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  1. #36
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    Dimanche 5 Avril 2009 -- “Les recettes que l’Algérie tire de l’exportation des hydrocarbures sont partagées entre l’État et la Sonatrach”, indique le FMI. Les deux tiers environ vont au budget. Les recettes d’exportation des hydrocarbures sont intégralement rétrocédées à la Banque d’Algérie et font partie des réserves internationales. Celles-ci sont divisées depuis 2004 en une petite part “liquide” et un important portefeuille de titres à revenu fixe de premier rang. La cellule de la Banque centrale, qui en est le gestionnaire exclusif, applique les normes de ventilation en devises et d’échéance fixées chaque année par les autorités. La gestion active des réserves a donné depuis 2004 des rendements de 3% à 4% par an. Les montants ainsi produits sont transférés au budget sous forme de dividendes de la Banque centrale. Le Fonds de régulation des recettes (FRR) est un simple sous-compte en dinars de l’État à la Banque centrale. Les autorités algériennes continuent de considérer le FRR comme une structure temporaire et soulignent que la plus grande prudence est de mise quand il s’agit d’investir la richesse financière du pays. Les dispositions qui régissent la gestion des avoirs financiers de la Sonatrach sont dans l’ensemble comparables. Ces avoirs sont déposés en monnaie locale auprès de la banque publique de Sonatrach qui est son partenaire de longue date. Pour répondre aux besoins de liquidités de la Sonatrach, cette banque détient avant tout des créances à court terme sur la Banque centrale via des prises en pension et la facilité de dépôt marginale. Ce dispositif permet aux autorités de séparer la gestion du risque financier, centralisée à la Banque centrale, de la conduite des activités pétrolières et gazières du pays, confiée à la Sonatrach.

  2. #37
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    Yasmine Djaber :


    Mercredi 22 Avril 2009 -- Pour l'Algérie, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un taux de croissance de +2,1% en 2009 et de +3,9% en 2010. Dans son dernier rapport rendu public mercredi 22 avril, le FMI rejoint ainsi les prévisions de la Banque mondiale (BM) publiées fin mars 2009. Cette institution prévoit un taux de croissance de +2,2% en 2009 et de +3,5% en 2010.

    Pour la région maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie), le FMI prévoit un taux de croissance global de +3% en 2009 et de +4% pour 2010. Le même rapport prévoit une contraction de l'activité mondiale de -1,3 % en 2009, en dépit « des mesures prises pour assainir le secteur financier et de l'usage continu des leviers de la politique macroéconomique pour soutenir la demande globale », note le FMI.

    Selon le même rapport, les pays où la production par habitant devrait baisser représentent trois quarts de l'économie mondiale, en ajoutant qu'un redressement est prévu en 2010, mais avec une croissance de seulement de 1,9 %. Ces projections reposent sur une stabilisation des marchés financiers qui serait plus longue que prévu, en dépit des efforts vigoureux des pouvoirs publics, selon le FMIS.

  3. #38
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    Safia Berkouk :


    Mardi 12 Mai 2009 -- L’Algérie peut, si elle le souhaite, placer ses réserves de changes dans des titres émis par le Fonds monétaire international (FMI) au lieu de continuer à les placer dans des bons du Trésor américain, moins rentables depuis l’éclatement de la crise financière mondiale. Le directeur adjoint au FMI pour la région Moyen-Orient et Asie centrale, M. Amor Tahiri, a invité hier l’Algérie à réfléchir à cette possibilité, affirmant que les titres du FMI «sont plus sûrs et leurs taux de rémunération plus élevés». Lors d’une conférence sur les perspectives économiques et financières régionales, M. Tahiri a, certes, indiqué que la Banque d’Algérie a eu «une gestion prudente», mais a néanmoins ajouté que «dans tous les autres pays, chaque Banque centrale va examiner quels sont les meilleurs moyens pour s’assurer une meilleure rentabilité et que les risques sont limités».

    Comme les autres pays pétroliers, l’Algérie a cumulé au cours des dernières années «des réserves importantes qui ont permis de limiter l’impact de la crise mondiale», selon M. Tahiri. Selon les prévisions du FMI, même si l’impact de cette crise est réduit pour les pays du Maghreb, la croissance du PIB de la région va sensiblement baisser en 2009 pour atteindre 2,7 %, contre 4,4 % selon les prévisions de 2008. La croissance du PIB de l’Algérie n’atteindra que 2,1 % en 2009 contre des prévisions de 3 %, ce qui est insuffisant pour réduire le chômage, à en croire M. Tahiri. Selon ce dernier, «il faut un taux de croissance de 6 à 7 % sur une longue période». Le représentant du FMI a affirmé que le Maghreb a besoin de créer «entre 300 000 et 400 000 emplois annuellement et une croissance entre 2,5 et 3 % n’est pas suffisante pour atteindre cet objectif», même si une reprise est attendue pour 2010 avec une croissance de 3,9 % pour le Maghreb, y compris l’Algérie. Pour expliquer la décroissance, M. Tahiri a souligné que pour les pays pétroliers comme l’Algérie, «la chute des prix du pétrole et la réduction de la production ont eu un impact sur la croissance, mais ils ont cumulé des ressources importantes pour pouvoir continuer leur niveau de dépense».

    Toutefois, pour ces pays, «le solde des transactions courantes va connaître une chute vertigineuse en 2009 puisqu’il passera d’un excédent de 400 milliards de dollars en 2008 à un déficit de 10 milliards de dollars cette année». Les excédents budgétaires de ces pays vont par ailleurs «disparaître et passer d’un excédent de 14 % en 2008 à un déficit de 3 % en 2009». En dépit de ces prévisions, le représentant du FMI a estimé que les pays exportateurs de pétrole pourront «continuer à faire ce qu’ils ont fait jusque-là, ne pas couper dans leurs dépenses et réviser leur politique (de dépenses) au cas par cas à plus long terme, tout en accordant une importance à la qualité de ces dépenses». Les pays sont appelés à «continuer les réformes structurelles, à améliorer le climat des affaires et à diversifier leur économie», car il y a des risques que «la récession soit plus profonde et que les grands projets financés par l’IDE soient touchés».

  4. #39
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    Mardi 12 Mai 2009 -- Le Directeur régional du Fonds Monétaire International dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient, M. Amour Tahari a appelé, hier, l’Algérie à persister dans son programme de développement et mis en garde contre la persistance dans l’augmentation du volume des dépenses de l’Etat dans le secteur social contre une faiblesse remarquable du secteur privé. L’expert en économie, M. Amour Tahari a affirmé, hier, dans une conférence intitulée « les perspectives de l’économie mondiale », une réalité que le Gouvernement n’a pas voulu aborder publiquement et d’une manière officielle, préférant de faire éloge aux réserves de change et à la rente pétrolière prévu d’être réalisée par Sonatrach. Même s’il avait fait allusion que les analyses du FMI font état de la relance économique mondiale à partir de 2010, M. Tahari a, par ailleurs, a cité deux genres de problèmes auxquels l’Algérie fait face. Le premier consiste en le taux de chômage près des jeunes en croissance, que l’on droit réduire par la création de plus de 300 mille emplois par an. Quant au deuxième, il s’agit des conséquences de la persistance dans la politique de dépenses sur les aides sociales. Il a, dans ce cadre, appelé le Gouvernement à adopter des formules et des mécanismes objectifs, commençant par associer le secteur privé dans le domaine économique et social. À ce propos : « un pays comme l’Algérie devra protéger ses potentiels financiers jusqu’à la période poste crise afin qu’il soit capable d’accélérer dans le rythme de développement sans difficultés ». Pour sa part, me Gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohammed Laksaci a déclaré à El Khabar que « tous les indices financiers de l’Algérie vont bien ».

  5. #40
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    Mercredi 13 Mai 2009 -- La Banque d’Algérie prévoit d’étudier la question d’un éventuel achat de titres obligataires que le Fonds monétaire international (FMI) envisage d’émettre pour renflouer ses caisses, révèle Hadj Baba Ami, directeur général du Trésor. Intervenant, hier, lors de l’ouverture des travaux du 5e Forum international de la finance (FIF), organisé à l’hôtel El Aurassi, M. Baba Ami, cité par l’APS, a noté que ladite option « vient d’être posée aux autorités algériennes. Et c’est au niveau de la Banque d’Algérie que cette question sera examinée ». Selon lui, le conseil de la monnaie et du crédit de la Banque d’Algérie va se pencher sur cette question, car, ajoute-t-il, « c’est lui qui définit la politique en matière de placements des réserves de change. » M. Baba Ami a rappelé que la Banque d’Algérie investissait ses réserves de change dans les titres souverains de certains pays industrialisés, d’ailleurs « sécurisés et liquides », selon ses propos. Réuni en Grande-Bretagne, le G20 avait décidé de mettre plus de moyens financiers pour permettre au FMI de mieux répondre aux demandes de prêts des pays secoués par la crise. Cet organisme avait mis en place de nouveaux moyens de financement, à l’instar des accords de prêts bilatéraux, des accords d’emprunt et de la possibilité d’émission de titres. M. Baba Ami a estimé, par ailleurs, que le gouvernement prévoit une baisse du taux d’inflation à 3,5%, alors que la croissance du PIB devrait être de 4,1% et de 6,6% hors hydrocarbures. M. Baba Ami précise que le défi du gouvernement en 2009 consiste à gérer l’impact de la baisse des prix des hydrocarbures.

    « Économie vulnérable »

    Michelle Spoerri, ancienne ministre de l’Intérieur du canton de Genève (Suisse), a dressé un autre tableau de la situation de l’économie algérienne. « L’économie algérienne est vulnérable. Elle souffre d’une faible diversification et d’une dépendance accrue aux ressources pétrolières », constate-t-elle. Qualifiant de « complexe » la situation de notre économie, elle note qu’il est encore difficile de la cimenter à l’échelle nationale, dans une allusion aux disparités dans le développement. « Il faut du temps », analyse-t-elle. Citant une étude de Doing Business, elle rappelle que l’Algérie est classée à la 132e place sur les 181 pays, en matière de climat des affaires. Elle trouve que les dernières mesures initiées par le gouvernement Ouyahia pour recadrer l’investissement étranger sont « très strictes ». S’agissant de la création d’entreprises, elle estime que c’est un véritable parcours du combattant. « L’Algérie devrait améliorer les conditions cadres pour la création de plus d’entreprises », plaide-t-elle. Rédha Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), souligne que « l’inertie » qui caractérise le secteur financier algérien pénalise les entreprises nationales qui peinent, ajoute-t-il, à « financer leurs projets ». Il invite les pouvoirs publics à engager une sérieuse réflexion sur le devenir des entreprises en Algérie. Djamel Bessa, président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), a estimé qu’« il faut profiter des leçons des échecs tirées par le passé afin d’éviter les conséquences de la crise économique mondiale ».

  6. #41
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    Rania Badis :


    Lundi 22 Juin 2009 -- Depuis quelques semaines, l'Algérie examine la possibilité d'achat de titres obligataires que le Fonds monétaire international (FMI) compte émettre pour renflouer ses caisses. Le directeur général du Trésor, Baba Ami Hadj, et le ministre des finances Karim Djoudi, ont confirmé le gouvernement réfléchissait à une telle opération, tout en prenant le soin de préciser qu'aucune décision n'a encore été prise. Mais cette option est sérieusement envisagée, avec un argument de taille : l'Algérie considère les titres comme des placements « sécurisés.»

    Mais des économistes interrogés par tsa-algerie.com sont plus nuancés sur l'opportunité et l'utilité d'une telle opération. Parmi eux, Abdelehak Lamiri, expert international, estime que l'Algérie n'a rien à gagner en achetant ces titres. Pour lui, «certes les titres du FMI sont sécurisés, mais ils ne sont pas liquide. Il serait très difficile de les revendre si, en cas de force majeure, l'Algérie souhaitait récupérer ses fonds.» M. Lamiri préconise une plus grande prudence avant de prendre une telle décision. «L'Algérie, ajoute-t-il, ne peut pas se permettre le luxe de mobiliser autant d'argent au moment ou elle engage un ambitieux programme de développement de 150 milliards de dollars.»

    Le FMI, fait-il remarquer, s'est dirigé vers les pays relativement « à l'aise financièrement » dont fait partie l'Algérie, avec des réserves de change de près de 150 milliards de dollars. Mais il ne faut pas perdre de vue que « nous avons une économie fragile entièrement dépendante de la rente pétrolière. Elle s'effritera avec la chute du prix du baril. » Néanmoins, le gouvernement, par solidarité « peut faire un geste politique à l'adresse des pays sous-développés touchés par la crise en investissant une somme symbolique de 2 milliards de dollars.» Mais «sous aucun prétexte, avertit-il, nous ne devront investir plus de cette somme.»

    L'économiste Abdelmalek Serrai défend la même thèse : «sur le plan financier, l'opération n'est pas rentable. Par contre l'Algérie fera un bon geste diplomatique en répondant à l'appel de solidarité internationale.» «M. Serrai rejoint l'analyse de M. Lamiri en attestant que « l'Algérie à l'heure actuelle a besoin de son argent pour l'investissement intérieur. »

    La non rentabilité de l'opération semble faire l'unanimité parmi les économistes algériens. Redha Amrani affirme qu'en achetant les titres obligataires du FMI, l'Algérie ne perdra rien mais ne gagnera rien non plus ».

    Pour Lies Kerrar, par contre, le débat ne doit se centrer sur : « j'achète ou je n'achète pas.» La Banque centrale doit avoir une politique de gestion des réserves de change. C'est à la faveur de l'analyse des risques que l'option devrait être choisie ou écartée. « Est-ce que le gouvernement a l'intention de diversifier ses placements ? Les titres du FMI viendront-ils remplacer les bons de caisse américains ? » s'interroge l'économiste. Pour le moment souligne M. Kerrar, les intentions de la Banque centrale et du gouvernement sont encore floues.

  7. #42
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    Lies Kerrar, Mardi 23 Juin 2009 :


    Suite à la parution de l'article « Achat d'obligations du FMI par l'Algérie : les économistes préconisent la prudence » où mes propos sont cités, je désire faire les rectifications suivantes :

    1. Lorsque la journaliste m'a contacté pour avoir mon opinion sur l'opportunité pour l'Algérie d'acheter des obligations du FMI, j'ai précisé, qu'à notre avis, les décisions d'achat de titres se font en regard de la politique de gestion du portefeuille des réserves de change. Plus que le simple débat sur l'opportunité d'acheter ou non des titres, la gestion de portefeuille s'attache à déterminer la proportion que devrait représenter un type d'actif dans le portefeuille en fonction d'objectifs déterminés en termes de risque/rendement. C'est ainsi qu'intervient la notion de diversification et l'interrogation sur la place qu'auraient ces titres dans le portefeuille (en remplacement d'une partie des titres du Trésor US ou d'un autre actif).

    2. Aussi, je ne pense pas avoir affirmé que « la Banque centrale doit avoir une politique de gestion des réserves de change » dans un contexte insinuant que la Banque centrale n'avait pas de politique de gestion des réserves de change. L'Algérie a vraisemblablement une politique de gestion des réserves de change, qui, au regard des publications de la Banque d'Algérie, peut être qualifiée de politique prudente et conservatrice.

    3. Enfin, je n'ai pas souligné que «les intentions de la Banque centrale et du gouvernement sont encore floues ».

    Avec mes salutations et mes encouragements à continuer à enrichir l'espace médiatique.

    Lies Kerrar

    Président de Humilis

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