+ Reply to Thread
Page 5 of 5 FirstFirst ... 3 4 5
Results 29 to 33 of 33
  1. #29
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Dimanche 2 Août 2009 -- Les bénéfices générés par le commerce informel des cosmétiques en Algérie ne pourront jamais être calculés avec précision tant que le flou continuera à planer sur cette activité. Au vu de cette incroyable quantité de produits déversés sur le marché, l'on peut dire que l'affaire est très juteuse et attire de plus en plus de commerçants informels, qui vous «refilent» allégrement des flacons à moitié vides ou du savon qui ne mousse pas ! Entre savons de toilette contrefaits, shampooings, crèmes à raser, after-shave, déodorants, crèmes épilatoires, de beauté, anti-rides, écran solaire, gels etc., la gamme est immense pour tous ces produits qui nous arrivent de l'Asie du Sud-Est et pas forcément de Chine. Selon un dernier bilan de juin 2009, la direction du Commerce de la wilaya n'a pu enregistrer que deux 2 P.V après 64 interventions des agents de la DCW, ce qui, a priori, paraît quelque peu dérisoire. «C'est un domaine très dur à gérer et contrôler. Ce commerce se pratique la plupart du temps sur la voie publique, et nécessite la présence des services de sécurité pour assurer la protection physique des agents de la DCW. Généralement, les magasins que nous contrôlons sont en règle d'où les résultats que nous obtenons». À ce sujet, M. Ghoumazi, responsable de la qualité au niveau de la DCW, ne cache pas «qu'il faudrait des moyens humains énormes pour réguler cet immense marché des cosmétiques». En général, indépendamment des revendeurs clandestins de la ville, une importante partie du négoce se passe au niveau des souks hebdomadaires, et là encore ce sont des sommes faramineuses qui échappent au Trésor public. Mais, en plus de ces évasions fiscales, il faut considérer un second chapitre aussi crucial et qui concerne la santé du citoyen. Tout cet étiquetage difficile à contrôler, toutes ces dates de péremption maquillées font que ces produits peuvent s'avérer nocifs pour la santé de l'usager. Alors que des cas de chutes de cheveux sont signalés çà et là, et que des éruptions cutanées et autres irritations sont de plus en plus fréquentes chez certains usagers, le docteur Baghou nous apprend que le service de dermatologie du CHU «enregistre, à ce titre, une moyenne de 5 cas par mois et qui sont en relation directe avec l'utilisation de ces produits souvent contrefaits ou périmés. En été, précise notre interlocutrice, et surtout pour ceux ou celles qui utilisent les crèmes de protection contre le soleil, ce chiffre est souvent multiplié par deux (10 cas par mois). Nous sommes, au quotidien, confrontés à des problèmes d'allergies diverses, d'eczémas et d'irritations cutanées diverses provoqués par des produits douteux».

  2. #30
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Lynda Louifi :


    Mardi 23 Février 2010 -- Les produits cosmétiques contrefaits inondent le marché algérien ces derniers temps. Inconscients des conséquences de l’effet de leurs «marchandises» sur la santé publique, les commerçants n’hésitent pas à proposer de vraies-fausses marques aux consommateurs. Ces derniers, malheureusement, sont de plus en plus nombreux à avoir recours à ce genre de produits. L’absence de contrôle et l’inconscience des consommateurs sont, en effet, des facteurs favorisant la propagation de ce phénomène qui prend des proportions alarmantes dans notre pays. Combien sommes-nous à avoir payé cher des marques de cosmétiques qui s’avèrent contrefaites. On est plusieurs, biens évidemment, à être arnaqués par des contrefacteurs de ce genre.

    Attention à la contrefaçon !

    Des déodorants proposés à 200, 150, voire 100 DA, des crèmes solaires à 200 DA, des solutions hydratantes à 400 DA, des parfums à moins de 500 DA... la liste est encore longue pour énumérer tous les produits cosmétiques vendus sur la voie publique. Fabriqués clandestinement en Algérie ou importés de Chine, les produits cosmétiques contrefaits sont bel et bien vendus dans des magasins, dans les marchés et sur les trottoirs, et ce au vu et au su de tout le monde. Faites attention, car il ne s’agit pas de prix raisonnables. Ce sont des produits cosmétiques contrefaits semblables aux marques internationales. Ces produits sont généralement proposés à des prix très bats, ce qui explique l’engouement des clients pour ce genre de commerce qualifié d’«informel». Il faut dire que le citoyen ne se rend pas toujours compte des séquelles que peuvent lui causer ces produits contrefaits. Dans la plupart des cas, rappelons-le, les femmes sont les plus exposées au danger, parce qu’elles font un usage excessif de ces produits. En effet, à 50 dinars, le marchand vous propose une gamme de produits cosmétiques, entre autres des shampoings, des gels coiffants, des produits de beauté ou encore des crèmes à appliquer sur les parties les plus sensibles du corps, à savoir la tête et le visage. Interrogées, la plupart des filles estiment que les produits de beauté de marque sont excessivement chers et ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Mais cela n’est pas une raison pour que ces dernières aient recours à des produits fortement dangereux. «Des fois, c’est impossible de faire la différence entre le produit d’origine et la copie», lance Amel, 25 ans, étudiante en troisième année d’interprétariat. Branchée à tous ce qui est du domaine de la beauté, Amel n’hésite pas à acheter ces produits, à chaque fois qu’elle en sent le besoin. «J’achète ce genre de produits au marché ou encore sur la route. C’est moins cher», estime-t-elle.

    Attention aux dégâts !

    Les spécialistes contactés estiment que ces produits cosmétiques contiennent des matières chimiques très dangereuses pour la santé des utilisateurs. «Ces produits sont à l’origine de plusieurs maladies de la peau. Un risque permanent guette les consommateurs utilisant des produits de beauté douteux», affirme le docteur Halouane, dermatologue installé à Réghaïa. Notre interlocuteur n’omet pas de nous citer quelques maladies dues à l’utilisation des produits contrefaits. «Les conséquences que peuvent entraîner ces produits douteux sur notre santé sont multiples, à savoir chute de cheveux, boutons, mycose ou irritation cutanée», a énuméré le Dr Halouane. Nawel est l’une des filles à avoir eu un sérieux problème de peau après avoir utilisé une crème pour le visage. «J’ai récemment acheté une crème de soins pour visage à 50 dinars. Le prix m’a attiré et je n’avais pas le choix car ailleurs il coûte très cher. Juste après l’application de la crème, j’ai ressenti de graves brûlures au visage», révèle Mounia, 24 ans. «Depuis, j’ai juré de ne pas avoir recours à ce genre de produits», ajoute-t-elle.

    Absence de contrôle

    En effet, aucun produit n’échappe à la contrefaçon en Algérie. Les produits cosmétiques ne sont pas épargnés par le phénomène. Faute de contrôle, les produits de beauté contrefaits inondent nos marchés. Les consommateurs, pour leur part, n’hésitent pas à recourir à ce genre de produits, et ce à cause de la baisse du pouvoir d’achat des Algériens. Ces produits, qui passent entre les mailles du filet des services de contrôle, mettent en danger la santé des consommateurs. Face à ce grand problème de santé publique, un contrôle draconien est exigé de la part des services chargés de la lutte contre la fraude au niveau du ministère du Commerce.

  3. #31
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mardi 23 Février 2010 -- La moitié des produits de consommation jugés dangereux signalés en 2006 à la Commission européenne étaient d’origine chinoise. Le nombre de signalements de produits peu sûrs est par ailleurs en forte hausse : + 32 % sur un an. En 2006, les jouets sont arrivés à la première place des produits dangereux les plus souvent notifiés à la Commission européenne par des pays européens. Suivaient les appareils électriques, les véhicules à moteur, les luminaires et les cosmétiques. Dans la moitié des cas, les produits en cause étaient d’origine chinoise. Cette mise en cause des produits importés de Chine figure dans le rapport annuel du système communautaire d’échange rapide d’informations (Rapex). Ce dispositif permet aux autorités nationales compétentes de signaler à la Commission tous les produits (à l’exception des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux) présentant un risque élevé pour la santé et la sécurité des consommateurs. 924 produits dangereux ont été signalés l’an dernier. Autre constat inquiétant : le nombre de signalements augmente. La hausse, très nette au cours des dernières années, est de 32 % sur 2006 par rapport à l’année précédente. Selon le rapport du Rapex, des mesures restrictives ont ainsi été appliquées au total à 924 produits dangereux l’an dernier, contre 701 en 2005. Les produits chinois représentant à eux seuls 440 signalements. [...] La Chine, premier pays montré du doigt dans ce rapport, est l’un des principaux exportateurs de produits de consommation à destination de l’Europe. Elle a pourtant signé en 2006 avec la Commission européenne un protocole d’accord et une feuille de route pour des jouets plus sûrs, rappelle Bruxelles. Il faut savoir que nombre de produits cosmétiques sont importés de Chine par l’Algérie. Nos laboratoires de contrôle devraient être plus vigilants si l’on veut éviter un grave problème de santé publique.

  4. #32
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    March 23, 2010 -- According to Algerian press reports, the Ministry of Commerce would consider a ban on the importation of certain products and cosmetics and a list of concerned items would be in preparation. Through this ban, Algerian authorities would aim to reduce the bill of cosmetics imports that have been rising steadily over recent years, but would also intend to promote the development of local supply and encourage foreign companies to enter into partnerships or manufacturing licenses agreements with Algerian operators. Quality controls could also be strengthened in the country as counterfeiting and parallel markets are prospering. For this purpose, Africa’s largest quality control laboratory dedicated to industrial products is about to be established in Algiers.

  5. #33
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Ali Idir :


    Mercredi 12 Mai 2010 -- Le gouvernement durcit les conditions d'importation, de vente et de fabrication des produits cosmétiques et d'hygiène corporelle. Selon un décret exécutif publié, mercredi 12 mai au Journal officiel, les producteurs et les importateurs devront désormais obtenir une autorisation du ministère du Commerce pour fabriquer, conditionner ou importer les parfums, les savons et les produits de beauté. Cette autorisation est délivrée sur présentation d'un dossier administratif composé de 15 pièces. Parmi elles, «les précautions particulières d'emploi du produit, l'indication de la composition qualitative du produit ainsi que la qualité analytique des matières premières, les résultats des analyses et des tests effectués sur les matières premières et les produits finis, les résultats des essais effectués et méthodes utilisées en ce qui concerne, notamment, le degré de toxicité cutanée, transcutanée ou muqueuse», selon le décret. Les importateurs et fabriquant devront également fournir «le nom, la fonction, et la qualification professionnelle de la ou des personnes physiques responsables de la fabrication, du conditionnement ou de l’importation et des contrôles de conformité», selon le texte. Le ministère du Commerce doit répondre, positivement ou négativement, dans un délai de 45 jours, à compter de la date de délivrance du récépissé de dépôt de la demande d’autorisation aux importateurs et producteurs de produits cosmétiques.

+ Reply to Thread
Page 5 of 5 FirstFirst ... 3 4 5

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts