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  1. #29
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    Dimanche 12 Juillet 2009 -- Pas moins de 12 fellahs de la wilaya d'Annaba viennent de se regrouper à El-Hadjar, en vue de se concerter sur les actions à entreprendre dans le but d'attirer l'attention des autorités locales sur le devenir de leurs récoltes. Le débat était houleux et la crainte très perceptible sur les visages des uns et des autres. La discussion donnait parfois libre cours à la colère. Hadj Abdelkader, qui semble mener le groupe, nous a dit que des milliers d'hectares de terres arables réservées à la culture de la tomate industrielle sont désormais laissés en jachères, causant de lourdes pertes aux fellahs des wilayas d'Annaba, de Skikda et d'El-Tarf. La culture de la tomate industrielle, qui autrefois faisait la joie des habitants de toute la région de par les milliers d'emplois qu'elle créait, à savoir 142.000 en amont et en aval, est aujourd'hui une source de problèmes continus. «Nous ne savons plus à qui nous adresser. La culture de la tomate dans notre région est appelée à disparaître laissant désormais le monopole aux importateurs qui dictent leurs lois en favorisant les produits tunisiens, turques et italiens au détriment de la production locale», nous a dit Hadj Abdelkader en nous invitant à aller voir les étalages de tous les magasins de toutes les villes d'Algérie et en s'interrogeant sur le devenir de ses 400 hectares sur les 27.000 qui totalisent les terres réservées à cette récolte dans la région. «Ce n'est pas la production de la tomate qui nous dérange ou qui nous fait peur, mais c'est sa commercialisation qui s'érige aujourd'hui comme obstacles à nos yeux. Nous ne trouvons plus preneurs et toutes les usines sont fermées, a ajouté notre interlocuteur.

    Contacté par nos soins, un des conserveurs de tomate de la région, qui a préféré garder l'anonymat, nous a fait savoir que notre pays qui produisait autrefois 160.000 tonnes de double concentré de tomate ne produit aujourd'hui que 40.000 tonnes soit un manque à gagner de 120.000 tonnes. Les besoins du pays sont estimés actuellement à 90.000 tonnes. «Si nous arrivons à atteindre notre vitesse de croisière, nous rélèverons le défi de l'exportation et nous allégerons à coup sûr la facture alimentaire», nous a encore dit notre interlocuteur qui met en évidence les prix de la tomate fraîche qui, lui a atteint ces jours-ci les 100 dinars en attendant des jours meilleurs du mois de Ramadan. Selon Hadj Abdelkader, la situation actuelle favorise énormément la concurrence qui ne fait que doubler sa production et tirer d'énormes bénéfices du marché algérien rendu vierge de par la chute vertigineuse de sa production. Les fellahs, nous a-t-il dit, couvent une incertitude totale quant à la relance de la production et se souviennent encore de l'année 2002 où toute une récolte avait été jetée et détruite au alentours de l'aéroport Rabah Bitat. Fini l'image de ces centaines de tracteurs agricoles qui sillonnaient les différents champs pour la collecte et le dépôt de la tomate au niveau des usines, où l'on rencontraient le plus souvent d'énormes chaînes de véhicules qui attendaient les déchargements. Des milliers de jeunes étaient alors occupés aux cueillettes de ce produit qui faisait autrefois la joie des ménages et procurait des revenus.

    Sur l'arrêt des usines, notre interlocuteur nous a relaté les difficultés rencontrées par ces opérateurs qui, selon lui, ne désarment pas pour trouver une solution qui sied à tout le monde. «Les banques ne nous aident pas. Aujourd'hui, sur les 22 usines implantées à travers le territoire national, 3 seulement sont en activité et quelle activité ! On nous imposait durant les années 1990 des taux d'intérêt de l'ordre de 24 % en plus du phénomène de la perte de change qui avait été effacée pour le secteur public sans que l'action n'en soit étalée au secteur privé. En plus les banques ne nous ont pas accompagnés avec des crédits de campagne, malgré l'existence de garantie qui se formalise par un prix minimum de 200 milliards de centimes pour chaque usine, nous a encore expliqué» notre interlocuteur qui soutient toute action des fellahs allant dans le sens d'une véritable préoccupation économique profitable au pays. Ce dernier au même titre que les fellahs regrettent la situation à laquelle est arrivée le secteur et déplore l'absence d'interlocuteur valable à même de leur assurer une solution vitale pour cette activité, qui s'entoure désormais de phénomènes destructeurs tels, entre autres, l'inondation du marché de produits étrangers et l'absence d'encouragement pour la relance de la filière locale.

    Les capacités nominales des usines installées sont à même de submerger le marché national et s'installer en exportateur du produit en quantité et en qualité défiant toute concurrence, pour peu que l'on accorde si peu de crédits aux opérateurs et fournisseurs de la matière première, par la mobilisation des efforts pour trouver une solution aux problèmes que traînent les conserveurs dans leur aspect pertes de change, relèvement des concours bancaires au niveau des besoins réels de l'exploitation engendrée par les capacités installées à l'exemple de ce qui se fait en Tunisie qui compte pas moins de 60 unités de transformation de la tomate. À l'heure où nous mettons sous presse, la problématique demeure posée et des tractations sont en train de se faire dans le but d'une action commune, fellahs-conserveurs. On parle pour l'instant de prise de contact en vue d'une coordination des efforts pour alerter les autorités nationales sur le danger qui menace l'extinction d'une filière aussi porteuse que celle de la tomate industrielle, dont la transformation est fortement demandée par les ménages.

  2. #30
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    Lundi 13 Juillet 2009 -- Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a indiqué, hier, en marge d’une réunion avec les cadres de son secteur, au siège du ministère, que l’Etat a décidé d’encourager tous les intervenants dans la filière tomate. Cet encouragement se traduira par le versement d’»une prime, à partir de cette année, aussi bien pour les producteurs que pour les transformateurs de tomates», a assuré le ministre. A titre d’exemple, les agriculteurs de Boumerdès ne peuvent que s’en réjouir, puisqu’il est attendu que la production de tomate augmente dans cette wilaya, d’ici à la fin du mois, à 360 000 quintaux (qx), soit une hausse de 140 000 qx par rapport à la saison écoulée. M. Ghazi Mohamed, de la Direction des services agricoles (DSA) de Boumerdès, qui a annoncé ces chiffres hier, a indiqué que «le rendement à l’hectare, pour cette année, pourrait atteindre plus de 600 qx, contre seulement 400 qx l’année passée». Ce volume de production est prévu sur une surface ciblée de 600 ha, contre 550 ha durant la saison écoulée. «Cette amélioration du rendement de la wilaya en tomate est expliquée par la maîtrise du programme de traitement de la production avec des méthodes biologiques favorisant le bon usage des produits phytosanitaires et pesticides adéquats en temps opportun et de façon régulière», a ajouté M. Ghazi, cité par l’agence de presse officielle. Les mesures préventives prises par les agriculteurs en temps opportun leur ont permis de se mettre à l’abri des grandes pertes de récoltes enregistrées l’année dernière, en raison notamment du «ver gris», à l’origine de la destruction de plus de 20 % de la production de tomate en 2008. Les régions réputées pour la production de la tomate à Boumerdès sont Cap Djinet, Zemmouri, Boudouaou, Ouled Hadadj, Sidi Moussa et Hamadi.

  3. #31
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    Lundi 13 Juillet 2009 -- Il est loin le temps où la culture de la tomate industrielle, fierté de la wilaya d'El-Tarf et pionnière en la matière avec presque 10.000 hectares consacrés à cette culture, ses sept conserveries, ses centaines de postes d'emploi, faisait entrer le sourire chez les familles. En effet, le déclin est bel et bien consommé avec un peu plus de 1.000 ha cultivés cette année et juste une toute petite conserverie qui peine à démarrer alors que les autres, comme celles des Aurès à Denden dans la commune de Besbes et El-Bousten à Zerizer de grande envergure, sont à l'arrêt et n'ont pas fait campagne, au grand désarroi des professionnels et autres agriculteurs de cette filière de la région. Pourtant, leurs démarches et cris pathétiques en vue de redorer le blason terni de cette culture par les incompréhensions et autres faux-fuyants ou irresponsabilités, c'est selon, n'auront pas apporté à leurs moulins toujours à sec. Au demeurant il s'agit de cette chaîne naguère bien huilée et qui a fini par connaître des grincements loin encore de s'estomper. D'abord, il y a ces agriculteurs et malgré les mesures incitatives introduites par l'Etat, il y a de cela deux années avec 10.000 DA jusqu'à 15.000 DA à l'hectare travaillé dans toutes ses étapes et prime de 1,50 DA pour le kg à la livraison à la conserverie qui disent qu'ils n'en peuvent plus de travailler à perte, car leur production est souvent jetée ou laissée pourrir dans les champs du fait de ces conserveries restées fermées. Nos interlocuteurs diront qu'il faut aider les conserveries, seul gage d'une relance de cette filière. Pour les conserveurs, outre la concurrence déloyale qu'ils subissent à travers les importations du triple concentré de tomate parfois douteux, un doigt accusateur est pointé envers les banques, qui ne font rien pour les aider à travers ces crédits de campagne nécessaires pour entreprendre la campagne. À cela s'ajoutent d'autres aléas comme les pertes de change et ces fameux AGO bancaires qui pèsent sur eux comme une chappe de plomb. En cette année où, d'habitude le kg de la tomate faisait la joie des ménages avec un prix pour le kg qui n'excédait pas les 10 DA, aujourd'hui du prix de gros la tomate est cédée à 30 DA et se vend au détail à 40 DA et plus le kg. Ceci dit, conserveurs et agriculteurs souhaiteraient une intervention de l'Etat à même de redynamiser cette filière à travers un effacement partiel des AGO bancaires, un allègement fiscal et une meilleure vision des choses de la part des banques et ce, pour rendre le sourire et la gaieté chez ces centaines de jeunes qui travaillaient l'espace de un ou deux mois pour se faire un peu d'argent de poche et, par extension, diminuer les dépenses en devises provenant des importations au détriment de la production nationale au label bien établi et à la qualité irréprochable comme le confirment ces distinctions internationales qui consacrent la tomate algérienne la meilleure et la plus raffinée par rapport aux autres concentrés de tomate des autres pays.

  4. #32
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    Lundi 20 Juillet 2009 -- La menace de cette maladie, prévient un technicien de l’agronomie, risque de porter un coup dur à l’agriculture dans les plaines côtières de Béjaïa où les produits des cultures maraîchères, notamment, sont plus orientés vers le marché que l’autoconsommation. Cette maladie qui ravage particulièrement des cultures potagères telles que la tomate, la poire et la pomme de terre, appelée également la « mineuse des tomates », explique notre interlocuteur, a été repérée en Algérie en 2008 en provenance de l’Europe et de l’Amérique du Sud. Tuta absoluta se propage la nuit à travers une mouche qui porte d’ailleurs le nom de cette maladie. L’insecte en question long de 7 mm s’attaque, chaleur aidant, aux fruits verts comme aux fruits mûrs. Compte tenu des pics de chaleur de ces derniers jours, la Tuta absoluta sévit encore et menace notamment les vergers et potagers. A Béjaïa, l’alerte à cette maladie dévastatrice des champs de culture a été récemment déclenchée. Des mesures préventives à même de protéger les espaces agricoles de la bande littorale ont été prises. La subdivision de l’agriculture d’Aokas a redoublé d’efforts, selon les déclarations de son chef, pour sensibiliser les agriculteurs et les accompagner dans la lutte contre cette maladie, ne serait-ce que pour diminuer les risques de contamination.

    La campagne a ciblé six communes du littoral, territorialement rattachées à la subdivision d’Aokas, à savoir Tichy, Aokas, Tizi n’berber, Souk El Tenine, Melbou et Tamrijt. C’est à l’issue de plusieurs rencontres tenues en juin passé et auxquelles ont participé les agriculteurs et en collaboration avec l’inspection de la protection des végétaux de Draâ Ben Khedda, que les participants sont parvenus à dresser un état des lieux quant à la progression de la Tuta absoluta. Désherbage, élimination des plantes suspectes ou atteintes, désinfection de l’intérieur et l’extérieur des serres ainsi que des sols cultivés sont autant de mesures préventives préconisées pour lutter contre cette maladie. Mieux encore, la protection des ouvertures des serres par l’utilisation des filets dits « insect-proof » et le recours aux pièges à phéromones, empêchant l’intrusion des insectes, sont également des méthodes indiquées aux agriculteurs pour maîtriser plus au moins la lutte contre cette maladie. « Nous avons procédé à la distribution de pièges au profit des agriculteurs et installé des cellules d’écoute en mettant à contribution des agents de vulgarisation mobilisés à travers les six communes », rassure un responsable de la subdivision d’Aokas.

    Chez les agriculteurs de la région que nous avons rencontrés, c’est l’appréhension et le désarroi. « En plus des effets induits par la chaleur et les incendies, la maladie risque de réduire considérablement la production locale en tomate et d’endommager plusieurs plantations de potagers et de vergers », s’inquiète Salem Mimoune, un agriculteur. L’inquiétude de ce dernier, tout comme les autres agriculteurs, s’explique aussi par la crainte de ne pas pouvoir assumer à eux seuls les frais induits par les traitements agricoles. « Rien que pour les traitements (insecticide et pesticide), j’ai dépensé plus 20 000 dinars », se plaint encore Salem. « L’Etat doit nous venir en aide en dédommageant les agriculteurs dont les plantations sont souvent ravagées soit par les maladies soit par les incendies et les inondations », renchérit Belkacem, un autre agriculteur. Subséquemment à la propagation de la Tuta absoluta, les agriculteurs, tout en justifiant les prix élevés des légumes, notamment la tomate, n’écartent pas une autre flambée des prix. En d’autres termes, l’humidité et la chaleur accentuée surtout par les incendies saisonniers ont leur incidence sur la production maraîchère d’une manière générale et en particulier sur la tomate dont les prix restent inabordables même en été.

  5. #33
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    Lundi 20 Juillet 2009 -- Après avoir été détecté dans plusieurs wilayas du pays, le parasite ravageur de la tomate, le «Tuta Absoluta» ou «mouche espagnole», a été repéré dans trois grandes wilayas du sud du pays : Biskra, El-Oued et Ouargla. Ce parasite aperçu en Espagne dans la région de Valence en 2006, puis au Maroc en 2007 et en Algérie, à Mostaganem, vers 2008, serait originaire d’Amérique du Sud. C’est un parasite dévastateur sérieux, disent les spécialistes. Ses larves s’alimentent de toutes les parties des plants de tomate, au niveau des feuilles, dans des tiges, les bourgeons apicaux, et des fruits verts et mûrs. À lui seul, ce parasite peut détruire une récolte jusqu’à 100 %. Son principal hôte est la tomate mais il peut également attaquer la pomme de terre, l’aubergine, les poivrons. Il fait partie des espèces nuisibles qui s’accommodent aux conditions climatiques de l’Afrique du Nord et de l’Europe du Sud. Ses papillons adultes mesurent 6 à 7 mm de long et environ 10 mm d’envergure, ils sont gris argenté avec des taches noires sur les ailes antérieures. Ils ont une activité nocturne et se dissimulent pendant la journée. Cet insecte oppose une grande résistance aux produits chimiques, mais peut être détruit par d’autres insectes prédateurs.

    Selon certaines sources, le «Tuta Absoluta» aurait été introduit dans notre région par inadvertance dans des caisses de tomate importées d’Amérique Latine. D’autres agriculteurs avancent que l’introduction du «Tuta-Absoluta» dans la région serait préméditée pour nuire à la tomate maghrébine, rappelant que la tomate espagnole est très critiquée en Europe, notamment en Hollande à cause de sa forte teneur en pesticides. Les services du ministère de l’Agriculture ont mis en branle toute la logistique nécessaire pour éviter une multiplication de ce ravageur. Ainsi, il a été mis à la disposition des fellahs des pièges à phéromone (Signal odorant adresse à l’insecte pour le piéger).

    À Biskra, l’ITEDAS (Institut technique de développement de l’agronomie saharienne), qui a pris la chose très au sérieux, a mené, en concertation avec la station régionale de l’INPV (Institut protection des végétaux), les CAW (Chambres d’agriculture de wilaya) et les DSA (Direction des services agricoles), dans une première phase, une campagne de sensibilisation auprès des fellahs de la région sur les mesures à prendre durant la phase de fin de cycle et la préparation de la prochaine campagne. Les premières mesures préconisées consistaient en l’incinération des restes de plans contaminés et la mise en place de pièges : des filets «insect-prof» des pièges avec de l’eau (des récipients contenant de l’eau au-dessus desquels sont fixées des capsules de phéromones). Les papillons mâles ainsi attirés se noient.

    Le mois dernier, M. Saouli Noureddine, directeur de l’ITEDAS, accompagné des spécialistes de l’institut, a mené campagne dans la wilaya de Biskra dans les communes de M’ziraa, Tolga, Leghrous, Doucen, et coopéré avec les services de la wilaya limitrophe d’El-Oued, où Merara et Débila ont été prises comme contrées pilotes pour une sensibilisation des fellahs sur la nature du ravageur, les dégâts qu’il occasionne et les mesures de lutte préventive. Continuant sur sa lancée dans la lutte contre ce fléau, la direction de l’ITEDAS vient de mettre en circulation des affiches d’information et des dépliants mettant en exergue les mesures préventives contre le «Tuta Absoluta», suivis de flashes lus à la radio de Biskra. Pour le mois de septembre, M. Saouli préconise la mise en branle de brigades itinéraires, pour encadrer au mieux les producteurs, parer aux ravages de ce parasite et assurer ainsi une campagne maraîchère de qualité.

    Pour rappel, le tuta absoluta a été déjà signalé dans plusieurs wilayas du pays, à l’instar de Constantine, Jijel, Skikda, Annaba et même à El-Tarf, Biskra, M’sila, Mila, Guelma, Tipaza et Oran, causant d’importants dégâts. À Constantine, la mouche a été détectée au début du mois dans 28 serres de tomates. À Tipaza, la mineuse de tomate aurait ravagé des centaines d’hectares. Enfin, il est soutenu que cette maladie n’est pas étrangère à l’envolée du prix de la tomate.

  6. #34
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    Lundi 27 Juillet 2009 -- Les ménagères ne savent plus où donner de la tête, ces derniers jours, après les nouvelles secousses qui viennent d’ébranler les marchés des fruits et légumes, notamment la tomate qui a atteint le pic de 80 DA le kilo. « C’est déraisonnable ce que nous sommes en train de subir dans l’indifférente totale. Où sont les agents de contrôle dont on parle souvent ? », s’interrogent plusieurs chefs de famille que nous avons rencontrés au marché du centre-ville.

  7. #35
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    Mardi 28 Juillet 2009 -- La production de la tomate industrielle risque de chuter de moitié par rapport à celle de 2008. Elle ne dépasserait pas la barre des 500 000 q, si l’on s’en réfère aux prévisions des responsables de la direction des services agricoles. Deux raisons essentielles expliquent le net recul de la production de ce fruit très prisé par la ménagère : d’abord la diminution d’année en année des superficies réservées à cette spéculation agricole qui a connu, il faut le souligner, à partir des années 1970 et 1980 un développement intéressant, pour observer ensuite un ralentissement, principalement dû à des problèmes organisationnels. L’absence d’un véritable partenariat entre les producteurs et les transformateurs de tomate a été à l’origine de la récession constatée dans cette filière. Le prix du kilo de la tomate destinée à la transformation, et la qualité du fruit, ont souvent été la pomme de discorde entre les deux protagonistes dans un contexte marqué par le désengagement de l’Etat. Les aléas climatiques et les difficultés d’accès aux crédits pour les agriculteurs en difficulté ont constitué, par ailleurs, d’autres facteurs indirects ayant influé négativement sur l’évolution et la promotion de cette filière. Les agriculteurs ont dû procéder à des opérations de repiquage des plants de tomate à cause de la stagnation des eaux de pluie dans les champs. Ils n’ont pu réaliser que 3 000 ha sur un objectif prévisionnel de 5 000 ha. Les responsables du secteur de l’agriculture restent persuadés qu’il est possible de reprendre le développement de la filière de la tomate à la faveur des opérations de restructuration et de réorganisation que celle-ci est en train de connaître, d’autant plus que la région de Annaba, avec ses 500 producteurs et ses usines de transformation de la tomate, d’une capacité globale de 1 400 t/jour, a été la pionnière dans ce type de spéculation agricole. La culture de la tomate industrielle en Algérie n’a-t-elle pas démarré dans les années 1920 avec la création de la première conserverie, Tomacoop, à Annaba qui avec El Tarf, Guelma, Skikda et Jijel, détiennent à elles seules 85% de la superficie totale réservée à cette culture ? Le reste est réparti entre le centre du pays (7 %) et l’ouest (3 %). La production de tomate gagnerait a être améliorée avec l’utilisation de variétés de plants performantes et l’irrigation, ainsi que les variétés hybrides, lesquelles sont à haut rendement, estiment les spécialistes en la matière, insistant, par ailleurs, sur la vulgarisation des techniques culturales de pointe en vue d’augmenter la production. La modernisation du secteur de l’agriculture, qui reste un objectif à atteindre, pourrait exercer un effet d’entraînement sur le développement de la filière de la tomate industrielle à même de permettre une autosuffisance et une réduction importante des importations de ce fruit en vrac en provenance notamment des pays asiatiques.

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