Mardi 22 janvier 2008 -- Dans une brève conférence de presse qu’il a tenue au terme du troisième forum arabe sur l’investissement dont les travaux ont commencé dimanche dernier à l’hôtel Sheraton, Club des Pins, Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a essayé de tirer au clair les chiffres liés à l’investissement arabe en Algérie, après les données pas toujours approximatives fournies au premier jour du forum par différentes institutions, dont l’ANDI. Abdelhamid Temmar a ainsi avancé que le total des investissements arabes enregistrés entre 2002 et 2007 s’élève à 1 700 milliards de dinars, consentis dans l’hôtellerie, la téléphonie, la santé, la pétrochimie… et que 250 projets, pour un investissement estimé à 422 milliards de dinars, ont été avalisés par l’ANDI.
Le conférencier a ajouté que ces projets représentent 56% du volume global des investissements captés par l’Algérie. Il a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours actuellement entre le gouvernement et le groupe Imaar et qu’elles portent sur quatre projets totalisant 5,5 milliards de dollars d’investissements. Des négociations similaires sont engagées également avec le groupe El Kodra, un conglomérat qui a des ramifications dans beaucoup de pays. Reste que le gros des investissements arabes est concentré dans le secteur des services.
Une tendance conjoncturelle ?
Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a souligné, dans ce chapitre, que l’Algérie veut rendre périodique le forum arabe sur l’investissement. Elle entend ainsi l’organiser une fois par an, a-t-il dit. Mais ce n’est pas tout, l’Algérie veut des forums spécialisés, a-t-il ajouté. Le prochain rendez-vous, par exemple, elle projette le consacrer à l’automobile, une industrie à laquelle l’Algérie souhaite associer les opérateurs arabes, a annoncé Abdelhamid Temmar, au cours de cette conférence de presse.
Le ministre s’est, dans un autre registre, attardé sur les obstacles à l’investissement dont se plaignent les opérateurs économiques, y compris les nationaux, notant que ce qui pose problème aujourd’hui, c’est la mise en œuvre des projets proposés à l’investissement, c’est l’administration.
«Ca va s’améliorer», a-t-il promis. «Des fonctionnaires ont été formés pour que ça avance, d’autres le seront.»
Abdelhamid Temmar a ajouté que des fonctionnaires ont été envoyés en Corée du Sud pour suivre une formation spécialisée dans des entreprises locales, que le travail administratif que faisait l’ANDI, «c’est terminé». Le ministre a affirmé que la législation et le règlement en matière d’investissements en Algérie sont parmi les meilleurs au monde. Il a parlé aussi du foncier, de la fiscalité.
Ce troisième forum, dont la portée a été mise en exergue en plénière, a permis de présenter les possibilités d’investissements qui s’offrent aux opérateurs arabes dans différents secteurs, à l’exemple des banques, de l’hydraulique, de l’énergie ou encore de l’habitat.
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, présent aux travaux du deuxième jour de ce forum, a expliqué vaguement la politique adoptée par le gouvernement en faveur de la réalisation du programme d’un million de logements ainsi que des programmes complémentaires relatifs au développement des Hauts Plateaux et du Sud. N. Moussa a ainsi indiqué que 900 000 logements étaient en chantier jusqu’à la fin 2007 tandis que 400 000 autres seront lancés durant l’année 2008. Il a signalé que l’Etat continuera à prendre en charge le logement destiné aux ménages à revenu moyen ou limité (logements sociaux et la formule location-vente). Il a ainsi considéré que la formule du logement socio-participatif était plus attractive pour les investissements étrangers en général et arabes en particulier, et ce, en raison de son caractère promotionnel, d’une part, et du fait que c’est l’Etat qui prend en charge l’opération de dégagement des assiettes foncières, d’autre part.
Le ministre a appelé les promoteurs immobiliers arabes à contribuer au développement du tissu urbain en Algérie à travers les logements promotionnels de haut standing destinés aux ménages à revenu élevé. Et d’ajouter : «La capacité d’absorption du marché algérien dans ce domaine varie entre 40 000 et 50 000 logements.» Noureddine Moussa a cependant évoqué des difficultés que l’on rencontre dans le secteur dont il a la charge. Le ministre a ainsi estimé que les capacités de réalisation dont disposent nos entreprises sont limitées par rapport au volume important des différents programmes engagés par l’Etat dans le domaine de l’habitat. C’est une opportunité que les opérateurs arabes doivent saisir, parce qu’ils ont les moyens de réalisation. L’intervention faite par le ministre de l’Habitat a suscité des débats.
Des participants ont demandé au ministre des éclairages sur la problématique du foncier devant servir d’assiettes à la construction de logements. Mais pas seulement. L’urbanisation des zones enclavées en manque d’infrastructures de base ainsi que le prix des logements revenaient également dans les interventions des participants. En réponse aux interrogations des uns et des autres, Noureddine Moussa a souligné que le problème du manque d’assiettes foncières se pose plus particulièrement dans les grandes villes du littoral. Aussi, il a appelé les investisseurs arabes à orienter leurs éventuels projets dans ce secteur vers l’intérieur du pays notamment dans les Hauts Plateaux et les régions du sud du pays.
S’agissant du prix des logements, le ministre a expliqué que cette mesure s’applique uniquement aux logements sociaux et à ceux relevant de la formule location-vente. Quant aux autres catégories de logements, notamment promotionnels, elles ne sont pas soumises à un plafonnement de tarification, a-t-il rappelé. Pour ce qui est de l’urbanisation des zones enclavées, le ministre a noté que le plan d’occupation du sol, élaboré récemment par le gouvernement, prévoit de fournir toutes les structures nécessaires avant même le lancement de tout projet urbanistique.
Autre secteur présenté à la faveur de ce forum, celui des ressources en eau. Le ministre en charge du secteur a brossé un tableau exhaustif de ce qui a été réalisé, de ce qui est en perspective. Abdelmalek Sellal a appelé les investisseurs arabes à saisir les opportunités qu’offre le secteur des ressources en eau au regard des importants projets inscrits dans le nouveau programme complémentaire 2009-2010 des régions du Sud et des Hauts Plateaux. Sellal a indiqué que les programmes d’envergure élaborés par l’Etat qui a dégagé à cet effet une enveloppe de seize milliards de dollars seront finalisés fin 2009.
Les études de la plupart des nouveaux projets sont finalisées, a-t-il ajouté, précisant qu’ils seront réalisés après 2009. Ils portent sur la réalisation de vingt-cinq stations de dessalement de l’eau de mer - qui viendront s’ajouter aux treize déjà enregistrées - de vingt-sept nouveaux barrages et de soixante-douze stations de traitement des eaux usées à l’horizon 2010. Il s’agit en outre de produire des canaux d’eau et d’irrigation. Le ministre a souligné que le secteur a également élaboré des projets gigantesques dont la réalisation requiert la participation totale d’investisseurs arabes sous forme de partenariat avec les entreprises algériennes. Le marché algérien, a dit le ministre, est vaste et est ouvert à tous les investissements arabes dans le secteur des ressources en eau.
Abdelmalek Sellal a également parlé de la gestion et de la tarification de l’eau, expliquant que l’Algérie continue à subventionner l’eau. Il a évoqué aussi les fuites d’eau et les mécanismes à mettre en œuvre pour les contenir. Le ministre a indiqué que de trente pour cent, on les a réduites à vingt pour cent dans la région d’Alger. Elles restent toutefois élevées à Constantine (45 à 50%). Soulignons que la gestion de l’eau dans l’Algérois a été confiée à Suez, que dans la région d’Oran, c’est une société espagnole qui s’en occupe. A Constantine, le partenaire étranger n’a pas encore été sélectionné. Le troisième forum dont il s’agit s’est déroulé en deux jours. Il a réuni plus de sept cents opérateurs économiques.
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22nd January 2008 19:40 #15
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22nd January 2008 19:46 #16
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Mardi 22 Janvier 2008 -- Le développement de l’investissement direct étranger en Algérie ne peut connaître ses années d’or si les potentialités et les richesses internes de l’Algérie ne sont pas vulgarisées à l’étranger. C’est en fait le constat fait par une bonne partie des hommes d’affaires qui ont participé pendant deux jours (20 et 21 janvier) aux travaux du 3ème forum économique arabe organisé à l’hôtel Sheraton.
C’est dans cette optique que le chef du gouvernement, M. Belkhadem, a, en réponse à une question, reconnu que «le travail le l’Agence nationale de développement des investissements [ANDI], devait être précédé par un point focal [l’administration, ndlr] où pourraient s’adresser les investisseurs étrangers», tout en mettant en relief «le manque d’orientation constaté et qui nous fait perdre du temps».
C’est une manière de souligner l’efficacité et de déterminer une défaillance d’une des plus importantes institutions d’encouragement de l’investissement en Algérie, actuellement sous la tutelle du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), qui est en exercice depuis plus de six ans !
Abordant la question relative à la délivrance des agréments aux banques étrangères, le chef du gouvernement a rappelé l’ancienne stratégie de l’Algérie relative à l’ouverture du secteur financier aux banques étrangères. Cependant, ces dernières «se sont spécialisées dans le crédit à la consommation, ou le crédit automobile. Ces établissements, au lieu de créer la concurrence dans le secteur, ont emprunté le plus court chemin. Aujourd’hui, nous souhaitons que les banques étrangères se consacrent à l’immobilier».
En ce qui concerne la délivrance des agréments, M. Belkhadem a expliqué que «le retard accusé en la matière est imputable à la commission qui en est chargée et qui ne le fait pas d’une manière régulière», avant d’enchaîner que «nous sommes actuellement en train d’étudier la possibilité d’ouverture du capital d’une deuxième banque publique et il aura la possibilité d’ouverture le capital d’une troisième dans un cadre transparent».
Pour ce qui est de l’ouverture du capital du CPA, il dira que «l’arrêt du processus a été mal interprété par certains, donc je confirme que cette décision est relative aux conséquences de la crise des «subprime» qui ne sont pas complètement identifiées. Les hôtes de l’Algérie n’ont pas manqué de remettre sur le tapis la complexité de la loi relative aux impôts qui semble «complexe» pour les investisseurs arabes. A ce propos, il dira que «nous reconnaissons la complexité de l’arsenal juridique en la matière, c’est pour cette raison qu’on essaye à chaque fois de simplifier le plus possible cette loi afin de la rendre plus accessible aux opérateurs économiques et à l’administration. On prévoit même la révision de la fiscalité des APC».
Devant l’engagement de Belkhadem, le premier responsable du MIPI, M. Temmar, a nié toute possibilité de simplification de la loi sur les impôts en se contentant d’annoncer qu’«on ne peut pas mieux faire» ! Abordant le sujet relatif à la disponibilité du foncier, l’intervenant a expliqué que «les projets qui sont admis par le Conseil national de l’investissement [CNI], ne connaîtront pas le problème du foncier». Enfin, il a rassuré les investisseurs que «l’Etat achètera tout la quantité d’eau dessalée par le privé».
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22nd January 2008 21:58 #17
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January 22, 2008 -- More than 500 financial leaders from throughout the Arab world met in Algiers Sunday (January 20th) for the 3rd Arab Economic Forum. Working under the title "Algeria, land of opportunity", the two-day event aimed at encouraging Arab investors to channel their petrodollar profits into Algeria.
Initiated by the Algerian chamber of commerce and industry (CACI) and Algeria's Ministry for the Promotion of Industry and Investment, the Arab forum highlighted opportunities for investment across multiple sectors in Algeria. Prime Minister Abdelaziz Belkhadem declared at the opening session that the country's investment climate is "excellent" and said investors should take advantage of Algeria's modern infrastructure, qualified labour force and abundant, competitively-priced energy.
In his opening speech, CACI chairman Brahim Bendjaber called on Arab businessmen to focus on Algeria's tourism, agriculture and petrochemicals sectors, saying that "Algeria offers investment opportunities that any businessman would dream about." Telling the foreign participants about Algeria's advantageous property tax laws, Bendjaber concluded, "You could say it will be the promised land for Arab investment for decades to come."
For the time being, however, Arab investment in Algeria "remains low, given the opportunities which exist", according to the forum's economy and business group chairman Raouf Abou Zaki. Although the Gulf states' investment potential is currently estimated at more than 500 billion dollars, only 10 billion had been invested in Algeria by the end of the first half of 2007, the National Agency for Development and Investment (ANDI) reported.
While bureaucratic hold-ups and opposition lobbies may have deterred some potential investors, Algerian authorities sought to highlight several major successes.
Outside of the hydrocarbon industries, Egypt is one of the foremost Arab investors in Algeria. Egyptian economic operators, who have invested nearly 3.5 billion dollars in 30 projects since 2001, hope to increase their presence. Syria, Tunisia and Libya are hot on their heels and the United Arab Emirates, Lebanon and Saudi Arabia have also entered the race.
Although Algeria's telecommunications, real estate, financial services and tourism industries are important sectors for potential investment, ANDI foreign investment division chief Djamel Zerguine said the metals, pharmaceuticals and agribusiness industries have recently secured nearly 19 billion dollars in "firm commitments" from Arab investors for 2008.
ANDI predicts "total investment of more than 190 billion dollars" from local and international investors during the 2005-2010 period, Zerguine said.
Algeria could attract Arab investment worth around 100 billion dollars by 2014, noted international economics expert Malek Serai. Such a figure, he added, could create nearly three million direct and indirect employment opportunities.
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27th February 2008 20:34 #18
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February 27, 2008 -- Arab businessmen will invest $19 billion in Algeria over the next two years.
This was agreed during the 3rd Arab Investment Forum held in Algiers recently, Mr Djamel Zeriguine, head of the local promotion investments agency said.
Ninety per cent of the projects, which have already been given the green light by Algerian authorities, are related to mining, health, tourism and services, he added.
In June 2007, Arab investments in Algeria were worth $9.5 billion, which is still small, given the country’s potential, the president of the Algerian Chamber of Trade and Industry, Mr Brahim Benjaber, noted.
He said the areas with great potential for investment include agriculture, the food industry, pharmaceuticals, sea water desalination, mining and services.
Adnane Kassar, president of the Arab Chamber of Trade, Industry and Agriculture, which organised the forum, said Algeria could attract many investors because it offers a wide range of opportunities.
Algeria’s Minister for Industry and Privatisation, Mr Hamid Temmar, said the country’s economy was doing well, with a growth rate of between five and six per cent. He said apart from the wide investment options, Algeria has qualified workers, an effective administration, modern enterprises and developed roads and ICT infrastructures.
Mr Temmar said the country had set aside $150 billion to boost economic growth.
But more needs to be done, said Mr Alaa Al Afifi of Citadel Capital, an Egyptian investments fund. “We have to ask for financial inputs from our mother company in Cairo since the local banking system is not sufficiently developed,” he said, adding that the main obstacles to doing business in Algeria were bureaucracy, a shortage of land and rigid legislation.
And Mr Jassem El Menaï, director general of the Arab Monetary Fund said, “We need to enhance real Arab economic integration, shift from our local short-sighted vision and dismantle the obstacles to private investment."
Another problem, according Mr Raouf Abouzaki, director general of Al Aktissad Al Aaamal group, is the fact that Algeria lacks reliable economic data, which makes it difficult to get a true picture of the situation.
His views were echoed by Mr Abdelkrim El Kabariti, president of the Administration Council of Algeria Gulf Bank branch, who said Algeria needs expertise, technical know-how, and coordination between different sectors for decision-making.







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