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  1. #92
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    Dimanche 8 Mars 2009 -- L'état veut dorénavant doper la production agricole et la remettre sur les rails de l'export. Car jusqu'à présent, et après trois ou quatre plans de réformes depuis l'indépendance, les exportations agricoles algériennes restent marginales, faibles et peu compétitives sur les marchés extérieurs. En fait, l'agriculture algérienne n'est pas sortie de la logique d'un système de production directement orienté vers les exportations, dans la mesure où il n'y a pas assez de surplus pour envisager d'exporter des produits agricoles vers des marchés demandeurs, notamment dans l'Europe de l'Ouest ou de l'Est pour certaines spéculations. Hormis des spéculations produites en frais dans le sud du pays et faisant l'objet de marchés fermes avec des clients ibériques et français, l'Algérie n'exporte pour ainsi dire que ses dattes qui, du reste, sont mises à rude concurrence par les tunisiennes et les marocaines. Les exportations agricoles algériennes sont ainsi dérisoires, sinon insignifiantes, comparativement aux potentialités réelles de l'agriculture algérienne. Des niveaux de production tellement faibles et avec une qualité moyenne qui ont amené les négociateurs algériens, lors des discussions pour la conclusion au milieu des années 90 d'un accord d'association de seconde génération avec l'UE, à laisser de côté le volet agricole. Une clause de sauvegarde a été ainsi conclue pour protéger l'agriculture algérienne, trop faible pour supporter la concurrence des produits européens, plus compétitifs. Selon les derniers chiffres du commerce extérieur, les exportations hors hydrocarbures, dont celles des produits agricoles, ont totalisé fin 2008 une valeur globale de 1,89 milliard de dollars, soit seulement 2,4 PC du volume global des exportations algériennes qui avaient culminé à 78,23 milliards de dollars. Même en hausse de 42,12 PC en 2008 par rapport à 2007, les exportations algériennes hors hydrocarbures, dont celles des produits agricoles, restent faibles. Pour encourager les exportations algériennes, notamment agricoles, un ensemble de mesures incitatives ont été prises pour doper la production agricole et améliorer son exportation vers les marchés émergents.

    La Compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (Cagex) compte lancer, au courant de 2009, l'assurance crédit documentaire et l'assurance crédit investissement au profit des banques opérant dans le financement des exportations ou des investissements. Selon le Président directeur général de la CAGEX, M. Djillali Tariket, la compagnie est aujourd'hui prête à accompagner les exportateurs algériens, et à assurer à des taux encourageants leurs produits à l'export. Mais, pour l'heure, la compagnie ne compte que 60 exportateurs couverts par des contrats d'assurance crédits contre les risques de non-paiement par des acheteurs étrangers, sur un portefeuille de 300 à 400 exportateurs algériens réguliers. Les exportations de produits agricoles peuvent dans ce contexte donner du volume aux activités de la CAGEX, d'autant que l'état vient officiellement de confirmer son soutien à la production agricole. Presque toutes les filières de production seront soutenues par l'Etat, avait affirmé la semaine dernière à Biskra le Président Bouteflika. Lors de la conférence sur les Etats généraux de l'agriculture algérienne, et dans le sillage de l'annonce de l'effacement de la dette des agriculteurs algériens, il a également annoncé des mesures fiscales et financières importantes pour le soutien et l'encouragement des filières agricoles stratégiques. Il s'agit notamment de la production céréalière, laitière, des viandes, des produits frais et d'élevage. Ce soutien, qui porte sur une moyenne de financement de 30 PC assurés par l'Etat, est étendu à la modernisation du machinisme agricole, avec l'achat en leasing de matériel agricole moderne. Le tout a été concocté pour sortir la production agricole nationale du Ghetto de la consommation interne, lui donner des contours beaucoup plus conformes aux réalités spécifiques de l'économie de marché, c'est-à-dire l'abondance et à moindre coût des produits agricoles, avec un surplus destiné à l'export. Sinon une spécialisation des producteurs pour l'export de certaines filières et variétés agricoles. C'est du moins les grands objectifs assignés à un secteur boulimique en financements de l'état, depuis les fameux domaines autogérés et l'aventure de l'agriculture socialiste, mais qui n'a pas pour le moment assuré complètement sa maturité commerciale sur les marchés étrangers.

  2. #93
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    Devenue une obligation depuis le 1er septembre 2004 et ayant pour objectif de combiner entre la solidarité et l'aide de l'Etat, d'une part, et les garanties de l'assurance d'autre part, la souscription à l'assurance contre les risques naturels a du mal à se faire une place, aussi petite soit-elle, parmi les différents produits que proposent les assureurs. Dans la région d'Oran, connue comme étant sismique et en dépit des menaces sur l'immobilier, notamment le vieux bâti, le taux de couverture par l'assurance Cat/Nat ne dépasse pas les 6 % pour un parc de logements estimé à 302.980 unités selon les dernières statistiques de l'ONS. Selon Melle Cherifi, chef de service d'assurance sinistre, risque industriel et risque simple auprès d'une agence de la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR) à Oran, «pour les citoyens, cette assurance est un non évènement, s'ils s'assurent, c'est parce qu'il y a obligation, surtout que l'attestation d'assurance portant la garantie catastrophe naturelle' est exigée par les notaires lors des transactions de vente, de transfert ou de location des biens.

    L'assurance Cat-Nat est aussi exigée par l'administration fiscale lors des déclarations fiscales». Une amende de 120 % de la prime initiale sera exigée à toute personne qui ne se sera pas acquittée de cette nouvelle obligation. Notre interlocutrice affirme que «pour l'année 2008, seulement une centaine de contrats d'assurance Cat-Nat ont été conclus par son agence. Le nombre des citoyens qui ont assuré leurs habitations sans se sentir obligés (sans transaction) n'a pas dépassé la trentaine. Cette année, une vingtaine de contrats ont été conclus, la majorité par obligation». En 2008, Oran a tremblé deux fois. Mais tout semble dire que la leçon des inondations de Bab El-Oued et du séisme de Boumerdès n'a pas été bien apprise. On assiste également dans notre pays à des inondations dans différentes régions qui, jadis, ne connaissaient pas ce phénomène naturel.

    Par ailleurs, si les recettes qui proviennent des assurances contre les catastrophes naturelles ne dépassent pas les 4 % du taux global récoltés du secteur des assurances, les spécialistes estiment que «la capacité du secteur de l'assurance à supporter le coût des sinistres occasionnés par une éventuelle catastrophe naturelle majeure est, actuellement, bien plus limitée qu'on pourrait le penser». «Trop de paperasses pour un produit qui ne rapporte pas beaucoup», estime un agent d'une compagnie d'assurance privée. «Pour un seul contrat, il faut au moins 40 minutes de travail et dans certains cas, la prime d'assurance ne dépasse pas les 400 DA». «D'autres assureurs s'entête à exiger un acte de propriété alors que le citoyen peut assurer la maison où il habite même si il n'a pas d'acte de propriété», ajoute le même agent.

    D'autre part, et selon une étude élaborée l'année dernière pour le compte du Conseil national des assurances (CNA), sur un échantillon de 1.500 chefs de ménage (des wilayas de Chlef, Annaba, Djelfa, Biskra, Oran, Blida, Boumerdès et Alger) et de 300 agents de compagnies d'assurance en Algérie, 10,3 % des ménages ont souscrit à cette assurance. Concernant les facteurs à l'origine de la désaffection à ce type d'assurances, 35 % des propriétaires évoquent les raisons économiques, 30 % pour ignorance du caractère obligatoire de cette police d'assurance, 25 % pour raisons personnelles, 20 % pour déficit de crédibilité en les compagnies d'assurances et 15 % en raison de la précarité et de l'instabilité résidentielle. Pour rappel, cette obligation a été instaurée depuis le 1er septembre 2004, suite à la promulgation de l'ordonnance 03-12 du 26 août 2003.

  3. #94
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    Rafik Tadjer :


    Mardi 24 Mars 2009 -- Pour faire face aux difficultés, BNP Paribas s'attèle à restructurer sa présence en Algérie. La filiale du groupe bancaire français a décidé de réunir toutes ses activités (banque, crédit à la consommation et assurance) au sein d'une seule structure : BNP Paribas El Djazaïr. Selon nos informations, le projet soumis à l'accord des autorités monétaires algériennes prévoit l'intégration des deux filiales Cetelem Algérie et Cardif Algérie au sein de BNP Paribas Algérie.

    Le départ déguisé de Cetelem est lié en partie aux difficultés rencontrées ces derniers mois par ce spécialiste du crédit à la consommation à accéder au marché bancaire algérien pour se faire financer et poursuivre son développement, entamé en 2006, dans un contexte favorable marqué par le boom du crédit aux particuliers.

    La loi bancaire algérienne, mise en place au lendemain du scandale Khalifa, interdit aux banques de financer leurs filiales. Dans ce contexte, Cetelem ne peut pas être financé par sa maison mère. Mais en intégrant BNP Paribas El Djazaïr dont il deviendra un simple département, le spécialiste du crédit à la consommation va pouvoir s'appuyer sur la force de frappe financière de sa maison mère et poursuivre son développement.

    Pour Cardif qui dispose d'une autorisation pour l'activité d'assurance-vie, la raison de son intégration au sein de BNP Paribas est due à des difficultés de se diversifier et de se renforcer sur le marché algérien, après le refus des autorités de lui accorder une licence pour exercer l'activité d'assurance-dommage. « Les autorités ont demandé à Cardif de créer une autre société, de déposer un dossier d'agrément pour l'assurance dommage », explique un proche du ministère des Finances.

    Le gouvernement algérien a décidé en 2006 d'obliger les compagnies d'assurance à séparer les activités d'assurance dommage de celles de l'assurance-vie. Ces compagnies ont jusqu'à 2011 pour se conformer à cette obligation.

  4. #95
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    Sonia Lyes :


    Mercredi 25 Mars 2009 -- L'installation de l'assureur français AXA en Algérie se complique. Le géant français, qui a déposé début 2009 un dossier d'agrément auprès du ministère des Finances, a demandé une dérogation pour pouvoir créer une filiale contrôlée à 100% par la maison mère. Dans la loi de finances pour 2009, les sociétés étrangères désirant s'installer en Algérie sont obligées à s'associer avec des entreprises algériennes en leur cédant la majorité du capital, soit au moins 51%. Cette mesure, prise fin 2008 pour recadrer l'investissement étranger, n'arrange pas les affaires d'AXA.

    Selon nos informations, l'assureur français n'a pas reçu de réponse de la part du ministère des Finances. Mais il a peu de chances d'obtenir une dérogation. « La demande formulée par AXA d'obtenir une dérogation pour créer une filiale qu'il contrôle à 100% n'a pas été encore tranchée, mais elle a peu de chances d'aboutir, à moins d'une décision politique », estime un proche du dossier.

    En fait, la demande de l'assureur français fait face à deux obstacles majeurs. Le premier concerne l'opposition des patrons algériens à voir le gouvernement accorder des avantages et des exceptions à des compagnies étrangères. Ils l'ont fait récemment savoir au ministre de l'industrie et de la promotion des investissements Hamid Temmar.

    Autre souci : « AXA se comporte avec une certaine agressivité en Algérie, en voulant mettre le gouvernement devant le fait accompli. Il a entamé le recrutement de son personnel algérien et prospecte déjà le marché alors qu'il n'a pas encore l'autorisation d'activer », confie la même source. Un comportement qui commence à agacer les autorités monétaires algériennes.

    Enfin, le dossier de l'assureur AXA est compliqué par l'arrivée d'une autre compagnie français d'assurance AGF qui veut exactement la même chose : une dérogation pour créer une filiale lui appartenant à 100%.

  5. #96
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    Jeudi 2 Avril 2009 -- La Caisse nationale de la mutualité agricole (Cnma) va bientôt lancer un nouveau produit d’assurance destiné à couvrir le risque sécheresse. « Une réflexion a été engagée pour rendre le risque sécheresse assurable », a déclaré hier à l’Agence APS, Chérif Benhabiles, chargé des assurances au niveau de la Cnma. Ce même responsable a précisé que ce nouveau produit d’assurance que compte lancer la CNMA va concerner notamment les cultures stratégiques telles que les céréales, lesquelles ont longtemps souffert de cet aléa climatique qui continue de peser lourdement sur le rendement. Pour mobiliser les fonds suffisants nécessaires pour la mise en marche de ce type de produit d’assurance, la Caisse nationale de mutualité agricole a fait appel à la Compagnie centrale de réassurance (Ccr). Un comité mixte a été récemment installé par les deux parties désormais partenaires, et ce, dans le but de répondre aux besoins de l’encadrement technique. L’expertise espagnole a été également sollicitée pour « épauler » la Cnma dans ses premières besognes de préparation technique. D’autant que la mise en place de ce nouveau produit d’assurance nécessite, selon M. Benhabiles, une technologie spéciale et des fonds importants. Pour ses premières opérations d’expérimentation, la Cnma entend intervenir sur des zones pilotes qui vont servir de données pour établir une cartographie portant notamment sur la pluviométrie et le rendement par hectare, a souligné M. Benhabiles.

    Par ailleurs, la Cnma compte lancer également des micro-assurances en faveur des petits exploitants qui composent la majorité de la population agricole algérienne. Ce type d’assurance est destiné surtout à couvrir les risques liés aux aléas climatiques, le revenu de l’agriculteur et son patrimoine ainsi que sa famille. Il s’agit également de rendre l’agriculteur solvable vis-à-vis des banques. Ces nouvelles méthodes de la Caisse nationale de mutualité agricole tendent à éviter un remake des scénarios catastrophiques de ces dernières années qui ont nécessité l’annulation des dettes de plusieurs agriculteurs. Cette décision est motivée surtout par le fait que plusieurs des agriculteurs endettés soient touchés par la sécheresse et les inondations des deux dernières années. Cette catégorie s’est retrouvée dans l’incapacité de rembourser les dettes contractées auprès de la Cnma et la Badr (Banque de l’agriculture et du développement rural).

  6. #97
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    Dimanche 5 Avril 2009 -- L’activité de courtage d’assurance vient de s’enrichir de trois nouvelles sociétés, qui viennent d’obtenir leur agrément pour exercer leur fonction en tant que telles par le ministère des Finances, selon des arrêtés publiés dans le dernier numéro du Journal officiel. Il s’agit de trois sociétés ayant le statut d’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), Wafassurances, Niar Global Consulting et General Golden Insurance, lesquelles sont agréées en qualité de sociétés de courtage d’assurance, précise le texte. Dans le cadre de leurs missions, ces sociétés sont autorisées à pratiquer les opérations d’assurance liées, notamment, aux «accidents, maladies, corps de véhicules ferroviaires, aériens ou maritimes ainsi que l’assurance des marchandises transportées». Figurent également parmi leurs missions d’assureur «les crédits, la protection juridique, l’assistance aux personnes en difficulté, notamment en cours de déplacement, la capitalisation, les assurances liées à des fonds d’investissements et la gestion de fonds collectifs», selon la même source. Le ministère des Finances a également procédé par arrêté publié dans le même Journal officiel au retrait de l’agrément à la société de courtage d’assurance Sarl ASGEN, délivré en octobre 2006. Le taux de pénétration des assurances reste très faible en Algérie. Celui-ci ne représente, en effet, que moins de 1 % de l’ensemble du PIB et une moyenne de couverture de l’ordre d’un point de vente pour 28 000 habitants, contre un taux mondial d’un point de vente pour 5 000 habitants. Les prévisions de clôture du chiffre d’affaires réalisé par le secteur des assurances durant l’année 2008 tablaient, selon le Conseil national des assurances, sur un montant de 65,8 milliards de dinars, contre de 52 milliards en 2007, soit une hausse de 22,9 %. Les chiffres consolidés doivent être bientôt publiés.

  7. #98
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