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  1. #8
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    Jeudi 31 janvier 2008 -- On estime à 8 milliards d’euros les sommes envoyées chaque année de France vers les pays d’origine des émigrés, situés hors Union européenne. 1,5 million d’Algériens sont inclus au sein des 4 millions d’émigrés africains dont on dénombre 800.000 Marocains et quelque 300 à 500.000 Tunisiens.

    Un simple calcul montre que notre communauté serait à l’origine de transferts de fonds équivalant à 3 milliards/an d’euros.

    Du nouveau donc pour les épargnants émigrés africains qui veulent investir dans leur pays d’origine. Pas tout à fait nouveau puisqu’il s’agit d’une «relance» d’un projet de «bancarisation» de l’argent des émigrés pour transformer cette épargne en investissement productif dans les pays d’origine. Cette formule d’investissement et d’épargne «utiles» est proposée par le groupe des Caisses d’épargne françaises.

    Les travailleurs africains émigrés autorisés à exercer en France devraient, dès le premier trimestre 2008, bénéficier d’un «compte d’épargne codéveloppement» (CEC) destiné à financer des projets dans leur pays d’origine, a indiqué le président du Directoire français des Caisses d’épargne, Charles Milhaud. Il a précisé que «le futur CEC ouvre droit à une exonération fiscale de 25% des sommes épargnées dans la limite de 20.000 euros». Cette mesure profitera à toute épargne destinée à «un investissement dans un projet de développement dans le pays d’origine de son titulaire».

    Lors d’un séminaire organisé par le ministère français de l’Economie sur les transferts de fonds vers l’Afrique, Milhaud a ajouté que «41% des migrants vivant en France envoient de l’argent dans leur pays d’origine», en soulignant la nécessité de «bancariser» cet argent. Ceci permettrait «de transformer cette épargne en investissements productifs dans les pays d’origine». Selon lui, «75% de ces flux sont consommés localement dans les domaines alimentaire et de la santé, au détriment des financements d’activités génératrices de revenus.» Différentes études estiment que les trois quarts des bénéficiaires de ces transferts utilisent cet argent pour leur consommation (alimentation, santé, éducation, mariages). Sont exclus les investissements immobiliers et productifs qui suivent loin derrière.

    Depuis les années 1990, les sociétés de transfert d’argent ont accaparé ce marché juteux, telles que Western Union, Money Gram ou Money Express qui prélèvent des commissions estimées entre 5% et 20%. L’incitation consiste à octroyer à l’émigré épargnant une prime doublant ou triplant les intérêts cumulés de son épargne. Cela fait une dizaine d’années que les pays développés ont découvert l’importance des transferts des fonds des travailleurs émigrés et ce, vers leur pays d’origine.

  2. #9
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    Salima Zouggar :


    Lundi 10 mars 2008 -- Quel style de vie mènent les Maghrébins de France? Investissent-ils dans leur pays d'origine ? Si oui, quelle forme d'investissements, immobiliers ou d'épargne, font-ils ? Ces questions, et des dizaines d'autres, ont été posées à un échantillon de mille personnes appartenant aux trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), dans le cadre d'une enquête réalisée en France par le cabinet HEC Junior Conseil pour le compte du magazine Le courrier de l'Atlas (édité en France par le groupe Caractères, dont La Vie éco est filiale). Afin d'obtenir un taux de retour satisfaisant, le cabinet qui l'a réalisée a ciblé quatre grandes villes : Paris, Lyon, Bordeaux et Marseille, bien connues pour la présence d'une importante communauté maghrébineL'un des résultats saillants dégagés par l'étude est l'attachement profond de la communauté maghrébine au pays d'origine. 95% des personnes interrogées conservent des attaches affectives profondes avec le " bled ".

    Parmi les manifestations de ces attaches affectives, les visites que cette communauté effectue au pays d'origine : 45% des répondants s'y rendent une à deux fois par an, 30% moins d'une fois par an. Chez qui se rendent-ils ? Essentiellement chez la famille et chez les amis. Plus de la moitié des répondants (56,8%) ont de la famille dans leur pays d'origine, avec laquelle ils entretiennent des relations permanentes. Seulement, 7% des personnes interrogées ont affirmé ne jamais se rendre dans leur pays d'origine. Un autre lien avec ce dernier se manifeste à travers l'investissement qui y est effectué par des transferts réguliers d'argent (22%) et l'achat d'immobilier. Si 40% des répondants sont déjà propriétaires de biens immobiliers dans leur pays d'origine (les deux tiers sous forme de résidence secondaire et le tiers sous forme de résidence principale), 32% ont l'intention d'en acquérir.

    Il apparaît, note l'étude, que même si, en effectif, les employés sont ceux qui possèdent le plus de biens immobiliers dans leur pays d'origine, il reste que la proportion de retraités, de professions intermédiaires, d'ouvriers, de sans-emploi, de cadres et d'artisans est significative.Le transfert d'argent et l'immobilier constituent donc toujours la principale forme d'investissement. Ce constat conforte quelques statistiques déjà connues sur cette manne d'argent que reçoivent annuellement de leurs ressortissants résidant en Europe les trois pays du Maghreb. Ce sont en effet quelque 7 milliards d'euros, selon la Banque européenne d'investissement (BEI), qui traversent annuellement la Méditerranée vers les pays du Maghreb. 85 à 90% des transferts vers l'Algérie, le Maroc et la Tunisie sont en provenance d'Europe. Notons que, dans le monde, 125 millions d'émigrés transfèrent annuellement quelque 230 milliards d'euros vers les pays d'origine.

  3. #10
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    Mercredi 12 mars 2008 -- Malgré une légère baisse de l’émigration algérienne, les transferts de devises affichent une formidable courbe montante. Ces dernières années, selon les résultats des différentes enquêtes sur ce thème, l’argent des émigrés tend à dépasser les investissements directs étrangers (IDE) dont le gouvernement fait la promotion. Un rapport financé par Middle East Research Competition (Merc) souligne que l’argent transféré en Algérie n’est pas le seul fait des émigrants. Il provient également des voyageurs.

    L’argent des émigrés algériens profite essentiellement aux dépenses de la famille, au paiement de la zakat et à l’épargne. Certains émigrés gardent cet argent pour les grands événements (naissance, mariage, décès), l’achat d’un terrain ou d’une maison. Une minorité en profite pour investir dans une entreprise, contribuer au financement des équipements collectifs du quartier ou du village, à payer leur voyage à l’étranger, à louer des terres.

    « L’argent transféré est destiné par les ménages principalement à cinq utilisations : pour la consommation quotidienne de la famille, pour acheter d’autres biens et équipements du ménage, pour payer la scolarité des enfants. Il est à relever que les transferts vont très peu dans l’achat d’une maison, de terrain à bâtir, dans l’investissement ou l’ouverture de compte d’épargne en Algérie », est-il indiqué dans le rapport du Merc.

    L’argent des émigrés emprunte le plus souvent les voies de l’informel. « Le canal informel reste la voie privilégiée des migrants algériens avant le retour avec plus de 75% par des amis et 35% lors des visites à la famille au pays. » Mohamed Saib Musette commente : « L’Algérie se distingue de ses voisins, outre sa position géographique centrale, par ses distances relatives avec ses propres migrants et sa composition, voire son accommodement, avec les immigrants et les migrants de transit. »

    Et de poursuivre : « Si le Maroc et la Tunisie tendent à devenir dépendants des transferts des migrants, à les associer aussi pour les politiques de développement local, l’Algérie adopte une attitude réservée vis-à-vis de la communauté algérienne à l’étranger, dont le volume est en baisse constante sous l’effet des naturalisations. Mais une nouvelle tendance s’affirme avec le retour des migrants et une nette croissance des transferts de fonds est observée ces dernières années. »

  4. #11
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    Chiara De Felice:


    BRUSSELS, APRIL 28, 2008 - The incomes received by immigrants and then sent to their countries of origin are a resource on which the governments in Mediterranean are becoming increasingly dependant: according to a recent survey by the European Investment Bank (EIB), the remittances of foreign workers have increased the volume of foreign investments and development aid received from international organisations. The survey, funded by the Facility for Euro-Mediterranean Investment and Partnership (FEMIP), sheds light on the funds transferred from Europe to eight south Mediterranean countries (Algeria, Egypt, Jordan, Lebanon, Morocco, Syria, Tunisia and Turkey), a turnover that represents between 2% and 20% of the gross domestic product of the Mediterranean countries. The "official" amount of transfers made immigrants to the eight of the ten Mediterranean countries partners of the EU stands at 7.1 billion euro a year, a figure to which unofficial transfers of around 7.0 billion or 8.0 billion euro are added, according to EIB experts. This volume exceeds by far foreign investments in the South Mediterranean ($6.4 billion a year) and development aid ($4.3 billion a year). The countries which benefit most from the money of their emigrants are Morocco, which in 2003 received 2.9 billion euro, followed by Algeria (1.35 billion euro), Turkey (1.3 billion euro), Tunisia (950 million euro) and Egypt (544 million euro). Eurostat, the EU statistics agency, said that most of the remittances made by immigrants living in the EU go to Africa, Morocco in particular. According to data by Eurostat which drew a map of the remittances flows in 2004, the most consistent money flow to African countries comes from France (59.6% of the French remittances go the South Mediterranean), followed by Belgium (35.9%), the Netherlands (31.2%) and Italy (30.6%). However, EIB warned, remittances often fall prey to speculation, such as that on the part of money transfer companies which are the main channel through which the foreign workers' pays travel. That is why the bank has proposed the creation of an Internet site to help immigrants choose the most economical method of transferring their funds, a solution which would also favour the competition between companies such as Western Union or Money Transfer which send money throughout the world charging high commissions. The survey also includes a series of recommendations to the banks on both coasts of the Mediterranean to help immigrants manage their funds (creating ad hoc financial instruments such as investment funds) and teach them how to use the systems already operative in European countries such as bank transfers.

  5. #12
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    Jeudi 15 mai 2008 -- L'épargne de la diaspora continue de susciter moult convoitises sur l'autre rive de la Méditerranée, particulièrement en France. Après les banques voilà que le Conseil économique et social français s'y met et se penche sur les moyens d'utiliser cette manne à " bon escient ". C'est sous le couvert du co-développement que le CES s'interroge sur la mobilisation de cette épargne. Monique Bourven, membre de la section finances du CES et du collège de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté, mardi à Paris, une étude proposant plusieurs pistes de réflexion sur la problématique ''comment mobiliser l'épargne des migrants en faveur du co-développement''. Elle estime que les transferts de fonds des migrants vers leur pays d'origine ''représentent en France et dans le monde des volumes de capitaux importants qui dépassent largement les montants de l'Aide publique au développement (APD)''. La Banque mondiale a évalué ces transferts à 240 milliards de dollars en 2007 alors que l'APD ne représentait que 103,7 milliards de dollars pour la même année.

    ''Malgré leur importance, ces transferts ont peu suscité l'intérêt des pouvoirs publics et des établissements bancaires français'', a noté Mme Bourven qui a rappelé que ''ce n'est que ces dernières années que deux produits ont été créés pour encourager et faire fructifier l'épargne des migrants, à savoir le Compte et le Livret d'épargne co-développement''. Selon cette experte, ''les transferts sont évalués en France annuellement à 9 milliards d'euros. Il s'agit souvent de petites sommes (200 à 300 euros en moyenne) envoyées très régulièrement''. L'étude estime que ''la bancarisation est un enjeu crucial pour le développement des pays. La mobilisation de l'épargne des migrants, valorisée par des produits adaptés, transférée par le biais de circuits fiables dans de meilleures conditions tarifaires, est un enjeu économique, social et politique''. ''Cette épargne doit pouvoir profiter au maximum aux économies locales, en premier lieu au bien-être des populations en matière de santé, d'éducation et de formation et, ensuite, à la croissance de ces économies par l'investissement productif'', note le document.

    Dans ce contexte, les nouveaux textes créant des produits d'épargne spécifiques prévoient de les appliquer aux ressortissants de plus de 50 pays après signature d'un accord entre la France et chacun des pays d'origine. L'étude du CES s'est également penchée sur le rôle-clé des diasporas ''très soucieuses de maintenir le lien avec le pays d'origine. Organisés ou informels, leurs réseaux permettent de sensibiliser les migrants sur des projets porteurs de développement''. Mme Bourven a estimé que ''les pays d'origine doivent disposer de réseaux et d'une régulation bancaires efficaces'' et ''la bancarisation des populations et le développement du secteur bancaire local sont des conditions essentielles de la réussite des projets et du dynamisme économique de ces pays''.

    Il est utile de rappeler que la banque française, la Caisse nationale des caisses d'épargne, a récemment établi un rapport intitulé "L'intégration économique des migrants et la valorisation de leur épargne", réalisé par Charles Milhaud, président du Directoire. Ce rapport estime que l'argent est la première motivation de l'émigration, il doit être le premier outil d'intégration. Selon ce rapport, le maintien des liens financiers avec les pays d'origine peut se révéler pénalisant, c'est pourquoi le secteur bancaire et financier doit se mobiliser pour l'intégration des migrants dans le cadre d'un engagement national et doit accompagner leur participation à la vie économique et leur faciliter l'accès au crédit. Des propos en tout cas qui reflètent tout l'intérêt que porte les Européens à l'argent des migrants.

    Il faut dire que les transferts d'argent des migrants ont été en constante augmentation au cours des dernières années, au point de devenir plus importants que les aides publiques au développement. Aujourd'hui, les transferts d'argent des migrants représentent le deuxième plus grand flux de capitaux entrant dans les pays en voie de développement après les investissements directs étrangers. Les transferts financiers des migrants au Maghreb ont atteint plus de 300 milliards de dollars en 2006 et deviennent, de ce fait, un atout non négligeable. L'Algérie a reçu 2.750 millions d'euros, dont 1.305 millions d'euros de formel au cours de l'année 2007.

  6. #13
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    Lundi 2 juin 2008 -- Les transferts de fonds en provenance de l’étranger affichent une formidable courbe ascendante. Lors d’un colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, organisé hier à la résidence Djenane El Mithak, le sociologue Mohamed Saïb Musette a expliqué que la somme qu’envoient chaque année les émigrés algériens vers leur pays d’origine est nettement plus élevée que les investissements directs algériens (malgré tous les efforts du gouvernement algérien pour encourager les investissements) ainsi que l’aide au développement. « Si l’aide a été nettement en deçà du niveau des transferts, les IDE ont dépassé les transferts seulement en 2001. Les récentes estimations de la Banque mondiale (2006) révèlent que les pays de l’Afrique de Nord sont les plus captifs des transferts, avec le Maroc en tête pour le continent africain, suivi de l’Egypte. L’Algérie occupe la quatrième place et la Tunisie, la cinquième en Afrique », estime Mohamed Saïb Musette. Il enchaîne : « En 2006, les transferts ont accusé une légère baisse, mais une reprise à la hausse est observée en 2007 (selon la dernière estimation de la Banque d’Algérie en mars 2008). »

    Les transferts d’argent effectués par les Algériens résidant en France ont atteint 283 millions d’euros en 2004, contre 282 millions en 2003 et en 2002 et 287 millions en 2001, selon une estimation de la Banque européenne d’investissement (BEI). Les nationaux installés en Europe ont transféré, en 2003, 1,35 milliard d’euros par les circuits officiels et presque autant de manière informelle. Au total, les Algériens de l’UE auront transmis à leur pays d’origine près de 2,8 milliards de dollars, selon la même source. Le problème du transfert de devises en Algérie réside essentiellement dans le fait que l’argent emprunte le plus souvent les voies de l’informel. « Les émigrés ne font pas confiance aux banques », a constaté M. Musette. En marge de la rencontre d’hier, des représentants de la communauté algérienne en Belgique ont regretté le fait qu’il n’y ait pas de banques algériennes dans le pays wallon. « Ceci aiderait à la circulation des fonds. L’on serait également mieux informé sur l’accès aux informations, notamment en ce qui concerne l’accès au terrain et au logement en Algérie », nous a confié M. Meslem.

    Selon les données de la Banque mondiale (2007), la tendance des transferts des migrants maghrébins obéit aux mêmes rythmes : faible et stable de 1976 jusqu’en 1986, puis une légère hausse entre 1987 et 2000, puis une hausse accélérée à compter de 2001. « L’argent transféré est destiné aux ménages principalement pour cinq utilisations : la consommation quotidienne de la famille, pour acheter d’autres biens et équipements pour le ménage, pour payer la scolarité des enfants. Il est à relever que les transferts vont très peu dans l’achat d’une maison, d’un terrain à bâtir, dans l’investissement ou l’ouverture de compte d’épargne en Algérie », est-il indiqué dans le rapport du Middle East Research Competition (Merc) chapeauté par M. Musette. « Le canal informel reste la voie privilégiée des migrants algériens avant le retour, avec plus de 75% par des amis et 35% lors des visites à la famille au pays. » Le sociologue a également mis l’accent sur les « particularités » de la migration maghrébine. Il a ainsi signalé que 86% des cinq millions de Maghrébins sont en Europe, avec 50% en France. L’émigration maghrébine se distingue par une forte féminisation. Selon les trois recensements français, les femmes constituent quelque 45% de la population maghrébine migrante en France. Entre 1982 et 1999, les Algériennes ont gagné plus de 10 points. Il est à signaler, par ailleurs, que les travailleurs maghrébins en France sont généralement des ouvriers et des employés. Au Canada, en revanche, il y a surtout des cadres et des universitaires.

  7. #14
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    Lundi 2 juin 2008 -- Les immigrés travaillant en France transfèrent annuellement 8 milliards d’euros, selon une étude de la caisse d’épargne française, rendue publique début 2007. Un montant énorme qui représente 0,5% du PIB français. En 2003, plus de 3,15 milliards d’euros ont été transférés de France vers l’Algérie. Une bonne partie de cette somme, soit 1,8 milliard d’euros, est passée par le secteur informel. Le rapport relève qu’un cinquième des Algériens envoie de l’argent à sa famille. Les familles l’utilisent généralement pour des besoins « primaires ». Ainsi, selon la Banque africaine de développement (BAD), 75% de ces fonds sont consommés pour la santé ou des dépenses de consommation courante. L’étude note que l’argent transféré n’est pas investi dans des projets de développement. Pourtant, la loi française sur l’immigration de 2006 comprend plusieurs propositions d’aide aux émigrés pour investir dans leur pays d’origine. Cette loi contient aussi un volet sur la création d’un compte d’épargne de codéveloppement qui donne la possibilité à un émigré d’épargner son argent en bénéficiant d’exonération fiscale. Une des principales propositions du plan est d’encourager les migrants à avoir un compte bancaire dans leur pays d’origine et dans le pays d’accueil par le biais de comptes miroirs qui impliqueraient un partenariat entre les deux banques concernées. Cela faciliterait les transactions d’argent. Ainsi, les banques seraient mieux informées sur cette catégorie de clients. Ces comptes miroirs permettront aux citoyens franco-algériens, voire algériens désirant investir en Algérie d’avoir plus facilement accès au crédit, car souvent ils n’y ouvrent pas droit. Les banques algériennes leur refusent des crédits en mettant en avant le manque d’information à leur sujet, indique-t-on dans le rapport de la caisse d’épargne. Avec les comptes miroirs, un immigré pourrait autoriser des membres de sa famille en Algérie à retirer de l’argent de son compte. Un tel dispositif offre par ailleurs l’avantage de réduire les coûts de transfert. Les immigrés n’auront plus besoin de payer le surplus d’une société de transfert. Dans le même sillage, le projet préconise l’usage du SMS ou d’internet pour transférer cet argent entre les banques. Le groupe de la Caisse d’épargne a d’ores et déjà signé la convention pour la mise en place du compte d’épargne de codéveloppement. Il attend toujours l’aval du ministère de l’Economie français pour lancer le projet.

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