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  1. #36
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    Jeudi 7 Août 2008 -- S’il est certain que le secteur de l’agriculture dépend grandement des aléas climatiques, les cultivateurs restent aussi tributaires en grande partie de crédits pour financer leurs investissements ou leurs campagnes agricoles. Ce qui jusqu’ici relevait plutôt de l’impossible dans la mesure où la seule banque publique habilitée à prendre en charge les besoins de crédit des gens de la terre, à savoir la BADR, n’a dans la réalité jamais assumé sa mission de pourvoyeuse de fonds ou, en clair, d’assister les agriculteurs dans leurs activités. Cette contrainte majeure que rencontraient les exploitants agricoles vient d’être levée par l’entremise d’un nouveau produit bancaire, baptisé le crédit «RFIG». Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, tout est fin prêt pour l’entrée en vigueur de ce nouveau dispositif financier, prévue le 10 août 2008 et piloté par la BADR et la BNA. Cette même source précise que les bénéficiaires du RFIG seront, bien sûr, dans le sens de la nouvelle loi d’orientation agricole : les agriculteurs et les éleveurs à titre individuel ou organisés en coopératives, groupements, associations ou fédérations, unités de services agricoles, entreposeurs de produits agricoles de large consommation. La durée du crédit ne pouvant dépasser 1 année car ce sont des prêts de campagne agricole et octroyés à 0% d’intérêt puisqu’ils sont pris en charge par le ministère de l’Agriculture. Il n’en demeure pas moins que tout crédit RFIG est soumis à des conditions. Dans le communiqué, il ainsi signifié que tout bénéficiaire qui ne rembourse pas à l’échéance d’une année (prorogée de six mois en cas de force majeure) se retrouve obligé de payer les intérêts qui ne seront pas à la charge du ministère, et perd aussi la possibilité de bénéficier de nouveaux crédits.

    En revanche, tout bénéficiaire du crédit RFIG qui rembourse à l’échéance d’une année ouvre droit au paiement des intérêts par le ministère et à un autre crédit de même nature pour l’année suivante. A travers ces conditions, on peut déduire que les agriculteurs contractant un crédit RFIG ont tout intérêt à le rembourser dans les délais. Au registre des domaines couverts par le crédit, le communiqué du ministère de l’Agriculture les énumère en détail. Le RFIG est donc attribué aux agriculteurs pour l’acquisition d’intrants nécessaires à l’activité des exploitations agricoles, tels que les semences, les plants, les engrais, les produits phytosanitaires, etc. ainsi que pour l’acquisition d’aliments pour les animaux d’élevage (toutes espèces), de moyens d’abreuvement et de produits médicamenteux vétérinaires. Autres domaines concernés : l’acquisition de produits agricoles à entreposer dans le cadre du système de régulation des produits agricoles de large consommation «SYRPALAC». Les agriculteurs peuvent aussi bénéficier du RFIG s’ils envisagent de renforcer les capacités de leur exploitation en introduisant des améliorations du système d’irrigation ou d’acquérir du matériel agricole par le biais du crédit leasing. La construction ou la réhabilitation des infrastructures d’élevage et de stockage au niveau des exploitations et constructions ainsi que les installations de serres multi- chapelles sont aussi incluses au titre de renforcement des capacités des exploitations agricoles. Dernier type de renforcement : le repeuplement ou peuplement des étables, des bergeries et des écuries. En somme, il faut croire que le crédit RFIG va réussir à susciter l’engouement des différents acteurs du secteur agricole. Nous serons fixés dans quelques mois.

  2. #37
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    Nadia Mellal :


    Dimanche 10 Août 2008 -- Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, multiplie les rencontres avec les acteurs du monde agricole. C’est ainsi qu’après sa rencontre de la matinée avec les opérateurs stockeurs adhérents au système de régulation de la pomme de terre, le ministre de l’Agriculture a réuni dans l’après-midi, au siège de son département, les présidents et secrétaires généraux de la Chambre nationale de l’agriculture et des Chambres d’agriculture de wilaya. L’objectif de cette rencontre étant de sensibiliser et de mobiliser les responsables des Chambres de l’agriculture sur leur rôle dans la mise en œuvre de la politique de renouveau de l’économie agricole. “Tous comme on est, y compris le ministre, notre travail doit être de faciliter la mission de l’agriculteur pour en définitive s’assurer une sécurité alimentaire qui est la chose la plus importante et qui se trouve au centre de toutes les préoccupations”, expliquera le ministre de l’Agriculture dès l’entame de son intervention. “Les intervenants à plusieurs niveaux ont oublié une chose très importante, c’est que l’agriculteur est le créateur de richesses”, enchaînera-t-il avant de noter l’impératif que les Chambres d’agriculture “jouent pleinement leur rôle”. “Il faut que les Chambres d’agriculture, qui sont des organisations extrêmement importantes dans l’économie agricole et rurale et qui constituent un espace d’explication et de dialogue, connaissent leurs missions, se mobilisent et jouent pleinement leur rôle”, note-t-il encore avant de poursuivre : “Pas d’efficacité au niveau de notre système agricole qu’avec le renforcement des capacités des agriculteurs.” “Vous devez donc aider et expliquer aux agriculteurs l’ensemble des choses inhérentes à leur développement et à l’efficacité de leur travail”, note-t-il encore à ce propos avant de préciser : “Vous devez libérer les initiatives et renforcer les organisations professionnelles.” “Si par exemple un agriculteur veut exporter, il faut l’aider pour qu’il s’organise et fasse un groupement”, dira-t-il à titre d’exemple.

    Aussi, et pour donner un coup d’accélérateur aux choses, le ministre de l’Agriculture durcit le ton. “Nous n’avons plus le temps de nous disperser de la sorte et il est inimaginable qu’avec tout le potentiel qu’on a, on passe le temps à dialoguer entre nous avec un langage diplomatique, alors que nous ne sommes pas des diplomates. Nous sommes des agriculteurs dédiés à renforcer les capacités des agriculteurs et des éleveurs”. Et de lancer sur le même ton sérieux : “L’heure est à la mobilisation et à l’opérationnalisation des opérations.” Aussi, et pour étayer ses dires, le ministre expliquera aux participants de la rencontre d’hier que les instructions inhérentes à leurs missions au sein des Chambres de l’agriculture émanent du gouvernement et du président de la République. “C’est le président de la République qui a dit que l’agriculture est une question de souveraineté nationale. Il a dit qu’il faut que la croissance soit entière et durable, a affirmé M. Benaïssa. Et de revenir à la charge concernant l’impératif de la mobilisation des responsables des Chambres d’agriculture. “Celui qui veut intégrer notre politique de renouveau de l’économie agricole et rurale est le bienvenu, celui qui n’a pas compris on lui expliquera, mais pas question pour qui que ce soit de nous bloquer !” Aujourd’hui, le ministre de l’Agriculture doit réunir au siège de son département les présidents des coopératives des céréales et légumes secs au siège de son ministère à Alger. Le ministre accélère les choses au sein de son secteur et mobilise les acteurs impliqués dans la politique de renouveau de l’économie agricole et rurale.

  3. #38
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    Mercredi 27 Août 2008 -- Une nouvelle réorganisation du foncier agricole avec de nouveaux acteurs sur le terrain. La nouvelle loi portant orientation agricole, entrée en vigueur le 10 août dernier, trace un nouveau schéma de tout ce patrimoine qui a fait objet, ces dernières années, de nombreuses opérations de détournement au détriment de la surface cultivable qui s'est considérablement rétrécie.

    Ainsi, la loi n°08/16 du 3 août 2008 a été décrétée pour garantir une sécurité alimentaire d'une part, et assurer une évolution maîtrisée de l'organisation et des instruments d'encadrement du secteur, d'autre part. Pour la préservation de ce foncier, la loi prévoit la création d'un fichier déterminant les potentialités de ce patrimoine et d'une carte de délimitation des terres agricoles ou à vocation agricole.

    Comme espace de dialogue, de concertation et de proposition sur tout ce qui touche au secteur, il sera créé dans ce cadre le conseil supérieur du développement agricole et rural, placé sous la tutelle du chef du gouvernement et composé des représentants des organismes et organisations professionnelles et syndicales, des experts, chercheurs et spécialistes dans le domaine.

    Sur le plan organisationnel, la nouvelle loi prévoit la création d'associations professionnelles d'agriculteurs dans le but de promouvoir leurs activités et de vulgariser les techniques culturales.

    Il est aussi question de création de nouvelles coopératives agricoles considérées comme une société civile qui ne poursuit pas de but lucratif. Sa mission est d'effectuer ou de faciliter les opérations de production, de transformation, d'achat ou de commercialisation.

    Cet organisme est aussi chargé de réduire au profit de ses membres et par l'effort commun de ceux-ci, le prix de revient et le prix de vente de certains produits et de certains services.

    La création de groupements d'intérêts communs est également prévue par cette loi avec l'objectif de mettre en oeuvre tous les moyens que les exploitants jugent nécessaires pour développer l'activité agricole et économique de chacun d'eux et de créer et gérer des ouvrages hydrauliques nécessaires à leur activité.

    Pour le développement de la production agricole, il est question de l'installation d'établissements et organismes interprofessionnels représentant des conseils et offices qui rapprochent, concilient et assurent la complémentarité des intérêts de toutes les professions qui composent la filière agricole.

    Concernant les dispositions pénales, de sévères sanctions sont prévues pour tout délit de détournement d'une terre agri cole de sa vocation.

    L'article 87 stipule que «quiconque, en infraction aux dispositions de l'article 14 de la présente loi, procède à l'utilisation autre qu'agricole d'une terre classée agricole ou à vocation agricole est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 100.000 DA à 500.000 dinars».

    Une peine d'emprisonnement d'un mois à six mois et une amende allant de 150.000 DA à 500.000 DA est prévue à l'encontre de celui qui procède au défrichement de terres de parcours et à l'enlèvement des nappes alfatières et végétales. En cas de récidive, les peines prévues par la nouvelle loi sont portées au double.

  4. #39
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    Mercredi 22 Octobre 2008 -- M. Mohamed Nouad, docteur en développement des filières agricole et agroalimentaire près de « Innovagro Consultants » a révélé que la raison principale pour laquelle les industries alimentaires en Algérie sont basées sur les importations est la faiblesse du secteur Agricole en Algérie. Ce que le ministre de l’Agriculture et du développement rural, M. Rachid Ben Aissa a affirmé. Il a également insisté sur la nécessité d’associer entre l’agriculture et l’industrie alimentaire.

    M. Nouad a indiqué, hier, dans une conférence de presse qu’il a animée, hier, à l’hôtel Hilton à Alger, que les produits agroalimentaires importés représentent 30% de l’ensemble des importations de l’Algérie alors que ses exportations agricoles ne couvrent que 0,2% de l’ensemble des exportations.

    M. Nouad qui a élaboré une étude préparatoire concernant l’organisation du Salon International de l’Agriculture, prévu d’être organisé du 27 jusqu’au 30 Octobre, a ajouté que le secteur des industries alimentaires souffre de la rupture enregistrée entre lui et le secteur des industries alimentaires. Ce qui renforce sa dépendance aux importations des matières premières, pendant que ses produits sont destinés exclusivement au marché national.

    Le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural a indiqué, dans ce cadre, l’obligation de la fusion entre le secteur de l’Agriculture et celui des industries alimentaires afin d’assurer leur développement. C’est ce que M. Nouad a affirmé lors de son intervention en indiquant que les industries alimentaires représentent 53% de l’ensemble des industries alimentaires et qu’il est nécessaire d’établir un rapport entre les deux secteurs faisant des industries alimentaires un objectif du secteur agricole qui l’attire vers le développement en assurant la demande aux agriculteurs pour commercialiser leurs produits agricoles saisonniers.

  5. #40
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    Lundi 19 Janvier 2009 -- Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Benaïssa, a procédé hier à la livraison des contrats de performance du renouveau agricole et rural 2009-20014 au profit des 14 wilayas de l’Est algérien. La cérémonie s’est déroulée au centre Malek Haddad en présence des différents directeurs des Chambres d’agriculture, des représentants des walis respectifs des régions concernées et des responsables de la conservation des forêts de l’Est.

    «Il nous a fallu une étude minutieuse de 6 mois avant d’accoucher de ces contrats et ce, en prenant en compte les spécificités et les caractéristiques de chaque localité qui devra répondre à des prévisions tracées selon les objectifs qui lui seront assignés», dira le ministre après avoir rappelé le message du Président sur «la sécurité alimentaire» et la souveraineté nationale. «Il est grand temps que les moyens et les potentialités dispersés reprennent le chemin de la synergie pour fructifier davantage le secteur agricole», dira en substance M. Benaïssa, et de soutenir qu’«une fois les contrats perçus à travers des campagnes de sensibilisation et de communication, le compte à rebours de l’évaluation sera enclenché sur une étendue de trois mois au niveau de la wilaya avant d’atterrir sur la table de la tutelle». En fait, ledit contrat de performance se scinde en deux parties, selon le ministre, l’une se consacre à la productivité de chaque région du territoire national et l’autre portera sur le renouveau rural qui s’articulera sur 4 axes essentiels, à savoir la modernisation des villages, la protection des ressources naturelles, la diversité des activités commerciales et la valorisation du patrimoine rural.

    Pour sa part, le président de l’Union nationale des paysans algériens, M. Alioui, a salué la mise sur pied de ce nouveau dispositif qui «guidera d’une façon efficace l’agriculture dans la réalisation de ses objectifs». Toutefois, l’orateur évoquera les «difficultés» auxquelles la plupart des fellahs sont en butte. Pour étayer son argumentaire, le président se référera à l’opération de labour qui s’est effectuée sans semence dans 60% des terres arables. Les problèmes liés aux crédits, aux engrais et au matériel ont été également évoqués par le représentant qui appelle à «la protection de la production et des terres agricoles». Sur ce dernier point, il a tenu à rassurer les fellahs de l’Est algérien en mettant en relief l’approbation prochaine du foncier agricole qui va de concert avec le contrat de performance. Il reste cependant à revoir à la hausse la subvention étatique accordée à la promotion agricole.

  6. #41
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    Salah Benreguia :


    Dimanche 8 Février 2009 -- Organisée pour débattre de la question de la sécurité alimentaire en Algérie, la conférence de presse tenue hier à Alger par l’Union algérienne des agriculteurs libres a permis de mettre à nu les problèmes rencontrés par les agriculteurs, mais surtout de dénoncer certaines pratiques bureaucratiques aussi bien au niveau de la tutelle que dans les chambres régionales d’agriculture. En dépit du programme présidentiel visant la promotion de ce secteur, communément appelé Plan national de développement agricole (PNDA), les résultats sur le terrain laissent à désirer, selon cette union. Pour preuve, la facture salée des importations des produits alimentaires augmente constamment. D’emblée, le premier responsable de ce syndicat a sérié les principales causes ayant fait de l’agriculture un secteur de tout les maux. Il s’agit, entre autres, de la réduction de la superficie des terres agricoles face aux constructions tous azimuts, malheureusement, sur des terres très fertiles. Mais surtout, ajoute cette organisation, la baisse du volume de l’eau au niveau des régions réputées jusque-là grenier de l’Algérie en termes de production agricole.

    En plus de ces problèmes, M. Salah Kaïd, responsable de cette union, a laissé entendre que malgré la volonté affichée à maintes reprises par le premier magistrat du pays, ce secteur demeure otage d’une politique révolue de «certains barons», lesquels ne veulent pas lâcher prise tant que le «butin de guerre» se chiffre parfois en milliards. «Les différentes politiques de subvention élaborées par les pouvoirs publics n’ont pas, dans la quasi-totalité des cas, touché les simples fellahs, et ces derniers tentent tant bien que mal de survivre face aux alias de tous genres», indique-t-il. Pis, la situation des fellahs s’est sensiblement empirée par le cumul des dettes et les impôts. «Actuellement, le fellah vit les pires moments. Il fait face à plusieurs problèmes en même temps», se désole-t-il. Et de dénoncer les barons et certains responsables, sans pour autant les citer, qui ne travaillent pas pour l’intérêt de l’agriculture algérienne et ses employés.

    Cette organisation appelle le président de la République à effacer totalement les dettes contractées par les fellahs. «Plusieurs agriculteurs sont sommés de payer leurs dettes alors qu’ils n’ont même pas de quoi acheter des petites quantités d’engrais pour leur production», déclare-t-il. A l’appui, il citera ceux de Kabylie, une région qui a connu depuis les années 2000 une grave crise économique due aux évènements du printemps noir. «Des centaines de fellahs dans cette région sont en faillite et sont même poursuivis en justice pour ne pas avoir payé leurs dettes alors qu’aucun profit n’a été tiré dans leurs investissements, suite à une baisse très sensible de l’activité économique», soutient-il.

    Par ailleurs, cette organisation a proposé la création d’un «groupement national» qui aura pour tâche l’établissement d’une carte nationale de chaque agriculteur, ainsi que la définition des zones spécialisées pour la production agricole. «Ce groupement, qui sera sous l’égide du Président ou du Premier ministre, comprendra des spécialistes en agronomie et des diplômés de l’université», explique la même source, pour qui, «on ne peut pas parler de la sécurité alimentaire en Algérie sans avoir réglé, a priori, tous ces problèmes». Sur un autre registre, cette organisation s’est indignée de sa non-participation à la conférence nationale sur l’agriculture prévue pour le mois en cours. «On se demande pourquoi on est exclu de cette rencontre d’autant qu’elle rassemble tous les acteurs concernés par ce secteur», s’interroge M. Kaïd.

  7. #42
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    Mercredi 18 Février 2009 -- En prévision de la tenue de la conférence nationale de l’agriculture, fixée à la date du 28 février 2008 à Biskra et où il est attendu que le président de la République prononce un discours d’orientation sur le secteur de l’agriculture et des enjeux futurs, l’Union nationale des paysans algérien (UNPA) et les autres acteurs du monde agricole à l’image de la Chambre nationale d’agriculture multiplient les sorties pour appeler à la relance de ce secteur stratégique. Le secrétaire général de l’UNPA, M. Alioui Mohamed, a, dans ce cadre, animé lundi dernier à Tlemcen un débat autour de ce prochain rendez-vous et d’autres questions se rapportant à la relance du secteur. Selon l’APS qui a rapporté l’information, le secrétaire général a, dans son intervention, mis en exergue la nécessaire réorganisation du secteur de l’agriculture en vue de sa relance. Il a indiqué dans ce sens : «Le temps est venu pour que l’on organise davantage le secteur de l’agriculture en Algérie afin qu’il reprenne la place qui a été toujours la sienne.» Et de souligner à l’assistance composée de fellahs et de responsables locaux du secteur de l’agriculture que la mise en place par le ministère de l’Agriculture des contrats de performance «constitue un premier pas vers la relance du secteur agricole et l’instauration d’une concurrence équitable entre les wilayas». «Ces contrats doivent toucher tous les partenaires du secteur de l’agriculture», a-t-il ajouté, citant les finances, le commerce, la Sécurité sociale et autres, «afin d’offrir aux professionnels agricoles le cadre idéal pour développer le secteur». M. Alioui a aussi souligné que la nouvelle loi d’orientation agricole permet la création d’un conseil national d’agriculture qui, selon lui, «offrira dorénavant les conditions adéquates dont avait besoin le secteur de l’agriculture qui a enregistré ces dernières années une régression vertigineuse». À propos de ce constat de régression, il expliquera : «Elle est due notamment au facteur climatique (sécheresse), aux mutations socio-économiques du pays, à l’insécurité qui a régné durant la décennie noire et à la déstructuration des exploitations agricoles et des offices agricoles», et de poursuivre : «Facteurs qui ont influé négativement sur la production agricole.» Le secrétaire général de l’UNPA a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité d’organiser les circuits commerciaux des produits agricoles en créant des marchés pour barrer la route aux spéculateurs. Les nouvelles lois du secteur, notamment celle liée au foncier agricole, ont été soulevées par M. Alioui et sur lesquelles il rappellera : «L’UNPA a déjà proposé plusieurs solutions pour sortir le secteur de sa léthargie et de sa désorganisation, notamment dans le domaine de la relance de la mutualité agricole, des coopératives agricoles et la création des marchés agricoles qui détermineront exactement la nature des relations entre les différents acteurs du secteur.» En dépit de la situation catastrophique du secteur, M. Alioui reste confiant en l’avenir.

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