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  1. #71
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    Lynda Louifi :


    Mardi 23 Février 2010 -- Les produits cosmétiques contrefaits inondent le marché algérien ces derniers temps. Inconscients des conséquences de l’effet de leurs «marchandises» sur la santé publique, les commerçants n’hésitent pas à proposer de vraies-fausses marques aux consommateurs. Ces derniers, malheureusement, sont de plus en plus nombreux à avoir recours à ce genre de produits. L’absence de contrôle et l’inconscience des consommateurs sont, en effet, des facteurs favorisant la propagation de ce phénomène qui prend des proportions alarmantes dans notre pays. Combien sommes-nous à avoir payé cher des marques de cosmétiques qui s’avèrent contrefaites. On est plusieurs, biens évidemment, à être arnaqués par des contrefacteurs de ce genre.

    Attention à la contrefaçon !

    Des déodorants proposés à 200, 150, voire 100 DA, des crèmes solaires à 200 DA, des solutions hydratantes à 400 DA, des parfums à moins de 500 DA... la liste est encore longue pour énumérer tous les produits cosmétiques vendus sur la voie publique. Fabriqués clandestinement en Algérie ou importés de Chine, les produits cosmétiques contrefaits sont bel et bien vendus dans des magasins, dans les marchés et sur les trottoirs, et ce au vu et au su de tout le monde. Faites attention, car il ne s’agit pas de prix raisonnables. Ce sont des produits cosmétiques contrefaits semblables aux marques internationales. Ces produits sont généralement proposés à des prix très bats, ce qui explique l’engouement des clients pour ce genre de commerce qualifié d’«informel». Il faut dire que le citoyen ne se rend pas toujours compte des séquelles que peuvent lui causer ces produits contrefaits. Dans la plupart des cas, rappelons-le, les femmes sont les plus exposées au danger, parce qu’elles font un usage excessif de ces produits. En effet, à 50 dinars, le marchand vous propose une gamme de produits cosmétiques, entre autres des shampoings, des gels coiffants, des produits de beauté ou encore des crèmes à appliquer sur les parties les plus sensibles du corps, à savoir la tête et le visage. Interrogées, la plupart des filles estiment que les produits de beauté de marque sont excessivement chers et ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Mais cela n’est pas une raison pour que ces dernières aient recours à des produits fortement dangereux. «Des fois, c’est impossible de faire la différence entre le produit d’origine et la copie», lance Amel, 25 ans, étudiante en troisième année d’interprétariat. Branchée à tous ce qui est du domaine de la beauté, Amel n’hésite pas à acheter ces produits, à chaque fois qu’elle en sent le besoin. «J’achète ce genre de produits au marché ou encore sur la route. C’est moins cher», estime-t-elle.

    Attention aux dégâts !

    Les spécialistes contactés estiment que ces produits cosmétiques contiennent des matières chimiques très dangereuses pour la santé des utilisateurs. «Ces produits sont à l’origine de plusieurs maladies de la peau. Un risque permanent guette les consommateurs utilisant des produits de beauté douteux», affirme le docteur Halouane, dermatologue installé à Réghaïa. Notre interlocuteur n’omet pas de nous citer quelques maladies dues à l’utilisation des produits contrefaits. «Les conséquences que peuvent entraîner ces produits douteux sur notre santé sont multiples, à savoir chute de cheveux, boutons, mycose ou irritation cutanée», a énuméré le Dr Halouane. Nawel est l’une des filles à avoir eu un sérieux problème de peau après avoir utilisé une crème pour le visage. «J’ai récemment acheté une crème de soins pour visage à 50 dinars. Le prix m’a attiré et je n’avais pas le choix car ailleurs il coûte très cher. Juste après l’application de la crème, j’ai ressenti de graves brûlures au visage», révèle Mounia, 24 ans. «Depuis, j’ai juré de ne pas avoir recours à ce genre de produits», ajoute-t-elle.

    Absence de contrôle

    En effet, aucun produit n’échappe à la contrefaçon en Algérie. Les produits cosmétiques ne sont pas épargnés par le phénomène. Faute de contrôle, les produits de beauté contrefaits inondent nos marchés. Les consommateurs, pour leur part, n’hésitent pas à recourir à ce genre de produits, et ce à cause de la baisse du pouvoir d’achat des Algériens. Ces produits, qui passent entre les mailles du filet des services de contrôle, mettent en danger la santé des consommateurs. Face à ce grand problème de santé publique, un contrôle draconien est exigé de la part des services chargés de la lutte contre la fraude au niveau du ministère du Commerce.

  2. #72
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    Mardi 23 Février 2010 -- La moitié des produits de consommation jugés dangereux signalés en 2006 à la Commission européenne étaient d’origine chinoise. Le nombre de signalements de produits peu sûrs est par ailleurs en forte hausse : + 32 % sur un an. En 2006, les jouets sont arrivés à la première place des produits dangereux les plus souvent notifiés à la Commission européenne par des pays européens. Suivaient les appareils électriques, les véhicules à moteur, les luminaires et les cosmétiques. Dans la moitié des cas, les produits en cause étaient d’origine chinoise. Cette mise en cause des produits importés de Chine figure dans le rapport annuel du système communautaire d’échange rapide d’informations (Rapex). Ce dispositif permet aux autorités nationales compétentes de signaler à la Commission tous les produits (à l’exception des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux) présentant un risque élevé pour la santé et la sécurité des consommateurs. 924 produits dangereux ont été signalés l’an dernier. Autre constat inquiétant : le nombre de signalements augmente. La hausse, très nette au cours des dernières années, est de 32 % sur 2006 par rapport à l’année précédente. Selon le rapport du Rapex, des mesures restrictives ont ainsi été appliquées au total à 924 produits dangereux l’an dernier, contre 701 en 2005. Les produits chinois représentant à eux seuls 440 signalements. [...] La Chine, premier pays montré du doigt dans ce rapport, est l’un des principaux exportateurs de produits de consommation à destination de l’Europe. Elle a pourtant signé en 2006 avec la Commission européenne un protocole d’accord et une feuille de route pour des jouets plus sûrs, rappelle Bruxelles. Il faut savoir que nombre de produits cosmétiques sont importés de Chine par l’Algérie. Nos laboratoires de contrôle devraient être plus vigilants si l’on veut éviter un grave problème de santé publique.

  3. #73
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    ALGER, Vendredi 5 Mars 2010 -- Les saisies des produits contrefaits importés frauduleusement ont concerné 1,64 million d'articles en 2009 contre 1,59 million en 2008, a appris mercredi l'APS auprès de la Direction générale des douanes (DGD). Ces saisies ont été opérées suite à 32 opérations d'interventions des services des douanes au niveau notamment des ports respectivement d'Alger, de Bejaia et de Skikda et de certains ports secs ainsi que des postes frontaliers, précise la sous-directrice chargée de la lutte contre la contrefaçon auprès de la DGD, Mme Fadila Ghodbane. Par catégorie de produits, les cigarettes viennent en tête de liste représentant 41,36 % des articles saisis durant l'année dernière, soit 680.000 paquets provenant totalement du Niger (pays de transit) et interceptées au niveau des frontières à Illizi.

  4. #74
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    Jeudi 22 Avril 2010 -- Désormais, les importateurs des produits électroménagers et différents équipements sont obligés de se conformer aux dernières directives du ministère du Commerce, portant sur les nouvelles modalités d'étiquetage. Il est question de la marque commerciale et du pays d'origine du produit, qui doivent être, dorénavant, gravés directement sur le produit. Il s'agit d'une nouvelle mesure qui vise à sécuriser ces équipements de la contrefaçon, a indiqué hier, le représentant de la direction du Commerce, expliquant que le ministre a instruit l'ensemble des directions de son département à appliquer cette directive en vue de sécuriser le consommateur algérien par rapport aux produits importés. Un communiqué a été adressé à l'ensemble des opérateurs spécialisés dans le domaine et opérant dans la région ouest, notamment à Oran, en vue de se conformer à cette disposition, a affirmé le même responsable. Si l'étiquette définissant la marque et le pays d'origine du produit, faisait auparavant corps à l'emballage, celle-ci doit être, dorénavant, gravée sur l'équipement, qu'il soit réfrigérateur, machine à laver, fer à repasser ou autres. Les opérateurs économiques doivent, enfin, contacter leurs fournisseurs pour être au diapason de ce procédé initié dans le cadre du contrôle de la conformité et de la qualité du produit et de la protection du consommateur. Outre graver ces deux mentions, le ministère du Commerce a exigé, également, à ce que l'étiquetage soit, en plus d'une langue étrangère, en langue nationale. Les indications liées à la marque, au certificat de garantie, en plus du document d'utilisation doivent être rédigées en langue nationale. En effet, de nombreux consommateurs algériens ont trouvé des difficultés dans l'utilisation de certains équipements importés de Chine ou autre pays en raison de l'absence de la langue nationale. Rappelons que cette instruction intervient dans la continuité de la campagne de contrôle, initiée par la direction du Commerce pour vérifier la conformité de ces produits.

  5. #75
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    Dimanche 2 Mai 2010 -- Un rapport établi par un organisme américain classe l'Algérie à la troisième place, en 2009, sur une liste rouge de onze pays dite «de surveillance prioritaire» de la contrefaçon. En d'autres termes, après la Chine et la Russie, l'Algérie serait le pays qui lutte le moins contre la contrefaçon dans le monde. C'est ce qu'a conclu un rapport annuel, élaboré par les services du Représentant au Commerce international (USTR), un organisme américain qui établit, chaque année et depuis 21 ans, une liste de pays « mauvais élèves » en matière de lutte contre la contrefaçon. La version 2009 de cette liste contient dans l'ordre la Chine, la Russie, l'Algérie, l'Argentine, le Canada, le Chili, l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, la Thaïlande et le Venezuela. «La contrefaçon atteint un seuil inacceptable en Chine». C'est ce qu'a conclu, vendredi, l'USTR.

    Ce faisant, les Etats-Unis montent ainsi au créneau pour reprocher à leur deuxième partenaire commercial d'être le dernier pays à défendre le droit de propriété intellectuelle. Ce rapport conclut que «la Chine est tête d'une liste appelée 'de surveillance prioritaire'.» « 79% des produits contrefaits saisis aux frontières américaines en 2009 avaient été fabriqués en Chine », observe l'USTR, qui relève toutefois «une légère baisse comparativement à 2008, où ce taux avait atteint 81%. » « Le dispositif judiciaire censé faire respecter les droits de la propriété intellectuelle en Chine est très inefficace et non dissuasif », soutient l'administration américaine. «La contrefaçon concerne une large gamme de produits, de marques et de technologies dans divers secteurs, à l'image du cinéma, la musique, l'édition, les jeux vidéo, le textile, les chaussures de sports, la couverture de sol, la chimie, l'équipement électrique et des technologies de l'information», relève l'USTR.

    Autre grief des Etats-Unis : la Chine maintient aussi des barrières à l'importation qui peuvent décourager ou retarder l'introduction sur le marché de certains produits étrangers qui sont fondés sur des droits de propriété exclusifs. Le rapport cite l'exemple de la préférence de «l'innovation locale» de Pékin, contenue dans une directive exigeant des candidats aux marchés publics une «accréditation» attestant qu'ils ont recouru à des technologies chinoises dans six secteurs, à l'image de l'informatique, des télécoms et de l'énergie. Les Etats-Unis, qui se disent «très inquiets face au développement de politiques qui pourraient injustement désavantager les propriétaires américains de droits», réitèrent leur appel à l'abrogation de cette directive décidée en automne dernier. Les Etats-Unis reprochent aussi à leur premier partenaire commercial qu'est le Canada, de ne pas avoir encore appliqué une directive qui devait durcir davantage la lutte contre la contrefaçon sur internet et de ne pas suffisamment traquer les importations de produits contrefaits qui peuvent atterrir sur le territoire américain. Le Canada avait figuré pour la première fois sur cette liste en 2009.

  6. #76
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    Ali Bouazid :


    Mardi 6 Juillet 2010 -- Depuis l'ouverture au libéralisme, les Algériens se sont découvert une «vocation» : commercer. Dans les normes ou en dehors des normes. C'est dans l'informel – en général – que fleurit, depuis bientôt deux bonnes décennies, le commerce des produits de contrefaçon. Faux sac Chanel, faux costume Pierre Cardin, fausses lunettes Rayban ou faux logiciel Microsoft, la liste est longue. Allez dire au boutiquier du rez-de-chaussée d'une villa blockhaus qui pirate des logiciels et les revend qu'il s'agit d'une contrefaçon répréhensible et vous serez vite éconduit sans avoir le temps d'expliquer quoi que ce soit. C'est une tendance lourde. On vous rétorquera, avec un sourire entendu, que les grandes nations d'aujourd'hui comme le Japon, les USA ou la Chine, ont construit leurs économies en commençant par copier ce que produisaient les autres. C'est vrai, à condition de sortir de la copie et de créer et d'apporter de la valeur ajoutée. En Algérie, on se livre à cet exercice depuis deux décennies au moins sans que nos génies locaux aient pu générer un plus ou stimuler une industrie particulière. Lorsque Microsoft est arrivé à Alger, il a corroboré ce que lui avaient signalé les services de l'ambassade américaine, à savoir que le piratage dominait le marché des logiciels. La première équipe installée n'a pas attaqué le problème frontalement. Elle a consulté les autorités et s'est attelée à traiter le problème d'abord au niveau des grandes entreprises, elles aussi – comme la Sonatrach, par exemple – touchées par le phénomène. Elle les a convaincus d'installer des logiciels d'origine. Ensuite, la maison de Bill Gates a essayé de sensibiliser les consommateurs algériens. Sans résultat perceptible. Il semble que pour toute sorte de logiciels, la situation ne s'est pas considérablement améliorée puisque un rapport de l'année dernière de Business Software Alliance (BSA) estimait à 84% le taux de piratage des logiciels en Algérie. Vendu entre 100 et 200 dinars en moyenne, avec un investissement maximum de 50 dinars, le créneau est juteux. Le même phénomène s'étend à la musique et aux films repiqués à tour de bras.

    L'Algérie, bien classée

    De temps à autre, les services de police, dans l'Algérois font des descentes dans des magasins, saisissent des produits informatiques et numériques contrefaits et interpellent des commerçants. L'étendue du phénomène est telle que l'option répression, si tant est qu'elle soit efficace, ne paraît pas la plus opportune. On songerait à sensibiliser tous les acteurs de ce marché. Leur faire prendre qu'un renoncement à la contrefaçon, dont le piratage, aura un impact sur l'économie car cela poussera à la production localement, donc à la création d'emplois et procurera des recettes fiscales. Ce discours, sans relais médiatique, ni soutien constant des services du commerce et des finances notamment, demeure sans impact. On est comme impuissant face à cette situation. Résultat : l'Algérie a été classée à la troisième place, en 2009, d'une liste rouge de onze pays dite «de surveillance prioritaire» de la contrefaçon. Après la Chine et la Russie, l'Algérie serait le pays qui lutte le moins contre la contrefaçon dans le monde, conclut un rapport annuel, élaboré par les services du Représentant au Commerce international (USTR), un organisme américain qui établit, depuis 21 ans, ce classement «infamant». Pour 2009, l'USTR place derrière l'Algérie, l'Argentine, le Canada, le Chili, l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, la Thaïlande et le Venezuela. Curieusement, cet organisme fait l'impasse sur l'Italie et certains pays des Balkans. Dans les faits, l'Algérie ne reste pas les bras croisés. Sur son site, la direction des douanes fait dans la pédagogie basique. Elle rappelle la définition légale de la contrefaçon. «La contrefaçon est un délit consistant à porter atteinte sous quelque forme que ce soit aux différents droits de la propriété intellectuelle, qu'il s'agisse des brevets d'inventions, des marques, des dessins et modèles, des appellations d'origine et indications de provenance, des droits d'auteurs et droits voisins». Les douanes algériennes soulignent que pour «les Etats en développement le non respect des droits de la propriété intellectuelle génère un environnement non favorable à l'installation des investisseurs étrangers dans ces pays qui connaissent un recul du niveau d'investissements.» À côté du discours, les douanes ont mis au point, en accord avec les entreprises concernées, un système d'alerte à la contrefaçon.

    Le filtre inefficace

    Depuis le début 2010, pas moins de sept marques contrefaites sont signalées sur le marché local. Parmi elles, «Braun» une marque allemande d'appareils électroménagers ainsi que «Silk – Epil», tous deux appartenant à la société BRAUN GMBH. Tout peut faire l'objet d'une contrefaçon, même une marque de thé. C'est le cas de la marque de thé vert «Empereur - Al Imbrator », appartenant à la société «El Fettouh», dont le siège est à Oran. Celle-ci signale qu'une contrefaçon est commercialisée sur le marché. Depuis, au moins 2008, la législation a donné les outils nécessaires à la lutte contre ce phénomène mondial. Ainsi les douanes peuvent s'autosaisir ou être saisies par des entreprises détentrices de droits et brevets pour des interventions sur le terrain. Récemment, Henkel, l'entreprise allemande spécialisée dans la fabrication de détergents et produits d'entretien en Algérie notamment le réputé Isis, a été victime de la contrefaçon de ses produits phares, comme Nadhaf, Isis liquide vaisselle et en poudre. La même situation a été constatée chez l'Enad, l'entreprise nationale spécialisée aussi dans la fabrication de détergents, notamment pour son eau de Javel. Les produits de ces deux entreprises étaient fabriqués clandestinement dans une villa à Bordj El-Kiffan, par un groupe de cinq personnes. Détergents, shampoings, pièces détachées d'automobiles, lunettes de soleil, sacs de luxe, costumes de grande marque, ces produits et bien d'autres inondent les artères commerciales de presque toutes villes d'Algérie. Ils sont, en général, importés de pays asiatiques. Qui dit importation, dit entrée sur le territoire, autrement dit le filtre n'est pas efficace. Pour ne pas dire autre chose. Tant que la source ne sera pas tarie ou réduite à sa plus simple expression, ce commerce illégal et informel, très rémunérateur, se poursuivra.

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