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    L’Algérien aura-t-il de quoi se nourrir après la fin du pétrole ?

    ALGIERS, June 6 (Reuters) - A Mediterranean breadbasket in French colonial times, Algeria today faces an uphill struggle to shed its unhappy status as one of Africa's top food importers.

    The north African giant is spending billions of dollars to try to improve its poor level of food self-sufficiency but must battle red tape, graft and obsolete banking and farming methods.

    The OPEC-member also will have to exert more political will to end its reliance on oil and gas if it ever hopes to resume its colonial-era role as a big food exporter, experts say.

    "Simply put, agriculture here is not a top priority as long as oil revenues cover most of Algeria's needs. But what if oil prices drop?" farming specialist Skander Mokrani told Reuters.

    "Our cereals output in the early 1960s used to cover most of the people's needs. Now, it only covers 20 percent of them."

    For centuries farming dominated the economy and at independence accounted for 63 percent of export revenues.

    But the departure of the French in 1962 set off a decline, with the loss of foreign managers and skilled labour compounded by the introduction of a rigid command economy featuring fixed salaries for farmers and effective state ownership of farms.

    Hydrocarbons took over as the driving force of the economy and the government began to favour heavy industry over farming.

    "We were convinced that oil could boost both industry and agriculture. Obviously we have made a big mistake," agriculture specialist Liess Kadiri told Reuters.

    "We've discovered that oil in effect has stopped the growth of the farming sector."

    A Western academic researching Algerian farming who declined to be identified said allocations of fertile land for industry and housing over the years had also hurt productivity.

    Today Algeria makes yearly average purchases of five million tonnes of cereals worth around $1 billion to help feed a population that has more than tripled since independence.

    Its exports from agriculture, mainly dates and wine, are marginal at under $50 million in 2006, in comparison with over $54 billion of hydrocarbon exports during the same period.

    Energy is the economic backbone, accounting for 60 percent of budget revenues, 30 percent of national wealth as measured by gross domestic product and 98 percent of export earnings.

    On top of bureaucratic incompetence and a recent history of land grabs during political violence in the 1990s, the farm sector also faces the challenge of modernising its techniques, improving management of water and widening access to loans.

    A source at the ministry of agriculture listed the technical challenges as: "A low level of mechanisation, under-use of chemicals, poor crop rotation system and, at the top of the list, very difficult access to bank loans."

    Sixty-two percent of farmed land is private smallholdings where farmers usually lack the assets that would qualify as collateral. The remainder is state land managed in many cases by private farmers under long term concessions who have difficulty in borrowing because they lack title deeds, economists say.

    The state has budgeted $4.2 billion for farming in a 2005-2009 national economic recovery plan, aiming to improve soil quality, grant concessions of land to agricultural investors, carry out reaforestation and promote farm busineses.

    Critics caution that a previous similar plan launched in 2000 that saw big investments in new equipment, loans to farmers and technical studies foundered on graft and mismanagement.

    Government officials are optimistic, but counsel patience, pointing to drought and lack of education as key obstacles.

    "People tend to forget that Algeria is not Switzerland. It is an arid country. It implies that agricultural outputs cannot be guaranteed," a second official source at the ministry said.

    The source added "two thirds of our 1.2 million farmers are illiterate, and only 1.5 percent have a degree. This is why our sector is still lagging behind, but things are improving."

    The stakes are high in a country with a turbulent political history and a long tradition of rural-based rebellion.

    Farming provides work for 1.2 million people or 20 percent of those of working age in the 33 million population, 40 percent of total jobs and about 10 percent of the $110 billion GDP.

    Officials point out that output has recovered from an annual average of 2.3 million tonnes in the 1990s, when production was devastated by political violence in the countryside.

    From 2000 to 2006, Algeria's average cereal output was 3.4 million tonnes per year. Output was 4 million tonnes in 2006.

    But non-irrigated farming dominates, exposing output to the vagaries of rainfall in an semi-arid part of the world.


  2. #2
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    L’Algérien aura-t-il de quoi se nourrir après la fin du pétrole ?

    Mardi 25 septembre 2007 -- Si une politique globale pour le développement de l’agriculture alimentaire n’est pas mise en œuvre dès à présent, la sécurité alimentaire, déjà très fragile, de l’Algérie sera beaucoup plus menacée après l’épuisement annoncé du pétrole et du gaz, assure M. Ahmed Aït Amara, économiste algérien.

    Pour le moment l’équation est très simple. L’Algérie vend ses hydrocarbures dont les rentes lui permettent de se procurer tout ce dont ont besoin les Algériens sur le marché mondial. En d’autres termes et comme le résuma un intervenant, «tout ce qu’on gagne en énergie de la main droite, nous le payons en alimentation de la main gauche».

    Mais deux questions s’imposent, a dit M. Ahmed Aït Amara lors de la 2e soirée ramadanesque organisée avant-hier au siège et à l’initiative de la fondation Friedrich Ebert à Alger et consacrée à la dépendance alimentaire de l’Algérie.

    Il s’agit de celle, d’abord, de savoir si notre pays aura toujours «l’argent nécessaire» pour se payer tout ce dont il aura besoin pour subvenir aux besoins alimentaires de ses habitants et celle ensuite de savoir si ces produits alimentaires seront toujours disponibles sur la place mondiale.

    Pour M. Aït Amara, qui, il faut le noter, a remplacé au pied levé M. Ahmed Akkache, le conférencier qui devait initialement animer la soirée autour du thème des enjeux de la formation et de l’emploi pour l’Algérie de l’après-pétrole, «la situation est inquiétante».

    Les origines des inquiétudes de M. Aït Amara sont multiples. Le pétrole et le gaz, seules sources, pour le moment, des rentes du pays, sont, et c’est maintenant une évidence, épuisables. Le conférencier a indiqué que «le ratio des réserves prouvées sur la production pétrolière annuelle algérienne est de 17 ans et celles gazières de 53 ans», soulignant que ces chiffres, «qui valent ce que valent d’autres chiffres avancés», lui avaient été communiqués par «des experts et des instances européennes».

    L’essentiel ou l’avéré est que ces réserves en hydrocarbures s’assécheront bien un jour et avec elles les caisses de l’Etat si la situation actuelle de «pétrole contre nourriture» se pérennise. «La facture agricole algérienne (aliments des citoyens et du bétail, semences, engrais…) s’élèvent actuellement à 4,6 milliards de dollars/an», selon le conférencier, qui a indiqué que «la facture alimentaire des ménages algériens représenté 56 % de leurs revenus alors qu’elle n’est que de 40 % en Tunisie voisine».

    Il se référera en outre aux prévisions de la FAO pour préciser que «l’Algérie importera l’équivalent de 8 millions de tonnes de produits alimentaires en 2015». Mais la question de la disponibilité des produits alimentaires sur le marché mondial sera également aléatoire et problématique, selon M. Aït Amara qui fait valoir le fait que les Etats qui subventionnent les producteurs pour l’exportation des excédents de production agricole «ne veulent plus de cette politique».

    Ces Etats penchent désormais pour une autre solution qui consiste «à réduire et contrôler l’offre», a-t-il dit pour économiser le total de 230 milliards de dollars de subventions dépensés par ces Etats. M. Aït Amara a évoqué à ce sujet les exemples des produits agricoles assujettis par les Etats à des limites de production à l’image de celles imposées à la production du lait en Europe et la crise ressentie par les Algériens.

    M. Aït Amara, qui a parlé d’autres phénomènes tels le fort taux de natalité en Algérie, le réchauffement climatique et le fait que notre pays soit un pays semi-aride soumis à la désertification, est convaincu qu’à l’avenir «il y aura des difficultés d’approvisionnement» en produits alimentaires.

    Cela est d’autant vrai qu’au cours des débats les intervenants ont fait ressortir que rien de consistant n’est en train de se faire sur le plan des investissements. Les IDE, point de fixation des autorités, ne viennent pas, selon les intervenants qui citent l’exemple des relations économiques algéro-italiennes.

    Les échanges commerciaux avec l’Italie, qui est le deuxième partenaire du pays, sont de 11 milliards d’euros alors que ses investissements en Algérie ne sont que de 40 millions», a rappelé M. Aït Amara. Le PNDA (plan national de développement de l’agriculture), «une occasion énorme pour la corruption d’autant qu’il est mené selon les normes de la Banque mondiale», ne fera, selon lui, que reproduire les échecs des politiques précédentes s’il n’est pas accompagné d’une politique de recherche scientifique et de formation de personnel qualifié.

    Au fil des débats, il s’avéra toutefois que le tableau n’est pas aussi noir que veut le présenter le conférencier. L’Algérie, qui n’exploite que 7,5 millions d’hectares de terres, dispose d’un potentiel de 20 millions d’hectares susceptibles d’être exploités et rentabilisés.

    Les ressources hydriques sont également suffisantes à condition que les efforts pour leur stockage se poursuivent et qu’elles soient ensuite rationnellement utilisées. Il s’agit pour tout le monde, autorités en tête, de faire travailler sa cervelle et de retrousser ses manches.


  3. #3
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    Lundi 1er Octobre 2007 -- Deux constats qui, par ailleurs, ont une relation de cause à effet : les prix reflètent le niveau de la production et, par conséquent, si les prix sont élevés, cela veut dire tout simplement que la production est faible. Une théorie tout à fait classique mais mal assimilée par le consommateur témoin d’étalages assez fournis en fruits et légumes et sur lesquels les prix affichés sont parfois très élevés. En clair, de la production écoulée à prix fort, un paradoxe qui peut en laisser perplexe plus d’un.

    On a souvent entendu ou ne nous a-t-on pas expliqué que, pour acheter des produits alimentaires moins chers, il faudrait produire plus. En ce qui concerne notre production agricole, il faudrait donc qu’elle passe à une vitesse supérieure. Peut-on comprendre que l’actuelle est encore insuffisante ? On estime au ministère de l’Agriculture qui dressant le bilan des cinq dernières années que l’Algérie récolte ce qu’elle a semé, c’est-à-dire la mise en œuvre du Plan national de développement agricole (PNDA), mettant en relief l’amélioration de la qualité et de la quantité enregistrée dans la production agricole, Saïd Barkat, premier responsable du secteur, faisant même état qu’un excédent de 20% en fruits et légumes a été enregistré en Algérie, durant ces cinq dernières années.

    Par ailleurs, ce responsable n’a eu de cesse de marteler chaque fois que l’occasion lui en était donnée que la production des fruits et légumes, en Algérie, a même acquis les capacités quantitatives et qualitatives pour s’imposer sur les marchés extérieurs, c’est-à-dire avec des atouts lui permettant d’être exportée, comme c’est le cas notamment pour les primeurs. Mais que rencontrons–nous sur le terrain ? On assiste depuis quelques mois à une flambée des prix et des tensions, notamment sur la pomme de terre, suivie de façon conjoncturelle par la tomate et la courgette. Non sans citer la carotte et le navet, deux légumes dont le prix de vente a connu des envolées en hors période. Pour en revenir au cas précis de la pomme de terre, car c’est l’exemple le plus édifiant, en l’espace de deux ans, on est passé d’une année de surproduction (2005 : un excédent de 500 000 quintaux) à une autre de pénurie (au dernier trimestre 2006 et au premier semestre 2007).

    Les responsables et les coupables

    Les consommateurs ont eu vite fait de cibler le ministère de l’Agriculture, le prenant pour responsable de la tension persistante sur ce produit végétal de large consommation car n’ayant pu prendre les mesures qui s’imposaient, c’est-à-dire mettre sur le marché des quantités suffisantes de pomme de terre pour arrêter la flambée des prix. Mais comment équilibrer l’offre et la demande dans la mesure où les dernières récoltes ont été très en deçà des besoins de consommation ? Une équation qu’il a été facile de résoudre. L’alternative d’importer le déficit devenait inévitable. Ainsi, les pouvoirs publics, après la levée de la taxe d’importation sur la pomme de terre, ont décidé d’importer 100 000 tonnes de ce tubercule. Une solution tout à fait conjoncturelle, a expliqué le ministère de l’Agriculture, en attendant l’arrivée des récoltes d’arrière-saison.

    En fait, cette mesure (importer de la pomme de terre) a été rendue nécessaire, car, avant tout, le but recherché à travers cette opération était d’amoindrir un tant soit peu l’écart entre l’offre et la demande. Mais comment en est-on arrivé là ? Dans le milieu agricole, on explique que la faible production de pomme de terre de la dernière campagne est due à deux facteurs. Les surfaces plantées ont été en net recul car le prix de vente de la semence a connu une forte hausse. Quant au deuxième facteur, il réside dans l’impact de la maladie du mildiou sur les surfaces plantées. Des agriculteurs versés dans la production de pomme de terre soutiennent de leur côté qu’aux causes de cette situation de faible production citées plus haut, il faut ajouter dans bien des cas la mauvaise qualité de la semence importée qui a donné comme résultats de faibles rendements à l’hectare. Voilà ce qu’il ressort dans le cas de la pomme de terre mais toujours est-il que d’autres légumes ont été vendus sur les étals à des prix élevés. Un constat qu’on ne saurait cacher. Car, comme tout un chacun, on s’est demandé le pourquoi d’une telle hausse sur les prix des légumes.

    La tutelle ou le ministère de l’Agriculture expliquant par là que la flambée des prix des fruits et légumes, notamment, n’est pas liée à un déficit de production mais plutôt à la spéculation. Saïd Barkat de signifier aux médias «la hausse des prix de certains produits de large consommation comme la pomme de terre n’est pas due à la rareté du produit, mais plutôt à l’absence de régulation et d’une industrie agroalimentaire. Les dysfonctionnements sont donc à relever dans les circuits commerciaux et dans la régulation des marchés».

    Production insuffisante ou spéculation ? Deux hypothèses qui tiennent la route. Mais autant dire aussi qu’il y a spéculation seulement s’il y a tension. En effet, quand le produit est abondant, il est préférable d’écouler aussi vite la récolte. Ce n’est généralement pas le cas à partir du moment où l’irrégularité dans les volumes récoltés est devenue monnaie courante car il est rare de constater deux années de suite une surproduction ou une production acceptable.

    C’est devenu une règle dans le secteur : quand il y a surproduction d’un légume, il faut s’attendre à ce que la prochaine campagne accuse un net recul en matière de production du même produit agricole. En somme, on a affaire à ce qu’on pourrait appeler une variable dominante qui revient périodiquement selon un cycle bien déterminé : tous les deux ans. Cette irrégularité persistante dans la production agricole se traduit forcement par des périodes de tension sur tel ou tel légume au niveau du circuit de la commercialisation.

    Sécuriser le revenu des agriculteurs

    Du côté des paysans, on dit que l’irrégularité de la production est due au fait que l’agriculteur est devenu méfiant : quand il accuse des pertes sur une récolte pour cause de mévente, il fera en sorte que, pour la prochaine saison, ou il réduira l’espace cultivé du même produit ou il s’abstiendra de cultiver le végétal qui lui a causé des pertes financières. Une démarche qui pour nos agriculteurs est tout à fait légitime. Alors, comment convaincre les exploitants agricoles d’opter pour une continuité dans ses niveaux de production ? Ils se disent prêts à le faire à la seule condition qu’on leur garantisse un revenu en cas de mévente.

    Ce qui dépend du bon vouloir de la tutelle se chargeant de mettre en place un mécanisme de compensation quand l’agriculteur n’arrive pas à vendre sa récolte car le produit inonde le marché et, du coup, les prix baissent bien en deçà du coût de revient à la production.

    Selon des experts consultants en matière de production, un tel mécanisme est d’autant plus nécessaire si l’on veut faire en sorte que les fluctuations des prix des légumes et fruits ne connaissent pas de grands écarts.
    Sous d’autres cieux, un tel mécanisme existe et sa mise en œuvre par la création de coopératives agricoles est à même d’assurer aux paysans un minimum de bénéfice dans le cas où les rendements enregistrés seraient élevés.

    Cela dit, un travail de coordination et de regroupement des agriculteurs en filières de production devrait se concrétiser sur le terrain car il va de l’intérêt de l’exploitant agricole de travailler sous la conduite d’une coopérative agricole.

    Changement de stratégie de production

    Les milliards de dinars investis dans le secteur de l’agriculture dans le cadre du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) depuis la date de son exécution (août 2000) ont, certes, porté leurs fruits.

    Des centaines de nouveaux hectares sont entrés en production, les surfaces agricoles ont triplé. Mais en aval, le consommateur ne connaît pas ou ne connaît qu’en partie l’impact du PNDAR. On a réfléchi sur la question pour savoir où se trouve le maillon faible de la chaîne de production/commercialisation.

    Pour l’heure, les responsables et cadres du secteur restent convaincus d’aller vers une optimisation et une rationalisation des systèmes agricoles en place qui, du reste, ont commencé à montrer leur limite.

    Sur un autre volet, celui de la professionnalisation de l’activité agricole, là encore, il y a beaucoup à faire, affirment les cadres du secteur car, pour eux, moderniser l’activité agricole devient impératif si l’on veut passer à un type d’agriculture intensive tout à fait nécessaire pour pouvoir arriver à une autosuffisance alimentaire. Un défi qu’il faudra relever.


  4. #4
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    Samedi 17 novembre 2007 -- L’Algérie n’a pas réussi à améliorer le niveau de vie de ses habitants et répondre à leurs besoins malgré les politiques initiées depuis des années. Elle reste bien loin de ses voisins qui ont pu assurer une sécurité alimentaire à leurs peuples.

    Dans son rapport annuel, l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, FAO, a indiqué que plus de 1.5 millions d’algériens, soit 5% de la population, souffrent de malnutrition.

    L’organisation met en relief le développement modeste des secteurs de l’agriculture et de la pêche. Ce développement est inférieur à celui des mêmes secteurs dans les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.

    Selon les statistiques avancées, le nombre de personnes habitant et activant dans le secteur agricole est supérieur à 7.5 millions. Ce secteur représente 10% du PIB. La production nationale n’arrive pas, cependant, à couvrir plus de 50% des besoins du pays en produits de premières nécessités comme le lait et les grains.

    L’agriculture algérienne est incapable aussi de saisir les opportunités qu’offre l’accord d’association avec l’Union européenne. Elle n’est pas soumise au système des quotas et bénéficie encore des accords bilatéraux conclus avec les membres de l’UE.

    D’autre par, les exportations algériennes n’ont pas franchit le seuil des 60 millions de dollars en cinq ans soit 0.17%. Les importations quant à elles explosent. Elles enregistrent une hausse importante. La facture atteint les 4 milliards de dollars.


  5. #5
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    Mardi 25 Décembre 2007 -- Trois cent quarante milliards de dinars, c’est ce qu’a consommé en sept ans le Plan national de développement agricole et rural (PNDAR). Sur ce montant, révélé hier par Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture, dans une conférence de presse organisée en marge d’une réunion des cadres du secteur, 60% ont été consacrés à la mise en place de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte. «L’enveloppe allouée par l’Etat au secteur de l’agriculture ne représente que 2% du budget national. Un pourcentage qui place loin derrière d’autres secteurs d’activité ou de prestations, le département de l’agriculture, contrairement à ce qui se dit à droite et à gauche», a-t-il dit à l’adresse des journalistes.

    «Certes, le PNDAR a englouti beaucoup d’argent pour d’excellents résultats en termes de production, mais le citoyen est en droit de se demander pourquoi de tels investissements ont donné lieu à une cherté des prix par intervalle saisonnier», ajoute-t-il. Un paradoxe qui s’explique en partie, selon le ministre, «par une dérégulation du circuit commercial de son amont vers son aval», tout en signifiant à un journaliste l’apostrophant sur les effets des spéculateurs sur le marché des fruits et légumes : «Nous sommes conscients de la situation qui prévaut, et pour preuve le gouvernement s’attelle à mettre sur pied des mesures tendant à rendre plus transparentes toutes les transactions commerciales dans les marchés de gros de fruits et légumes.»

    La tenue de cette conférence de presse a été l’occasion pour les représentants de la presse d’interpeller le ministre sur la question de la crise actuelle du lait pasteurisé en sachet (LPS). «Malgré tous les efforts de soutien à la production de lait, nous sommes encore tributaires de l’importation de la poudre de lait», reconnaît-il. «En 2002, la production nationale avait atteint 1,2 milliard de litres ; elle est passée, en 2006, à 2,6 milliards pour des besoins de consommation estimés à plus de 3 milliards de litres. Le gouvernement reste conscient de la gravité de la situation. L’initiative de créer un office du lait, qui sera opérationnel dans les plus brefs délais, en est une preuve évidente», soutient-il.

    Et d’expliquer : «Cet office aura toute latitude de mettre en place les voies et moyens d’assurer aux transformateurs de poudre de lait des approvisionnements réguliers sans qu’ils se soucient des fluctuations des cours mondiaux.» Saïd Barkat a tout de même reconnu que «le soutien financier accordé par l’Etat aux éleveurs producteurs de lait devrait être revu à la hausse». A propos de l’importation de jeunes vaches laitières pleines, il avancera : «Un programme d’importation a été retenu à longue échéance mais, compte tenu de la rareté des génisses sur les marchés d’approvisionnement, nous allons nous contenter de ramener au moins, dans un premier temps, 500 vaches laitières.»

    Autre problématique soulevée lors de ce rendez-vous médiatique, celle de la cherté de la semoule. «Le gouvernement va continuer à subventionner les céréales d’importation quels que soient les cours mondiaux. Grâce aux contrats d’achat finalisés par l’OAIC avec ses fournisseurs potentiels, nous sommes à l’abri d’autres hausses des prix», dira-t-il. «Si l’Etat accorde beaucoup d’aides aux céréaliers nationaux pour qu’ils arrivent à de meilleurs rendements destinés entièrement à l’OAIC, certains minotiers ne jouent pas le jeu. Pour preuve, ils sont allés jusqu’à acheter des récoltes entières de blé dur.» Avant de clore ce volet, il évoquera les bonnes récoltes enregistrées ces dernières années : «La moyenne actuelle de récolte tourne autour des 32 millions de quintaux, alors qu’il y a dix ans elle était de 22.»

    La pomme de terre a elle aussi eu sa part lors de cette conférence de presse. D’après le ministre, la crise vécue cette année sur ce tubercule n’est pas près de revenir, arguant «une meilleure offre en quantité et en qualité de semences de pomme de terre». A une question sur l’incontournable question du foncier agricole et les dérives enregistrées dans le domaine public, il répondra : «Laissons la justice faire son travail mais il faut comprendre, pour ce qui est de céder des terres agricoles relevant du domaine de l’Etat au profit de l’urbanisme, que cela est parfois rendu nécessaire tant nos villes ont besoin d’assiettes foncières pour leur besoin d’expansion urbanistique.» A propos de la future loi d’orientation agricole, il fera savoir que les documents sont ficelés et ont été envoyés à la chefferie du gouvernement comme l’exige le règlement.

  6. #6
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    Lundi 28 janvier 2008 -- Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Saïd Barkat, a renvoyé la lancinante question de la flambée des prix des produits de large consommation à l’absence d’une régulation du marché. «Le marché n’est pas organisé. Il faut le faire en mettant en place de nouveaux dispositifs pour barrer la route aux spéculateurs», a-t-il suggéré. Intervenant, samedi soir, au forum de l’ENTV, M. Barkat a accusé les spéculateurs qui imposent des prix exorbitants qui, naturellement, affectent le citoyen lambda.

    Ceci, tout en se disculpant d’une responsabilité quelconque. «Je ne suis responsable que de la production, l’affaire des prix des produits agricoles ne relève pas de ma responsabilité», insiste-t-il comme pour renvoyer la balle à son homologue du Commerce, M. Djaâboub.

    Saïd Barkat annonce dans ce sens des mesures à prendre pour mettre fin à la spéculation. Il s’agit de «mécanismes qui seront mis en place incessamment, au niveau des offices nationaux des différents produits agricoles, à même d’intervenir en cas de spéculation sur le marché».

    Le ministre de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement prendra des mesures plus significatives. Il s’agit de l’engagement de l’Etat à poursuivre sa politique d’investissement en direction des exploitations agricoles, mais aussi de politiques visant à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, à travers le soutien des produits de base comme le lait, la semoule et le pain.

    «C’est un devoir de l’Etat envers le peuple», clame-t-il. En outre, il dit au sujet de la flambée des prix de la pomme de terre que «le citoyen est compréhensif», estimant que la montée spectaculaire du prix de la patate est l’affaire d’une seule saison caractérisée par la maladie du fioul. «Depuis 2003, nous n’avons jamais importé de pomme de terre (…) Nous n’avons fait que des provisions pour cette année à travers l’importation de 10 000 tonnes», argumente-t-il.

    Sur les autres produits comme l’huile d’olive, l’orateur parle d’un effet d’entraînement dû au bouleversement du marché international. «Faire face efficacement aux perturbations qui caractérisent désormais le marché international des produits agricoles implique un engagement collectif afin de consolider durablement notre sécurité alimentaire», estime M. Barkat.

    Le ministre de l’Agriculture a dressé un bilan positif de son secteur depuis le lancement du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR). «Aujourd’hui, en dépit de certaines insuffisances, il est facile de constater que des résultats probants ont été enregistrés», affirme-t-il.

    Il a cité dans ce contexte l’accroissement de la valeur de la production agricole de 359 milliards DA en 2000, soit 4,9 milliards USD, à 668 milliards de DA, soit 9,2 milliards USD. M. Barkat a avancé quelques chiffres pour appuyer ses dires en affirmant que la production des céréales a connu une augmentation sensible puisqu’elle est passée de 21 millions de quintaux en moyenne annuelle pour la décennie 90 à 31 millions quintaux en moyenne annuelle pour la période 2000-2006.

    «Ceci a permis de réduire les volumes d’importation des blés», note-t-il. La production du lait a également augmenté de près de 700 millions de litres entre 2000-2006 et la collecte de lait cru est passée pour la même période de 96 millions de litres à 220 millions de litres.

    Quant à la pomme de terre, la production a pratiquement doublé en 6 ans passant de 12 millions de quintaux en 2000 à 21 millions de quintaux en 2006. «En ce qui concerne les autres produits agricoles d’origine végétale, hormis le sucre et les oléagineux, la production nationale couvre la totalité de nos besoins», estime encore M. Barkat.

    Interrogé sur les problèmes que rencontrent les investisseurs dans son secteur, Saïd Barkat a accusé les banques nationales d’être à l’origine des blocages. Quant aux affaires liées à la corruption qui caractérise des pans du secteur, l’invité de l’ENTV a déclaré être «le ministre de l’Agriculture et non celui de la Justice».

  7. #7
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