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  1. #596
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    April 14, 2011 -- Algeria needs legal reforms to encourage the growth of sharia-compliant finance, bankers and business experts concluded at a Monday (April 11th) symposium in Algiers. The El Moudjahid forum attendees stressed that allowing the sector to grow would reduce unemployment and create new businesses. Islamic finance currently accounts for 1% of banking activity in Algeria. Fouaz Sid, a bank clerk working for the Algerian arm of the French bank Société Générale, said he hopes that possible legal changes to the banking system would help to introduce more diversity into financial products. "For this to happen, we'd like to see legal changes being introduced to make every product which conforms to sharia law able to compete with the more traditional products. This would give us a legal footing and encourage us to diversify finance products in Algeria," Sid said. On Tuesday, the chairman of the MSP's parliamentary group, Mohamed Said Boubekeur, called for traditional banks to open counters dedicated to Islamic banking. This "in no way means getting rid of the traditional banking operations currently available, but rather supporting them with another kind of operations which will satisfy sharia law," Boubekeur said.

    One of the arrangements offered by Islamic financiers to avoid usury is called Murabaha, a purchase and resale contract in which the bank buys a material good from a supplier at its customer's request, and the price at which it is sold on to the customer is based on the cost price plus a profit margin. Other such finance tools include Salam, a purchase contract involving the deferred delivery of goods. For agricultural finance, Istisnaa can be used prior to delivery while lease-purchases can be used for financing long-term projects. Other options include Qard Hassan (a gracious loan), which serves as a loan without interest, usually tied to a debt security instrument. Finally there is Ijarah, a lease-purchase agreement by which a party leases an item for a fixed rent and period. Under these mechanisms, "any financial profitability must be justified by economic profitability," explained Sid.

    The faltering performance of Islamic finance in Algeria should give way to a more audacious approach inspired by those adopted by key international finance locations, according to Mustapha Bouazza, an MP for the Movement for the Society of Peace (MSP). The law on money and credit "lacked clarity when it came to the activities of the Islamic banks", economist Abdelmalek Serrai said. He blamed delays in reforming the sector on the "dominance of state-owned banks". However, Nacer Haidar, Secretary-General of Al-Baraka Bank, the first one to specialise in Islamic banking products in Algeria, said that his institution's success bore witness to the "flexibility of the Algerian authorities when dealing with Islamic products". "If there is any resistance, then it's not to do with the Islamic products, but it's a characteristic of the financial market in Algeria, which is still lagging behind in terms of product diversification," he said. Algeria has one bank branch for every 26,000 people, compared with one branch per 7,000 people in neighbouring countries and one for every 2,000 in developed countries, according to Haidar. He added that his bank was willing to help fund projects to reduce youth unemployment, provided that they were "economically profitable".

  2. #597
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    Hamid Guemache :


    Samedi 23 Avril 2011 -- L’Algérie vit depuis plusieurs mois une grave crise de liquidités dans les bureaux de poste. Les fonctionnaires et les retraités payés via leur compte CCP souffrent chaque fois pour retirer leur argent. Depuis plusieurs mois, le ministère des TIC, dont dépend la Poste, et la Banque d’Algérie se renvoient la responsabilité de cette situation. Les solutions promises n’ont toujours pas vu le jour ou manquent d’efficacité. Le manque de billets de banques dans les postes est dû à l’incapacité de la Banque d’Algérie à alimenter le marché en billets. Il a révélé l’état du marché monétique national et l’ampleur de l’inflation cumulée depuis le rééchelonnement de la dette extérieure au milieu des années 1990. «Les quantités de billets produites par la Banque d’Algérie ne suffisent plus à satisfaire la demande, en raison de la faible vitesse de circulation de la monnaie et surtout du fait que l’essentiel des transactions commerciales se fait en cash», explique un spécialiste en monétique. D’importantes quantités de billets sortent du circuit officiel et ne reviennent pas assez rapidement pour alimenter le marché monétaire. Résultat : des bureaux de poste sans argent et des désagréments aux détenteurs de CCP. Pour tenter de mettre fin à la crise, la Banque d’Algérie a fabriqué sans interruption de nouveaux billets, sans parvenir toutefois à satisfaire le marché. Sans régler le problème de liquidités, l’utilisation massive de la planche à billets a créé une inquiétude concernant l’inflation et la valeur du dinar. Mais selon un banquier, «la fabrication de nouveaux billets de banque ne mène pas directement à l’inflation. Les quantités fabriquées servent à combler les billets thésaurisés par les citoyens pour des raisons différentes. Une fois les quantités thésaurisées revenues dans le circuit, la Banque d’Algérie procède à leur destruction pour éviter l’inflation».

    La masse monétaire en circulation est très faible

    Dans une économie où seulement 10% des transactions commerciales transitent par le circuit officiel, la Banque d’Algérie est obligée d’assurer la disponibilité des billets pour éviter la pénurie de monnaie sur le marché et ainsi prévenir de graves émeutes dans le pays. Entre le 30 novembre 2009 et le 30 novembre 2010, la masse de pièces et billets en circulation a augmenté de 15%, selon les dernières données de la Banque d’Algérie. Au 30 novembre dernier, 2.132 milliards de dinars étaient en circulation, soit 59.000 DA par Algérien. Insuffisant pour répondre à la demande. À titre de comparaison, dans la zone Euro, cette somme est de 30.000 euros par citoyen. Sachant que l’essentiel des transactions y est effectué via les cartes bancaires et les chèques. Outre le phénomène de la thésaurisation de l’argent propre aux économies dominées par le cash, la situation sur le marché monétique est aggravée par la hausse continuelle des prix des produits. «Les gens préfèrent thésauriser l’argent chez eux que de le mettre dans les banques sous forme d’épargne. Ce qui illustre le manque de confiance des citoyens dans les institutions de l’État», ajoute le même banquier. La Banque d’Algérie peut‑elle donc résoudre la crise de l’indisponibilité des billets dans les bureaux de poste en fabriquant de nouveaux billets de la même valeur faciale ? «Non, il faut créer de nouveaux billets aux valeurs faciales élevées», estime le spécialiste en monétique qui argumente : «aujourd’hui, il faudrait 50 billets de 1.000 dinars pour acheter un meuble dans un magasin de la capitale et une dizaine de billets de la même coupure pour diner à trois dans un restaurant valable d’Alger».

    Le billet de 2000 DA pour tenter de résoudre la crise

    L’utilisation de la carte bancaire et du chèque pour le paiement des transactions commerciales est quasiment nulle en Algérie. Les Algériens sont donc obligés de se déplacer avec des liasses de billets dans les poches pour faire face à leurs dépenses quotidiennes. «Dans plusieurs magasins, les prix des produits sont quasiment identiques à ceux pratiqués en France. La petite monnaie a pratiquement disparu du marché», ajoute le même spécialiste. Face à la dépréciation continuelle du dinar et à la crise de liquidités, la Banque d’Algérie a décidé de fabriquer un nouveau billet de 2.000 dinars qui sera mis en circulation le 28 avril. Ce nouveau billet va‑t‑il atténuer la crise de liquidités comme le soutient le gouvernement ? «Oui, le nouveau billet va résoudre en partie de la crise, mais pas pour longtemps. Ce nouveau billet d’une valeur faciale de 2.000 dinars va permettre de fabriquer, dans les mêmes délais, le double de la quantité de billets de 1.000 DA nécessaires», explique le spécialiste en monétique. Dans les années 1970, le salaire d’un cadre était constitué de 5 billets de 500 dinars. Aujourd’hui, le même salaire est l’équivalent d’une liasse de 40 billets de 1.000 dinars. Faut‑il avoir peur des billets de 2.000 dinars ou de 10.000 dinars ? «À la fin des années 1970, le dinar était plus cher que le franc français et nous avions des billets de 500 dinars. Aujourd’hui, en Europe, il y a des billets de 100, 200 et 500 euros. La présence dans un pays de billets d’une valeur faciale élevée n’est pas synonyme d’inflation. Tout dépend des besoins du marché. Aux États‑Unis, il y avait même des billets de 1.000 dollars qui ont disparu aujourd’hui», ajoute le spécialiste. En Algérie, la création de nouveaux billets d’une valeur faciale supérieure à 1.000 dinars était envisagée depuis plusieurs années. Mais la Banque d’Algérie a différé à chaque fois leur production. «Le billet de 2.000 dinars va résoudre momentanément la crise de liquidités, mais il faudrait des billets de 5.000 dinars et 10.000 dinars pour satisfaire le marché», affirme le banquier. Le gouvernement doit toutefois accélérer la généralisation de l’usage du chèque et des moyens de paiement électronique dans les transactions commerciales pour résoudre définitivement la crise des liquidités et lutter contre l’informel. «La justice ne joue pas son rôle pour imposer le chèque. Les utilisateurs du chèque doivent être protégés par la loi et les émetteurs de chèques en bois doivent être sévèrement punis», explique le banquier. Depuis l’indépendance, le gouvernement n’a jamais pris les mesures nécessaires pour imposer le paiement par chèque. Des chèques sont restés impayés depuis des dizaines d’années, ce n’est pas normal, ce qui a engendré une grande méfiance vis‑à‑vis de ce moyen de paiement pourtant indispensable à la bonne marche de l’économie et à la lutte contre l’informel et l’argent sale.

  3. #598
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    Bachar El Baqui, Dimanche 24 Avril 2011 :


    La banque d’Algérie a annoncé, pour le 28 avril, la mise en circulation d’un billet de banque de 2000 DA. Celui‑ci est‑il propice ou inadapté à l’économie algérienne d’aujourd’hui ? Avant de parler du billet de banque proprement dit, il est nécessaire de préciser préalablement quelques concepts et définitions et ce afin de mieux pour compléter le pertinent article signé Zoheir Aït Mouhoub, intitulé «La mafia politico financière vide ses comptes», paru dans El Watan Week end du 22/04/2011 et l’appréciable article signé Hamid Guemache, intitulé «Manque de billets dans les postes : les raisons de la crise et de la création du billet de 2.000 dinars» paru sur TSA, en date du 23/04/2010.

    1. La monnaie au sens strict, appelée généralement M1, est composée de la monnaie fiduciaire en circulation et des dépôts à vue. La monnaie fiduciaire est formée de billets de banque et des pièces métalliques en circulation tandis que les dépôts à vue sont les soldes des comptes courants et des comptes chèques des résidents ouverts auprès des banques commerciales, du CCP et du Trésor public. Si la monnaie fiduciaire peut se suffire à elle-même pour être active ou en circulation, les dépôts à vue nécessitent un support à cet effet. Ces supports peuvent être le chèque, la carte de crédit ou le virement bancaire. La monnaie est d’abord une unité de compte servant à évaluer et à mesurer de façon analogue les transactions sur les biens et services produits par l’activité économique. En second lieu, la monnaie sert d’intermédiaire ou de facilitateur pour les échanges économiques vu qu’elle est acceptée en contrepartie de biens et de services mis en vente. En dernier lieu, elle sert de réserve de valeur, c'est-à-dire qu’elle permet de reporter un pouvoir d’achat d’une période sur une autre. C’est grâce à cette troisième fonction que l’épargne se constitue et que des crédits sont proposés. Ce qui permet aux investissements de se réaliser. Lesquels investissements créent des emplois, produisant des biens et des services, qui vont recevoir en contrepartie de leur travail des revenus entrainant des échanges puis de la consommation et de nouveau de l’épargne.

    2. Il y a lieu de distinguer d’ores et déjà la différence notable existante entre la valeur faciale des billets de banque (billets de 200, 1.000 ou 2.000 DA) et le total des billets et pièces en circulation auquel on ajoute le total des dépôts à vue auprès des banques, du Trésor et des CCP pour former la monnaie. Il est évident qu’on peut avoir 10 milliards de dinars en circulation composé seulement de billet de 200 DA ou seulement de billets de 2.000 DA. Une telle situation n’aura d’impacts, que sur la facilitation des échanges. Elle ne sera aucunement inflationniste, c'est-à-dire qu’il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat de cette monnaie. La confiance mise en cette monnaie n’en sera pas modifiée. Les transactions ou les échanges de petits montants seraient favorisés par les billets de petites coupures (200 DA par exemple) tandis que les transactions de grands montants seraient mieux assurées par les billets de grosses coupures. La valeur intrinsèque d’une monnaie est avant tout la confiance qui est mise en elle, donc en ses émetteurs. Une monnaie peut très vite perdre la confiance mise en elle, lorsque la perte du pouvoir d’achat qu’elle véhicule se détériore trop vite dans le temps, c’est le cas d’une inflation élevée. L’émission, la défense de la garantie de la valeur d’une monnaie est du ressort exclusif de la banque centrale. En Algérie, c’est le rôle principal de la banque d’Algérie, tel qu’il est stipulé par l’article 35 de la Loi portant monnaie et crédit.

  4. #599
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    continued.....

    3. Dans les pays où les chèques et la carte de payement sont développés, les billets de valeurs faciales importantes sont peu ou pas utilisés, vu que les transactions aux gros montants sont dénouées par virement bancaires, remises de chèques ou cartes de paiements. On ne peut imposer le chèque ou tout autre moyen de paiement. On motive et convainc à l’utilisation de tel ou tel moyen de paiement. On peut toujours imposer une déclaration des transactions, de même que d’apporter la preuve de la provenance des fonds. À l’exemple des USA, les billets de 1.000, 500 et 200 dollars qui avaient longuement subsistés ont été retirés de la circulation lorsque le virement, le chèque et la carte de paiement se sont développés. Il est rare d’y voir aujourd’hui quelqu’un s’y promener avec des espèces d’une valeur totale supérieure à $100. La valeur faciale de billet de banque la plus élevée actuellement n’y est plus que de $100. En Europe, parallèlement à une utilisation importante du chèque et de la carte de paiement dans tous les pays, les billets de banque de grandes valeurs faciales tels que le 200 euros, 500 euros ou 1.000 francs suisse sont différemment appréciés d’un pays à un autre. Autant en France, il est difficile de trouver preneur des billets de 200 euros, en Allemagne le billet de 500 euros est très usité. En Suisse le billet de 1.000 FS (équivalent à 750 euros) est d’une utilisation courante.

    En Algérie, le faible déploiement du chèque et de la carte de paiement fait que les besoins en monnaie fiduciaire sont devenus très importants pour la réalisation des échanges entre agents, alors que la valeur faciale la plus élevée de billet n’est que de 1.000 DA, qui ne vaut plus que 10 dollars ou 7 euros, tandis que le niveau des prix des produits, non soutenus par l’État, en Algérie est le même qu’en Europe. En Algérie, à l’exception de quelques virements bancaires entres agents, le plus souvent il est fait recours à la monnaie fiduciaire pour activer les dépôts à vue. On fait des retraits auprès des guichets de banque pour procéder ensuite à des versements auprès d’autre guichets, même lorsqu’il s’agit d’organismes publics, car la confiance dans le chèque est quasi nulle, la carte de paiements est inexistante (il n’est utilisé que des cartes de retrait), et le virement bancaire est encore faible malgré les efforts déployés pour les différentes modes de virements ou de compensations électroniques. Par ailleurs, il n’existe pratiquement pas d’autres actifs moins liquides, qui pourraient servir de réserve de valeur au lieu et place de la monnaie fiduciaire. La situation prévalant aujourd’hui en Algérie permet, sans se tromper, d’assimiler monnaie (M1) à de la monnaie fiduciaire. Quelle est donc la part de la monnaie fiduciaire mise en circulation qui viendrait palier à la faiblesse d’utilisation du chèque et de la carte de paiement ?

    4. Y-a-t-il trop ou pas assez de monnaie fiduciaire en circulation en Algérie, vu que les dépôts à vue sont essentiellement mis en action grâce à de la monnaie fiduciaire ? La théorie économique nous apprend qu’il existe une relation étroite entre le Produit Intérieur Brut (PIB) et la monnaie (M1). Ces deux agrégats sont égaux à un facteur diviseur près, lequel à court terme est stable. Il s’agit de la vitesse de circulation de monnaie (V). Cette relation mathématique peut s’écrire M=PIB/V. Comme V est stable et ne varie pas à court terme, la variation de la monnaie dépend alors essentiellement de la variation du PIB en terme prix (inflation) et en termes de volume (croissance réelle). À l’exception du cas où les taux d’intérêt créditeurs sont faibles (situation actuelle de l’Algérie), alors l’ajustement entre la monnaie et le PIB se fait sur la vitesse (V), vu que la monnaie fiduciaire est gardée sous forme d’encaisse hors banques (dans des bas de laine et transportés dans les sachets en plastique noir). Dans les statistiques monétaires publiées par la banque centrale dans ses rapports annuels, il est mit en relation la Monnaie et le PIB, mais il n’est fait état que du PIB courant officiel. Il n’a pas été procédé à l’évaluation, ou tenu compte, du PIB du marché informel de l’économie nationale, alors que la monnaie fiduciaire en circulation répond en réalité aussi bien à la demande du marché officiel qu’à celle du marché informel. À aucun moment il n’a été fait mention non plus à l’estimation de la vitesse (V) de circulation de la monnaie qui est différente des ratios de liquidité affichés dans Ces ratios, expression mathématique, inverse de la vitesse de circulation ne sont définis qu’ex-post. Certes ils renseignent sur la liquidité mais ne permettent pas de déterminer la monnaie à mettre en circulation. Par conséquent, il existe certainement actuellement un manque flagrant de monnaie fiduciaire en circulation. Ce qui nous est révélé à la fin de chaque mois par le manque de billets de banque au niveau des guichets des postes vu qu’il n’est pas mis en circulation de la monnaie fiduciaire pour, à la fois aux besoins de l’économie en général, pour répondre au besoin du marché informel, pour palier aux carences du chèque et de la carte de paiement, pour remplacer le manque d’actifs servant de réserves de valeur, ainsi que pour répondre à l’évolution de la production en terme de prix que de quantités. Une analyse statistique approfondie des données y relatives, aboutira exactement à la même conclusion.

    5. Quelle valeur faciale à donner à la plus grosse coupure de billet de banque ? Quelle valeur faciale à donner à la plus petite coupure de billet de banque ? Quelle structure à donner à nos billets de banques en termes de valeurs faciales et de nombres sachant leur valorisation globale est déjà prédéfinie en fonction PIB et de la vitesse (V) de circulation de la monnaie ? Si le coût de fabrication est un élément primordial pour la détermination de la valeur faciale
    de la plus petite coupure, la valeur faciale du plus gros billet de banque est déterminée en fonction du niveau des revenus de la population et du niveau des prix des produits. L’examen de l’évolution des prix en Algérie depuis l’avènement du billet de 1.000 DA, compte tenus des données statistiques officielles des prix publié par l’ONS, les prix se seraient multipliés par 10 durant ces 20 dernières années. Durant cette même période le SNMG est passé de 1.000 DA (1/1/1990) à 15.000 DA actuellement, soit une multiplication par 15. Les salaires les plus élevés (ceux des ministres, sénateurs, députés, Gouverneur et autres PDG et grands responsables) seraient passé de l’ordre de 15.000 DA à 400.000 DA au moins, soit une multiplication par 30. Tout le monde sait qu’en Algérie, le chèque (non certifié) est honni même par les administrations publiques, les règlements se font par paquets de billets de 1.000 DA.

    Eu égard à ce qui précède, nous déduisons, sans risque de nous tromper, que l’avènement de billets de banque d’une valeur de 10.000 et 5.000 DA est plus que nécessaire. Le billet de 2.000 DA auraient du voir le jour déjà depuis plus de 10 ans. Par ailleurs il est temps de retirer de la circulation les pièces de monnaie métallique d’une valeur inférieur au dinar qui ne sont plus usitées depuis fort longtemps. Pour l’anecdote, la raison du manque de monnaie fiduciaire au niveau des postes de même que le maintien en circulation des anciens billets de banques de 200 DA, tous déchirés et crasseux, est une question de capacité de production insuffisante au niveau l’imprimerie apte à faire face à la demande de monnaie fiduciaire et au remplacement de billets usés. L’impression de billets de valeurs supérieures aurait pu régler de problème de capacité de production aisément. Mais Il n’avait pas été imprimé des billets de valeurs supérieures parce que personne ne voulait décider des motifs et images à faire figurer sur les nouveaux billets de banque. Leur attitude inertielle perdure depuis 1992, lorsqu’ils avaient opté pour des animaux sur les billets et pièces mis en circulation. À l’époque, ils y ont imprimé des animaux, comme s’il n’y avait pas assez de valeureux martyrs algériens à qui ils auraient pu rendre hommage. On prenait alors les Algériens pour des bêtes au point de tomber même dans la vulgarité. Pour ce dernier terme, il suffit de bien examiné le billet de banque de 1.000 DA et surtout la petite pièce métallique de 1 DA sur les deux faces pour le comprendre. Espérons qu’aujourd’hui, nous aurons droit à plus de respect et de décence.

  5. #600
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    Lundi 2 Mai 2011 -- Une première agence bancaire "libre service" a été ouverte ce lundi 2 mai par la Banque extérieure d'Algérie (BEA) en plein centre d'Alger, a rapporté l'agence APS. L'agence, sur la rue Didouche Mourad, offre avec ce nouveau système les prestations traditionnelles d'une agence bancaire tels le retrait, le versement, la demande de chéquiers, de Rib (relevé d'identité bancaire) et de relevé de compte. Jusqu'ici la seule prestation libre service dans le pays était celle du distributeur automatique de billets de banque avec la consultation par ce truchement du solde d'un compte bancaire. Le nouvel espace, ouvert 24 heures sur 24, devrait permettre des retraits de gros montants, mais sur réservation, et des retraits opérés par des cartes bancaires internationales. Parmi ces dernières, Master Card, Visa et American Express, avec lesquelles les clients peuvent déjà régler les factures des grands hôtels d'Algérie, selon le PDG de la BEA Mohammed Loukal. "La BEA veut être avant-gardiste sur le plan technologique bancaire. Nous sommes la seule banque en Algérie, qui détient les trois cartes de la monétique internationale", a-t-il dit. La BEA a déjà mis en circulation des cartes bancaires carburant, en association avec le distributeur public Naftal, qui ont jusqu'à présent permis 900.000 opérations. Première banque maghrébine, la BEA s'est lancée ces cinq dernières années dans l'expansion de son réseau, notamment dans les zones des hauts plateaux et au sud en ouvrant 20 agences bancaires. Une trentaine d'autres sont prévues d'ici à 2012, selon des sources officielles, dont une dizaine devraient être dotées d'espaces "libre service bancaire".

  6. #601
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    Hamid Guemache :


    Samedi 7 Mai 2011 -- Laurent Dupuch, directeur général de BNP Paribas El Djazaïr, explique dans cet entretien le développement de sa banque et ses ambitions sur le marché algérien.

    Comment s’est développée votre banque sur le marché algérien ?

    Cela fait neuf ans que nous sommes en Algérie. Nous avons construit un réseau de banque de proximité de 58 agences, à travers 15 wilayas du pays. Nous avons 13 autres agences en attente d’agrément. À terme, nous couvrirons 20 wilayas. Notre stratégie est d’être une banque proche de tous les clients (particuliers, PME, etc.) Nous sommes en croissance, nous recrutons cent personnes par an en moyenne. Nous avons plus de 100 000 clients dont 8.000 entreprises, tous types confondus. Le rythme d’acquisition de clients varie entre 25.000 et 30.000 par an. C’est énorme.

    Et les recrutements ?

    Durant les trois dernières années, nous avons recruté 1.000 personnes, en majorité des jeunes dont la moyenne d’âge est de 26 ans. Nous avons dispensé 800.000 heures de formation. Nous capitalisons sur la jeunesse. Nous recrutons des jeunes, nous leur donnons des perspectives d’avenir. Nous sommes au cœur de l’économie réelle. Nous parcourons le pays cinq fois par an pour rencontrer les chefs d’entreprises dans le cadre de notre académie de la PME. Ce sont des journées de réflexion avec les patrons d’entreprises pour discuter sur comment financer son entreprise. L’idée est la suivante : en une journée, il s’agit de donner aux chefs d’entreprises des pistes de réflexion et les aider à mieux gérer leur entreprise. Aussi, ces journées nous permettent de rencontrer les chefs d’entreprises.

    Quel est le montant de vos crédits et quelle est la part réservée au financement de l’économie ?

    Notre objectif est de développer le financement à moyen et long terme de l’entreprise. Le montant de nos crédits s’élève à 160 milliards de dinars, tous types confondus. 45% de ces crédits sont destinés à financer l’économie à moyen et long terme. Nous sommes là pour financer des investissements, créateurs de valeur et répondre aux préoccupations de l’économie algérienne. L’enjeu est le financement de l’appareil de production et la bancarisation.

    Peut-on connaître vos prévisions en matière de création d’agences pour les cinq prochaines années ?

    Notre objectif est aussi de créer un réseau d’agences pour collecter et distribuer de l’argent. Nous sentons qu’il y a une volonté de la part des autorités monétaires d’ouvrir de nouvelles agences pour bancariser l’économie pour que les transactions commerciales passent par les banques. Cela participe à la lutte contre l’économie informelle. Nous travaillons aussi sur le développement de la monétique.

    Votre banque rencontre-t-elle des difficultés particulières en Algérie ?

    Nous n’avons pas de difficultés particulières. Nous avons commencé avec une seule agence il y a 9 ans, maintenant nous en avons 58. Nous avons participé à la mise sur le marché d’Alliance Assurances. Nous avons parfois envie d’aller plus vite, comme tout autre entrepreneur.

    Quels sont les demandes du secteur privé en matière de financements bancaires ?

    Le secteur privé est demandeur de deux sortes de financement : l’investissement et l’exploitation. Dans les demandes formulées par le privé, on trouve beaucoup plus de l’exploitation. Nous avons un rôle pédagogique qui est celui de convaincre les chefs d’entreprises d'investir davantage. D’autant qu’il y a de la consommation en Algérie. Les Algériens veulent consommer des produits de qualité. Il y a une volonté de consommer des produits locaux, ce qui donne un vrai débouché à la production nationale. Il faut développer l’offre alternative aux produits importés. Depuis quelques mois, il y a de plus en plus de projets d’investissement. C’est grâce au plan d’investissement public 2010‑2014.

    La crise de liquidités a affecté ces derniers mois les bureaux de poste. Que faut‑il faire pour éviter ce genre de situation ?

    Cette crise est purement conjoncturelle. Il fallait alimenter les bureaux de poste en billets de banque. L’enjeu principal est d’aller vers la bancarisation des transactions commerciales. Le secteur bancaire a les capacités d’apporter des solutions pour réduire l’utilisation du cash dans le commerce. En ce qui nous concerne, nous pouvons participer en ouvrant de nouvelles agences, en étant rapides dans l’exécution des opérations et en offrant une bonne qualité de service aux clients.

    La suppression en 2009 du crédit à la consommation a‑t‑elle affecté BNP Paribas El Djazaïr ?

    Nous nous adaptons à la réglementation en vigueur. Si le crédit à la consommation devait revenir demain pour financer la production locale, proposer des crédits étudiants, nous sommes prêts à œuvrer avec les autorités dans ce sens.

    Le président Bouteflika a décidé de dépénaliser l’acte de gestion. Qu’en pensez‑vous ?

    La dépénalisation de l’acte de gestion va libérer les initiatives. La dépénalisation ne signifie pas l’impunité pour les fraudeurs, les tricheurs, etc. Ces derniers doivent payer. Il faut faire la différence entre la fraude, l’acte de gestion et l’erreur administrative. Il faut aussi reconnaître la personne morale qui doit être condamnée lorsque le gestionnaire n’a pas tiré profit d’une situation donnée.

  7. #602
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    Nawel Merouane :


    Lundi 9 Mai 2011 -- La lenteur dans la délivrance des agréments pour l’ouverture de nouvelles agences et un problème qui handicape la Société Générale Algérie (SGA). C'est ce qu'a affirmé le président du directoire de la SGA, Gerald Lacaze. Des agences aménagées et équipées attendent toujours d’être agréées, «14 agences» sont ainsi concernées, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse organisée ce lundi 9 mai à Oran. Pour être opérationnelle, une agence doit avoir deux agréments, ainsi qu'une inspection de la banque centrale pour vérifier la conformité du local. Or, actuellement, «la situation n’a pas été débloquée» pour la SGA, a affirmé Gerald Lacaze, comme d'ailleurs pour d'autres banques qui elles aussi attendent ces documents pour l’ouverture de nouvelles agences. Sur les projets que compte réaliser la Société Générale, installée dans le pays depuis 2000, le président du directoire de la SGA, a expliqué que la banque compte ouvrir 150 agences en Algérie. Il a également regretté la suspension du crédit à la consommation indiquant qu'il aurait été préférable d'adopter une mesure de plafonnement de ce crédit pour éviter l'endettement des ménages.

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