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  1. #15
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    Jeudi 24 Avril 2008 -- La flambée des prix des produits de première nécessité, notamment le lait et la semoule, met de nouveau sur la table la problématique de la sécurité alimentaire en Algérie. Cette problématique a été au centre du 7e Colloque scientifique international sur “la sécurité alimentaire, quelle stratégie pour le développement agricole ?” organisé, hier, à la Bibliothèque nationale, par l’Association nationale des économistes algériens. En dépit de la mise en œuvre d’un colossal programme national de développement de l’agriculture, l’Algérie peine à assurer sa sécurité alimentaire. Au fil des ans, notre pays s’impose comme le principal importateur de denrées agroalimentaires.

    M. Lebeche, expert au conseil économique et social, a bien résumé cette situation en affirmant que les besoins alimentaires de la population algérienne, sont satisfaits grâce aux importations, dont la facture est passée de 2,8 milliards de dollars en 2000, à 3,59 milliards dollars en 2005 et à 4,8 milliards dollars en 2007. L’inefficacité des politiques agricoles et la régulation administrative ont bloqué le développement de l’agriculture et transformé l’Algérie en un importateur net de céréales, d’huile, de laits industriels, de sucre. Le président de l’Association nationale des économistes algériens, M. Belkacem Hacène Bahloul, parle de malnutrition, “estimée 6,8% de la population”, un taux jugé élevé. Une malnutrition, illustrée par les statistiques présentées par M. Lebeche, faisant ressortir un modèle de consommation, pauvre en protéines animales.

    La faiblesse de notre agriculture réside, semble-t-il, ailleurs que dans le financement, qu’il faudrait certes aussi augmenter. M. Mesli, ancien ministre de l’Agriculture, a bien résumé la situation, en affirmant qu’en 50 ans le nombre d’exploitations agricoles est passé de 600 000 dénombrées lors du recensement général de l’agriculture de 1958 à 1 000 000 présentés lors du dernier recensement de 2001. Ainsi, le nombre a presque doublé tandis que la surface agricole utile est restée identique. En 1958, la superficie moyenne par exploitation était de 13 hectares, en 1973 elle chutait à 11,5 pour se situer autour de 8 hectares. 600 000 exploitations ont une superficie moyenne inférieure à 5 hectares. 170 000 s’étendent sur moins de 1 hectare et 800 000, soit 80% du nombre total des exploitations ont chacune moins de 10 hectares. “Il faut cesser de dilapider les terres”, souligne-t-il.

    À cet inconvénient, s’ajoute un autre non moins sérieux : 60% des terres propriétés des fellahs (melk) ne possèdent pas de titre de propriété ! Tandis que le statut des terres de l’État confiées aux EAC et EAI reste entier 20 ans après la promulgation de la loi 87/19. L’agriculture traîne un autre désavantage concernant les hommes : 43% des agriculteurs ont un âge compris entre 41 et 60 ans, 37% ont plus de 61 ans, 5% seulement ont moins de 30 ans, ce qui est loin de refléter la pyramide des âges de la population, 67% des agriculteurs n’ont aucun niveau d’instruction, et 20% ont le niveau primaire. 2% seulement ont un niveau universitaire. “On ne saurait donc s’étonner des résultats qui n’ont jamais été au niveau des moyens mis dans le secteur et des espérances placées en lui”, estime l’ancien ministre de l’Agriculture. M. Mesli estime que la nouvelle “risque de ne pas régler le problème”, si la question de propriété n’est pas tranchée.

    Quant à la politique agricole, “le soutien de l’État à l’investissement dans le secteur en amont et en aval est jugé faible et ne dépasse pas 3,6% du produit intérieur brut en 2006, alors qu’il est de 17% aux États-Unis et 34% dans les pays de l’Union européenne”, fait remarquer M. Belkacem Hacène Bahloul. “40% des revenus des agriculteurs français proviennent des soutiens de l’État”, renchérit M. Medjitna de l’université d’Alger et membre de l’Association des économistes algériens. La sortie de la crise est-elle possible ? Oui répondent les économistes. À des conditions. Il faut mettre en place une politique agricole globale à long terme. Il faut une implication davantage prononcée de l’État, financièrement mais aussi en organisant profondément le secteur (statut définitif des terres publiques, titres de propriété, refonte des structures agraires, formation et rajeunissement de la population agricole). Le Maroc vient de lancer sa stratégie, “le plan Maroc vert”, doté de 20 milliards de dollars.

  2. #16
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  3. #17
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  4. #18
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  5. #19
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    May 19, 2008 -- Maghreb farmers and union representatives came together in Tunis from May 14th-16th for a conference on grain production and food security. At the meeting, participants recommended forming a fund to finance local scientific research and promoting agricultural development by pooling resources and trading expertise.

    One recommendation generated at the meeting is for a database at the Maghreb Farmers' Union that would include an inventory of fertile regions, production, trade exchanges and details about crops registered in the national records. The database would serve as a reference on agricultural development for the entire Maghreb region.

    The participants encouraged states to allocate funds for a budget for the Maghreb Farmers Union as of 2009. The union also used the occasion of the conference to open its headquarters in Tunis.

    Maghreb Farmers' Union chief Mabrouk Nahri called for the creation of joint programmes to achieve food security. He said the union will also work to combat desertification through the management of water resources.

    "Resisting desertification is a key challenge," said Habib ben Yahia, also of the Maghreb Farmers' Union. "More than 80% of Maghreb lands are desert or about to be. This calls for further co-ordination among Maghreb states."

    Mohammed Alioui, Secretary-General of the Algerian Farmers' Union, stressed the importance of a common regional policy enabling farmers to enhance production and lift barriers to regional trade in accordance with past agreements.

    According to studies presented during the seminar, the average estimated grain consumption of an Arab is 325 kg annually, 158 kg of which is wheat – one of the highest rates worldwide. Studies also show a considerable "food gap" in most Arab states, where imported grain constitutes nearly 50% of imported food.

    The UN FAO anticipated a 50% rise in the cost of grain imports in the world’s poorest countries over the period 2007-2008.

    A report issued by FAO entitled, "Horizons of Crops and Status of Food" showed that prices are expected to climb by 74% in low-income African countries suffering food shortages.

    Mohammed Habib Haddad, Tunisian Minister of Agriculture and Water Resources, expressed his hope that the seminar would serve as a launching point for a unified Maghreb position at the ministerial conference on climate change and food security to be held in Rome on June 3rd-5th.

    Maghreb states have already endorsed several procedures to control the rise in basic food prices and provide assistance to farmers.

    Celebrating National Agricultural and Fisheries Day on May 12th, Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali announced a host of decisions aimed at controlling the cost of production, boosting productivity and extending areas of cultivating grain and animal feed.

    Estimates indicate that the new programmes will require the allocation of as much as $1.7 billion.

  6. #20
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    Dimanche 25 Mai 2008 -- La facture alimentaire de l’Algérie a frôlé 2,5 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2008, contre 1,53 milliard durant la même période de l’exercice précédent, avons-nous appris auprès du Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) relevant des douanes. Cette hausse exorbitante de 62,34 % est due à des causes multiples. D’abord, à la chute du dollar par rapport à l’euro, monnaie avec laquelle est libellée la plupart de nos achats de l’étranger, ensuite au renchérissement des cours de certains produits de base sur le marché mondial, notamment les céréales, la poudre de lait, les huiles végétales et les viandes. Les fortes dépenses sont également accentuées par la hausse des prix de l’énergie qui a provoqué une hausse des prix des intrants (semences, pesticides, engrais) ainsi que l’utilisation des céréales, de la canne à sucre et des oléagineux pour la fabrication des biocarburants.

    Les fortes dépenses de l’Algérie durant les quatre premiers mois de l’année concernent beaucoup plus les deux produits stratégiques que sont les céréales et la poudre de lait. En effet, la facture des céréales, dont le blé, la farine et la semoule, qui viennent toujours en tête de liste dans la structure des produits alimentaires importés, a grimpé de 537,85 millions à 969,53 millions de dollars. Les dépenses en lait et en produits laitiers, qui viennent en deuxième position, ont plus que doublé en passant de 227,23 millions de dollars à 483 millions. Les grosses dépenses concernent également les légumes secs. Ces produits de large consommation ont totalisé un montant de 112,3 millions de dollars (contre 80 millions). L’Algérie a également accru ses dépenses en thé et en café avec un montant de 82,99 millions de dollars (contre 79,53 millions) et en viandes avec une valeur de 44,95 millions de dollars (42,49 millions). Les statistiques révèlent, en revanche, que la facture des sucres et sucreries a diminué de 37,24 millions de dollars par rapport à la même période de 2007, en passant à 142,89 millions de dollars. Une réduction qui s’explique par la baisse des cours de ce produit boursier sur le marché mondial.

    La balance commerciale des biens alimentaires déficitaire de 2,4 milliards de dollars

    En revanche, les exportations de l’Algérie en biens alimentaires ne représentent qu’une infime partie de ses exportations globales. Durant la période de référence, ses recettes en produits alimentaires, constitués essentiellement de dattes et de crustacés, n’ont pas excédé 38 millions de dollars, soit 0,15 % de ses ventes globales à l’étranger. Ce fossé entre les importations et les exportations de l’ordre de 2,4 milliards de dollars dénote la forte dépendance de l’Algérie vis-à-vis de l’étranger en matière de biens alimentaires, dont la facture a quasiment doublé entre 2002 et 2007, passant de 2,5 milliards de dollars à 4,82 milliards, classant notre pays parmi les premiers pays importateurs de produits alimentaires en Afrique.

  7. #21
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