, quelque 6 419 milliards de dinars, en hausse de 1,1% par rapport à juin de l’année précédente, dont 6 392,8 milliards étaient déposés dans des banques centrales et 26,6 milliards dans des banques commerciales, selon les même statistiques. La masse monétaire a atteint, à fin juin 2007, quelque 5 412 milliards de dinars contre 4 405,7 milliards par rapport aux six premiers mois de l’année écoulée. Enfin, le solde de la dette extérieure de l’Algérie s’établissait, au 2e trimestre 2007, à 5,1 milliards de dollars, contre 5,47 milliards durant le trimestre précédent, selon la même source.


  3. #101
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    Quote Originally Posted by Al-khiyal View Post
    November 12, 2007 -- The External Bank of Algeria (BEA) and the Hong Kong Shanghai Banking Corporation (HSBC) signed a framework co-operation agreement Sunday (November 11th) in Algiers. According to El Khabar, the agreement will provide funding for large Sonatrach and Sonelgaz projects. Philippe Pontet, president of HSBC France's finance and investment bank, said HSBC plans to focus on improving finance mechanisms and introducing new ones including "project financing" in the service and hydrocarbon sectors. BEA CEO Mohamed Loukal told reporters after the signing ceremony that the bank looks forward to partnering with HSBC.


  4. #102
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    Mardi 13 Novembre 2007 -- La signature, samedi 10 novembre à Alger d'un accord entre la Banque Extérieure d'Algérie (BEA) et HSBC, devrait être suivie prochainement de nouveaux accords entre la banque algérienne et une banque d'affaires étrangère.

    En effet, selon des informations recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de sources bancaires à Paris, la BEA mène actuellement des contacts avec plusieurs grandes banques d'affaires internationales, américaines et européennes, en vue d'aboutir à un partenariat stratégique.

    Objectif : se renforcer dans l’ingénierie financière et le conseil aux grandes entreprises algériennes. « HSBC est une banque commerciale, avec des capacités de financement et de crédit très importantes. Elle peut par exemple apporter à la BEA les fonds nécessaires pour permettre à la banque algérienne d'accompagner des clients comme Sonatrach dans leurs projets industriels en Algérie ou à l'étranger. Mais la banque britannique n'a pas forcément l'expertise suffisante en matière de banques d'affaires. Elle ne figure pas sur la liste des principales banques d'affaires internationales», explique notre source.

    Or, dans la perspective de l'ouverture du capital du Crédit Populaire d'Algérie (CPA) et l'arrivée d'un groupe bancaire étranger – probablement français - la BEA a besoin de se renforcer dans la banque d'affaires via l'acquisition d'un savoir-faire en matière d'ingénierie financière, d'opération de fusions-acquisitions ou encore d'introductions en Bourse. « Les dirigeants de la BEA ont une stratégie claire : ils se préparent à l’arrivée en force des banques étrangères en Algérie et veulent jouer un rôle de premier plan dans restructuration du secteur bancaire du pays », analyse un économiste.

    Des banques américaines comme Citigroup, Goldman Sachs, Merrill Lynch ou Morgan Stanley pourraient devenir des partenaires de la BEA. Deutsche Bank, qui figure parmi les principales banques d'affaires au monde, est également bien placé d'autant que la banque allemande est déjà implantée en Algérie.


  5. #103
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    ALGERIA, November 13, 2007 (Reuters) - HSBC aims to help Algeria's Sonatrach obtain project finance for big oil and gas ventures under a cooperation deal with the state energy giant's main local banker, an HSBC official said on Tuesday.

    Rachid Sekak, HSBC Algeria chief executive, told Reuters in an interview the framework cooperation accord with Banque Exterieure d'Algerie (BEA) was aimed mainly at funding Sonatrach ventures using local banks and in the local dinar currency.

    Sonatrach, which currently generates about $1 billion a week making it Africa's biggest firm by revenue, plans to spend a total of over $20 billion on pipelines, gas and petrochemical plants and upstream oil and gas developments in coming years.

    "HSBC is ambitious, but BEA is also ambitious," Sekak said.

    "What we have in mind is mainly the big Sonatrach projects, but it could be other projects as well outside the hydrocarbon sector because BEA wants to diversify. We could apply this to the steel industry or water desalination for example," he said.

    Sonatrach normally does its banking with BEA, one of six state banks with plenty of liquidity but short on project financing expertise. The HSBC deal is the only such cooperation accord on project financing between BEA and a foreign bank.

    Sekak said the logic behind the accord stemmed from a recent decision by Algerian authorities to end reliance on external financing for future infrastructure work. To date, big oil and gas projects have mostly been funded by foreign energy firms.

    "All the big projects will be financed locally in local currency. BEA will bring the money, customers, knowledge of the market and the capacity to syndicate with the big local public banks. We will give BEA the project financing technology to implement locally what is done in the international market."

    Sekak also said HSBC would like to help Sonatrach pursue its goal of expanding its upstream role internationally.

    "This is one of the bank's targets," he said. "Every bank in the world has an ambition to be part of the Sonatrach story."

    The agreement, which is between BEA and the HSBC Group, was signed on Sunday by BEA chief executive Mohammed Loukal and Philippe Pontet, chairman investment banking of HSBC France.

    Sekak he would like the skills transferred under the accord to help modernise banking in Algeria, which is trying to improve the sector's ability to finance investment and growth.

    State banks account for about 95 percent of total bank assets and loan portfolios in the OPEC-member country.

    Analysts say the sector remains plagued by a legacy of Soviet-style economic management, red-tape, corruption, and a tradition of lending to loss-making state firms.

    HSBC is also setting up a full service local Algerian bank and hopes to obtain an operating licence for this in 2008.

    On the corporate banking side it expects HSBC Algeria to carve out a substantial business in trade finance. On the retail side, HSBC plans to create branches in the main cities.

    "There is a huge sympathy for HSBC in Algeria, but at the same time there is a huge expectation," Sekak said.

    Other foreign banks in Algeria include France's BNP Paribas and Societe Generale, both of which have extensive retail branches, as well as Citibank and Arab Banking Corporation.


  6. #104
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    Mardi 13 novembre 2007 -- Les observations formulées dans le sillage du rapport présenté la semaine dernière à l’Assemblée populaire nationale par le gouverneur de la Banque d’Algérie sur l’évolution économique et monétaire en 2006 n’ont pas généré de débats véritablement en rupture avec les litanies habituelles.

    Les commentaires sur les politiques de financement sont restés focalisés sur l’insuffisante implication des banques dans le soutien à l’investissement et sur les déficiences relevées en matière de gestion des risques et de systèmes de contrôle.

    Au surplus et de manière générale, on tend à stigmatiser l’action des banques mais on ne prend pas la peine de thématiser sérieusement la problématique liée à la stratégie bancaire dans son ensemble. Cette posture dont on relève qu’elle repose le plus souvent sur des déclarations unilatérales, décontextualisées ou intempestives et superficiellement argumentées, ne fait évidemment pas avancer la réflexion théorique sur l’économie.

    Quand les banques sont fustigées par des députés subséquemment à un discours (celui du gouverneur de la BA) qui ne fait pas dans la nuance, loin s’en faut, n’est-il pas souhaitable que les dirigeants des institutions en cause fassent connaître leur position ? Ceux qui connaissent les arcanes du système et de l’organisation bancaire soutiennent que c’est l’ABEF (Association des banques et des établissements financiers) qui se charge en général de répliquer pour le compte et à la place des P-DG de banques qu’elle représente.

    Cette association réagit en effet plus ou moins périodiquement aux critiques essuyées par les banques, mais ses interventions sont presque toujours implicites, décalées dans le temps et davantage axées sur des considérations quantitatives plutôt que sur des éléments d’appréciation de fond.

    Bien des opportunités sont pourtant supposées permettre à cette organisation de faire œuvre utile, de s’affranchir de l’autosatisfaction, de reconnaître ouvertement les carences du système bancaire et d’apporter une contradiction éclairée et argumentée.

    La mystification n’est jamais soutenable, quelle que soit son origine, mais elle finit par s’imposer à l’opinion publique si elle ne donne pas lieu à des réponses appropriées. On ne contribue pas à clarifier les choses en présentant, à l’instar de certains, des plaidoyers pro domo, ou en laissant entendre que les banques ne savent pas évaluer les risques et que, du fait de cette incapacité, elles préfèrent s’abstenir de soutenir des projets d’investissement potentiellement rentables.

    Les professionnels du secteur sont bien placés pour démontrer, preuves à l’appui, que l’évaluation des risques, ici comme à l’étranger, ne prémunit pas absolument le banquier contre tous les risques, et, en tout cas, pas contre ceux qui apparaîtraient comme relevant de la force majeure.

    Naturellement, il appartient aux responsables concernés de préciser un peu mieux les motifs à l’origine de la réticence des banques à s’engager dans l’accompagnement de projets comme elles pouvaient le faire dans les années 1990. Cela dit, les incidences du traumatisme provoqué par les scandales bancaires ne sauraient être minimisées ni marginalisées dans l’approche des questions financières, ce qui signifie qu’elles devraient inciter à une perception plus équilibrée, plus réaliste des contraintes nouvelles qui apparaissent dans la politique bancaire de l’Etat.

    On serait même tenté de considérer que tout est intelligible à partir des liens supposés marquer cette politique. Ainsi, le gouverneur de la Banque d’Algérie est bien dans son rôle quand il met en garde les banques commerciales contre certaines concentrations de risques, mais, ce faisant, ses appels à la vigilance viennent aussi logiquement légitimer les réflexes, pour certains excessivement prudentiels, des banquiers face aux projets pour lesquels leur soutien est sollicité.

    De même, si les membres de la représentation nationale sont fondés à exprimer leurs préoccupations à cet égard, cela ne devrait pas pour autant les dispenser non seulement d’inscrire leurs récriminations dans un cadre cohérent et lisible, mais aussi et surtout d’avancer des propositions alternatives fiables et libérées de la rhétorique.

    Les députés et les sénateurs ne sont pas sans savoir que c’est l’Etat, actionnaire unique et donc propriétaire des banques publiques, qui est aussi interpellé à travers les déclarations qui ciblent ces dernières. Autrement dit, c’est bien en réalité l’approche du régime juridique des banques publiques qui pose encore et toujours problème dans 1’identification des goulets d’étranglement comme dans la détermination des responsabilités relatives à certaines formes d’immobilisme, y compris celles qui affectent la défense des intérêts de la corporation.

    Dans ce contexte, on se demande qui, des dirigeants des banques, du secrétaire général de l’ABEF ou du ministre des Finances, est le mieux positionné pour traiter de façon satisfaisante et responsable les situations dans lesquelles des institutions financières se retrouvent prises à partie.

    Cette question est aussi à examiner en relation avec la notion d’obligation de réserve que la plupart des dirigeants du secteur public mettent en avant pour ne pas avoir à s’exprimer publiquement et officiellement sur des situations non consensuelles.

    De ce point de vue, les améliorations espérées ne concernent pas que les banques, elles devraient impliquer l’ensemble des acteurs économiques institutionnels et privés. La réforme n’est pas qu’un processus matériel, elle devrait aussi inciter à une mise à niveau des mentalités pour plus d’objectivité dans l’évaluation de problèmes dont le contenu et la complexité sont justement censés imposer effort pédagogique et rigueur dans l’argumentaire.


  7. #105
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    Mardi 13 novembre 2007 --Une banque d’affaires à capitaux publics sera créée, a annoncé hier, Mme Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des Finances chargé de la Réforme financière. Lors d’une intervention lue aux participants au séminaire d’information sur les opérations bancaires courantes domestiques et internationales, Mme Mentouri a affirmé que ce n’est pas seulement une banque d’affaires qui est en chantier, mais « plusieurs nouvelles entités financières ». Inscrite au titre de la restructuration du secteur bancaire, la création d’une banque d’affaires viendra compléter l’offre publique en matière bancaire.

    La représentante du gouvernement à la rencontre, initiée par la Chambre française du commerce et d’industrie en Algérie (CFCIA), n’a pas précisé les contours ni les délais de mise en œuvre de la future banque d’affaires publique. Cependant, celle-ci sera « un centre d’expertise dans les domaines de l’engineering financier », dit-elle. C’est en partie pour combler cette carence que la Banque extérieure d’Algérie (BEA) a conclu, avant-hier, un partenariat avec la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC) devant aboutir à la création d’un pôle d’excellence pour le financement des grands projets. Philippe Pontet, président de la banque de financement et d’investissement HSBC France, a souligné que l’objectif recherché est de « créer un grand acteur en banque de financement et d’investissement ».

    En même temps, un renforcement de la Caisse de garantie du crédit à l’investissement (CGCI) est programmé. Ces projets s’inscrivent, dit-elle, dans une nouvelle étape des réformes financières. « L’étape qui s’ouvre, soutient Mme Mentouri, portera sur la transformation des structures des banques, par la mise à niveau des différentes fonctions, notamment les systèmes d’informations et la gestion des risques ».

    Outre les privatisations partielles du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et de la Banque de développement local (BDL), la représentante de l’Exécutif a évoqué le projet de « redéploiement institutionnel par la transformation graduelle des banques restant dans le giron public ». Celles-ci bénéficieraient de la densification du paysage bancaire et financier concomitamment à un processus continu de bancarisation de masse et de diffusion des services et produits bancaires.


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