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  1. #85
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 17 Janvier 2010 -- Le crédit documentaire instauré par la loi de finances complémentaire 2009 conforte davantage les fournisseurs au détriment des opérateurs nationaux, a affirmé, hier, le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Kheloufi. «Avant l’instauration du Crédoc, les opérateurs algériens avaient la possibilité de gérer les coûts et les délais de livraison tout en ayant l’opportunité d’avoir des produits de qualité. Mais, à présent, les choses se sont inversées car nos fournisseurs, qui encaissent à l’avance, nous livrent ce qu’ils veulent et quand ils veulent», s’est-il indigné hier lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’association. «On nous impose une marchandise de troisième, voire de quatrième choix, livrée cinq mois et plus après la commande alors que ne pouvons même pas négocier les prix», a-t-il regretté avant de prévenir que cette situation intenable influe négativement sur la qualité et les délais de réalisation. Pourtant, le Crédoc, du moins en théorie, devrait conforter les deux parties : le fournisseur qui encaisse et envoie la marchandise et l’opérateur qui paye et reçoit la marchandise dans les délais. Le président de l’AGEA a prévenu que le nombre des entreprises du BTPH rétrécit comme une peau de chagrin et 200 d’entre elles ont déjà mis la clé sous le paillasson, ce qui influe négativement sur le marché du travail puisque 80 % des postes d’emploi dans le secteur privé sont fournis par le secteur.

    Des créances de 27 milliards de dinars pèsent sur le secteur

    Le secteur privé du BTPH croule également sous les créances détenues par des centaines d’entreprises auprès de certains organismes de l’Etat et qui se chiffre à 27 milliards de dinars. Dans une telle situation, le président de l’AGEA s’est demandé comment les entreprises nationales peuvent prendre part aux travaux de réalisation de logements, de routes, de barrages et d’infrastructures de base alors que la plupart d’entre elles se trouvent dans une situation financière critique. Il a évoqué dans ce contexte la difficulté de ces entreprises à acquérir le financement bancaire pour réaliser les projets d’intérêt général bien que les banques disposent d’une liquidité de 50 milliards de dollars. «Le soutien de l’Etat s’avère indispensable car nous ne pouvons engager le prochain quinquennat avec des entreprises boiteuses», a-t-il indiqué. Il a prévenu qu’il y aura beaucoup d’appels d’offres qui ne trouveront pas de preneurs et qu’il faut donc créer d’autres entreprises et rétablir celles existantes pour répondre à la demande. À moins que l’Etat veuille faire appel à des entreprises étrangères. Il a rappelé dans ce cadre la promesse du ministre de la PME et de l’Artisanat de créer 200 000 entreprises dans le secteur du BTPH. Au fil de ces dix dernières années les entreprises algériennes ont pu cumuler l’expérience et acquérir le savoir-faire grâce à leurs partenariats avec les Allemands, les Chinois, les Japonais, les Coréens et les Portugais. «Nos entreprises sont assez compétitives pour participer aux programmes de construction du prochain quinquennat», a-t-il estimé en ajoutant qu’il en est de même pour les bureaux d’études. «On fait appel à des bureaux étrangers qui demandent des sommes colossales alors que nous avons nos propres experts», s’est-il étonné. Pour impliquer davantage les nationaux dans les projets de construction, le président de l’AGEA a affirmé qu’il faut revoir le code du marché public de fond en comble. Une proposition qui sera faite lors des prochaines assises nationales du BTPH à Oran.

  2. #86
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    Riyad Hamadi :


    Jeudi 21 Janvier 2010 -- Une délégation du Forum des chefs d’entreprises (FCE) a rencontré jeudi 21 janvier le ministre des Finances, Karim Djoudi et ses collaborateurs au siège de ce ministère. Les deux parties ont convenu de créer quatre commissions, a appris TSA de sources proches des deux délégations. La première s’occupera du foncier, la deuxième du crédit documentaire, la troisième de la fiscalité des entreprises et la quatrième de l’environnement des affaires. Les patrons conduits par le président du FCE, Réda Hamiani, ont fait part au ministre des Finances des problèmes auxquels ils sont confrontés, notamment le foncier industriel et l’instauration du crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations dans le cadre de la Loi de finances complémentaire 2009, entrée en vigueur fin juillet dernier. « Cette mesure a quasiment bloqué la machine économique, se plaint un chef d’entreprise. Les banques ont reçu 60.000 demandes de crédoc en cinq mois alors qu’elles traitaient en moyenne 5.000 demandes par an ».

    Le ministre des Finances a défendu cette décision qui a fait reculer, selon lui, la facture d’importation. La thèse a peu convainu. « La facture d’importation a baissé parce le volume des importations a baissé à cause du crédoc. Beaucoup d’entreprises n’arrivent pas à acheter à l’étranger. Pour ouvrir une lettre de crédit, il faut compter un à deux mois. C’est beaucoup de temps pour les entreprises », déplore le directeur d’une entreprise privée. Les patrons du FCE ont en outre émis des réserves sur les chiffres officiels du chômage et les créations d’emplois. « Les critères de calcul du taux de chômage sont discutables. Ce taux ne reflète pas la réalité. On ne peut pas exclure de la liste des chômeurs quelqu’un qui travaille une heure par mois », explique le même directeur. Selon l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage est de 10,2% en Algérie. Les femmes au foyer, les travailleurs saisonniers ne sont pas considérés comme étant des chômeurs, selon l’ONS.

  3. #87
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    Riyad Hamadi :


    Dimanche 24 Janvier 2010 -- L'Algérie multiplie les mesures pour contrôler les importations. Un comité de suivi du commerce extérieur a été créé auprès du ministère du Commerce, selon un décret exécutif paru au journal officiel n° 77. Son rôle: suivre et analyser les flux des échanges commerciaux, proposer toute mesure d'assainissement et de régulation de l'activité de commerce extérieur et évaluer périodiquement les données concernant le commerce extérieur, a précisé le texte. Le nouveau comité est appelé également à proposer toutes les mesures visant respectivement la rationalisation des importations, la promotion des exportations hors-hydrocarbures et la facilitation du commerce extérieur. Il est également chargé de contribuer à l'analyse et à l'évaluation des accords commerciaux, et à veiller à l'actualisation et à la fiabilité des informations contenues dans le système d'aide à la décision. Le comité présidé par le ministre chargé du Commerce extérieur ou son représentant est composé de représentants de 12 ministères dont l'Intérieur, la Défense nationale, les Finances, l'Industrie, et d'autres institutions et organismes de l'Etat comme la Banque d'Algérie, la Gendarmerie nationale, la DGSN, le Centre national de registre de commerce et l'ONS. Le texte stipule que "les administrations, les institutions et les opérateurs économiques concernés par les opérations de commerce extérieur sont tenus de fournir, en temps réel, le cas échéant, les informations concernant le commerce extérieur et destinées à alimenter le système d'aide à la décision." Les exportations de l'Algérie étaient de 43,68 milliards de dollars en 2009 contre 79,29 mds de dollars en 2008. Les importations étaient de 39,10 mds de dollars contre 39,47 mds de dollars en 2008.

  4. #88
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    Merouane Mokdad :


    Jeudi 11 Février 2010 -- Sur les 92.000 entreprises d’importation, 50.300 ne se sont pas conformées à l’obligation de déposer leurs comptes sociaux auprès du Centre national du registre de commerce (CNRS), selon El Hachemi Djaâbob, ministre du commerce. « Ces entreprises n’auront plus droit aux crédits bancaires. Et si elles arrivent à avoir de l’argent, les marchandises importées par ces entreprises seront bloquées au port. De plus, ces entreprises ne seront plus autorisées à soumissionner aux marchés publics. Pour travailler, elles doivent se conformer aux lois de la République », a annoncé le ministre, jeudi lors d’une visite au Centre algérien de contrôle de la qualité à Alger. Pour rappel, la loi 04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d'exercice des activités commerciales a rendu obligatoire le dépôt légal des comptes sociaux pour les entreprises quel que soit le statut juridique (SPA, SARL, EUR, etc). Cela devait se faire au plus tard le 30 juillet 2009 pour l’exercice 2008. Cette loi a prévu des amendes allant jusqu’à 300 000 DA aux entreprise contrevenantes mais également des actions en justice. Le ministre du commerce n’a pas indiqué si de nouvelles plaintes seront déposées contre des 50.300 entreprises surtout que son département qualifie de “non dissuasives” les amendes décidées par les tribunaux. En revanche, il a annoncé que des mesures sévères seront prises pour contraindre les entreprises d’importation à être à jour avec les services des impôts, la CNAS (sécurité sociale), la CASNOS (sécurité sociale pour les non salariés) et le CNRC.

  5. #89
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    Merouane Mokdad :


    Lundi 15 Février 2010 -- Retenu dans la loi de finances 2010, le statut d'opérateur économique agréé va être bientôt mis en place par les services des douanes. Les nouvelles mesures seront expliquées lors d’une importante journée d'information prévue début mars au siège de l'ALGEX à Alger. Elle regroupera les entreprises et les douanes. “Il s'agira d'amener les douanes et les entreprises à travailler dans un climat de transparence et de confiance”, précise-t-on. Le but de la rencontre sera d'asseoir les conditions nécessaires pour que les services des douanes puissent accompagner et conseiller plus les entreprises. “Le tout se fera à travers un échange permanent d'informations. Les entreprises concernées doivent obéir à des règles de transparence en matière fiscale, bancaire et douanière dans leurs activités”, ajoute-t-on. Un cahier des charges sera mis au point en mars pour déterminer quelles sont les entreprises concernées par les facilitations douanières à accorder. Les nouvelles dispositions concerneront les entreprises qui travaillent dans le respect des lois (celles qui n’ont pas déposé leurs comptes sociaux auprès du Centre national du registre du commerce sont exclues). "L'entreprise qui travaille, produit localement et qui à besoin d'importer des intrants ou d'exporter rapidement ses produits bénéficiera d'un maximum de facilités et cela permettra également de désengorger les ports et les aéroports" a précisé Mohamed Bennini, DG de l'ALGEX.

  6. #90
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    Ali Idir :


    Mercredi 17 Février 2010 -- Entrée en vigueur fin juillet dernier, la Loi de finances complémentaire (LFC) 2009 a engrendré de nouveaux monopoles privés dans le commerce extérieur et forcé de nombreux petits importateurs à changer d’activité. L’instauration du crédit documentaire a ainsi été fatale pour de nombreuses petites sociétés d’importation de produits finis. Dans certains secteurs, les gros importateurs disposant de moyens financiers colossaux pour payer en cash leurs importations ont gagné plus de 40% de parts de marché en l’espace de quelques mois. « Là où il y avait 100 importateurs, il n’en reste que dix. La LFC a permis une recomposition du commerce extérieur en faveur des gros importateurs devenus de véritables monopoles », explique une source proche du ministère des Finances. L’instauration du crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations a permis aux gros importateurs d’écraser les petits qui faisaient des opérations limitées, mais utiles à la concurrence. « Ceux qui importaient deux, trois ou dix containers ce sont retrouvés exclus et leur part de marché a été récupérée par les gros importateurs sans aucun effort et grâce à une simple loi », ajoute notre source. Résultat : les prix de plusieurs produits importés, notamment les légumes secs et les cosmétiques ont flambé de près de 40%. Mêmes les organisations patronales n’ont pas protesté contre la constitution de nouveaux monopoles dans le commerce extérieur et se contentent depuis de réclamer un assouplissement des conditions de paiement des importations des matières premières. En fait, pour permettre le retour aux monopoles dans le commerce extérieur, le gouvernement a utilisé l’argument des importateurs fictifs afin de justifier « le nettoyage » effectué et la réduction du nombre d’opérateurs. Le gouvernement ne semble pas satisfait de ces ajustements et compte recréer les offices publics d’importation pour contrôler les prix des produits de large consommation. Il l’a déjà fait pour les céréales et le lait en poudre et entend le généraliser aux autres produits notamment alimentaires dans le but d’éviter des flambées des prix qui peuvent conduire à des émeutes sociales.

  7. #91
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    Mardi 23 Février 2010 -- La rédaction du nouveau code des douanes sera achevée fin mars 2010. C'est ce qu'a annoncé l'inspecteur général des douanes, Abdelmadjid Mahrèche, à la chaîne 3 de la radio nationale mardi matin. « Nous le transmettrons aux gouvernement fin mars », a-t-il déclaré. Les nouvelles dispositions que comprendra ce code sont notamment la simplification des déclarations aux douanes, l'introduction de la déclaration électronique, la saisie de documents à distance et le paiement électronique. Concernant l'activité des douanes en 2009, le taux de recouvrement a atteint 457 milliards de dinars en 2009, contre 440 milliards en 2008, soit une augmentation de 3,8%. « Nous avons observé la baisse des importations des marchandises dites de revente en l'état et une augmentation des importations des produits et biens d'équipement », a indiqué Abdelmadjid Mahrèche.

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