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  1. #36
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    Samedi 23 février 2008 -- La privatisation des hôtels, en Algérie, est l’une des étapes les plus importantes des démarches entreprises par le gouvernement algérien dans le cadre de la mise en place de sa nouvelle stratégie encourageant le développement du secteur privé.

    C’est dans cette optique que l’Etat a mis en place, depuis quelques années, toute une politique régissant le dossier de la privatisation des entreprises publiques, dont l’accélération de la démarche évoquée n’a été enregistrée qu’à partir de 2005, selon le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), Abdelhamid Temmar.

    Mais, apparemment, ce n’est pas le cas pour le secteur du tourisme qui n’arrive pas encore à trouver preneur pour une bonne partie de ses établissements hôteliers.

    Une remise à niveau ou une privatisation ?

    C’est, d’ailleurs, l’un des sujets dont on parle peu, vu les réactions des travailleurs de certains de ces établissements qui n’arrivent pas à accepter l’option de privatisation comme solution pour sauver ce patrimoine délaissé depuis de nombreuses années.

    Pour de plus amples précisions, nous avons tenté, depuis près d’un mois, d’entrer en contact avec le président de la Société de gestion des participations de l’Etat tourisme et hôtellerie (SGP Gestour), sans obtenir la moindre réponse. Ce n’est qu’en marge des travaux des «assises nationales et internationales sur le tourisme», à Alger les 11 et 12 du mois en cours, que nous avons pu avoir quelques réponses de la part de son assistant, chargé de la promotion et du marketing, M. Mustapha Chaoui.

    Après voir brièvement présenté la mission et le portefeuille de Gestour, il a tenu à nous expliquer qu’il «n’est pas habilité à parler du dossier de la privatisation» qu’il «ne maîtrise, d’ailleurs, pas tout à fait […]. Parallèlement à de la privatisation, Gestour fait la promotion du partenariat une option pour laquelle le service marketing accomplit plusieurs progrès, notamment à l’étranger».

    Après avoir hésité, il nous déclare que «depuis le lancement de l’opération, Gestour n’a pas privatisé plus que 7% du parc hôtelier proposé à la privatisation». Ainsi, beaucoup d’efforts restent à faire pour la privatisation ou le montage d’opérations de partenariat des hôtels publics qui demeurent sans preneur.

    A noter que la SGP Gestour a hérité d’un portefeuille de quelque 64 hôtels relevant du secteur public, ce qui représente 7% du parc hôtelier national qui regroupe 1 004 hôtels répartis à travers le pays.

    Afin de remettre à niveau le secteur, Gestour a tenté de trouver une nouvelle formule, relative à la mise en location-gérance des deux prestigieux hôtels de la capitale, constituant la mémoire de l’histoire ancienne et contemporaine de l’Algérie, à savoir les hôtels El Aurassi et El Djazaïr (ex-Saint-Georges). Cette opération est destinée aux exploitants hôteliers de réputation internationale actifs dans le segment de l’hôtellerie de luxe et/ou des consortiums composés d’exploitants et d’investisseurs de réputation internationale actifs.

    Cette opération vise, selon la SGP Gestour, l’amélioration des prestations et la rentabilité des établissements hôteliers, à travers le développement commercial des deux établissements qui nécessitera des investissements en matière d’équipements et de rénovation, mais aussi en matière de gestion afin d’être à même de satisfaire les meilleures normes internationales.

    En somme, l’ancien ministre du Tourisme, M. Noureddine Moussa, avait dans l’une de ses déclarations confirmé que «l’Etat n’a pas jugé nécessaire de privatiser les hôtels El Djazaïr et El Aurassi car nous n’avons pas besoin de vendre les murs, nous pouvons privatiser la gestion, alors que le reste des hôtels est mis sur le marché», ajoutant que «nous n’avons pas besoin de vendre ces deux grands hôtels pour approvisionner la caisse en ressources financières, cependant, il est possible de recourir à une marque internationale connue pour bénéficier de son expérience dans le domaine de la gestion».

    Les objectifs de la mise en location

    Même avec ces garanties, cette nouvelle démarche ne semble pas être au gré des syndicalistes qui ne cessent d’afficher clairement leur refus quant au principe de la démarche craignant, notamment, une éventuelle compression d’effectifs.

    A ce sujet, le contrat est clair, le MIPI a exigé des nouveaux partenaires de réserver tous les emplois existants, tout en assurant la formation continue des cadres de ces entreprises assortie du renouvellement de l’outil de travail. Sur ce point, notre interlocuteur a préféré nous orienter vers le président de la SGP Gestour qui n’a pas encore décidé de répondre favorablement à nos multiples demandes.

    Il est utile de rappeler que Gestour gère un portefeuille de 17 entreprises, en activité dans le domaine de l’hôtellerie et du tourisme, et dont les secteurs d’activité sont : l’hôtellerie d’affaires, l’hôtellerie urbaine, le tourisme balnéaire, le tourisme curatif de santé, le thermalisme et la thalassothérapie, le tourisme climatique, le tourisme saharien, le tourisme culturel et religieux, et un tour-opérateur.

    Ces établissements sont, généralement, constitués par des hôtels, des complexes, des villages de vacances, des thermes ou des centres de remise en forme et des agences de voyage. La classification de ces établissements va du 2 au 5 étoiles. Cette classification n’a pas été appréciée par l’ex-ministre du Tourisme cité, qui avait lancé, au début de l’année 2006, une opération de reclassement des hôtels, notamment privés, quand il avait, à maintes reprises, menacé de fermeture «tout établissement n’obéissant pas à la nouvelle réglementation».

  2. #37
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    Samedi 23 février 2008 -- L’hôtel El Djazaïr (anciennement Saint-Georges) a été fondé en 1889, sur l’emplacement d’un vieux palais hispano-mauresque dont de nombreux vestiges subsistent. A l’origine, il était destiné à loger les amis et les invités de la bourgeoisie résidant à Alger. A la fin de la Première Guerre mondiale, l’établissement devient un hôtel luxueux, ouvert à la clientèle étrangère. Classé 5 étoiles, l’établissement, situé au cœur de la capitale, est très prisé en raison de son emplacement, facile d’accès. El Djazaïr ne manque pas d’atouts pour charmer sa clientèle : jardin botanique, vue panoramique, différentes spécialités gastronomiques offertes par ses restaurants ou encore son espace fitness comportant deux saunas, un hammam traditionnel, un jacuzzi et une salle de musculation. Malgré cela, l’Etat a décidé de le céder au privé pour gérance. Les 570 employés sont, depuis plus d’une année, date de l’annonce de cette décision, désorientés. «Nous ne comprenons pas la raison de la cession. Nous ne sommes pas un fardeau pour l’Etat, bien au contraire, l’année dernière, nous avons enregistré des bénéfices de plus de 20 milliards de centimes. L’Etat a décidé de céder l’établissement pour une location-gérance d’une trentaine d’années au prix dérisoire de 27 milliards de centimes ! Pour quelle raison brade-t-on un patrimoine nationale» se sont-ils interrogés.

    Les inquiétudes des travailleurs

    La peur se lit sur tous les visages. «Cela fait vingt ans que je travaille ici comme chef cuisinier. Où irai-je après ? Je ne peux plus recommencer ma carrière à 40 ans», s’est interrogé un des employés. Il n’est pas le seul à se poser la question si «le nouveau acquéreur va décider d’une compression». De fortes rumeurs inquiètent les employés qui affirment avec anxiété : «Nous savons que le nouveau propriétaire a l’intention de réduire de moitié la masse salariale. Nous ne savons même pas si nous allons avoir droit à des indemnités de départ.» Sans mot d’ordre préalable, les employés d’El Djazaïr ont organisé un sit-in inopiné pour certifier aux représentants de la presse leur refus de voir l’établissement «solder» dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. Ils ont également dénoncé «l’inertie» du syndicat de l’hôtel, dont les membres «ne défendent que leurs propres intérêts». Très virulents vis-à-vis des syndicalistes et de la Centrale syndicale, les travailleurs ont affirmé que le bureau syndical est «fermé depuis plus de trois mois. Les membres sont tous absents. Certains ont pris des récupérations, les autres sont en congé, alors que Gestour est en train d’ouvrir les plis d’offres financières pour céder l’hôtel. Le syndicat est démissionnaire et l’UGTA nous a abandonnés, parce qu’elle défend aujourd’hui la privatisation».

    Les incertitudes du syndicat

    Des six membres du bureau syndical, deux seulement étaient présents : Mme Ayacha et M. Ferrague. Ces derniers ne semblaient pas très au fait des actions menées par le bureau syndical dans le dossier de la cession de la gérance de l’établissement. Mme Ayacha dira tout de go : «L’année dernière, j’étais très malade, donc je n’ai pas vraiment suivi l’évolution de cette affaire.» A la question de savoir si le partenaire social a été convié aux réunions du SGP pour participer à l’opération de cession de la gérance d’El Djazaïr, elle déclare : «Nous avons été contactés une seule fois par le directeur de l’établissement. Arrivés au niveau de Gestour, nous avons été informés que nous n’avions pas le droit d’assister à la réunion. C’était l’unique occasion.» Mme Ayacha précisera par ailleurs que le bureau du syndicat n’a tenu, depuis les assemblées générales organisées en mai et juin 2007, aucune réunion pour débattre de ce problème.

    M. Ferrague a confirmé ces déclarations en ajoutant : «Le dossier de la privation de l’hôtel El Djazaïr était pris en charge par la présidente, le vice-président et un troisième membre du syndicat. Nous n’avons pas été associés. A chaque fois que j’interrogeais la présidente, elle me disait qu’il n’y avait rien de concret pour le moment qui confirme l’opération de cession.» M. Ferrague reconnaîtra pourtant que plusieurs opérateurs économiques étrangers se sont présentés au niveau de l’hôtel pour le visiter. «Lorsque je me suis présenté à l’élection du bureau syndical, je voulais faire changer les choses : tenir des réunions hebdomadaires, classer les dossiers à traiter, instaurer de nouvelles habitudes, mais je n’ai pas vraiment réussi, alors…», lâche d’un air découragé M. Ferrague, qui ne trouvera pas d’explication à donner sur les raisons de sa pérennité dans le bureau syndical...

  3. #38
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    continued.....

    Un bureau syndical contesté

    Un bureau qui est, certes, en fin de mandat, mais qui n’est plus représentatif depuis quelques jours déjà, puisque une pétition de retrait de confiance, avec 400 signatures, a été déposée au niveau de l’union syndicale locale. «En 40 ans de service, je n’ai jamais vu une représentation syndicale qui ne cherche pas l’intérêt des travailleurs, sauf celle-ci. Il faut renouveler le bureau», a dit l’un des plus vieux employés de l’hôtel El Djazaïr. Malgré son âge, l’homme participe au combat de ses collègues. «je suis retraité, je n’ai pas à m’inquiéter, mais je pense à tous ces jeunes qui risquent de se retrouver en chômage», dit-il. Et le combat de ces employés ne fait que commencer. En constatant la «démission» de leurs représentants syndicaux, les travailleurs ont décidé de prendre les choses en main. Ils ont déposé, depuis une quinzaine de jours, une pétition avec deux tiers de signataires auprès de l’administration pour demander le renouvellement du CPE (comité de participation) dont le président et le vice-président occupent les mêmes postes dans le bureau syndical.

    Les travailleurs ont désigné, par ailleurs, une vingtaine de nouveaux «délégués» pour les représenter. Selon le directeur des ressources humaines par intérim au niveau de l’hôtel El Djazaïr, «le CPE est un organe interne de l’entreprise qui dépend de l’inspection du travail. Les employés ont saisi par voie légale l’administration et l’inspection pour demander la dissolution de cet organe. Une assemblée générale a été organisée en présence d’un huissier de justice, où sur les 570 travailleurs, 301 étaient présents dont 300 ont voté pour la dissolution du CPE. Une commission a été alors installée pour l’organisation, dans les prochains jours, d’un vote qui permettra l’élection des nouveaux membres de cet organe». «Le changement des membres du CPE constitue une première phase. Nous attendons une réponse de l’union locale pour l’organisation d’élections anticipées pour le bureau syndical. Une fois ces opérations terminées, nous pourrons défendre légalement notre outil de travail», explique M. Bouabache Rachid, un des nouveaux «délégués» des travailleurs. Selon ce dernier, Gestour a organisé cinq séances de travail pour la cession de l’hôtel «et notre syndicat n’a assisté à aucune réunion, pourtant j’ai personnellement appris que Gestour a contacté à plusieurs reprises le partenaire social pour participer à ces réunions. J’étais membre de ce bureau, mais, en constatant le blocage intentionnel de son fonctionnement,j’ai démissionné».

    Les interrogations des représentants des travailleurs

    M. Bouabache ainsi que d’autres délégués affichent leur intention de défendre leur outil de travail, «nous ne voulons pas nous opposer à la cession de la gérance d’El Djazaïr juste pour la forme. Nous cherchons à comprendre les raisons qui poussent le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements à céder un établissement qui ne connaît pas de difficultés financières. El Djazaïr engrange des bénéfices, et pour preuve, chacun des 600 travailleurs a perçu l’année dernière une rétribution du bénéfice de 43 000 DA. Sans oublier qu’il s’agit là d’un établissement dont les vestiges, préservés à ce jour, sont reconnus mondialement. Il représente donc un patrimoine national».

    Les délégués ne comprennent pas «où réside l’investissement dans l’opération de cession du prestigieux hôtel El Djazaïr. L’heureux bénéficiaire de la location-gérance de notre établissement engrangera d’énormes bénéfices, comparé à la modique somme qu’il va débourser. Personne ne sera contre des investisseurs qui viennent pour ériger de nouveaux hôtels et créer de l’emploi, mais là, au contraire, nous engendrons le chômage». Très inquiets de l’évolution de la procédure de cession de l’hôtel, notamment après la publication dans un quotidien des déclarations d’un opérateur économique syrien qui soutenait être le prochain gestionnaire d’El Djazaïr, les délégués avaient affiché aux représentants de la presse leur détermination de mener un mouvement de protestation devant la Centrale syndicale au cours de cette semaine pour obliger l’union locale à procéder au renouvellement du bureau syndical.

    Bataille autour de la représentation des employés

    Le «hasard» (peut-être ?!) en décidera, autrement, puisque le président de l’union syndicale locale, M. Djeddi, se présentera quelques heures après au niveau de l’hôtel El Djazaïr. «Il est parti voir le P-DG», annoncent les travailleurs sans connaître les raisons de cette visite. «Je suis venu pour parler du problème de la privatisation», dira de prime abord M. Djeddi à la fin de son entretien avec leP-DG, avant d’ajouter : «On ne se déplace pas à cause d’une pétition ! Le retrait de confiance au bureau syndical est un problème interne que nous allons prendre en charge en temps opportun. D’ailleurs, le mandat de l’actuel bureau se termine dans les deux prochains mois.» Très sûr de lui, lesyndicaliste affirme que, pour l’instant, «il n’y a rien de concret qui nous renseigne sur l’intention de l’Etat de céder la location-gérance de cet établissement».

    Malgré l’ouverture des plis ? Les visites des opérateurs à l’hôtel et les déclarations de l’homme d’affaires syrien ? «Nous n’avons pas été conviés officiellement à participer aux réunions de Gestour, et nous n’avons reçu aucun document nous informons de cette opération», insiste M. Djeddi. Ce dernier est formel : «Nous sommes contre cette cession si les travailleurs ne sont pas d’accord. Nous défendons leurs intérêts. Nous avons abordé le problème avec l’administration et nous allons réagir dès la semaine prochaine. Une assemblée générale va se tenir et des décisions seront prises.»

    M. Djeddi qui critiquera la politique adoptée par le ministère de M. Temmar ne manque pas de souligner : «Si l’Etat veut vendre, nous, les travailleurs, nous sommes prioritaires pour l’acquisition de cet établissement. Ce n’est pas fortuit que de vouloir céder une entreprise bénéficiaire. Il y a une complicité quelque part.» Fort du soutien de la Centrale syndicale, M. Djeddi annonce le début du bras de fer qui va l’opposer au département de Temmar : «Le ministre ne peut pas se réveiller un matin et décider de vendre un hôtel. Ce n’est pas une question d’humeur.» Et si le syndicaliste critique «l’humeur» d’un ministre d’Etat, un des travailleurs semble outré devant le «mensonge» des plus hauts responsables. «M. Temmar a déclaré lui-même, il y a quelques mois, que l’hôtel Djazaïr ne serait pas privatisé. Est-ce que le ministre nous a menti ? Si c’est le cas, c’est une honte.»

  4. #39
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    Samedi 23 février 2008 -- Rencontrés, des membres du syndicat de l’hôtel El Djazaïr ont tenu à expliquer les «raisons réelles de l’actuelle crise que traverse l’établissement». Ces derniers affirment la poursuite de leur combat pour «défendre l’intérêt des travailleurs et préserver l’outil de travail». «Il n’y a aucun document officiel qui annonce la décision de céder l’établissement en location-gérance. Nous ne pouvons donc pas réagir avant», ont expliqué les syndicalistes qui, formels, ajoutent : «Nous n’avons jamais été conviés aux réunions tenues par Gestour.» Revenant sur la première réunion de l’ouverture des plis techniques, les syndicalistes soutiennent qu’une fois l’information obtenue auprès du directeur de l’hôtel El Djazaïr, ils se sont déplacés pour «marquer le point et informer Gestour qu’elle n’a pas fait appel au partenaire social. Nous avons refusé d’assister à une réunion à laquelle nous n’avons pas été invités. C’était aussi une manière d’afficher notre refus».

    Ils soutiennent par ailleurs que, depuis l’ouverture des plis techniques, plusieurs réunions ont été tenues avec le premier responsable de l’hôtel et des assemblées générales organisées avec l’ensemble des travailleurs. «Le président de l’union locale, M. Djeddi, s’est, lui-même, déplacé à nos assemblées pour expliquer aux travailleurs que nous ne pouvions pas agir avant d’avoir un document officiel annonçant la cession de la gestion.» Pour les membres du syndicat de l’hôtel El Djazaïr, les pétitions signées par les travailleurs demandant le retrait de confiance au bureau syndical et le renouvellement du CP, ne sont, en réalité, que de «la poudre aux yeux» qui cache «un problème plus épineux» opposant actuellement le syndicat à l’administration. «Depuis le mois d’août dernier, un certain harcèlement contre les actuels membres du bureau a commencé», affirment les syndicalistes, expliquant que deux d’entre eux ont été suspendus et d’autres poussés à prendre des récupérations.

    Se demandant pour quelle raison les travailleurs n’ont jamais exprimé leur intention de retirer leur confiance du bureau syndical durant les trois dernières années de son mandat, ils expliquent : «Les employés ont été conviés dans le bureau de leurs responsables hiérarchiques pour signer les pétitions !» Selon les syndicalistes, la procédure suivie pour la dissolution du comité de participation est illégale, «c’est une infraction à la loi. Nous avons contacté l’inspection du travail pour régler la situation». S’appuyant sur des articles de la loi 90/11, les syndicalistes expliquent que la demande de dissolution du CP doit être formulée par une majorité des travailleurs et adressée au président du CP. C’est à ce dernier de convoquer une AG pour la dissolution, après un vote à bulletins secrets.

    Enfin, les syndicalistes ont tenu à préciser que les «faux problèmes créés actuellement au niveau de l’hôtel El Djazaïr, à savoir la dissolution illégale du CP dont la fin du mandat intervient dans 6 mois ou la manipulation des travailleurs pour un retrait de confiance à leur bureau syndical, ont d’autres visées que nous n’évoquerons pas pour l’instant. Nos détracteurs se cachent derrière la menace de privatisation pour des visées inavouées».

  5. #40
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    Dimanche 2 Mars 2008 -- Le cas du complexe touristique de Tikdjda revient encore au-devant de la scène, suite aux informations faisant état de son prochain transfert au profit du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les travailleurs de cet hôtel, dans une pétition portant une trentaine de signatures, expriment leur inquiétude quant à leur avenir, suite à cette opération de transfert et demandent des éclaircissements sur le dossier. Et dans le cas où ce transfert serait irréversible, les travailleurs de cet établissement hôtelier demandent entre autres le maintien des postes de travail, l’indemnisation des travailleurs qui souhaitent cesser l’activité, la liberté de choix, la retraite anticipée pour ceux qui sont en âge de la faire valoir. Les signataires demandent également au directeur l’EGT-Centre une copie de la résolution portant transfert.

  6. #41
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    Hasna Yacoub :


    Samedi 15 Mars 2008 -- Architecture moderne, lieux d’ancrage stratégique, vues panoramiques… de nombreux atouts sont offerts par les grands hôtels de la capitale. Du Hilton au Sheraton en passant par le Safir Mazafran ou encore le Mercure, les établissements hôteliers en Algérie portent les labels des grandes chaînes de par le monde. Mais ont-ils atteint leur objectif dans un pays qui se bat pour redorer le blason de son tourisme ? Dans ces lieux qui offrent non seulement un cadre enchanteur mais aussi un environnement de travail idéal, le même constat est fait : les potentialités sont énormes mais restent très mal exploitées.

    Les managers du Sheraton, du Hilton ou encore du Safir Mazafran, qui ont réussi à faire de leurs établissements les plus illustres hôtels sur la place d’Alger, soutiennent qu’il n’y a pas de recette miracle pour attirer des touristes en Algérie et réussir le pari d’être une destination prisée. «L’établissement hôtelier n’est que le dernier maillon de la chaîne», affirment ces professionnels du tourisme. Il y a toute une politique à mettre en place pour booster le secteur du tourisme par des mesures à même de promouvoir l’image de l’Algérie. Parce que même si le Hilton réussit à «être constamment à l’écoute des clients», le Sheraton à faire de l’hospitalité «sa devise» et le Safir Mazafran à offrir «le meilleur sourire», il n’en demeure pas moins que le touriste, avant d’«atterrir» dans une chambre d’hôtel, fait face à la «bureaucratie de l’ambassade, aux tarifs élevés des billets d’avion, aux problèmes de transport, à l’insuffisance des infrastructures de qualité ou encore à la pollution des belles plages».

    En somme, le tourisme est un tout et pour sa réussite, il faut une politique globale et une stratégie bien tracée. La réussite de ces établissements hôteliers dans un décor et un environnement qui restent loin des standards internationaux atteste de la volonté de leurs managers mais aussi de l’existence d’un capital inestimable en Algérie. C’est dans ce capital que l’Etat algérien doit investir.

  7. #42
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    Hasna Yacoub :


    Samedi 15 Mars 2008 -- Construit sur une surface de 102 000 m², le Safir Mazafran compte 20 bâtiments en cascade, reliés entre eux par des galeries de circulation, desservis par des ascenseurs et séparés les uns des autres par des cours et des jardins. Il propose trois restaurants, un bar, deux parkings, un centre d’affaires, une piscine, un billard et très bientôt une salle de remise en forme (sauna, hammam, jacuzzi…). Un ensemble de prestations qui devraient, en somme, permettre au Mazafran de réussir son challenge, celui d’être le Safir des hôtels de la capitale. Ce sera peut-être le cas, dans les années à venir, si l’ensemble des travailleurs et les managers de cet établissement réussissent la mise en place du plan de qualité tourisme en Algérie, le socle de la nouvelle politique touristique en Algérie. La volonté y est. Visible même pour le visiteur dès le franchissement de la grande porte d’entrée du Mazafran. Vitres, tapis, comptoirs, tables de salon… tout est reluisant. Les agents de nettoyage, en tenue de service adéquate, astiquent même au milieu de la journée !

    A l’accueil, un inhabituel sourire précède «le bonjour, Madame». Un petit regard sur les petits portraits accrochés au mur juste derrière l’hôtesse explique ce changement dans l’accueil de la clientèle. Pour gagner 5 000 DA de plus à la fin du mois, il suffit de produire le meilleur sourire du mois alors que le meilleur employé perçoit, quant à lui, entre 8 000 et 10 000 DA de prime. C’est là, la nouvelle stratégie de M. Gilbert Antoine Jabre, le P-DG du Safir Mazafran. Une stratégie qui semble donner des résultats parce que, en réalité, elle ne vise pas seulement à créer une certaine rivalité entre les travailleurs pour tirer le meilleur de leurs capacités mais surtout à inculquer une mentalité, primordiale dans le secteur du tourisme, qui semble être quasi inexistante en Algérie. Depuis une année que M. Jabre est à la tête du Mazafran, beaucoup de changements ont été apportés comme la création du restaurant de spécialités libanaises ou encore le réaménagement de la salle de banquets, la mise en place d’une grande kheïma, la réfection de la piscine.

    Côté employés, le nouveau P-DG qui a rajeuni son équipe n’a pas omis également d’envoyer les réceptionnistes ou encore les agents de sécurité en formation. Pour motiver encore plus les quelque 300 employés que compte le Safir, le gestionnaire a procédé à des augmentations de salaire et à l’instauration des primes, comme le confirmera M. Talamalek Azzedine, son directeur de la sécurité. Dans une visité guidée avec M. Talamalek, il nous a été possible de voir les prochaines idées du nouveau manager. «Nous espérons ainsi attirer plus de clientèle», explique M. Talamalek qui était tout fier de présenter le nouveau chapiteau de l’hôtel : «Nous avons organisé le dernier réveillon sous ce chapiteau qui a la capacité d’accueillir 1 200 personnes.» Il y a beaucoup moins de fierté de la part de notre guide en empruntant d’autres allées.

    L’espace jeu où toboggan et autres balançoires semblent «à l’abandon», est moins reluisant. C’est le cas également pour la piscine dont l’ouverture est annoncée pour le 15 mai prochain, mais dont les travaux ne semblent pas encore finis. Des espaces inexploités manquent d’entretien. Dans l’un des restaurants et même si l’hôtel n’a que trois étoiles, il semble nécessaire, pour ne pas dire urgent, de remplacer, à titre d’exemple, les serviettes en papier par de vraies serviettes de table ou encore de penser à renouveler les corbeilles à pain «bon marché», par une présentation plus raffinée ! Il y a aussi ces bacs à fleurs, placés dans chaque coin des couloirs pour rehausser le décor. C’est loin d’être le cas puisqu’il ne s’agit, malheureusement, pas de plantes d’intérieur mais d’un vulgaire ornement en plastique. Et si tout ce qui vient d’être énuméré demande de l’argent et que les finances du Safir Mazafran ne le permettent pas, il reste la prestation qui, elle, demande plus de savoir-faire.

    Là, il y a du bon et du mauvais, de l’avis même des clients. «Du côté hébergement et restauration, je n’ai pas à me plaindre mais, du point de vue organisation, c’est la catastrophe», affirme un client, représentant d’un organisme officiel qui devait organiser une rencontre au sein de l’établissement. «J’ai demandé une salle avec sonorisation pour le séminaire et on m’octroie une salle au rez-de-chaussée et une autre au 5ème étage pour la tenue de mon atelier !» s’est plaint l’organisateur. D’autres clients qui ont eu à séjourner dans cet établissement ont fait part de certains désagréments. Il y a ceux qui affirment que «le service et la fréquentation» sont déplorables alors que d’autres ont relevé «des coupures d’eau et d’électricité pendant le séjour en été. Le personnel était agréable mais l’établissement manque cruellement d’entretien».

    Pourtant, il n’y a pas que des mécontents parmi la clientèle du Mazafran, certains ont apprécié leur séjour : «Le Mazafran n’est pas un 5 étoiles, il faut dire la vérité, mais il vaut largement ses trois étoiles. La chambre était propre, la plage de sable blanc était très belle, et l’eau de la Méditerranée incroyablement transparente. Le personnel était serviable, aimable et chaleureux.» Mais tant que la satisfaction n’est pas totale auprès de la clientèle, un établissement hôtelier est tenu d’améliorer ses prestations. C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, M. Cherif Rahmani, a signé dernièrement deux contrats de performance et d’engagement avec les hôtels Hilton et Safir-Mazafran. Ces contrats entrent dans le cadre de la mise en place du Plan qualité tourisme Algérie (PQTA) qui vise à asseoir une meilleure stratégie pour un tourisme durable et de qualité.

    L’opération a démarré il y a quelques semaines, et c’est l’hôtel Sheraton qui a signé le premier contrat. Les ports, aéroports, restaurants, taxis… et toute infrastructure ou tout service ayant un rapport direct avec le tourisme sont concernés par le PQTA. Ce plan vise «la professionnalisation des services et prestations touristiques», comme l’avait indiqué le ministre. Cette démarche est volontariste puisqu’elle repose en premier et surtout sur la détermination des opérateurs de s’y intégrer ou non. Elle va permettre aux infrastructures de bénéficier d’une mise à niveau internationale du moment qu’un bureau d’études international est chargé du suivi des normes qui seront appliquées par les signataires de ce contrat. M. Jabre est très favorable à cette initiative et considère que «toutes les actions qui mettent en valeur le tourisme sont les bienvenues». La volonté politique existe aujourd’hui, le management également, l’hôtel Mazafran peut alors aspirer à atteindre son objectif et devenir le Safir de la capitale.

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