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  1. #43
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    Sonia Lyes :


    Mercredi 20 Février 2008 -- Evoquée par la presse russe à l’occasion de la visite du président Bouteflika à Moscou, la probabilité d’une acquisition par l’Algérie de chasseurs français Rafale n’est qu’une rumeur sans fondement, a appris « toutsurlalgerie.com » de source proche des milieux de l’industrie de défense en France. Aucune négociation n’a été engagée par l’Algérie avec le constructeur français Dassault, qui fabrique l’avion de combat Rafale. En réalité, les militaires algériens sont certes favorables à une diversification des partenaires dans le domaine de l’armement, mais ils restent « fidèles » au matériel russe.

    «Il est fort peu probable que l’Algérie achète des Rafale d’autant que le contrat Mig avec la Russie n’a pas été annulé », explique la même source. En effet, l’Algérie, qui va de rendre 14 avions Mig-29 – et non 15 comme annoncé - aurait accepté la nouvelle proposition russe de les remplacer par des appareils de types : des Mig-35 et des Mig-29M2. Ces deux derniers sont certes plus modernes mais il coûtent plus cher : 10 à 12 millions de dollars de plus en moyenne que les Mig29 acquis initialement par l’Algérie.

    Autre difficulté : l’achat de Rafale par l’Algérie serait politiquement difficile à gérer des deux côtés de la Méditerranée. La France, avec une telle initiative, pourrait mécontenter le Maroc, son principal allié au Maghreb. Pour leur part, les Algériens veulent assurément acquérir du matériel français pour la lutte antiterroriste, mais il leur serait difficile d’acheter des Rafale qui n’ont jamais été vendus à un pays étranger.

    Enfin, dans le milieu aéronautique militaire, on souligne que « pour accepter de reprendre les avions, les Russes ont posé une condition : vendre aux Algériens de nouveaux avions plus chers ». Cette histoire de Mig n’est-elle tout simplement pas une mauvaise affaire pour l’Algérie ?

  2. #44
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    Hayet Zitouni, Mercredi 20 Février 2008 :


    Après la visite de deux jours du président Bouteflika à Moscou, quels sont les enjeux de la coopération algéro-russe ?

    La Russie cherche d’abord à retrouver les partenaires commerciaux du temps de l’Union soviétique et l’Algérie est l’un d’entre eux. Moscou possède encore une grosse ambassade en Algérie et tous les spécialistes de la France passent d’abord par Alger.

    Vladimir Poutine propose deux choses à l’Algérie : des armes et de la coopération énergétique classique avec des accords entre Gazprom et Sonatrach mais également de l’accès au nucléaire civil via l’agence fédérale Rosatom dirigée par un ancien Premier ministre de Eltsine, une personnalité très influente.

    Dans le cas de l’Algérie, cette coopération s’était déjà traduite par des ventes d’armes et une coopération gazière dans l’accord de 2006 et peut être même du nucléaire civil. Il y a une vraie difficulté à savoir avec exactitude ce que recouvre cet accord : assurément une annulation de la dette algérienne et certainement une participation en retour dans les champs gaziers algériens. La vraie question demeure le nucléaire civil dont Poutine s’est fait le chantre à l’instar de Nicolas Sarkozy. Le président russe a la même stratégie de marché globalisé et considère que ce seront Aréva, Siemens ou les Américains qui vendront cette technologie si les Russes ne sont pas présents. C’est aussi le sens de ses démarches auprès de pays comme le Maroc, la Libye, l’Égypte ou la Syrie.

    L’Algérie est alors davantage un marché pour la Russie qu’un partenaire stratégique même s’il y a toujours une coopération dans divers domaines comme la santé avec des médecins algériens qui continuent de se former dans des universités russes.

    Quel regard portez-vous sur l’idée d’Opep du gaz qui pourrait intéresser les deux pays?

    Cette idée d’Opep du gaz est surtout agitée par l’Iran, mais je n’y crois pas beaucoup. Les prix du gaz sont indexés sur ceux du pétrole et pour pouvoir jouer sur ces prix, il faudrait d’abord que la Russie entre dans l’Opep. En outre, cette Opep du gaz finirait surtout par altérer l’image de fiabilité des Russes et des Algériens et inciterait les Européens à continuer plus avant leur coopération avec la Norvège ou à se tourner vers le Qatar.

    Comment interprétez-vous les récentes manœuvres militaires russes en méditerranée ?

    La présence russe en méditerranée se traduit d’abord par une coopération militaire avec la Syrie, mais il s’agit surtout pour le Kremlin de montrer sa puissance et laisser penser que la Russie a une capacité de projection de ses forces militaires. Après le naufrage du sous-marin Koursk, des moyens ont été donné à la marine russe et on a assisté à une relance des dépenses militaires. Cette présence en méditerranée est surtout une opération de prestige. Sur la réalité des capacités de projection on reste plus nuancé.

    Avec l’affaire des avions russes rendus par Alger, ne risque-t-on pas de voir Moscou fermer le robinet militaire ?

    La Russie est le deuxième marchand d’armes et fournit surtout l’Inde, l’Iran et la Chine. Mais il n’y a aucun risque tant les Russes ont besoin de nouveaux marchés. C’est valable avec des États comme le Venezuela ou l’Algérie. Et dans une moindre mesure avec le Maroc par exemple. Renvoyer des avions va plutôt les piquer au vif. Les Russes vendent des systèmes d’armes performants, mais les Algériens ont porté là un rude coup en terme de réputation.

  3. #45
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    Mercredi 20 Février 2008 -- Des relations qui ont surtout besoin de certains réglages pour qu’Alger et Moscou émettent sur une même longueur d’onde. Et il se trouve que cette longueur d’onde s’appelle “l’Opep du gaz” dont certains enjeux peuvent être très profitables pour l’avenir de notre pays dans ses relations avec l’Europe. Empoisonnées par cette histoire d’avions de chasse, dont la qualité a été remise en cause, les relations algéro-russes avaient bien besoin d’une franche explication au sommet entre Bouteflika et Poutine pour passer aux choses sérieuses. Certes, un froid semblait s’installer entre Alger et Moscou, mais de là à parler de relations problématiques, voire de crise qui s’installe entre les deux capitales, c’est peut-être aller vite en besogne, connaissant le pragmatisme des deux chefs d’État. Tout au plus parlerons-nous de malentendu, de surcroît commercial, qui ne saurait déteindre sur des relations algéro-russes volontiers qualifiées depuis la première visite d’Abdelaziz Bouteflika à Moscou de stratégiques. Des relations qui ont surtout besoin de certains réglages pour qu’Alger et Moscou émettent sur une même longueur d’onde. Et il se trouve que cette longueur d’onde s’appelle “l’Opep du gaz”, dont certains enjeux peuvent être très profitables pour l’avenir de notre pays dans ses relations avec l’Europe.

    Une bonne carte donc à jouer pour l’Algérie d’autant mieux qu’un axe énergétique Alger-Moscou peut bouleverser pas mal de données et se révéler un séduisant atout économique que ne sauraient gâcher ce qu’on pourrait appeler des points de détail qui ne pèsent pas lourd dans le potentiel énorme qu’offre une relation énergétique entre l’Algérie et la Russie. Tous deux grands producteurs d’hydrocarbures, comme le disait hier si bien Vladimir Poutine. Ce qui reste à méditer, et plus particulièrement quand on connaît la préoccupation du Vieux Continent en matière de sécurisation de ses approvisionnements énergétiques. En ce sens que l’Algérie saura nécessairement faire valoir sa position avantageuse dans la partie de bras de fer engagée par la Russie, le Venezuela et l’Iran avec les pays consommateurs sérieusement préoccupés par la création d’un cartel de gaz. Ce n’est donc pas sans raison qu’Abdelaziz Bouteflika plaide pour plus de coopération entre Moscou et Alger sur les marchés gaziers.

  4. #46
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    February 20, 2008 -- Algerian President Abdelaziz Bouteflika met with his Russian counterpart Vladimir Putin in Moscow on Tuesday (February 19th) for discussions centred on economic co-operation and energy issues, local and international press reported. "It is very important for us to be in contact on energy issues, especially now that Algeria is heading OPEC," Reuters quoted President Putin as saying. Despite expectations to the contrary, both leaders reportedly avoided mentioning the possibility of an OPEC-style gas cartel.

    Algerian press reported on Wednesday that Bouteflika was dissatisfied with the level of trade between the two countries, pointing out that bilateral trade was higher in 2006 than in 2007. President Putin expressed his hope that Algeria's signature of a free-trade agreement with the EU, which is expected to enter into effect in 2012, would not result in any disadvantages for Russian companies.

    Bouteflika said that Algeria's relations with the EU were not the cause of the decline in bilateral trade with Russia, El Khabar reported. The Algerian president pointed to an estimated $1 billion railroad contract recently given to Russia's state-owned rail company as evidence of his willingness to continue working closely with Russia.

    Both presidents expressed interest in renewing a production agreement between Sonatrach and Gazprom that had fallen to the wayside after both parties withdrew from negotiations without explanation at the end of 2007. Reuters reported that the agreement would allow Sonatrach to carry out gas exploration deals in Russia. Russian companies already hold contracts for oil extraction in Algeria.

    Bouteflika was accompanied by a high-ranking delegation, including his ministers of foreign affairs, energy, finance, transport and defence.

  5. #47
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  6. #48
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    Lounes Guemache :


    Jeudi 21 Février 2008 -- Après le retour de Abdelaziz Bouteflika de Moscou, le mystère reste entier autour de la polémique sur la mauvaise qualité des 15 chasseurs Mig-29 vendus par Moscou à l’Algérie. Du moins sur le plan officiel. Ni Poutine ni Bouteflika n’ont, en effet, abordé à l’issue de leur rencontre cette question en termes clairs, donnant ainsi libre cours au débat médiatique fait de supputations et d’hypothèses allant de l’insignifiance d’un différend militaire à la gravité d’une crise qui remettrait en cause la coopération militaire entre l’Algérie et la Russie. Si l’on vient à évaluer les résultats de cette visite de Bouteflika en Russie, on est tenté de dire que celle-ci n’aura finalement valu que par son côté polémique dont s’est emparée la presse internationale autour de la fameuse affaire des Mig 29.

    En effet, que ce soit dans le domaine militaire ou celui des hydrocarbures qui lient étroitement le sort des deux pays, les deux présidents se sont en fait contentés de déclarations de bonnes intentions et une timide percée sur le chapitre sensible d’une Opep du gaz à même de donner des nuits blanches aux dirigeants européens. Reste donc l’interprétation, de l’impasse faite par les deux chefs d’État sur l’affaire des Mig, mais aussi de ce qu’on pourrait assimiler à un échange d’amabilités entre Poutine et Bouteflika. Est-ce à dire que Poutine et Bouteflika ont jugé qu’il ne faudrait pas donner à cette polémique qui sévit sur le plan médiatique, une portée qu’elle ne mérite pas ? Autant dire un point de détail qui ne pèse pas lourd, face à la certitude avancée par certains analystes que “l’Algérie a besoin de la Russie pour se fournir en armes et pour tout ce qui est coopération militaire. En revanche, Moscou voit en l’Algérie un partenaire-clé qui peut lui ouvrir les portes de la zone Méditerranéenne et de certains pays d’Afrique”.

    Ou bien au contraire cela signifie que la crise s’est réellement installée entre Alger et Moscou au point où les deux présidents avaient préféré expédier un sommet qui a péché par trop de divergences ? Rappelons que le contrat sur la livraison à l'Algérie de 26 avions monoplaces Mig-29SMT et de six biplaces Mig-29UB a été signé en mars 2006 lors de la visite de Poutine à Alger. Cependant en mai 2007, l'Algérie a arrêté la réception et suspendu tous les paiements dans le cadre des contrats militaires en conditionnant la reprise de la réalisation des autres contrats par la restitution à la Russie de 15 Mig déjà livrés.

    Toutefois, il serait illusoire de penser que l’Algérie, à travers la remise en cause de la qualité des avions de chasse Mig 29, cherche le suprême prétexte pour dénoncer cet important contrat d’achat de matériel militaire. Faudrait-il encore qu’elle trouve une alternative pour renouveler ses équipements militaires qui, de l’avis de nombreux spécialistes, sont largement dépassés. Il est vrai que la question de savoir si des dessous politiques accompagnant la remise en cause de la qualité des chasseurs Mig 29 reste incontournable particulièrement si l’on intègre la France comme une donnée du problème. Mais une autre question mérite aussi d’être posée. Celle de savoir si la France est capable de jouer le même rôle que la Russie, dans la fourniture de matériel militaire à l’Algérie. Et même si c’est le cas, qu’en sera-il des équipements militaires déjà acquis par notre pays auprès de la Russie. Il faut bien reconnaître qu’il est difficile pour l’Algérie de changer de fusils d’épaule, sachant que la quasi-totalité de son armement provient de Russie et qu’une grande partie de ses officiers a été formée par ce pays pour un type de matériel militaire.

    En ce sens, rappelons que rien qu’en 2004 les exportations militaires russes vers l’Algérie se sont élevées à 5 milliards de dollars. Certes l’Algérie diversifie ses partenaires en matière d’équipements militaires, mais il faut bien admettre que comparés aux russes, français, chinois et américains restent très modestes. Il faudra savoir en ce sens que le contrat d’équipements militaires entre l’Algérie et la Russie intervenu lors de la visite de Vladimir Poutine à Alger en 2006 se démarque notablement dans le secteur de l’industrie de l’armement tant par le montant financier qui s’élève à 7,5 milliards de dollars que par la qualité des matériels militaires qui restent tout de même ce que fait de mieux la Russie en matière de technologie. Bien mieux Moscou a cédé à Alger ce qu’il a refusé de vendre à d’autres pays. C’est le cas notamment du système antimissile -300 PMU que l’Iran n’arrive toujours pas à acquérir. L’accord conclu entre les deux capitales prévoit, par ailleurs, l’annulation de la dette militaire algérienne contractée dans les années 1960 et 1970 pour un montant de 4,5 milliards de dollars.

    Autrement dit, cette annulation de la dette représente la contrepartie des achats algériens de l’armement russe. Il faut bien admettre que le contrat conclu avec les Russes reste quand même avantageux pour l’Algérie dans ses efforts de modernisation de son armée. Et on peut dire autant pour la partie russe, dont l’industrie de l’armement constitue l’un des fers de lance. Quel crédit donc donner aux assertions qui voudraient conférer des contours politiques à la remise en cause de la qualité des Mig 29 en tablant sur l’hypothèse que notre pays veut saborder le contrat le liant avec les Russes pour se tourner vers d’autres fournisseurs ? Et quel crédit donner aussi aux assertions qui font la part belle à une menace russe de rayer en cas de rupture de contrat de l'Algérie de la liste des acheteurs potentiels de matériel militaire pour de nombreuses années ? Les réponses on les trouvera peut-être dans les déclarations de la porte-parole du groupe Mig, Helena Fedorova, qui a certes refusé de commenter l’affaire mais qui soulignait que “les contrats n’ont pas été résiliés”. Ce qui rejoint un peu les déclarations d’experts militaires, lors du premier jour de la visite de Bouteflika, qui avaient indiqué que l’Algérie demande à ce que l’avion soit adapté et restitué ensuite, sans vouloir arrêter la coopération militaire.

  7. #49
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