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  1. #36
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    Lundi 10 Août 2009 -- Depuis son apparition au mois de mai dernier, la mineuse tutta-absoluta ne cesse de faire des ravages dans les champs des cultures maraîchères et plus particulièrement ceux de la tomate, dans plusieurs wilayas du nord du pays. Cet insecte ravageur apparu pour la première fois en Amérique du Sud avant de s’introduire en Algérie via l’Espagne et le Maroc est devenu le véritable « ennemi » des agriculteurs. Dans la wilaya de Boumerdès où l’on a prévu la production de 70 000 q de tomates, les conséquences et les dommages générés par ce parasite sont durement ressentis, aussi bien par les agriculteurs que par les consommateurs. Quelque 80% des champs répartis sur une superficie de 200 ha ont été touchés par cette mouche «invisible à l’œil nu». Certains spécialistes indiquent que 17 000 ha de tomates industrielle disséminés à travers le territoire national sont réellement menacés et risquent d’être ravagés d’ici septembre prochain. Ce « mal absolu » qui s’attaque aux cultures maraîchères a déjà fait des siennes dans plusieurs wilayas de l’ouest et du centre du pays, comme Relizane, Mostaganem, Tipaza et il est cours de propagation vers les wilayas de l’Est en détruisant des centaines d’hectares de champs de tomates. Résultat : le prix de ce légume est devenu inaccessible aux petites bourses, affichant parfois sur les marchés des communes de la wilaya, comme partout ailleurs, 50 DA, alors qu’il a atteint 10 DA/kg durant la même période des deux dernières années. Toutefois et selon nombre d’observateurs, « ce prix risque d’atteindre des pics exorbitants durant les prochains jours, compte tenu de la rareté de ce produit et les ravages qu’il (l’insecte) continue de faire subir aux plantations ». Un avis que partage le président de la chambre de l’agriculture de la wilaya qui nous a affirmé que la production de la tomate de l’arrière-saison risque d’être compromise, d’autant plus « qu’aucun traitement spécifique n’est établi pour lutter contre cette maladie ».

    « Actuellement, on utilise des produits de rapprochement comme le Lavard qu’on mélange avec d’autres insecticides. Mais ce remède ne fait que minimiser les dégâts », a indiqué le même responsable. Avant de préciser que « notre région est connue pour sa production de la tomate depuis des années et c’est à partir de là que s’approvisionnent les marchés de gros de l’est du pays ». Ce qui influera sans aucun doute sur la production et les prix de ce produit durant les mois à venir. En sus de la tomate, tutta-absoluta s’attaque aussi à d’autres cultures maraîchères comme l’aubergine, la pomme de terre, le piment et le poivron en brisant leurs feuillages. « Elle s’attaque à tous les fruits, qu’ils soient verts ou murs et se propage surtout durant la nuit et à la faveur de la chaleur », explique Rabah, un agronome de la wilaya. Ce qui accentue l’inquiétude des agriculteurs qui soulignent n’avoir bénéficié d’aucune aide de la part de la tutelle pour les pertes qu’ils ont subies jusque-là. « L’Etat ne nous a rien donné et la plupart d’entre nous ne savent même pas comment faire face à ce ravageur qui ne cesse de se propager dans nos champs », se plaint Amar, un agriculteur de la commune de Zemmouri. Et d’ajouter : « On nous a promis des filets dits insect-proof pour empêcher ce parasite d’infiltrer nos champs et le capter dès émergence, mais moi, personnellement, je n’ai rien vu venir. » « Je n’avais jamais vu un insecte qui détruit les cultures maraîchères aussi rapidement comme celui-ci, mais les pouvoirs publics n’ont mis aucune disposition efficace pour le combattre et sauver ce qui peut l’être », ajoute notre interlocuteur, qui n’écarte pas une flambée des prix des produits maraîchers tant que la lutte contre ce mal n’a pas encore donné de résultats.

  2. #37
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    Jeudi 10 Septembre 2009 -- La conserverie de tomate sise à la sortie de la commune de Ben M'hidi et longeant la RN 44 à hauteur de l'intersection de Bouromane, dans la wilaya d'El-Tarf, a connu un début d'incendie en fin d'après-midi de la journée du mardi dernier dont les dégâts auraient pu être très graves n'était-ce l'intervention de la protection civile et d'agriculteurs dont les membres de la commission provisoire de la coopérative CARSCI accourus pour éteindre l'incendie. Ladite conserverie à l'arrêt depuis plusieurs années a vu ses équipements vendus ou disparus et, hormis les gardiens, n'est plus qu'une simple carcasse avec des espaces où presque rien ne subsiste alors que du temps de l'euphorie de la culture de la tomate industrielle elle faisait travailler des dizaines de personnes. Pour le président de la commission provisoire de la CARSCI, il s'agirait vraisemblablement d'un incendie douteux. Enfin, une plainte a été déposée contre X et la gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet incendie.

  3. #38
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    Samir Rahim :


    Samedi 6 Février 2010 -- Bien que limitée à des données techniques sur les méthodes et moyens de développer la production de la tomate industrielle en 2010, la journée d’information organisée jeudi 4 février par la Chambre d’agriculture d’Annaba a été très instructive. Elle a réuni les agriculteurs et producteurs de la tomate industrielle et les transformateurs des quatre wilayas d’Annaba, Skikda, Guelma et El Tarf, qui représentent 90% de la production nationale de la tomate industrielle et du concentré de tomate. Au cours des débats, il a été précisé que cette production devrait atteindre les 700 quintaux par hectare. Jusqu’à 2008, elle atteignait difficilement les 250 quintaux par hectare. En 2009, plusieurs producteurs de tomate industrielle, notamment ceux d’El Tarf, ont frôlé la barre des 700 quintaux par hectare. L’important excédent ainsi généré a dépassé les capacités de transformation des six conserveries en activité dans les quatre wilayas de l’Est du pays.

    Les 22 unités de transformation de tomate industrielle à travers le pays dont 19 sont situées dans les wilayas d’Annaba, Skikda, Guelma et Tarf forment une capacité de production de 130.000 tonnes de concentré de tomate. Six seulement, dont trois à El Tarf et les autres à Annaba, Guelma et Skikda sont en activités, les treize autres sont fermées pour diverses raisons. « La relance de la filière tomate est un dossier pris en charge par le gouvernement. Les treize conserveries fermées depuis des années sur les vingt-deux existantes sur le territoire national vont rouvrir cette année. Outre la satisfaction de 70% des besoins du marché national en concentré de tomate, il y a également la création de postes d’emplois permanents et saisonniers. Avec l’ensemble de ses moyens de production agricole et de transformation, notre filière est à même de créer 130.000 emplois», a affirmé Faouzi Hanafi un des plus importants transformateurs de tomate et membre de l’Association des Conserveurs de Tomate (ACTOM).

    Lors de cette journée d’information d’Annaba, les intervenants ont affiché beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de leurs activités. Ils ont souligné que l’amélioration du rendement à l’hectare de la tomate industrielle est en partie le fruit des facilitations accordées par l’Etat et de l’effacement de la dette des agriculteurs. Ces facilitations portent notamment sur l’obligation faite aux transformateurs de payer les agriculteurs dans les 7 jours qui suivent la réception de l’équivalent de 40% du montant de la quantité fournie. Et aussi, de la subvention de 2 dinars le kilogramme allouée par l’Etat aux agriculteurs producteurs et celle de 1,50 DA/kg au bénéfice des transformateurs, de la disponibilité à des prix abordables des produits phytosanitaires et autres intrants et de l’engagement contractuel des conserveurs d’acquérir la totalité de la production de la tomate industrielle à 10 DA le kilogramme.

  4. #39
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    Merouane Mokdad :


    Mercredi 10 Février 2010 -- Les importations massives de double et de triple concentré de tomate menacent sérieusement la filière de la tomate industrielle en Algérie. En dix ans, cette filière a perdu 25.000 hectares de surface cultivable. “On est passé de 32.000 hectares à 7.000 hectares. On est revenu à partir de 2008 à 17.000 ha. Il ne faut pas qu’on revienne en arrière. Il y a une divergence entre ceux qui produisent la tomate industrielle et ceux qui la transforment. Il y a également les importations massives de triple et double concentré de tomates qui perturbent toute la filière”, a déclaré, mercredi matin sur la chaîne 3 de la radio nationale, Mohamed Chérif Ould El Hocine, président de la Chambre nationale d’agriculture. Selon lui, cette filière connaît d’importantes pertes d’emploi, notamment dans les wilayas de l’Est du pays comme Annaba, El Tarf et Guelma. Des pertes situées à presque 80.000 postes d’emploi après la fermeture d’une dizaine d’usines. Il a rappelé que la filière dégageait un chiffre d’affaires de 12 milliards de dinars au milieu des années 1990 et était même arrivée à exporter vers la Russie en 1996. Il a plaidé pour une protection tarifaire aux frontières pour permettre une relance de la filière. “Il faut faire en sorte qu’il n'y ait plus d’importation de concentré de tomate. Il faut lutter également contre les importations informelles d’un pays voisin. Ce dossier est pris en charge actuellement par l’Etat”, a-t-il soutenu, sans citer la Tunisie. Selon lui, des mesures ont été prises pour faciliter aux agriculteurs l’accès aux engrais et aux semences dont les prix ont explosé sur le marché.

  5. #40
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    Jeudi 11 Février 2010 -- Le président de la Chambre nationale de l’agriculture, M. Mohamed Chérif Ould Hocine, a estimé hier, dans une déclaration au Jeune Indépendant, que «l’importation de concentré de tomate est une véritable malédiction pour la production nationale». «Un volume de 2 000 tonnes de triple concentré de tomate est actuellement sur le point d’être débarqué dans un port algérien. Au-delà du différentiel importé l’année dernière, qui est d’environ 42 000 tonnes, le double et le triple concentré de tomate importés continuent d’inonder le marché local», a révélé M. Mohamed Chérif Ould Hocine. Ce qui explique les difficultés rencontrées par les producteurs nationaux dans l’organisation de la filière tomate. Actuellement, nos besoins sont de 70 000 à 80 000 tonnes, alors que la production se situe entre 30 000 à 42 000 tonnes. L’Algérie se permet d’importer le différentiel au détriment des capacités de production qui peuvent atteindre le niveau des besoins à condition de donner les moyens nécessaires aux producteurs. Faut-il rappeler que les contraintes de production de la tomate industrielle, soulevées par les agriculteurs d’Annaba, de Guelma, de Skikda et d’El-Tarf durant la dernière décennie ont poussé les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif de soutien qui a donné lieu à une reprise de la filière. Il s’agissait de prendre, entre autres mesures, d’améliorer les niveaux de cohérence entre les stratégies agricole, agroalimentaire et alimentaire par l’application d’instruments de régulation et de fonctionnement économique, de développer les capacités de transformation à plus de 40 000 tonnes, d’octroyer une prime incitative à la production de la tomate industrielle qui s’ajoute au prix du kilogramme fixé à 4,50 DA, de prévoir une prime d’intégration de 2 DA/kg au bénéfice des conserveurs afin de rendre le prix du concentré de tomate algérien attractif aux plans national et international, etc. Cependant, toutes ces mesures ont été progressivement abandonnées au profit des importations qui ont poussé à la fermeture d’au moins trente usines de production. La production du concentré de tomate et sa commercialisation à la fin des années 1990 a permis, selon un universitaire d’Annaba, d’économiser l’équivalent de 70 millions de dollars, et le Trésor public et les collectivités locales ont bénéficié sous forme d’impôts et taxes de près de 1 milliard de dinars.

  6. #41
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    Lundi 22 Mars 2010 -- Les agriculteurs ont accueilli avec optimisme les grandes quantités de pluie tombées au cours des mois de février et mars qui ont augmenté la contenance des barrages, retenues d'eau et des nappes phréatiques. Cependant, la campagne agricole 2009/2010 est fortement appréhendée par les agriculteurs producteurs de pommes de terre et de tomate. Les variations climatiques ayant caractérisé ces deux derniers mois avec alternance de pluies fortes, gel et périodes de fortes chaleurs ont favorisé l'apparition de diverses maladies et de champignons au niveau des cultures légumières. «La campagne s'annonçait très bonne. Malheureusement, des pluies diluviennes se sont abattues sur la région. Elles ont provoqué une stagnation des eaux et favorisé l'apparition de maladies qui peuvent compromettre la production agricole avec une chute importante du rendement», nous dira un grand agriculteur de Maghnia. Et d'ajouter: «Le mildiou menace nos cultures de pomme de terre et de tomate. Cette maladie détruit les feuilles et peut s'attaquer également aux tubercules. Ses apparitions s'expriment par la présence de taches huileuses avec un brunissement du feuillage et des tiges». Face à cette situation et au catastrophisme exprimé par les uns et les autres. Les responsables de l'agriculture sont plus que jamais interpellés pour éradiquer, ces maladies et champignons qui menacent de grandes surfaces agricoles. En attendant, l'inquiétude des agriculteurs de Maghnia, Hennaya, Bensekrane, Remchi, Chetouane, Sebra et Ouled Mimoun est à son paroxysme. «Nous devons tous agir dans les plus brefs délais pour circonscrire les maladies et évaluer l'ampleur des dégâts», affirmera un autre producteur de pommes de terre de la région de Hennaya.

  7. #42
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    Jeudi 1 Avril 2010 -- Une journée de démonstration et de sensibilisation a réuni, hier, les principaux acteurs de la filière tomate industrielle de l’Est du pays, notamment les présidents de la Chambre de l’agriculture, directeurs des services agricoles, patrons des conserveries et agriculteurs des wilaya de Tarf, Annaba, Skikda et Guelma, à l’initiative de la DSA de Guelma. Le but de ce regroupement est d’expliquer aux participants le gain de temps que peuvent apporter une mise en culture en serre multichapelles et une mécanisation, de la phase semis au repiquage des plants. Les démonstrations sur champ ont été présentées par le staff technique de la conserverie CAB Benamor sur son site d’El Fedjoudj, à Guelma. Présent sur les lieux, nous saurons d’emblée que les nouvelles techniques utilisées, qui faudrait-il le souligner, constituent une première à l’échelle de la wilaya, réduisent de moitié la période généralement nécessaire, manuellement, de la phase semis au repiquage sur champ.

    En clair, cette période passe grâce à un processus de 2 mois à 30 jours. En effet, selon les explications fournies aux agriculteurs et cadres, il n’y a pas de mystère, une machine procède aux semis des graines sur des plateaux préalablement remplis de terreau à raison de 200 à 850 plateaux/h. S’en suivra une mise en bloc de germination en chambre conditionnée qui peu durer de 36 à 48 heures, selon les variétés. Les plants passent ensuite sous serre multichapelle où l’hydrométrie, la température et l’arrosage sont à commande électrique pilotée par un ingénieur, cette phase dure 25 jours, optimisée pour le développement du plan. La dernière étape, expliquent les professionnels, est le passage des plants au bloc d’acclimatation essentiel pour éviter les chocs et les stress à la plante. Le repiquage mécanisé sur champ génère un gain de temps également non négligeable car, nous dit-on, il faut une journée pour que 25 ouvriers puissent repiquer manuellement 28 000 plants à l’hectare. Pour une repiqueuse tractée et pilotée par quatre manutentionnaires, seulement deux heures sont nécessaires.

    Notons enfin, selon les présidents des chambres d’agriculture et DSA présents, que les objectifs de réalisation pour la culture de tomate industrielle est respectivement de 2 300 ha à Guelma, 6 000 ha à Skikda, 2 500 à Tarf et enfin 4 500 à Annaba. Néanmoins, les équipements spécifiques aux serres multichappelles (ventilateurs, Colling system, système d’arrosage, etc.), ainsi que les repiqueuses semi-automatiques tractées viennent tout juste d’orner le paysage de cette filière, dont le taux de mécanisation également spécifique ne dépasse guère les 5% dans les quatre wilayas, 1er pôle à l’échelle nationale dans la culture et transformation de la tomate industrielle.

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