+ Reply to Thread
Page 19 of 20 FirstFirst ... 9 17 18 19 20 LastLast
Results 127 to 133 of 136
  1. #127
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Ali Idir :


    Mardi 22 Février 2011 -- Instauré comme unique moyen de paiement des importations en juillet 2009, le crédit documentaire continue d’être rejeté par les patrons du secteur privé. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a demandé lundi 21 février au gouvernement d’alléger le dispositif de paiement des importations qu'il juge défavorable aux entreprises, notamment industrielles. Le patron des patrons a déploré que le gouvernement n’ait pas fait de distinction entre les producteurs importateurs de matières premières et les importateurs de produits finis. M. Hamiani a ainsi remarqué que le Crédoc n’a pas permis une baisse de la facture des importations qui est restée quasiment la même, autour de 38 milliards de dollars depuis 2008.

    En privé, les chefs d’entreprises sont plus durs à l’égard du Credoc et du gouvernement. «Le Credoc a favorisé la corruption dans l’administration. Il y a beaucoup de paperasses, beaucoup de services qui doivent donner leur avis. Si vous arrosez tout le monde, vous obtiendrez des délais raccourcis pour le traitement de votre dossier d’importation. Sinon, il faut attendre au moins 45 jours pour que votre dossier aboutisse, ce qui est très lent», déplore un importateur qui veut rester anonyme. Pour réduire les délais de traitement de leurs dossiers, les importateurs sont obligés de mettre la main à la poche. «Avec des pots-de-vin, on réussit à réduire ce délai jusqu’à 15 jours. Un mois de gagné, c’est beaucoup de temps et d’argent pour les entreprises», ajoute-t-il.

    Le Credoc n’a pas favorisé uniquement le développement de la petite corruption dans les démembrements de l’administration (Impôts, Douanes, etc). Il a également permis le retour en force du commerce parallèle et de l’importation illégale de différents produits. Par containers, par cabas, des marchandises passent clandestinement les frontières terrestres, maritimes et aériennes et se retrouvent sur le marché national. Ces marchandises échappent à tout contrôle de la part de l’Etat. «Le marché national a des besoins que la production nationale ne peut ou n’arrive pas à satisfaire. Par exemple, les pièces de rechange pour les véhicules. Si le gouvernement complique leur importation légale, le marché noir s’en chargera et ramènera des pièces contrefaites qui constituent un danger pour la sécurité routière», estime un économiste.

    En instaurant le Credoc comme unique moyen de paiement des importations, le gouvernement a cherché à réduire la facture des achats de l’Algérie à l’étranger. Mais aussi à compliquer au maximum l’acte d’importer pour forcer les importateurs à se transformer en producteurs. Si les chefs d’entreprises sont d’accord avec le gouvernement sur la nécessité de réduire la facture globale des importations, ils divergent sur les méthodes. «Le gouvernement se trompe de cible. La facture des importations est gonflée par l’acquisition massive des équipements destinés aux projets d’infrastructures lancés par les autorités. La commande publique est à l’origine de la hausse des importations», explique un importateur. Le gouvernement devrait d’abord faire des économies en évitant de recourir systématiquement à l’importation des biens et services pour réaliser les projets lancés dans le cadre des plans de relance économique, financés grâce à l’argent du pétrole. «Il faut regarder la structure de nos importations avant de désigner des boucs émissaires», estime un autre importateur.

    Le Credoc a également contribué à la hausse des prix des produits importés et aggravé les difficultés financières des entreprises, obligées de constituer d’importants stocks de matières premières pour éviter des pénuries et l’arrêt de leurs usines, a énuméré M. Hamiani. Les ratés du Credoc sont nombreux. Les patrons l’accusent d’être à l’origine des pénuries fréquentes de médicaments, de pièces de rechange pour les voitures et l’industrie, etc. Les obstacles dressés par le gouvernement sur les chemins des importateurs n’ont pas été accompagnés de mesures pour faciliter l’investissement local qui reste toujours difficile en raison de l’opacité qui entoure l’octroi de crédits bancaires aux entreprises, le manque de foncier industriel et les retards considérables dans la validation des projets d’investissements présentés par les groupes privés et étrangers.

  2. #128
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Rania Slimane :


    Mercredi 9 Mars 2011 -- Très attendu par les acteurs du secteur agroalimentaire, le décret plafonnant les marges bénéficiaires des producteurs et des importateurs de sucre et d’huile sera publié dans quelques jours. Selon le décret, qui est déjà signé, les marges sont plafonnées à 8% pour les producteurs et à 5% pour les importateurs, a indiqué ce mercredi 9 mars à TSA, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. «Ces marges sont fixées par un décret qui a été signé et qui sera publié au Journal officiel dans les prochains jours», a précisé M. Benbada.

    Le ministre a ajouté que les marges bénéficiaires des grossistes et des détaillants pour le sucre et l’huile sont fixées respectivement à 5% et 10%. M. Benbada a indiqué que l’État remboursera les producteurs en cas de hausse des prix de matières premières sur les marchés internationaux pour maintenir le plafonnement des prix du sucre et de l’huile. Cette décision constitue un coup dur pour les producteurs. En Algérie, le sucre et l’huile sont deux produits qui assurent des marges confortables.

    Les prix du sucre et de l’huile, deux produits de large consommation, ont été plafonnés par le gouvernement respectivement à 90 dinars le kilogramme et à 500 dinars la bonbonne de 5 litres, aux termes d’un accord conclu le 9 janvier dernier avec les opérateurs. Cette mesure a été prise après une hausse spectaculaire et soudaine des prix de ces deux produits qui a provoqué des émeutes sanglantes du 5 au 10 janvier à travers le pays.

  3. #129
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Vendredi 18 Mars 2011 -- La Banque d’Algérie a revu sa copie en matière de gestion des lettres de crédit pour les importations. Après avoir ordonné aux banques fin décembre de renforcer la lutte contre l’endettement extérieur à court terme en limitant à 60 jours le délai de payement différé des lettres de crédit, la Banque centrale vient d’apporter des ajustements en faveur des producteurs. «Les importateurs de matières premières et de pièces de rechange destinés à la production sont autorisés à payer leurs lettres de crédits comme ils veulent, sans aucune limitation du délai de payement différé», explique une source bancaire autorisée. La Banque d’Algérie a toutefois maintenu l’interdiction du payement différé sur plus de 60 jours des lettres de crédits pour les importateurs de produits finis destinés à la revente en l’état. «Nous estimons que les importateurs de produits finis n’ont pas besoin de délais excessifs pour vendre leurs produits et payer leurs fournisseurs. Deux mois suffisent largement», a ajouté la même source. «Ce n’est pas le cas pour les producteurs qui nécessitent beaucoup plus de temps pour transformer les inputs importés et revendre les produits qui sont issus de cette transformation», a‑t‑elle précisé. En décembre 2010, la Banque d’Algérie a instruit les banques de renforcer la lutte contre l’endettement externe à court terme qui avait dépassé deux milliards de dollars. Cette mesure a été contestée par plusieurs chefs d’entreprises qui s’étaient plaints de ses conséquences sur leurs trésoreries.

  4. #130
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samir Allam :


    Mardi 29 Mars 2011 -- Le gouvernement multiplie les mesures d’assouplissement en matière de commerce extérieur. Dans un note datée du 24 mars – portant le numéro 164/DGC/2011 – dont TSA a eu connaissance, la direction des changes de la Banque d’Algérie a décidé d’annuler l’exigence de présentation de trois documents – le certificat phytosanitaire pour tout produit agro‑alimentaire, le certificat de contrôle de la qualité de la marchandise et le certificat d'origine de l'importation – pour tout règlement d'une importation de bien. Ces certificats étaient rendus obligatoires par la note du 16 février 2009 de la Banque d’Algérie. Une décision qui avait provoqué le trouble parmi les opérateurs économiques. Elle avait été prise dans le cadre des mesures destinées à réduire la facture des importations. Ces certificats étaient exigés par les banques pour délivrer l’attestation de domiciliation bancaire indispensable pour le dédouanement des marchandises. Leur annulation va faciliter les opérations de commerce extérieur et réduire considérablement les délais de traitement des dossiers de domiciliation par les banques.

  5. #131
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Rania Slimane :


    Samedi 9 Avril 2011 -- La joie des importateurs a été de courte durée. Le ministère du Commerce a rappelé samedi 9 avril que les contrôles de qualité des produits importés destinés à la vente sont toujours en vigueur aux frontières. La décision de la Banque d’Algérie d’alléger le dossier de domiciliation bancaire des certificats phytosanitaires et de qualité ne signifie pas la levée du contrôle sur les produits finis importés, a expliqué à TSA le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. «Les importateurs sont tenus de présenter le certificat de contrôle des produits importés destinés à la revente en l’état sur le marché national. Le contrôle des produits importés est toujours en vigueur», a précisé M. Benbada.

    Les importateurs ont sans doute mal interprété la suppression par la Banque d’Algérie des certificats de contrôle du dossier de domiciliation bancaire des importations. Un problème de communication auquel le ministère du Commerce a décidé remédier. «Le contrôle aux frontières des produits importés n’a pas été supprimé suite à la décision de la Banque d’Algérie de ne plus l’exiger dans les dossiers de domiciliation bancaire des opérations d’importation. Ce contrôle a été consacré par la loi de 2009 relative à la protection du consommateur», a ajouté le ministre. Les services de contrôle du ministère du Commerce continueront à exiger le certificat d’autocontrôle des produits importés, a‑t‑il insisté.

  6. #132
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Vendredi 13 Mai 2011 -- Le gouvernement envisage d’alléger les conditions d’importation pour les producteurs afin de relancer la production nationale. Parmi les mesures phares qui pourraient être annoncées lors de la réunion tripartite (gouvernement‑patronat‑syndicat) du 28 mai prochain, la suppression à partir de 2012 de l’obligation de payer les importations de matières premières par le crédit documentaire uniquement. «Le gouvernement veut faire un grand geste en direction du patronat en annonçant le retour à l’ancien système de paiement des importations de matières premières», affirme une source proche du ministère des Finances. La Tripartite du 28 mai sera consacrée au développement de l’entreprise. Le gouvernement a instauré dans la Loi de finances 2009 (LFC) le crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations.

    La mesure entrée en vigueur en août 2009 a soulevé de violentes critiques de la part des organisations patronales. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a demandé plusieurs fois au gouvernement d’alléger le dispositif de paiement des importations qui est défavorable aux entreprises, notamment industrielles. Le patron des patrons a déploré le fait que le gouvernement n’ait pas fait de distinction entre les producteurs importateurs de matières premières et les importateurs de produits finis. M. Hamiani a remarqué que le Crédoc n’a pas permis une baisse de la facture des importations qui est restée quasiment la même, autour de 38 milliards de dollars depuis 2008. En privé, les chefs d’entreprises sont plus critiques vis‑à‑vis du Credoc. «Le Credoc a favorisé la corruption dans l’administration. Il y a beaucoup de paperasse, beaucoup de services qui doivent donner leur avis. Si vous arrosez tout le monde, vous obtiendrez des délais raccourcis pour le traitement de votre dossier d’importation. Sinon, il faut attendre au moins 45 jours pour que votre dossier aboutisse, ce qui est très lent», déplore un importateur qui veut rester anonyme.

    Mais depuis 2009, le gouvernement a refusé de toucher au Credoc. Le ministre des Finances Karim Djoudi a expliqué que ce moyen de paiement garantissait au mieux la traçabilité des transactions avec l’étranger. En réalité, le Credoc a été introduit afin de compliquer l’acte d’importer pour réduire la facture des importations qui a atteint en 2008 les 40 milliards de dollars. «Le paiement par transfert libre est le meilleur moyen pour contrôler les importations. Avec ce mode, les transferts ne sont effectués qu’après la réception de la marchandise. Avec le Credoc, ce n’est pas le cas. Les banques paient sur la base de documents. Le risque de fraude est élevé», explique un banquier. En imposant le Credoc comme unique moyen de paiement des importations, le gouvernement a pénalisé les entreprises de production obligées de payer cash leurs matières premières achetées à l’étranger. Les réclamations des patrons d’entreprises ont peut*‑être fini par faire reculer le gouvernement sur le Credoc.

  7. #133
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Nawel Merouane :


    Lundi 16 Mai 2011 -- Karim Djoudi, ministre des Finances, a affirmé ce lundi 16 mai que la question d’une éventuelle suppression du crédit documentaire pour l’importation des matières premières sera discutée avec les opérateurs économiques à la fin du mois. Le ministre des Finances s’exprimait en marge du 26e colloque international du CREDDAF (Centre de rencontres et d’études des dirigeants des administrations fiscales), qui se tenait à Oran. Il confirme ainsi une information publiée le 13 mai par TSA. L’objectif est selon le ministre de trouver un point d’équilibre qui arrange tout le monde. Concernant le crédit de la consommation, M. Djoudi a expliqué que cette formule a contribué dans le passé à l’augmentation des importations des véhicules, à l’endettement des ménages et à la création de richesses extérieures. Il n’a pas exclu de relancer de nouveau ce type de crédit. «Mon souhait serait de le réinstaurer pour la production nationale et notamment les véhicules», a-t-il précisé. Cependant, il n'a avancé aucune date pour une éventuelle réintroduction du crédit à la consommation. Depuis quelques mois, les banques notamment étrangères multiplient les actions de lobbying auprès des pouvoirs publics pour obtenir une relance du crédit à la consommation. Interrogé pour savoir si l’opération de l’achat de Djezzy a été finalisée, Karim Djoudi a affirmé que «l’opération est actuellement en stade d’évaluation» et que c’est «l’Etat qui va acheter les actifs d’Orascom Télécom», sans donner plus de précisions.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts