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  1. #365
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    Lundi 15 Décembre 2008 -- Finalement, BNP Paribas El Djazaïr ne sera pas la première entreprise étrangère à financer ses activités en Algérie via un emprunt obligataire en dinars algériens. Selon nos informations, la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB) vient de rejeter la demande de la filiale algérienne du géant bancaire français concernant le lancement d'un emprunt obligataire destiné au grand public et aux institutionnels.

    La cause ? Selon nos sources, la maison-mère de BNP Paribas El Djazaïr a refusé d'apporter les garanties financières demandées par la COSOB. On ignore les raisons de ce refus surtout que BNP Paribas El Djazaïr est une filiale rentable, à l'image de toutes les banques étrangères implantées en Algérie. Interrogé par toutsurlalgerie (tsa-algerie.com), la banque n'a pas souhaité commenter l'information. « Je ne peux faire aucun commentaire sur ce sujet, car la réglementation de la COSOB nous l'interdit », a indiqué une porte-parole de BNP Paribas El Djazaïr.

    En réalité, le refus de la COSOB ne serait pas motivé que par des considérations techniques. Comme nous l'avions révélé dès le 4 août, le projet de BNP Paribas El Djazaïr de lancer un emprunt obligataire en Algérie avait, dès le départ, suscité les réticences des autorités monétaires et bancaires algériennes. Deux problèmes ont été soulevés : l'utilisation des sommes récoltées et la destination des profits qui seront engrangés grâce aux différents projets.

    Un emprunt obligataire lancé par BNP Paribas El Djazaïr pouvait constituer une bonne chose pour l'économie nationale à la condition que l'argent levé soit utilisé dans le financement de l'activité économique créatrice d'emplois et de richesses et non pas pour financer du crédit automobile ou à la consommation et surtout que les profits ne soient pas transférés en euros vers la maison-mère en France.

    Or, en Algérie, BNP Paribas a la réputation d'être une banque qui finance davantage le crédit à la consommation et les opérations d'importation que des projets profitables à l'économie nationale. Les projets d'investissements créateurs d'emplois et de richesses financés par la filiale locale de la banque française ne sont pas nombreux.

    Ce refus de la COSOB risque de contrarier les projets de développement de BNP Paribas en Algérie. La banque française comptait en effet lever près de 50 millions d'euros. Une somme qu'elle va devoir désormais aller chercher auprès de sa maison-mère à Paris ou dans ses propres bénéfices réalisés en Algérie.

  2. #366
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    Samedi 20 decembre 2008 -- À l’image de l’ensemble des établissements bancaires algériens, Al Baraka Bank Algérie a été épargnée par la crise financière internationale. La filiale du groupe bahreïni Al Baraka a en effet réalisé des performances au cours des trois premiers trimestres de l’année 2008 qui ont largement satisfait ses actionnaires du Golfe. Le bilan rendu public par la maison mère indique qu’Al Baraka Bank Algérie a réalisé durant les neufs premiers mois de cette année un profit net et des revenus en hausse de 80 % par rapport à la même période de l’année dernière.

    Durant la même période, les actifs de la banque ont également augmenté de 39 % à 1,1 milliard de dollars (contre 791,4 millions de dollars en 2007) et les dépôts des clients de 32 %. Les états financiers de la banque, tous positifs, ont révélé que ses revenus opérationnels ont progressé de 49 % pour passer de 39,7 millions de dollars durant les neufs premiers mois de 2007 à 59,3 millions de dollars au cours de la même période de cette année, alors que ses dépenses ont reculé de 2 % pour atteindre 14,7 millions de dollars.

    Après déduction des taxes et des provisions, les revenus nets de la banque ont affiché une croissance de 80 %, atteignant 25 millions de dollars durant la période considérée. Selon le communiqué rendu public, la filiale algérienne a réussi à réaliser ses performances grâce à l’extension de son réseau et la diversification de sa gamme de produits. La banque compte aujourd’hui un réseau de 20 agences à travers le territoire qu’elle compte porter à 30 au cours des trois prochaines années. Al Baraka Bank représente 5,6 % de part de marché en Algérie, a précisé la même source.

    M. Adnan Ahmed Yousif, président du groupe Al Baraka, a estimé que la filiale algérienne «est un membre clé de ce groupe», en ajoutant que «ces performances excellentes démontrent la capacité de la banque à mettre à profit ses points forts c’est-à-dire une gamme de produits et de services de grande qualité, des ressources financières importantes et un large réseau qui lui permettront de continuer à progresser sur le marché algérien».

    De son côté, M. Mohamed Seddik Hafid, directeur général de la banque, a déclaré que «grâce à ses ressources techniques et financières, la banque a pu capitaliser sur les performances de l’économie algérienne boostées par les prix élevés du pétrole durant une grande partie de l’année 2008». En dépit de la crise financière, «la banque a réussi à rester à l’abri en raison de la concentration des opérations en Algérie et de sa politiques d’investissement prudente», a souligné M. Seddik.

  3. #367
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    Mardi 23 decembre 2008 -- La glissade a commencé début octobre et elle expliquerait à elle seule pourquoi les Algériens ne profitent pas de la baisse des prix des matières premières sur les marchés internationaux. En près de trois mois, le dinar algérien a perdu plus de 20% par rapport au dollar et 25% comparé à l'euro, sur la base de données monétaires de la Banque d'Algérie que toutsurlalgerie (tsa-algerie.com) a examiné. Selon les cotations de la Banque d'Algérie, le dollar est échangé actuellement à 73 dinars contre une moyenne de 60 entre juin et septembre. Même constant pour l'euro : il s'échange actuellement à 103 dinars contre une moyenne de 83 sur la période de juin à septembre.

    Selon nos informations, le gouvernement, en laissant filer le dinar face aux principales devises mondiales, chercherait à freiner la consommation pour réduire la facture d'importation qui a atteint le chiffre record de 35 milliards de dollars en 2008. Explication : avec un dinar faible, les produits importés deviennent plus chers et donc moins accessible à toutes les bourses.

    Une chute du dinar compenserait la baisse des prix des matières premières et maintiendront des prix élevés des produits importés finis ou destinés à la transformation. Les voitures dont les prix ont été cassés en Europe faute d'acheteurs sont particulièrement concernées. En Algérie, les concessionnaires automobiles n'ont pas baissé considérablement leurs prix, comme c'est le cas dans plusieurs pays européens où les constructeurs bradent carrément certains de leurs modèles.

    Mais si la chute du dinar semble arranger les affaires du gouvernement, elle pénalise le consommateur et commence à inquièter les chefs d'entreprises. Ces derniers redoutent un impact négatif sur leurs activités. «Sur les moyen et long termes, la baisse du dinar va renchérir les matières premières que nous importons pour les besoins de notre appareil de production. Cette baisse va se traduire par une hausse des prix produits finis», affirme un chef d'entreprise.

  4. #368
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    Jeudi 25 Décembre 2008 -- Le Conseil algérien de la monnaie et du crédit (CMC) a décidé d'augmenter le montant du capital minimum requis des banques et établissements financiers, a annoncé jeudi l'Agence de presse APS. Le CMC a ainsi décidé de quadrupler le capital minimum des banques et des succursales de banques à 10 milliards de dinars (100 millions d'euros) et de porter à 35 millions d'euros contre 5 millions actuellement celui des établissements financiers et des succursales d'établissements financiers.

    Ces mesures ont été prises pour renforcer les règles prudentielles et stimuler les crédits à l'investissement à moyen et long terme, a expliqué le Conseil de la monnaie et du crédit. Elle visent aussi à "renforcer davantage (la) solidité financière des banques et des établissements financiers exerçant en Algérie ainsi que la stabilité du système bancaire en Algérie".

    Le système bancaire algérien compte actuellement 9 banques et établissements financiers publics, et 17 banques et établissements financiers à capitaux mixtes à prédominance internationale, une banque off-shore algéro-libyenne, une Caisse de garantie des marchés publics (CGMP), et une Caisse de garantie des exportations (CAGEX), selon la même source. Parmi les banques étrangères autorisées ces dernières années à ouvrir des filiales en Algérie, figurent notamment les groupes bancaires Société Générale, BNP Paribas, Natixis, HSBC et l'américaine Citigroup ainsi que d'autres banques arabes et maghrébines.

  5. #369
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    Vendredi 26 Décembre 2008 -- Les banques algériennes devront porter leur capital à au moins 10 milliards de dinars (100 millions d'euros). La décision a été annoncée, jeudi 25 décembre, par le Conseil de la monnaie et du crédit. Le capital minimum des banques et des succursales de banques est actuellement de 2,5 milliards de dinars (25 millions d'euros). Le Conseil de la monnaie et du crédit a également décidé d'augmenter le capital minimum des établissements financiers et des succursales d'établissements financiers à 3,5 milliards de dinars (35 millions d'euros) au lieu de 500 millions de dinars (5 millions d'euros) actuellement.

    Les banques, les établissements financiers et les succursales de banques concernées par cette mesure disposent d'un délai de douze mois pour se conformer à ces nouvelles prescriptions réglementaires. Le Conseil a expliqué que cette augmentation du capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie « vise à renforcer davantage leur solidité financière ainsi que la stabilité du système bancaire en Algérie et contribue également à la protection des déposants ».

    La décision d'augmenter le capital minimum des banques concerne les banques privées, toutes des filiales locales de groupes bancaires étrangers comme BNP Paribas, Société Générale, Natixis, HSBC, ABC, Gulf Bank... Le capital de ces banques est inférieur à 10 milliards de dinars alors que celui des banques publiques est largement supérieur.

    BNP Paribas devrait trouver 5,5 milliards de dinars (55 millions d'euros) pour pouvoir se conformer à la nouvelle décision. Pour sa part HSBC Algeria, dont le capital est de 3,3 milliards de dinars (33 millions d'euros) va devoir trouver 67 millions d'euros dans les douze mois à venir. Mais c'est la Société générale qui est particulièrement concernée : elle devra augmenter son capital d'au moins 75 millions d'euros pour se conformer à la nouvelle législation.

    En pleine crise financière qui touche particulièrement les grandes banques européennes, les filiales algériennes de BNP Paribas, Société générale et HSBC pourraient rencontrer de sérieuses difficultés pour augmenter leur capital et se conformer aux nouvelles mesures des autorités monétaires algériennes.

  6. #370
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    Mercredi 31 Décembre 2008 -- Les autorités financières envisagent l’émergence de grands groupes bancaires nationaux à l’horizon 2011. “La décision intervient certes, en situation de crise mais l’objectif recherché est le confortement des banques et il ne s’agit nullement d’une mesure de sauvetage.” M. Abderahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), estime que la décision du Conseil de la monnaie et du crédit (CMC) qui a exigé un seuil minimum du capital des banques de 10 milliards de dinars, a pour but une stabilité financière, une résistance aux chocs et une crédibilité de la place financière du pays. Le financement des PME/PMI qui commence à prendre des dimensions de plus en plus importantes constitue aussi un autre paramètre qui a poussé l’autorité monétaire à prendre une telle décision. Pour le délégué général, ces banques pourront désormais, non seulement financer des projets d’envergure mais elles auront également la possibilité d’étendre leur financement et surtout protéger les déposants. Ces derniers sont actuellement protégés sur la place en Algérie contre l’impact de la crise qui secoue une grande partie de pays dans le monde. “Notre place est suffisamment protégée”, explique-t-il. Heureusement, précise-t-il encore, que notre place est encore en expansion et non pas en pleine récession tel que c’est le cas des autres pays. “Les banques doivent se préparer pour une évolution de leur chiffre d’affaires et non pas à un recul”, rassure-t-il. Les filiales des banques mères, en activité en Algérie, sont soumises aux mêmes mesures réglementaires et légales que les institutions financières nationales. Elles évoluent en outre dans le même système financier. Ce qui signifie qu’elles ne sont pas aussi exposées aux chocs que les sociétés-mères ou actionnaires. En termes plus clairs, les épargnants algériens n’ont rien à craindre pour leur argent. Le délégué général de l’Abef tient à le confirmer davantage : “Nous avons beaucoup de sérénité à a ce propos.”

    Abderahmane Benkhalfa reconnaît que des réticences peuvent être exprimées par certaines banques quant à la décision du CMC mais, il affirme que la place enregistre un fort taux de retour sur capitaux propres. Ceux-ci “ont produit une rentabilité de plus de 20 % des banques”, argue-t-il. Il faut dire que certaines banques disposent déjà d’un capital qui dépasse le seuil exigé par le CMC. Il y a, celles qui sont dotées de 40 milliards de dinars en fonds propres et d’autres ne disposent que de 7 milliards de dinars et n’ont pas encore atteint le minimum requis. Cette dernière catégorie aura une année devant elle pour se conformer à cette exigence. “Beaucoup sont déjà dans ce capital si l’on ajoute les fonds propres qui sont susceptibles d’être intégrés dans le capital”, déclare M. Benkhalfa. Avec l’enveloppe de plus de 40 milliards de dinars dégagée dans le cadre de la loi de finances 2008 destinée à la recapitalisation des banques publiques, celles-ci deviendront, souligne-t-il, à partir de 2010 et 2011, de grands groupes nationaux dotés d’un niveau de capitalisation important. M Benkhalfa relève toutefois une disproportion entre la capacité d’absorption de l’économie nationale et l’épargne institutionnelle et celle des ménages. Ça, c’est le rôle des collectivités locales voire du pays de manière générale. L’excédent financier constaté au sein des banques est, d’après M. Benkhalfa, très changeant et beaucoup plus à court terme. Ainsi, plus de 3 000 milliards de dinars sont, indique-t-il, à court terme. Il faut de ce fait prendre des précautions pour les financements à long terme.

    - Sur un portefeuille global de financement, tous segments confondus, estimé à 2 400 milliards de dinars, soit 25 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année 2008, plus de 90% concernent les entreprises et environ 6% pour les crédits immobiliers.

    - De ce portefeuille, 55% sont dédiés à l’investissement et aux équipements des entreprises.

    - Plus de 100 000 micro-entreprises, créées par des jeunes de moins de 35 ans, sont recensées dans les portefeuilles des banques.

    - Certaines banques dédient 50% de leur portefeuille engagement au financement des PME.

    - Les banques ont augmenté leur financement de 15% durant l’année en cours.

    - Selon M. Benkhalfa, il y a eu maîtrise des taux de change par les autorités monétaires.

  7. #371
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    Samedi 3 Janvier 2009 -- C’est Djamel Bessa, le président- directeur général, qui l’a annoncé à l’issue de la visite qui l’a mené dans la wilaya de Bouira où il a inauguré, mercredi dernier, la nouvelle agence de Lakhdaria. La Cnep-banque n’est pas près de réintégrer le crédit automobile, du moins pas durant cette année 2009, dans la liste de ses produits, et ce contrairement à ce qui se disait chez certains «initiés», eu égard à la demande que connaît le même produit dans les autres banques. Ainsi, le second retour de la Cnep au crédit automobile n’aura pas lieu, elle qui l’avait lancé en l’an 2000 pour accaparer plus de 50 % du marché, avant de s’en délaisser au début de l’année 2005, pour s’y intéresser de nouveau durant l’été 2007, puis de l’abandonner, de façon surprenante, en novembre de la même année. M. Bessa a assuré, lors d’un point de presse improvisé à Tizi-Ouzou, au siège du réseau dont dépend la wilaya de Bouira, que sa banque continuera à se consacrer exclusivement au secteur immobilier et ne prévoit pas de se relancer dans le crédit automobile, du moins pas dans l’immédiat, ni à moyen terme apparemment. Ce qui met donc fin définitivement à la rumeur, devenue persistante, ces dernières semaines, bien que le P-dg de la Cnep l’eût une première fois démentie lorsqu’il annonçait, il y a de cela quelque temps, que sa banque allait se concentrer sur les programmes de logements qu’elle a elle-même lancés et sur ceux qu’elle a repris à l’AADL.

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