Mardi 18 Décembre 2007 -- C’est dans le cadre de son programme de modernisation que la Nouvelle Conserverie algérienne (NCA) Rouiba a signé, hier, un contrat de financement en monnaie locale de près de 3 millions d’euros avec la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat), un instrument qui regroupe l’ensemble des instruments d’intervention de la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le sud et l’est du Bassin méditerranéen.
En effet, ce montant fait partie du programme de développement que NCA Rouiba a prévu pour la période 2006-2009 et pour lequel une enveloppe budgétaire de l’ordre de «8,5 millions d’euros a été prévue, avec un apport de fonds propres de 1,6 million d’euros, soit un auto-financement, alors que la partie restante sera assurée par des crédits locaux», a annoncé son directeur général, M. Slim Othmani.
Le choix de cet établissement européen n’est pas fortuit, puisqu’il s’agit d’un crédit à long terme remboursable sur huit années, avec l’efficacité et la rapidité en ce qui concerne la mise en œuvre du crédit. Ce sont les arguments avancés par M. Othmani qui croit en le développement régional et espère devenir «le leader maghrébin des boissons non gazeuses». Notons que le programme de modernisation de l’entreprise familiale NCA Rouiba prévoit la création de 250 postes d’emploi.
Le financement du crédit de la BEI est remboursable sur une période de huit années, avec un taux d’intérêt participatif variant entre 7 et 14%.
«Plus les résultats seront positifs, plus le taux d’intérêt est élevé, c’est ce qu’on appelle un prêt participatif», a expliqué, lors de son intervention, le vice-président de la BEI, responsable de la FEMIP, M. Philippe de Fontaine Vive Curtaz. Il a, pour la même occasion, rappelé l’intérêt que porte la BEI au marché algérien qu’il estime «très ambitieux. C’est un marché qui offre d’excellentes perspectives». Rappelant ainsi le manque à gagner dans le développement du secteur privé algérien qui compte plusieurs entreprises familiales. «Nous souhaitons travailler avec le secteur privé algérien qui recèle d’importantes potentialités».
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18th December 2007 21:22 #1
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NCA Rouiba :
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18th December 2007 21:40 #2
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Mardi 18 Décembre 2007 -- C’est une première dans les annales algériennes, le groupe privé la Nouvelle conserverie algérienne (NCA) Rouiba, vient de bénéficier d’un accord de financement inédit contracté directement auprès de la Banque européenne d’investissement, la BEI qui intervient pour la première fois en faveur d’un privé en Algérie.
Le prêt accordé au groupe NCA Rouiba, entreprise familiale comptant parmi les plus importantes entreprises du secteur des jus de fruits en Algérie, porte sur un concours financier de 3 millions d’euros assorti d’une durée de 8 ans et matérialisé en monnaies locales, soit 300 millions de dinars. S’il est vrai que l’autre nouveauté réside dans le fait qu’il s’agit là d’un prêt à long terme, il faut signaler que le taux d’intérêt est compris dans une fourchette de 7 à 14%.
Comme l’expliquera le vice-président de la BEI, M. Philippe de Fontaine Vive, “le taux d’intérêt est lié à la performance de l’entreprise”. En clair, le niveau de développement du groupe NCA et sa croissance seront déterminants pour la fixation du taux sur lequel sera indexé le prêt. L’accord de financement en question mis en place par la BEI à travers la formule de la Femip, (facilite euroméditerranéenne d’investissement et de partenariat), outil consacré à l’euroméditerranée permettra au groupe NCA Rouiba de concrétiser son programme de modernisation et de croissance.
Selon M. Slim Othmani, patron du groupe, des projets ambitieux sont en cours et motivent ainsi ce recours puisque à la clé, l’élargissement de l’investissement et la modernisation des outils de production ainsi que l’engagement dans la distribution sont inscrits au chapitre des objectifs. À titre illustratif, quelque 250 emplois à créer sont prévus d’ici 2009 à 2010 annonce-t-il à la faveur de la cérémonie de la signature du prêt qui s’est tenue hier à l’hôtel Sofitel.
L’opportunité des termes de l’accord est soulignée dans sa forme qui exclut tout risque de change ou tendance à l’endettement extérieur dans la mesure où la BEI à la faveur d’un accord de cadre avec les autorités monétaires algériennes consent à libeller ses crédits en dinars algériens. Interrogé sur les raisons du recours à un financement extérieur alors que les banques domestiques regorgent de liquidités, le gérant de NCA Rouiba répondra que “les banques algériennes ne font pas de crédit à long terme”. Quant au délais de réponse dans le traitement de ce dossier, le responsable de la BEI nous répondra qu’“il nous a fallu quelques mois pour marquer notre accord”.
L’indice de confiance et la notoriété de l’entreprise ainsi que la valeur de son plan de développement semblent avoir pesé pour amener la Banque européenne à prendre un tel risque, assurément bien calculé d’autant que les parts de marché de ce groupe privé plaident en faveur d’une solvabilité démontrée et assortie de l’aval des bureaux d’audit qui ont eu à scruter le réel des bilans. Enfin, comme le fera savoir M. Othmani, l’entrée en Bourse du groupe NCA Rouiba dans les deux à trois ans à venir est inscrite également dans les objectifs de développement.
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15th July 2010 00:21 #3
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Jeudi 15 Juillet 2010 -- Remaniement du staff dirigeant des Nouvelles conserveries algériennes (NCA), fabriquant de la célèbre marque de jus de fruits Rouiba : Slim Othmani quitte le poste de directeur général qu’il occupait depuis janvier 1999 et prend la présidence du conseil d’administration. Son cousin Sahbi Othmani lui succède au poste de directeur général. L’information a été annoncée avant-hier lors d’une conférence de presse animée par les deux responsables à Alger. Le désormais ex-DG de NCA Rouiba, Slim Othmani, a expliqué à l’occasion que ce changement est dicté par deux raisons principales. «La première a trait à la gouvernance de l’entreprise qu’il s’agit de mettre au diapason des standards internationaux en la matière. La seconde, qui est très très importante, est relative à l’innovation et à l’adaptation de l’entreprise aux mutations du monde et de la société», a expliqué en substance M. Slim Othmani. Parlant de son nouveau rôle, il a indiqué que celui-ci «ne sera plus exécutif». «Ma mission sera d’abord de contrôler, de suivre et de superviser le fonctionnement de l’entreprise et de tracer, ensuite, les objectifs et la stratégie de développement de l’entreprise à moyen et long termes», a-t-il dit. Le nouveau DG de NCA Rouiba, Sahbi Othmani, a vécu et fait ses classes en Tunisie. Il a rejoint l’entreprise familiale en 2001 en tant que directeur des ventes avant de gravir les échelons qui l’ont fait parvenir à son nouveau poste. Dans son intervention, il a présenté succinctement sa feuille de route : «Faire de NCA Rouiba le leader des boissons au Maghreb.»
Un nouveau jus de fruit bientôt sur le marché
Dans cette perspective, il a annoncé le lancement d’un nouveau produit, un jus de fruits mixés Rouiba en bouteilles en plastique, dès la semaine prochaine. «Une vaste campagne marketing de deux mois sera lancée durant la même semaine pour faire la promotion de ce nouveau produit», a promis le nouveau directeur général ajoutant que «l’entreprise continuera à explorer les gisements susceptibles d’intéresser les consommateurs». Lors de l’exercice des questions-réponses, M. Slim Othmani n’a pas exclu l’entrée de NCA Rouiba en Bourse, assurant qu’il s’agit là «d’une piste très intéressante à plusieurs égards». Il a souligné que «si un jour nous décidons de mettre une partie de notre capital dans la Bourse d’Alger, ça sera certainement au profits de nos consommateurs». Il est revenu par ailleurs sur la situation de l’entreprise en Algérie, sur l’environnement où elle évolue ainsi que sur ses atouts et les entraves auxquelles elle fait face. Cet ex-candidat à la présidence du Forum des chefs d’entreprise (FCE) a notamment mis en exergue le problème du foncier industriel donnant l’exemple de la zone industrielle de Rouiba où «le prix du mètre carré coûte 700 euros, un record mondial». Il s’est également plaint de «la lourdeur de la chaîne logistique de l’exportation». Il a enfin suggéré aux responsables du pays d’explorer la voie de permettre «le recrutement d’administrateurs indépendants». Une porte qui, si elle s’ouvre, sera bénéfique à beaucoup d’entreprises nationales, privées et publiques», a-t-il assuré.







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