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  1. #71
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    Jeudi 24 juillet 2008 -- A l’occasion de l’accord signé avec la compagnie d’assurance Cardif El-Djazaïr en matière de bancassurance et dans l’optique de vulgariser davantage cet accord, la Cnep-Banque a consacré à ce thème un numéro spécial de sa revue Cnep News. Les éditeurs de la revue reviennent ainsi en détail sur le contenu de l’accord signé en mars 2008 et les étapes préparatoires pour sa mise en œuvre qui se traduira par la vente de produits d’assurance de Cardif dans le réseau de la Cnep-Banque à partir du deuxième semestre 2008. Pour cela, deux groupes de travail composés de représentants des deux établissements, l’un devant se pencher sur les aspects des ressources humaines et la formation et l’autre sur les aspects techniques, ont entamé leur travail, selon Amar Kassioui, conseiller et membre du comité bancassurance au niveau de la Cnep Banque. La revue reprend les propos du président-directeur général de la Cnep, M. Djamel Bessa, qui affirme que la signature de l’accord engage son institution «dans un nouveau processus de modernisation en phase avec les exigences et pratiques de l’industrie financière de par le monde». De son côte, le P-DG de BNP Assurance, dont Cardif est la filiale, M. Eric Lombard, a déclaré que «l’Algérie est le marché d’avenir dans la région» de l’Afrique du Nord et la Cnep-Banque constitue «le partenaire idéal pour le développement de la bancassurance».

  2. #72
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    Mardi 5 aout 2008 -- Procédure obligatoire pour voyager à l'étranger, l'assurance voyage semble poser plus de problèmes qu'elle n'en résout, en Algérie. Le problème le plus récurrent, et non moins malencontreux, est celui lié au remboursement des frais d'assurance en cas d'annulation du voyage, le plus souvent, suite à la non-obtention du visa. De nombreuses personnes, dans différentes wilayas, affirment avoir sué eau et sang pour recouvrer leur argent versé dans le contrat d'assurance voyage, ou «assurance visa» comme l'appellent certains. Pris dans les rouages de la bureaucratie, beaucoup sont ceux qui finissent par laisser tomber.

    Pis encore, certaines compagnies d'assurance, affirment des souscripteurs qui ont vécu la mauvaise expérience, instruisent à demi-mot leurs chefs d'agences de répliquer de vive voix aux clients qui se présentent à eux pour récupérer leur argent par un «c'est non remboursable» pour les décourager. Pourtant, il suffit de jeter un coup d'oeil dans le document du contrat - les conditions générales sont quasiment les mêmes pour toutes les compagnies d'assurance contrairement aux barèmes conventionnels qui diffèrent - pour dévoiler l'anomalie. En effet, dans la clause relative à la résiliation du contrat, il est écrit noir sur blanc : «En cas de refus de visa ou d'annulation de voyage non soumis à l'obligation du visa, le souscripteur doit demander la résiliation de son contrat, par écrit contre récépissé, au moins 72 heures avant la date de prise d'effet indiquée dans son contrat. Dans ce cas précis, l'assureur rembourse, contre remise de l'original du contrat et des documents annexes, la prime payée, déduction faite du coût de police, du droit de timbre de dimension et du coût de l'avenant de résiliation. Si la demande de résiliation intervient au cours de la validité du contrat, c'est-à-dire après la date de prise d'effet indiquée dans le contrat, l'assureur rembourse au souscripteur, contre remise de l'original du contrat et des documents annexes, la différence entre le montant de la prime payée et celui de la prime correspondante à la durée d'assurance courue déterminée sur la base du tarif appliqué, déduction faite du coût de l'avenant et du droit de timbres de dimension».

    Un responsable à la direction régionale de la SAA, qui a requis l'anonymat, révèle que le ministère des Finances a été saisi par le biais de requêtes émanant de citoyens de ce dossier et est actuellement en train de diligenter une enquête nationale pour faire la lumière sur ces irrégularités avec à la clé des visites d'inspection ciblant l'ensemble des compagnies d'assurance offrant ce produit. Selon la même source, l'ensemble des sociétés d'assurance opérant sur le marché algérien sont régies par la même loi, qui indique qu'en cas d'annulation du voyage, l'assureur est obligé de rembourser son assuré à sa demande. Les cas d'annulation prévus par la loi sont un accident au cours du voyage, décès, maladie (y compris rechute ou aggravation) du voyageur (lui-même), d'un membre de sa famille, d'une des personnes l'accompagnant, dommages graves, vol dans les locaux de l'assuré, complications de grossesse (pour une femme), licenciement économique, obtention d'un emploi, convocation administrative, convocation à un examen de rattrapage (pour un étudiant), suppression, modification des congés payés, mutation professionnelle (franchise 25 %), contre indication ou suites de vaccination, refus de visa, vol des papiers (franchise 25 %), départ manqué et incapacité de pratiquer l'activité d'un voyage à thème.

    Il faut savoir que le contrat d'assurance voyage, dont le caractère obligatoire est relativement nouveau en Algérie, a pour objet de garantir à l'assuré des indemnités en cas, par exemple, d'accident corporel dont il pourrait être victime au cours de son voyage et, à titre complémentaire, des prestations d'assistance et de rapatriement de corps. Les garanties accordées dans le cadre de ce contrat sont de deux types : de base et complémentaire. La première catégorie couvre le cas de décès de l'assuré suite à un accident pendant le voyage (un capital décès), le cas d'incapacité permanente totale (IPT) selon un barème conventionnel, le cas d'incapacité permanente partielle (IPP), ainsi que le remboursement des frais médicaux et pharmaceutiques suite à un accident couvert durant le voyage. S'agissant de la garantie complémentaire «assistance et rapatriement», elle est prise en charge par «l'assisteur» à l'étranger, c'est-à-dire l'entreprise d'assistance étrangère partenaire de la compagnie d'assurance algérienne (par exemple la compagnie française AXA ou Inter Partner pour la Société nationale d'assurance SAA). D'autres prestations sont incluses dans ces garanties telles que l'assistance juridique, l'avance de la caution pénale, l'assistance en cas de perte de bagages par le transporteur, entre autres.

    A titre d'exemple, pour la compagnie SAA, une personne âgée de 65 ans qui veut voyager vers un des pays de l'Espace Schengen, pour un séjour de 3 mois, doit s'acquitter, suivant le barème de la compagnie, d'un montant avoisinant les 8.000 DA. Cependant, plusieurs clients disent que leurs agences d'assurance n'ont rien voulu comprendre quand ils y sont retournés réclamer le remboursement des frais sensés couvrir un voyage qui n'a pas eu lieu finalement. Selon leurs déclarations, les réponses de leurs assureurs respectifs ont varié entre «c'est un produit non remboursable», « le motif d'annulation n'est pas prévu dans les conditions du contrat», «le remboursement n'est pas de notre compétence, laissez votre demande et nous la transmettrons à qui de droit». Quand l'assuré voulait des précisions, du genre «qui en décide ?», il recevait comme réponse: «c'est la centrale, Alger» ou «dans combien de temps j'aurai mon argent ?», «On n'en sait rien, on n'est même pas sûr que vous serez remboursé».

    A notre question de savoir pourquoi l'assuré n'est pas remboursé, du moins dans le délais légal, un chef de service au niveau de l'agence d'une compagnie d'assurance publique située au centre-ville d'Oran retire de ses tiroirs un gros paquet de dossiers et lâche : «quelques-unes de ces demandes de remboursement datent de 2002 ! C'est pareil dans toutes nos agences. Ce n'est pas facile d'assainir la situation car une belle part des fonds a été transférée à nos assisteurs à l'étranger, impossible de leur exiger la restitution des capitaux». La situation serait, selon certains, pire au niveau des compagnies privées, dont la plupart ont d'ailleurs suspendu ce service «casse-tête», à l'instar de la CAAR, la CAAT, la 2A et la Trust qui ne vendent plus ce produit.

  3. #73
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    Jeudi 7 Août 2008 -- Dans un entretien à l’hebdomadaire de la finance africaine Les Afriques, Jacques Maire, directeur de l’Appui aux opérations de la région Méditerranée–Amérique latine de la compagnie d’assurances française Axa, revient sur les objectifs que l’assureur s’est fixé, sur le marché maghrébin, notamment en Algérie. Il serait utile de rappeler dans ce sens que cette compagnie qui figure parmi les assureurs français, aux côtés de Cardif et de Groupama, commence à s’intéresser de très près au marché algérien. Un intérêt renforcé depuis le règlement définitif, début mars, du contentieux algéro-français sur les assurances, et la promulgation du décret exécutif définissant les modalités d'installation en Algérie des assureurs étrangers. Revenant sur le contentieux algéro-français sur les assurances, Jacques Maire estime que le règlement du contentieux visait avant tout à sécuriser au plan juridique le paiement des rentes par les compagnies algériennes et à transférer, à titre de compensation, la propriété des anciens actifs immobiliers situés en Algérie, des compagnies françaises aux compagnies algériennes. Le représentant d’Axa s’est dit d’ailleurs satisfaits du résultat puisque la convention de règlement permet une garantie juridique totale contre les recours. Mais elle permet aussi d’envisager, avec des perspectives nouvelles, la participation d’Axa au développement du marché algérien. Et à propos du marché algérien justement, Jacques Maire estime qu’il embryonnaire et peu profitable. Une raison, selon lui, qui pousse Axa à s’installer en Algérie pour participer au « développement du marché dans un investissement de long terme, et non pour rechercher des profits immédiats ». Dans ce sens, il indiquera qu’Axa prévoit de ne pas se positionner en priorité sur les garanties obligatoires, généralement sous-tarifées. Et d’ajouter que la cible sera plutôt la clientèle locale disposée à accéder à un niveau de qualité de service et de sécurité élevé ; cela passera certainement par des partenariats avec des distributeurs, notamment bancaires, qui partagent notre vision et disposent de la meilleure réputation.Il estimera néanmoins que « le niveau de concurrence reste globalement peu élevé, mais le marché est très étroit et la domination des assureurs publics peut en effet poser quelques problèmes : bénéficiant de la garantie de l’Etat, ces compagnies peuvent être sous réservées. Mais la principale difficulté est ailleurs : elle repose sur la mauvaise image qui caractérise traditionnellement le secteur de l’assurance vis-à-vis du public ». Il est utile de noter que l'Algérie compte actuellement 16 compagnies d'assurance : 3 sociétés publiques (CAAT, CAAR et SAA), une compagnie publique de réassurance (CCR), 7 compagnies privées (2A, Al-Baraka Oual al Amane, CIAR, Al-Rayan, GAM, Alliance assurance et Trust Algérie Insurance), une société publique mixte constituée de Sonatrach et de la CAAR (Cash), deux mutualités (CNMA et Maatec) et deux sociétés d'assurance spécialisées (Cagex et SGCI).

  4. #74
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    Mercredi 13 Août 2008 -- Le marché des assurances en Algérie reste toujours le parent pauvre de tous les secteurs, particulièrement celui des finances. Il représente en termes de pénétration des prestations 0,7% du PIB national. Les responsables du secteur n’ont pas cessé de le mettre en exergue. La part du secteur dans le monde est en moyenne de 8%, ce qui équivaut à quelque 3 500 milliards de dollars par an. Notre pays est loin d’atteindre cette moyenne. Un responsable d’une compagnie d’assurances a même reconnu que «l’évolution du secteur ne suit pas celle du développement économique».

    A quoi cela est-il dû ? La question est importante et la réponse n’est pas aisée. Il faut revenir en arrière pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette faiblesse que même le ministre des Finances ne cache pas. Ce dernier, en avançant les chiffres relatifs au secteur, estime que les dépenses des ménages pour l’assurance ne dépassent pas 17 dollars par personne. Y a-t-il un problème de communication ou de mentalité ? L’arsenal juridique manque-t-il d’harmonie ? Existe-t-il des failles dans la réglementation en vigueur ? Ce chapelet de questions a, de tout temps, été posé mais les réponses, voire les solutions ont été toujours décriées par les spécialistes et les acteurs du secteur. La toute dernière action entreprise par le ministère renseigne on ne peut plus sur l’urgence de mettre à jour un secteur censé être le protecteur, l’accompagnateur et même le garant de la pérennité des grands projets lancés tous azimuts, des entreprises et même du patrimoine industriel national dans son ensemble.

    Le ministère parle incessamment d’une refonte profonde du secteur compte tenu d’une nouvelle reconfiguration de la finance mondiale secouée par des crises cycliques contre lesquelles ce secteur ne sera pas à l’abri dans les prochaines années. Le ministère, face à ce tableau, préconise un certain nombre de recommandations. Ainsi, pour booster un tant soit peu l’activité du secteur, il est fait état notamment de l’amélioration de la gouvernance des entreprises, de la stimulation de l’activité des assurances et du renforcement du niveau général du marché. Ces trois points ont été le cheval de bataille du ministère ; il compte en constituer une feuille de route qui sera le repère unique pour les compagnies dans les prochaines années. De même, selon les grandes lignes de la loi le régissant, adoptée en 2006, le secteur souffre également du manque de développement de la branche assurance santé et de personnes. Le gouvernement a fixé l’année 2011 comme date butoir pour le lancement par les compagnies de filiales activant dans cette branche. Le premier exemple auquel il faudrait faire référence est la CAAT qui a signé récemment un accord avec un groupe espagnol spécialisé dans cette branche.

    La bancassurance, un nouveau procédé pour la distribution du produit assurantiel, fait partie également du lot des recommandations de la loi de 2006. Pratiquement, la majorité des compagnies ont paraphé des conventions en vue de développer cette nouvelle formule qui permet de faire d’une pierre deux coups : atteindre une catégorie de personnes jusque-là isolées, par la suite toucher un éventail de clients et élargir les portefeuilles des compagnies. Il est vrai que le volet dommages accapare à lui seul une part très importante du secteur. D’où la négligence d’autres branches telles que l’assurance agricole. En effet, ce secteur, qui demeure un des leviers de tout développement, souffre de cette faiblesse ou plutôt de cette protection.

    Dans le même chapitre, il y a lieu de relever l’assurance santé et de personnes. Un marché juteux qui fait le bonheur des compagnies d’assurances sous d’autres cieux. En ce qui concerne l’atelier mis en place par le ministère, il a permis de faire la lumière sur certaines failles afférentes à la gestion des compagnies. Pour y remédier, une série de mesures ont été proposées. Elles portent notamment sur le renforcement du rôle des conseils d’administration et la mise en place de critères de performance des entreprises. Le développement du secteur doit passer inéluctablement, selon eux, par le renforcement des systèmes d’information et d’utilisation de l’association des sociétés d’assurances algériennes (UAR) comme espace de concertation et d’échanges d’expériences dans ce domaine, ainsi que sur la mise en place de règles communes de contrôle interne et la consolidation des capacités financières des sociétés.

    Le département des finances évoque également la stimulation de l’activité d’assurance. Les professionnels de ce secteur envisagent l’assouplissement des conditions d’agrément des intermédiaires d’assurances et l’actualisation des règles prudentielles liées à cette activité. Ils suggèrent aussi l’examen de l’opportunité d’ouverture du marché aux courtiers internationaux d’assurance directe, l’assouplissement du dispositif fiscal concernant les revenus des placements au titre de l’assurance de personnes et la capitalisation ainsi que l’actualisation des niveaux de représentation des engagements réglementés par les valeurs d’Etat.

    En clair, les experts mettent l’accent sur la nécessité de redéfinir le rôle et les attributions des différentes institutions du marché : CNA (Conseil national des assurances), UAR, l’organe central de tarification, afin d’optimiser l’allocation des ressources de chacune d’elles et éviter le double emploi. Les spécialistes envisagent, somme toute, d’aller vers la création d’une école nationale des assurances dans l’objectif d’améliorer les compétences au sein du marché, de favoriser la coassurance comme outil de discipline de la concurrence entre les opérateurs, de constituer au niveau du réassureur national des pools de réassurance.

  5. #75
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    Jeudi 21 Août 2008 -- Le chiffre d’affaires des opérations directes réalisées par les entreprises du secteur des assurances durant le premier trimestre 2008 est estimé à 20,9 milliards de DA (non compris les acceptations internationales de la CCR et la production de la Maatec) alors qu’il était de 17,5 milliards de DA à la même période de 2007, soit une progression de 19,5%. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture du marché des assurances au premier trimestre 2008 publié par le Conseil national des assurances (CNA). En matière de production, la branche automobile affiche une hausse de 18,4% contre 12,6% au premier trimestre 2007. “Près de 80% de la production de l’assurance automobile correspond à la couverture des garanties facultatives”, explique le CNA. Leur chiffre d’affaires est en hausse de plus de 20%, alors que la garantie de responsabilité civile a connu une hausse moindre, de 15%, ce qui renforce donc le poids des garanties facultatives.

    Pour rappel, une augmentation de 20% du tarif de l’assurance Responsabilité civile automobile est entrée en vigueur en janvier 2008. Cette augmentation est néanmoins étalée sur deux ans, à raison de 5% tous les six mois. Les assureurs avaient justifié l’augmentation par le déficit énorme enregistré par les compagnies d’assurances sur cette garantie. Le président de l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR), M. Amara Latrous, a expliqué que lorsqu’une compagnie encaisse 100 DA en assurance automobile, elle débourse 230 DA pour un sinistre. Et en matière d’accident de la route, rapport à la même période de 2007, “les principaux indicateurs affichent une hausse de 4,3%, 10,5 %, 13,5% ou 10,3 % selon qu’on raisonne dans l’ordre en nombre d’accidents, en nombre d’accidents corporels, en nombre de tués ou en nombre de blessés”, regrette le CNA. Citant le Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), la note de conjoncture précise que “les principales causes de l’augmentation des accidents sont à rechercher dans la forte progression du parc automobile, le non-respect du code de la route et le mauvais état des véhicules et des routes”.

    Pour autant, ce qui peut paraître paradoxal “la fréquence des sinistres déclarés a connu une hausse modérée ce trimestre (+ 6%), plus liée à la fréquence des sinistres matériels. Les sinistres corporels ont, par contre, été marqués par une baisse, notamment chez le leader de la branche”, indique le CNA. En contexte de stabilité des coûts des sinistres, cette situation est favorable à l’amélioration de la marge d’assurance. “Dans les faits, cela s’est accompagné d’une hausse du stock des sinistres à payer en nombre (+19%) et en montant (+24%) à la fin du trimestre face un volume des indemnisations en légère baisse (-1%)”, souligne la note de conjoncture. Alors que c’est à ce niveau que les compagnies d’assurances doivent faire des efforts, en appliquant la convention d’indemnisation directe des assurés (IDA). La branche IARD a connu une augmentation de près de 36% (+65% au premier trimestre de 2007), augmentation provenant essentiellement de la branche incendie dont le poids approche les 60%, et l’augmentation a dépassé les 100% comparativement à la même période de 2007. Les contrats couvrant les risques de Sonatrach qui représentent près de la moitié de la production incendie constituent l’essentiel de cette augmentation. L’assurance construction (engineering) a, quant à elle, connu une baisse de près de 27% en raison du non-renouvellement de contrats importants souscrits en 2007 dans le domaine de l’engineering.

    Par ailleurs, les branches Responsabilité civile générale et catastrophes naturelles, Catnat, ont enregistré des hausses de 30% et 40% de leurs portefeuilles respectifs. La branche Transport a enregistré durant le 1er trimestre une baisse de 30,7% qui s’explique par le recul de la production dans le transport de marchandises par voie maritime du fait du non-renouvellement d’importants contrats liés aux travaux d’infrastructure de transport, contrats qui ont occasionné au 1er trimestre 2007 une forte hausse de la production de la branche (+84%). Au-delà de ce phénomène, la branche Facultés maritimes a enregistré une importante hausse de près de 40%. Des évolutions contrastées sont à signaler dans les autres branches : hausse de plus de 12% pour la garantie Corps aérien, légère baisse pour la garantie Corps de véhicules maritimes (-4%), et baisse dans la branche Responsabilité civile des transporteurs. La branche des risques agricoles poursuit sa chute (-20,3%) sur ce premier trimestre. La baisse concerne à la fois la production animale et végétale et est liée à l’extension de la population des agriculteurs touchés par les problèmes financiers. Cela induit le non-renouvellement des rares contrats d’assurance souscrits.

    L’assurance-vie demeure le parent pauvre du secteur des assurances

    Avec une part de près de 8% du chiffre d’affaires total du marché et une hausse de 24% par rapport à la même période de l’année précédente, les assurances de personnes ont contribué pour plus de 9% de la production additionnelle du secteur, grâce à l’assurance groupe ainsi qu’aux assurances prescrites par les banques. “La vente concomitante de certaines garanties telle que ‘l’individuelle accident’ est aussi à signaler”, indique le CNA. Comparativement au taux de +154% enregistré au 1er trimestre 2007, on observe durant le 1er trimestre 2008, un ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires de cette branche (+42%) dû à l’enregistrement dans la branche vie-décès, des primes correspondant à la garantie décès des contrats Crédit comptabilisés jusque-là dans la branche Crédit alors qu’ils devaient être inscrits en assurance de personnes. L’évolution du chiffre d’affaires de la branche reste intimement liée à celle du crédit à la consommation. Les entreprises orientées sur cette branche ont enregistré, durant ce trimestre, une forte augmentation de leur chiffre d’affaires, notamment dans le crédit à l’immobilier où plusieurs conventions de partenariat ont été signées avec les banques.

    L’assurance automobile avec 41,5% se retrouve en deuxième position, devancée par l’IARD qui gagne plus de 5 points et détient une part de 42,5%. La part des assurances de personnes s’établit à 7,7% occupant ainsi la 3e position, au détriment de la branche Transport qui a perdu 5 points comparativement au 1er trimestre 2007 et détient ainsi une part de 6,8%. Les branches Assurances agricoles et Crédit caution ne dépassent pas 1% du chiffre d’affaires global du secteur. Le marché des assurances reste toujours dominé par les entreprises traditionnelles (SAA, CAAR, CAAT et CNMA) qui détiennent 59% de parts de marché, en baisse par rapport au 1er trimestre 2007 (67%). Les nouvelles compagnies (créées depuis 1995) détiennent pour leur part 41% de la production globale du trimestre. La branche IARD explique en grande partie cette structure, grâce notamment à la performance réalisée par la CASH suite à la forte hausse réalisée en Incendie (contrat Sonatrach). Mais au-delà de ces chiffres en termes de poids dans l’économie, le secteur des assurances est léger. Le taux de pénétration de 0,7% est “faible par rapport à nos pays voisins”. Les dépenses des ménages en produits d’assurance sont évaluées à 17 dollars par habitant seulement.

    Incontestablement, c’est au niveau des assurances de personnes (accident, maladie, prévoyance, capitalisation) que le potentiel est le plus important en liaison avec un niveau d’épargne des ménages énorme et une offre d’assurance quasi nulle, notamment en matière de prévoyance et de capitalisation. Le nombre de points de vente de produits d’assurance est lui aussi jugé faible. “Un point de vente pour 28.000 habitants”. Tous ces paramètres révèlent l’énorme besoin qui reste à couvrir par les assureurs.

  6. #76
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    Jeudi 21 Août 2008 -- Selon le dernier bilan du Conseil national des assurances (CNA), présenté hier, les nouvelles compagnies d’assurances commencent à rafler la mise aux compagnies traditionnelles. Certes, ces dernières continuent à dominer le marché mais elles ont perdu plus de 8% de leurs parts en représentant 58,74% de la production globale au 1er trimestre 2008 contre 67% sur la même période de l’année 2007. Les sociétés d’assurances créées après les réformes engagées en 1995 ont ainsi augmenté leur part du marché des assurances en raflant 8% de plus. Les parts de ces nouvelles compagnies, entre janvier et juin 2008, sont en effet de l’ordre de 41,26% contre 33% durant le premier semestre 2007.

    De manière globale, le secteur des assurances a connu une progression de 19,5% durant ces six premiers mois de l’année. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 20,9 milliards de dinars, contre 17,5 milliards de dinars à la même période de 2007.
    Les assurances souscrites auprès des compagnies traditionnelles durant les trois premiers mois de l’année ont atteint 12,17 milliards de dinars, contre 8,71 milliards détenus par les nouvelles compagnies. A titre indicatif, les nouvelles compagnies d’assurances englobent non seulement les compagnies privées mais aussi des sociétés publiques spécialisées, telles la Compagnie des assurances des hydrocarbures (CASH) et la Compagnie d’assurances et de garantie des exportations (CAGEX). Ce changement de structure du marché s’explique notamment par l’évolution positive des résultats réalisés par ces nouvelles compagnies dans la branche IARD (incidents, accidents et risques divers), selon le CNA. Ainsi, les IARD ont généré 5,32 milliards de dinars pour ces nouvelles compagnies au premier trimestre. La compagnie CASH a contribué en grande partie à cette performance grâce à la forte hausse des primes en incendie des contrats Sonatrach.

    Par ailleurs, par classement des branches pour l’ensemble des compagnies, l’assurance IARD occupe la première place avec 42,5% de la production globale du secteur. Cette branche a réussi à détrôner l’assurance automobile. Elle a enregistré un chiffre d’affaires de 8,87 milliards de dinars contre 6,53 milliards au premier trimestre 2007, soit une hausse de 35,8%. La deuxième position est revenue à la branche automobile avec un taux de 41,5% et un chiffre d’affaires de 8,66 milliards de dinars au premier trimestre (contre 7,31 milliards), soit une croissance de 18,4%. Pour l’assurance crédits, le chiffre d’affaires a enregistré une croissance de 42% au premier trimestre 2008 avec près de 200 millions de dinars de chiffre d’affaires. L’évolution du chiffre d’affaires de cette nouvelle branche d’assurance est liée à celle du crédit à la consommation (immobilier, véhicules...) qui connaît un engouement de plus en plus important auprès des ménages. Les compagnies d’assurances activant dans cette branche ont enregistré durant ce même trimestre une forte augmentation de leur chiffre d’affaires, notamment dans le crédit à l’immobilier où plusieurs conventions de partenariat ont été signées avec les banques, fait remarquer le CNA. L’assurance-crédit occupait pour rappel durant les trois premiers mois de l’année 2008 un taux de 0,81% de la production globale du secteur des assurances contre 0,76% au 1er trimestre 2007.

    L’assurance des risques agricoles toujours à la traîne

    Comme à l’accoutumée, la branche des risques agricoles a enregistré une baisse évaluée à -20,3 % en atteignant un chiffre d’affaire de 117,02 millions de dinars durant le premier trimestre 2008 (contre 146 millions). Ce qui représente seulement 0,6% des parts du marché (contre 0,8%). La baisse concerne à la fois la production animale et végétale et elle est liée également à l’augmentation de la population des agriculteurs touchés par les problèmes financiers induisant le non-renouvellement des contrats d’assurance souscrits, selon les explications du CNA. Des mesures sont attendues dans ce sens par le monde agricole de la part des responsables du secteur.

  7. #77
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    Ali Idir :


    Mercredi 3 Septembre 2008 -- Alliance assurances continue de se développer. La compagnie privée d'assurance prévoit un chiffre d'affaires de 1,5 milliards de dinars contre 932 millions de dinars en 2007, soit une hausse de plus de 60%. «Nous comptons terminer l'année 2008 avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliards de dinars et un bénéfice de 250 millions de dinars», a déclaré son PDG Hassen Khelifati à toutsurlalgerie.com.

    Pour se développer, la jeune compagnie d'assurance a décidé d'agrandir son réseau d'agences, avec l'ouverture d'une vingtaine de nouvelles représentations en 2008. Son effectif devrait passer de 290 employés en 2007 à 400 salariés à la fin 2008. «Nous comptons terminer l'année avec 90 agences contre 65 agences fin 2007. Nous avons entrepris un programme d'achat de nos agences», a ajouté M. Khelifati. Alliance assurances rencontre toutefois quelques difficultés pour trouver des locaux adéquats dans les grandes villes touchées par une crise des locaux commerciaux.

    Créée en 2004 et agréée en 2005, Alliance assurances est la seule compagnie d'assurance privée non familiale. Ses capitaux sont détenus par des chefs d'entreprises de divers secteurs d'activités.

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