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  1. #22
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Ghania Amriout :


    Mardi 15 Avril 2008 -- Le chef du gouvernement a présidé la semaine passé un conseil interministériel consacré aux Sociétés de gestion des participations (SGP). Mais, une nouvelle fois, rien n’a été décidé concernant le placement des SGP sous la tutelle des ministères. Pourtant, de bonnes sources, toutsurlalgerie.com a appris que lors de cette nouvelle réunion, des propositions ont été formulés en vue d’achever cette opération. Certains ministères devaient même hériter de deux sociétés de gestion, alors que d’autres allaient être carrément dissoutes.

    L’idée de transférer la gestion des SGP aux ministères intervient au moment où le ministre de l’industrie et de la promotion des investissements se voit attribuer d’importantes prérogatives dans la gestion des participations de l’Etat. Ces nouveaux pouvoirs vont de la politique nationale jusqu’à la conduite des opérations de privatisation des EPE. L’article 2 du décret exécutif fixant les attributions du ministre de l’industrie et de la promotion des investissements stipule que le MIPI a pour pouvoirs : « de proposer les politiques de promotion et de développement industrielles, de les mettre en œuvre, de veiller à leur application et d’en assurer le suivi, d’élaborer la stratégie, le programme d’ouverture de capital et de privatisation des entreprises publiques et de veiller à leur mise en œuvre, …. ».

    Dans ce contexte, des observateurs se demandent pourquoi mettre les SGP sous la coupe des ministères. Une telle démarche « ne répond à aucune logique», indique-t-on. Nos sources ont révélé que le décret fixant les attributions du MIPI se trouve au SGG depuis le mois d’août 2007. Le chef du gouvernement a procédé à sa signature sept mois plus tard, sans prendre en compte les dernières décisions prises dans la gestion des participations de l’Etat. Concrètement, ce texte devait être revu pour mieux l’adapter aux nouvelles dispositions prises depuis.

    Par ailleurs, malgré ce changement annoncé dans la gestion du secteur public, la loi sur la gestion, l’organisation et la privatisation des entreprises publiques économiques ne sera pas révisée, indiquent nos sources. Cette ordonnance a fait récemment objet d’un lifting, avec notamment le pouvoir accordé à l’Inspection générale des finances (IGF) pour contrôler les entreprises publiques. Au lieu donc de revoir une nouvelle fois cet important texte de loi, le chef du gouvernement préférerait, selon des sources bien informées, adresser une circulaire aux ministres pour leur expliquer les modalités de privatisation totale ou partielle des EPE. Une autre proposition qui n’a pas été tranchée lors de la dernière réunion.

  2. #23
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mardi 1 juillet 2008 -- Un comité interministériel composé des représentants du département des finances et celui de l’industrie et de la promotion des investissements (MIPI) se penchera prochainement sur l’élaboration d’un plan de redressement financier », a annoncé Hadji Baba Ami, directeur général du Trésor, en marge de la journée d’étude consacrée aux réformes des systèmes bancaire et financier, organisée par le ministère des Finances. Pour Hadji Baba Ami, le découvert financier de ces 146 entreprises publiques a été gelé. Le DG du Trésor n’a pas donné plus de détails sur cette opération d’assainissement financier. Il a, en effet, omis de préciser les secteurs concernés. Il n’a pas non plus évoqué les raisons qui motivent cette décision. Mais il est fort possible que ces décisions entrent dans le cadre du redéploiement du secteur public marchand.

    Un responsable du MIPI avait annoncé récemment que des sociétés économiques de développement (SED) allaient remplacer les entreprises publiques économiques (EPE). Il avait précisé que les SED sont des sociétés que l’Etat va accompagner dans leurs programmes d’investissement en citant Saidal, Air Algérie, la SNVI, l’ENTMV et un certain nombre d’entreprises du BTPH, de la pétrochimie, de l’industrie automobile, mécanique. Or, certaines de ces entreprises ont le profil dressé par M. Baba Ami. Commentant le processus de réforme du système financier, il a avoué que les capacités de financement des banques publiques demeurent très limitées en raison de la faiblesse de leur capital respectif. M. Baba Ami a préconisé l’augmentation du capital social des banques publiques et de la nécessité pour ces dernières de se constituer en consortium pour financer les projets d’envergure.

    Evoquant, par ailleurs, les réformes des systèmes financier et bancaire, le ministre des Finances, Karim Djoudi, qui a parlé de « corrections et de propositions » qui devront être émises par les partenaires de la place bancaire, laisse entendre que les réformes engagées jusque-là n’ont pas eu les résultats escomptés. « Les responsables des banques privées et publiques doivent être un partenaire et une source de corrections et de propositions », a-t-il estimé. En marge de son intervention, M. Djoudi a confirmé, sans ambages, l’existence de certaines insuffisances au niveau des banques publiques, ajoutant qu’elles feront l’objet de débats. Il importe de souligner que trois ateliers ont été installés au cours de ces journées d’études autour de chaque secteur (bancaire, assurances et marchés). Les participants auront 10 jours pour débattre et proposer des « corrections ».

    Pour le grand argentier du pays, les réformes ont permis d’améliorer la gouvernance des banques publiques, d’assainir leur portefeuille, d’améliorer le système de payement et d’information de ces mêmes institutions financières. En outre, il a rappelé que le secteur des assurances a déjà vu l’adoption d’une nouvelle loi. Interrogé, par ailleurs, sur le processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA), encore gelé, le représentant du gouvernement Ouyahia privilégie la prudence. Il souligne que le gouvernement apportera l’appréciation nécessaire une fois que « les conditions seront améliorées et que la visibilité sera meilleure ».

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