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  1. #15
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    Mercredi 17 Septembre 2008 -- La production de la tomate industrielle a connu une baisse considérable durant les deux dernières décennies. Depuis la fin des années 1990, la filière n’arrive plus à satisfaire la demande nationale. D’où le recours à l’importation de produits de moindre qualité, voire douteux pour certains. Ils proviennent de Chine, de Turquie et surtout de Tunisie. Il s’agit du concentré de tomates qui ne peut aucunement rivaliser, du point de vue de la qualité, avec celui fabriqué localement. Pourtant, entre 1995 et 1996, l’Algérie produisait plus de 70 000 tonnes de double concentré de tomates. Cette quantité couvrait aisément les besoins nationaux. Mieux, notre pays a pu même en placer sur le marché international quelques dizaines de milliers de tonnes. Ironie du sort, l’Algérie est passée depuis, du stade d’exportateur à celui d’importateur…

    De nos jours, il n’est produit que la moitié de ce qui est transformé dans les unités en 1995. De nombreuses usines ont mis la clef sous le paillasson et plus de 7 000 postes d’emploi ont disparu. Seules quatre wilayas de l’est du pays, notamment Annaba, El-Tarf, Guelma et Skikda, assument actuellement la quasi-totalité des activités de la filière. Les prébilans font état d’une production de 460 000 tonnes de tomate fraîche sur ces quatre wilayas uniquement. Plus de 200 000 tonnes ont été cédées au marché. Le reste, c’est-à-dire 260 000 tonnes sont transformées par les industriels de cette région qui disposent d’une capacité de trituration de 10 000 tonnes/jour ; une quantité qui, faut-il le préciser, n’est pas négligeable. Les résultats révélés par les chambres d’agriculture de ces quatre wilayas affichent une production de 42 000 tonnes de double et triple concentré de tomates pour l’année en cours.

    Cette quantité représente en effet, à peu près, la moitié de ce qui est produit il y a une décennie de cela. M. Mohamed Chérif Ould L’hocine, président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), explique cette contreperformance par le fait que la filière est laissée à la libre appréciation des agriculteurs en collaboration directe avec les transformateurs. “Les choses ne se sont pas bien passées”, déplore-t-il. Il y a ainsi, souligne-t-il, un rétrécissement de la surface dévouée à cette filière. Cette superficie s’est rétrécie, selon lui, de près de 43 000 hectares (ha) auparavant à 8 000 ha en 2007. Et l’impact sur le niveau de la production a été aussitôt ressenti. Outre le marché, la “guéguerre” qui caractérisait la relation entre agriculteurs et industriels constitue l’autre problème à l’origine de cette situation.

    Seuls 42 000 tonnes de concentré de tomates sont produites en 2008

    “Chacune des deux parties voulait tirer la couverture vers elle”, explique M. Ould L’hocine sur les ondes de la radio Chaîne III. L’intervention du ministère de l’Agriculture a été suivie par la signature en mars 2007 d’un accord interprofessionnel. Celui-ci prévoyait d’atteindre certains objectifs, de fixer un prix préférentiel, à savoir 7 DA/kg cédé par les agriculteurs aux industriels et d’apporter un soutien direct aux producteurs estimé à 1,50 DA/kg et une aide aux transformateurs à hauteur de 1 DA/kg de tomate fraîche, intégrée dans le processus de production. Le président de la CNA a, par ailleurs, indiqué que l’État a décidé de soutenir aussi l’itinéraire technique de la filière à hauteur de 16 000 DA/ha aux profits des agriculteurs de la région. Cette aide est dédiée à l’achat des plants maraîchers, à l’engraissement…

    Le prix référentiel a été reconduit pour l’année en cours et il est respecté par toutes les parties. Pour lui, la filière commence à reprendre progressivement sa progression. Notre pays est, selon lui, sur la bonne voie pour assurer la couverture des besoins nationaux évalués entre 70 000 et 80 000 tonnes/an à partir de l’année prochaine. Il faut pour cela arrêter ce qu’appelle M. Ould L’hocine “hémorragie” de l’importation du triple concentré de tomates qui touche nos ressources financières. Le tissu industriel, composé de plus de 33 unités en activité, reste effectivement assez conséquent. Les capacités installées sont importantes et peuvent non seulement répondre à la demande nationale, mais elles sont aussi à même de réaliser des opérations d’exportation. Le président de la CNA, préconise en outre l’intensification de la surface consacrée à la production de tomate.

    Cette solution a porté ses fruits d’autant que des agriculteurs à l’Est ont pu atteindre un taux de rendement de 1 200 quintaux/ha de tomate fraîche. Or, le rendement moyen durant l’année en cours sur l’ensemble de la surface dédiée à la tomate qui ne dépasse pas 16 000 ha, est évalué à plus de 30 tonnes/ha. M. Ould L’hocine ne cache pas toutefois son appréhension quant à la façon avec laquelle seront menés cette intensification et les soutiens à apporter sur les plans technique, organisationnel et financier pour inciter les intervenants dans cette filière à aller vers un taux de rendement appréciable qui leur permettra de faire face à la concurrence déloyale “imposée par les autres pays pratiquant du dumping”, suggère-t-il.

  2. #16
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    Mercredi 8 Octobre 2008 -- Malgré les engagements pris par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la relance du secteur, notamment la redynamisation de la filière tomate industrielle, les agriculteurs et les transformateurs spécialisés peinent à voir la couleur de leur argent. Le rendement de la tomate reste très faible en Algérie par rapport à celui réalisé dans les pays voisins. Il tourne en moyenne autour de 15 t/ha, alors qu’il est à 75 t en Tunisie et à 68 t/ha en Italie. Réunis déjà à la fin de décembre 2007 au siège de la CCI Seybouse Annaba, ces derniers avaient décidé alors de constituer un bureau de cinq membres auxquels ils ont confié la mission de soumettre aux plus hautes instances du pays le véritable plan de sauvetage de la filière, que le collectif préconise, et dire de vive voix aux autorités concernées les conséquences d’une telle situation sur les plans économique et social, si celle-ci venait à perdurer encore. À ce propos, les conserveurs évoquent la perspective du recours à très court terme à l’importation intégrale des besoins nationaux. Une production annuelle de moins de 20 000 tonnes comme celle enregistrée depuis une dizaine d’années ne saurait, en effet, suffire à répondre aux besoins globaux de la consommation locale qui sont estimés eux à plus de 70 000 tonnes. Cette première démarche n’ayant pas abouti, c’est un véritable appel de détresse que lance encore une fois à partir d’Annaba, aujourd’hui, les conserveurs de la région Est, lesquels se disent convaincus que la ruine de la filière est imminente et que cette tendance se confirme au fil des mois.

    Des fermetures d’usine en cascade

    Toujours selon les représentants des producteurs, les 17 usines de transformation implantées pour la plupart à l’Est, avec une part de 80% de la production nationale, n’arrivant pas à dépasser le seuil des 25 000 t, malgré des efforts soutenus — ceci alors que leurs capacités installées de transformation cumulées dépassent les 160 000 t — sont dans une impasse. Pis, 11 d’entre les conserveries citées ont été contraintes de déclarer faillite à partir de 2004 et sont confrontées actuellement encore à des tracasseries judiciaires pour non-paiement des agriculteurs. Les autres producteurs encore en activité ont dû, quant à eux, faire face à leurs créanciers en plus de subir les contraintes de performances quotidiennes imposées par l’outil de travail. “Ceux qui continuent à produire bon an, mal an, font face à la concurrence imposée par l’importation licite et illicite du concentré de tomate de Tunisie, de Turquie et curieusement de Chine et des Émirats arabes unis, pays qui n’ont pourtant pas la réputation d’être des producteurs de ce fruit”, proteste le président de la Chambre de l’agriculture.

    Le bonheur des requins de l’import

    Cette invasion du marché national fait rager, comme on peut aisément le comprendre, les opérateurs de la filière, qui n’hésitent pas à crier à la concurrence déloyale et à qualifier le concentré importé de “mélasse de tomate”. Il s’agirait, dénoncent-ils, d’un vulgaire mélange de betterave, de potiron, de colorants, un produit de substitution qui ne peut, en aucun cas, concurrencer le concentré de tomates produit en Algérie, qui lui est de très bonne qualité, parce que produit à partir de tomate pure. Les connaisseurs insistent sur l’expérience et le savoir-faire exceptionnels des producteurs algériens pour dire l’illogisme de la situation. Les quantités de concentré importées ont augmenté, passant de 2 600 tonnes en 2001 à 38 100 tonnes en 2004. Pour avoir une idée sur l’importance de ce produit de base dans la cuisine algérienne, il faut indiquer que la consommation nationale annuelle par habitant est de 4 kilogrammes. Les mesures incitatives prises par l’État pour aider agriculteurs et transformateurs jusqu’ici n’ont pas été suffisantes. “La prise de conscience des pouvoirs publics en ce qui concerne l’ampleur du désastre en ce temps-là était aussi tardive qu’inefficace”, explique un membre de la Chambre de l’agriculture d’Annaba. Avant d’ajouter : “Le soutien de l’État à l’agriculteur de 1,5 DA/kg et de 1 DA/kg accordé au transformateur ainsi que le prix minimum garanti à la livraison de la tomate fraîche fixé à 4,5 DA/kg n’ont pas porté leurs fruits.” Selon cet intervenant qui se présente comme ingénieur en aménagement rural, très peu d’entre les agriculteurs peuvent prétendre aux 16 000 DA/ha promis. Cette aide n’étant accordée par l’État aux agriculteurs spécialisés dans la filière que si le protocole technique pour la culture de la tomate en hybride est suivi. Pour celle fixée aux agriculteurs qui continuent à produire la tomate traditionnellement, cette aide est de l’ordre de 11 000 DA à l’hectare.

    La filière a vécu des jours meilleurs

    On rappelle alors avec nostalgie qu’en 1995 et en 1996, les besoins du pays qui étaient évalués à 70 000 tonnes du double concentré de tomates avaient été largement satisfaits par la production nationale et que plus de 30 milliers de tonnes avaient même pu être exportés. Une embellie qui n’a malheureusement pas duré dans le temps. Bien au contraire. Le soutien direct, du type de celui dont bénéficie les producteurs européens, par exemple, n’étant pas assuré aux producteurs algériens, on a commencé à assister aux premiers signes de découragement de ceux-ci. Le démantèlement tarifaire décidé par le gouvernement en 2001 aussi bien sur le double que sur le triple concentré de tomates s’étant traduit par la taxation additionnelle à l’importation qui est passée de 60% à 30% a eu les conséquences ravageuses sur la filière que l’on sait. Les quantités de concentré importées se sont envolées, passant de 2 600 tonnes en 2001 à 38 100 tonnes en 2004. Les retombées négatives de ces mesures fiscales se sont ensuite répercutées, au niveau national, sur les agriculteurs qui se sont vu acculer malgré eux à abandonner la culture de ce produit devenu peu rentable à leurs yeux. Les surfaces cultivées sont passées en quelques années de 43 000 à 8 000 ha suite à une brouille entre agriculteurs et transformateurs au sujet des prix imposés par l’État. Concrètement, aujourd’hui, les concernés espèrent une intervention aussi prompte qu’efficace de l’État pour préserver les 120 000 postes d’emploi générés en amont et en aval par la filière et dépasser, à l’avenir, le cap des 350 000 t de tomate fraîche, produites durant les années fastes.

    Les prémices d’une embellie, pourtant

    Ce n’est que tardivement, c’est-à-dire en juin de cette année, qu’un accord interprofessionnel est intervenu, seulement après que les pouvoirs publics eurent décidé d’encourager la filière en réajustant le prix de référence de ce produit à hauteur de 7 DA/kg et en fixant le soutien à la production à 1,50 DA/kg de tomate fraîche et à 1 DA/kg de tomate intégrée à la transformation. Les prébilans de l’exercice en cours augurent d’une nouvelle embellie en tout cas. Les prévisions font état à la mi-septembre courant d’une production de 460 000 tonnes de tomate fraîche, soit 200 000 sur le marché du produit frais et 260 000 orientées vers le secteur de la transformation qui dispose, précise-t-on, de capacités importantes de trituration. Selon des sources bien informées, un engagement plus conséquent de l’État, quant à la préservation de la filière, devrait être formalisé incessamment. Ces mêmes sources affirment que le ministère de tutelle, encouragé par les résultats obtenus par un champ expérimental à Guelma, envisagerait des discussions sérieuses avec les producteurs quant aux voies et moyens à mettre en œuvre en vue d’améliorer de manière conséquente le rendement à l’hectare.

  3. #17
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    Mercredi 22 octobre 2008 -- Deux conteneurs de concentré de tomate importés de Chine ont été bloqués, cette semaine, au port d'Oran par les inspecteurs de contrôle de la qualité et de la conformité des produits importés, opérant au port d'Oran. Un blocage décidé à la suite d'une plainte déposée par un fabricant du produit et détenteur de cette marque enregistrée au niveau de l'INAPI.

    L'enquête enclenchée à la suite de cette requête introduite auprès des services concernés, a révélé que le produit importé avait la même marque que celle produite localement et, par conséquent, il prêtait à confusion. Une forme de contrefaçon interdite par la loi en vigueur comme l'explique un inspecteur chargé du dossier. Et d'ajouter que les mesures préliminaires devant être prises dans l'immédiat étaient de bloquer le produit importé de Chine, des boîtes de 380 g et dont le montant global avoisine les 454 millions de centimes. Des prélèvements d'échantillons ont été, également, effectués et remis aux services du laboratoire le CACQUE, en vue de s'assurer de la qualité et de la conformité du produit.

    Pour les agents du contrôle, il s'agit d'une imitation de marque et des poursuites seront engagées dans le cadre de ce dossier, sachant que l'opération d'importation a été légale, en bonne et due forme et seul le fournisseur est en cause. Les agents chargés du dossier précisent que le produit restera bloqué et le dossier sera transmis au parquet.

    A vrai dire, la lutte contre la contrefaçon ne cesse d'être au centre des préoccupations des instances centrales. Un phénomène qui prend, de plus en plus, d'ampleur portant des préjudices énormes aux pays producteurs, comme c'est le cas en Europe et en Amérique. En Algérie, les recherches entreprises par les services du ministère du Commerce, dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon, a donné lieu à la saisie, en 2006, de 900.000 produits contrefaits dont des cosmétiques. En 2007, 1,6 million de produits non-conformes ont été saisis.

    Un constat de fait qui incite davantage les producteurs à procéder à l'enregistrement de leurs marques, ce qui permettra aux services du Commerce et des Douanes d'intervenir pour signaler toute anomalie liée à une quelconque reproduction frauduleuse. Notons, par ailleurs, que les douanes ont signé des conventions dans le domaine de l'expertise des produits avec des sociétés étrangères et algériennes.

    Un projet de création d'une sous-direction chargée de la lutte contre toute forme de fraude et par conséquent de la contrefaçon, sera prochainement mis en place par la direction générale des Douanes. Ce dossier vient s'ajouter, rappelons-le, à celui des deux conteneurs de cosmétiques bloqués au port par la direction régionale du Commerce, il y a quelque temps. Les inspecteurs avaient relevé, au cours de cette affaire, une fausse déclaration sur l'origine du produit, en plus d'une imitation frauduleuse de la marque.

  4. #18
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    Mercredi 4 Mars 2009 -- Les cinq dernières années ont enregistré une importante chute dans la production de tomates industrielles dans les wilayas productrices, à savoir Annaba, El Taref, Skikda et Guelma. 14 sur 19 unités de transformation et la conservation de tomates ont été fermées, et la superficie de 30 milles hectares, qui permettait la création de pas moins de 100 milles postes d’emploi par année, a été réduite à 9 milles hectares. Les experts agriculteurs relevant du domaine des conserves, ont estimé à l’unanimité que les différentes formes d’aides de l’état qui ont été destinées aux agriculteurs afin de rendre la gloire, perdue, à la tomate industrielle, ont échouées durant la dernière décennie. Les fonds de soutien ont versé des tonnes de production avariée dans les cols, les rivières et les routes à cause de la faiblesse de la capacité de la conservation, après la fermeture de ces 14 unités industrielles, reparties dans les wilayas productrices.

    La culture de la tomate industrielle occupait, 10 années auparavant, une superficie de 30 milles hectares dans les wilayas productrices du Nord-Est pour un nombre de 5000 agriculteurs producteurs, et ce, à partir de la préparation de leurs pépinières, durant le mois de janvier jusqu'au mois de Mars qui est le mois de la plantation, pour les cueillir durant les derniers jours du mois de Juin, et enfin les commercialiser, durant la période qui s’étend jusqu’à la fin du mois d’Août. Cela permettait la création de plus de 100 milles postes d’emploi pour une durée de 8 mois. La plupart de cette main d’œuvre faisait partie de la classe sociale pauvre des quartiers avoisinant les terres agricoles, et cette culture attirait, durant les vacances scolaires estivales,15 milles enfants scolarisés et 500 étudiants faisant partie des familles les plus démunies.

  5. #19
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    Mercredi 4 Mars 2009 -- Dans le souci de couvrir les risques auxquels fait face la filière de la tomate industrielle, la branche assurance de la Caisse nationale de la Mutualité agricole (CNMA), vient de lancer un nouveau produit d'assurance. Selon le chargé des assurances au niveau de la mutualité, M. Chérif Benhabiles, cité par l'APS, le produit dit « assurance multipérils » va couvrir la culture de la tomate destinée à la transformation contre un ensemble de risques aléatoires comme les inondations, la grêle, le gel, les tempêtes etc., qui rendent l'agriculteur ou le producteur incapable de protéger sa production et de la mener à terme. M. Benhabiles a indiqué que la CNMA-assurance a eu l'autorisation du ministère des Finances pour commercialiser ce nouveau produit, après l'avoir testé au niveau de la wilaya de Guelma, spécialisée dans la culture de la tomate destinée à la transformation, où il «a eu un écho favorable de la part des agriculteurs».

    Par ailleurs, une nouvelle assurance «stabilité du revenu» de l'agriculteur cultivant dans cette filière est en vue. Cette assurance est destinée à supporter la différence entre le coût de la production et le prix de revient du produit en cas d'une chute importante des prix sur le marché. « Parfois le prix de vente du produit aux transformateurs ne reflète pas les coûts élevés de la production qui peuvent atteindre jusqu'à 300.000 DA par hectare (ha), donc en cas de déficit, c'est à nous de le supporter », a expliqué ce responsable. Ces nouveaux produits permettront, d'une part à l'agriculteur de pérenniser son activité, et donc, son revenu, et de se mettre à l'abri d'une éventuelle difficulté financière, et d'autre part, de préserver la filière tomate afin de satisfaire les besoins nationaux et de réduire la facture des importations du double concentré de tomate», a-t-il ajouté. En outre, la CNMA veut aussi améliorer le ‘'contrat d'assurance multipérils'' pomme de terre, en intégrant l'assurance rendement sur cette culture pour couvrir non seulement les risques auxquels est exposé le cultivateur (climat, maladies...), mais lui assurer aussi un revenu minimum et le rendre solvable auprès des banques puisque dans le cas d'incapacité de remboursement d'un prêt bancaire, la caisse remboursera à sa place. Elle compte aussi développer un produit d'assurance spéciale à l'élevage bovin, notamment les vaches laitières, avec un contrat d'assurance adapté aux différents risques touchant le cheptel et la production de lait.

    Pour rappel, le comité de réflexion chargé de la mise en conformité des statuts de la Caisse nationale de Mutualité agricole (CNMA) avait proposé, il y a une dizaine de jours, de créer une Caisse d'épargne agricole en remplacement de la CNMA-banque, gérée actuellement par un administrateur. C'est ce qu'a annoncé le directeur général de la CNMA, M. Kamel Arba, à la presse, en marge d'une réunion qui a regroupé le président de la chambre nationale de l'agriculture (CNA), le secrétaire général de l'Union nationale des paysans algériens, et les présidents des Caisses régionales de mutualité agricole (CRMA. « Nous proposons une nouvelle Caisse qui reprendra le personnel et les structures de la CNMA-banque avec un nouveau statut et une nouvelle gestion sous forme de Caisse d'épargne agricole », avait déclaré M. Arba. Cette nouvelle caisse, a t il ajouté, sera financée grâce à l'épargne de ses adhérents composés essentiellement d'agriculteurs, d'éleveurs et d'opérateurs de l'agro-industrie. M. Arba a précisé, toutefois, que la mise en place d'une caisse d'épargne agricole estune option parmi d'autres que le Comité suggérera au ministère de l'Agriculture et du Développement rural. La révision des statuts de la CNMA-banque va se faire dans le cadre de la nouvelle loi sur l'orientation agricole et celui de la nouvelle politique du secteur, a souligné M. Arba. Selon un rapport de la CNMA, l'année 2008 a été marquée par « l'inadaptation du financement du secteur de l'agriculture par les banques à caractère commercial ».

  6. #20
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    Dimanche 29 Mars 2009 -- Période propice pour le lancement de la campagne de culture de la tomate industrielle, le mois de mars est loin de susciter l'engouement qui lui sied, tant auprès des agriculteurs que des conserveurs, cette filière n'ayant pas cessé de battre de l'aile ces dernières années. En effet, avec pas moins de 10.000 ha cultivées de 1997 à 2005, sept conserveries à travers les communes de Besbès, Zerizer, Echatt, Ben M'hidi et Boutheldja, 52% des besoins nationaux en concentré de tomate et des centaines de postes d'emploi directs et indirects, la filière de la tomate, pour de multiples raisons, est loin de sortir des obstacles qui la minent, augurant, au train où vont les choses, un avenir des plus catastrophiques dans une région où la culture de la tomate industrielle était considérée comme la reine des cultures. Qu'on en juge. Des presque 12.000 ha cultivés, les surfaces consacrées à cette culture se sont rétrécies pour atteindre à peine 2.500 ha. Les agriculteurs diront qu'ils ont énormément perdu, jusqu'à connaître la faillite pour certains d'entre eux, avec des créances détenues auprès de certaines conserveries et les inévitables recours à la justice. Même l'année passée, leur production n'a pas trouvé preneur et ils ont dû pour certains se débarrasser d'une partie de leur production à cause des conserveries pour la plupart fermées.

    D'autres ajouteront que même les mesures incitatives introduites depuis deux ans avec les 10.000 dinars à l'hectare, travailler dans toutes ses phases jusqu'à la prime sur la production livrée à la conserverie, au regard du cahier des charges à satisfaire, est loin d'être suffisant vu la dynamique voulue à un secteur qui agonise. Pour l'association des conserveurs de tomates, c'est le dépit total et un avenir des plus incertains qui se profile à l'horizon. En effet, estiment nos interlocuteurs, pionniers dans l'agro-alimentaire, «investir et rester dans son pays, c'était leur credo». Aujourd'hui, la quasi-totalité des conserveries sont fermées et n'ont pas fait campagne l'année passée. Seulement dans la wilaya d'El-tarf, sur les sept conserveries existantes, dont les deux plus grandes (celles des Aurès à Besbès et El-Bourten à Zerizer, qui produisaient 3.500 t/jour de concentré de tomate, seulement deux petits conserveries ont fait campagne. Toutes leurs démarches vers les responsables à différents niveaux pour leur venir en aide sont restées vaines. Leur faillite est due à la concurrence déloyale de la vente à perte et des AGO bancaires. En ce sens, ils attendent un geste du premier magistrat du pays pour au moins voir des banques effacer deux à trois années de ces AGO. Côté services agricoles, c'est le traintrain de chaque année, avec la sensibilisation des agriculteurs sur cette campagne. Pour le président de l'UNPA d'El-Tarf, «avec le règlement de certains problèmes des agriculteurs et des conserveurs qui inhibent quelque peu le devenir de cette filière stratégique, il sera attendu une véritable relance de cette filière dans les années à venir».

  7. #21
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    Samedi 18 Avril 2009 -- La nouvelle politique agricole et l'effacement de la dette des agriculteurs vont-ils permettre aux conserveurs de tomates de relever le défi ? Pas sûr, répondent-ils, du fait de la crise qui secoue fortement, ce secteur tend vers un déclin dangereux. En effet, sur les 16 usines de transformation de la tomate, 12 sont à l'arrêt depuis fort longtemps. Les causes ? Elles sont multiples et variées. la première est d'ordre naturel, qui, cette année, est venue des fortes pluies qui ont poussé à des opérations de lâchées de barrages, ce qui a tué les plans de tomate du fait des inondations, d'où la perte de production en terres basses. Les 72 heures de pluies diluviennes qui se sont abattues sur les régions Est du pays ont été néfastes pour cette forme d'agriculture industrielle destinée à la transformation. Cet aléa est venu aggraver la situation des conserveurs rongés par d'importants frais financiers dont, entre autres, les pertes de change qu'ils n'arrêtent pas de réclamer depuis de longues années. «Aujourd'hui, on sent de nouveau que notre situation est loin de connaître une nouvelle montée de production, car seulement 4 usines sont en activité. Pour une demande assez importante du produit», nous a fait part de cette remarque un conserveur dont l'usine est à l'arrêt. Ce dernier met aussi, en évidence, la subvention de l'Etat qui est loin de compenser l'écart en matière de surcoût du produit fini. Le 1,5 dinar alloué par l'Etat aux conserveurs ne sont récupérables qu'après paiement du produit au fellah.

    «Pour prétendre à cette compensation, il faudrait être en mesure de constituer un important dossier, qui comporte comme pièce maîtresse un contrat avec un fellah, propriétaire. Cette disposition a été prise sans tenir compte de la situation du foncier agricole. Les fellahs avec qui nous traitons sont tous locataires. Donc, pas de titre de propriété, pas de contrat. Par conséquent, pas de compensation», a tenu à souligner notre interlocuteur. Cette situation a, selon certains observateurs, poussé nos voisins tunisiens à opter pour une augmentation de plus de 30 % de leur production pour inonder le marché algérien. Le produit tunisien, faut-il le rappeler, est présent en force sur nos étals, en l'asbence d'une production nationale satisfaisante quantitativement et qualitativement. En plus, les voisins tunisiens ne sont pas soumis aux différentes impositions et aux mêmes conditions que les producteurs algériens. Un dossier a cependant été constitué et transmis au ministre de l'Agriculture, mais qui reste pour l'instant lettre morte. Dans ce dossier, nous a-t-on dit, un diagnostic complet de la situation a été établi avec quelques variantes qui pourraient sortir le secteur de cette crise et relancer l'activité avec tous ses dérivés et ses multiples annexes liées à des transformations de la tomate et autres produits agricoles. Les conservateurs demeurent attentifs à toute mesure qui pourrait être salvatrice pour leurs usines à l'arrêt depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. peut-être qu'avec ce troisième mandat, le président de la République procèdera à des changements bénéfiques pour le pays.

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