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  1. #1
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    La filière de la tomate industrielle traverse une grave crise


    Jeudi 14 Février 2008 -- Le déficit en double et triple concentré de tomate, qui avait engendré des pénuries suivies d’importations massives grevant les finances publiques entre 1980 à 1992, avait conduit l’Etat à réagir en mettant en place une stratégie spécifique pour cette filière, avec une amélioration de la production dès la première année de sa mise en œuvre.

    Le volume des importations avait été sensiblement réduit et des excédents sont dégagés permettant de procéder à des exportations vers la Russie dans le cadre du remboursement de la dette algérienne envers ce pays et d’accroître les investissements par la réalisation de nouvelles unités de transformation.

    Les niveaux de production avaient dépassé 60 000 tonnes entre 1993 et 1999 avec un record de 82 000 tonnes en 1995. Mais depuis, les choses n’ont pas évolué comme il se doit et cette stratégie a été abandonnée suite à un lobbying. La filière de la tomate industrielle, qui avait contribué durant les années 1980 au remboursement de la dette algérienne envers la Russie grâce à des niveaux de production élevés qui avaient généré une importante valeur ajoutée, se trouve aujourd’hui dans une situation déplorable.

    Et, pour s’en rendre compte, il suffit de prendre connaissance du volume de production actuel qui n’est que de 10 000 tonnes, alors qu’il atteignait 80 000 tonnes auparavant, sachant que les besoins nationaux, qui étaient d’environ 30 000 tonnes par an, avoisinent 70 000 tonnes.

    Cette déstabilisation de la filière a engendré des dépenses publiques importantes pour des opérations d’importation évaluées annuellement à plus de 30 millions de dollars, et ce uniquement pour le triple et le double concentré de tomate.

    Il faut ajouter à cela l’importation de la tomate industrielle, dite entière ou en morceaux, avec une dépense avoisinant 5 millions de dollars. La dernière décennie a enregistré, au total, des importations d’environ 1 milliard de dollars.

    C’est durant cette même décennie que cette filière s’est retrouvée totalement abandonnée et livrée à des lobbies, précipitant sa chute et hypothéquant le développement de la production de la tomate concentrée, au grand bonheur des importateurs.

    Le volume annuel de ces importations est estimé à plus de 50 000 tonnes. La facture d’importation aurait pu profiter aux agriculteurs des régions renfermant un potentiel de production de tomates, sous forme d’un soutien multiforme visant à optimiser la production et la productivité dans cette branche agricole très bénéfique pour le pays.

    Il suffit de se rendre dans les wilayas de l’Est pour comprendre que ces régions ont été la locomotive de la grande aventure de l’industrie agroalimentaire en Algérie. Ces régions disposent d’une Superficie agricole utile (SAU) de plus de 60 % de la SAU nationale.

    La région est connue pour sa production de tomates destinées à la transformation industrielle. Des années durant, cette filière a permis aux populations des régions de l’Est de voir naître une activité agro-industrielle, ce qui contribue au développement socio-économique du pays, particulièrement de la région.

    Les emplois créés font vivre une population d’au moins 2,5 millions de personnes. Cette filière, qui a réalisé des records de production en atteignant 80 000 tonnes annuellement, donne lieu à des enjeux socio-économiques importants au regard du niveau du chiffre d’affaire estimé à près de 12 milliards de dinars, soit plus de 400 millions de dollars.

    Ce chiffre, qui donne le vertige, aiguise les appétits de certains cercles d’affairistes avides de voir la filière prise en tenailles par l’importation. Malheureusement, après un développement économique efficient de la région et les investissements industriels colossaux dans le domaine de la transformation et de la conserverie, le lobby de l’importation massive a fini par grignoter tout le potentiel productif de la tomate, riche de quelque 10 000 exploitations.

    Le résultat étant l’élimination de la course des professionnels et la dissolution de 19 unités de transformation sur les 30 qui existaient. L’effet boomerang n’a pas tardé à gagner toute la filière provoquant des dommages insurmontables chez les agriculteurs et les professionnels qui abandonnent la culture de la tomate industrielle et les circuits de commercialisation.

    Du coup, c’est la suppression d’au moins 100 000 emplois, directs et indirects. Mais l’aspect le plus inquiétant est sans conteste la déperdition des terres agricoles. Un potentiel d’environ 30 000 ha, constitué des meilleures plaines est utilisé par la filière de la tomate industrielle.

    Une situation mi-figue, mi-raisin

    Aujourd’hui, la filière de la tomate industrielle vit une situation où l’on ne peut parler ni d’abandon ni de prise en charge totale. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cet état de fait, principalement le faible rendement à l’hectare qui est en deçà de 15 tonnes, soit le plus bas rendement au niveau de l’ensemble des pays producteurs de tomate où la moyenne varie entre 30 et 35 kg/ha.

    Selon les spécialistes, «la faiblesse de ces rendements, qui est au cœur du problème de la filière, se traduit par l’appauvrissement des sols suite à leur exploitation, par l’absence d’assolement indispensable à la régénération des sols et le manque d’irrigation».

    Dans son analyse, le président de la Chambre de l’agriculture d’El-Tarf, M. Gouasmi, a souligné qu’il y a un dérèglement dans les opérations d’irrigation : «85 % de la superficie menée en sec en 2001 et 80 % en 2004.» Il est également fait état de l’absence d’application de l’itinéraire technique, des mauvaises habitudes culturales traditionnelles, de l’absence d’un programme de formation qualifiante ainsi que du manque de financement des campagnes et du choix de variétés non adaptées.

    Pourtant, tous les moyens existent et ils peuvent êtres exploités par les agriculteurs, les professionnels et les transformateurs. Cependant, la tâche ne semble pas facile pour les uns comme pour les autres et les agriculteurs de la wilaya d’El-Tarf, région de production de tomate, qui sont au chômage, restent témoins des péripéties de la filière.

    De leur côté, les professionnels s’estiment marginalisés alors que leur apport est indispensable dans la régulation technique de la production tandis que les transformateurs sont confrontés à la faiblesse de l’encadrement bancaire et subissent très mal le problème d’importation du triple et du double concentré.

    Tous ces problèmes accélèrent la fragilisation de la filière malgré son importance socio-économique avérée. Selon un spécialiste en agronomie, «la filière risque de disparaître si des mesures urgentes ne sont pas prises». De son côté, le président de la Chambre de l’agriculture d’El-Tarf souligne que cet aspect des choses «a été pris en considération par les pouvoirs publics durant les années 1980, et ce suite à une pénurie de concentré de tomate».

    Il explique que «le déficit en matière de concentré de tomate a engendré des pénuries et nécessite des importations massives de 1980 à 1992. Il avait conduit l’Etat a réagir en mettant en place une stratégie». Il ajoute que cela «a permis aux intervenants dans la filière de faire progresser la production locale, de faire baisser les volumes d’importation et d’enregistrer des excédents permettant à la fois d’exporter vers la Russie dans le cadre du remboursement de la dette algérienne et d’accroître le volume des investissements avec la réalisation de nouvelles unités de transformation.

    La production de la tomate a dépassé 60 000 tonnes de 1993 à 1999 avec un record de 82 000 tonnes en 1995». Mais depuis, les choses n’ont pas évolué et cette stratégie a été abandonnée faute de soutien concret, ce qui a donné lieu à la réduction de la superficie ensemencée et à une baisse sensible de la production.

    Pourtant, les membres de la Chambre nationale de l’agriculture estiment que «l’intensification de la culture de la tomate industrielle qui concerne 10 % de la SAU dans la région d’Annaba permettrait de réduire les importations qui ont considérablement augmenté».

  2. #2
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    continued.....

    Les dernières mesures de soutien à la filière

    Aujourd’hui, c’est le retour à la case départ après une véritable poussée de la filière. Cette faiblesse de production met l’Algérie au bas du tableau des pays producteurs de la tomate industrielle, particulièrement dans le pourtour méditerranéen.

    Cela a préoccupé les pouvoirs publics qui se sont rapidement mis à chercher la meilleure formule pour redynamiser la filière. En réponse à ces multiples préoccupations, le ministère de l’Agriculture a initié une batterie de mesures d’accompagnement et de soutien à la filière de la tomate industrielle qui a connu une baisse régulière de la superficie ensemencée, soit 10 000 ha en 2006.

    Contacté par nos soins, le directeur de la vulgarisation et de la production agricole auprès du ministère, M. Amar Assabah, a indiqué qu’à «l’origine de la baisse, se trouvent la fermeture des unités de transformation, la diminution des prix à la production passant de 7 à 5 DA/kg en 2005 et 2006, la concurrence provoquée par les produits importés, soit un volume de 20 334 tonnes pour le double concentré et de 19 623 tonnes pour le triple concentré, enregistré durant les deux dernières années, le retard important de paiement des agriculteurs par les transformateurs sur plusieurs années ainsi que les ressources hydriques insuffisantes pour l’irrigation».

    Pour pallier ces difficultés, les directions des services agricoles de wilaya, en collaboration avec l’Institut technique des cultures maraîchères et industrielles (ITCMI), ont mis en place une «cellule de la tomate industrielle» qui a pour objectifs principaux la maîtrise de l’itinéraire technique, le lancement de nouvelles variétés et l’utilisation de nouveaux produits de traitement de fertilisation.

    Le ministère de l’agriculture a également mis en œuvre un plan de soutien financier pour permettre à la filière la poursuite de ses activités. Ce soutien porte sur l’investissement et sur l’octroi de primes à la production. Le soutien à l’investissement se traduit par l’acquisition de matériel agricole, l’acquisition d’équipement d’irrigation, la bonification du taux d’intérêt pour l’acquisition de matériels agricoles, l’amélioration de la productivité avec des primes pour la production de 1, 5 DA/kg et de 1 DA/au kg pour la transformation.

    Les professionnels réclament une concertation Ces mesures sont une amorce pour une meilleure reprise en main de la filière qui croule sous les difficultés. Malgré cela, les agriculteurs que nous avons rencontrés à Annaba, demeurent sceptiques.

    Ils estiment que «les transformateurs accaparent la production sur pied mais rechignent à payer». Pis encore, certains agriculteurs s’estiment floués et n’arrivent plus à récupérer leur argent. Cette situation a poussé la majorité des fellahs soit à abandonner la culture de la tomate soit à réduire les superficies plantées, une disparition progressive de la culture engendrant la chute de la production.

    Devant cette situation, la Chambre de l’agriculture d’El-Tarf a trouvé la parade qui vise à mettre en œuvre une convention fellah/transformateurs. Cette convention prévoit un accord-cadre qui permet aux deux parties de s’entendre sur les prix d’achat ainsi que des mesures pour parvenir au recouvrement des créances dans les meilleurs délais.

    Dans le souci de vulgariser la mise en œuvre de cette convention, les professionnels de l’agriculture que nous avons rencontrés dans la wilaya d’El-Tarf, lors de notre sortie sur le terrain, appellent à une concertation avec l’ensemble des intervenants dans cette filière, c’est-à-dire les fellahs, les professionnels et les transformateurs.

    «La redynamisation de cette filière à la veille de nouvelles mesures de soutien est plus qu’opportune», estime le directeur des services agricoles de la wilaya d’El-Tarf, interrogé à ce sujet. Le potentiel de production de la tomate dans les régions d’Annaba, d’El-Tarf, de Skikda et de Guelma «couvre la totalité des besoins nationaux estimés, en 2007, à environ 66 000 tonnes de tomates destinées à la transformation».

    De son côté M. Gouasmi indique que la filière industrielle a une capacité «de production de 160 000 tonnes de double concentré par saison, avec absorption de la tomate fraîche produite à l’horizon 2020». Cette région de l’Est est la plus arrosée d’Algérie.

    Elle est également pourvue de barrages et de périmètres d’irrigation importants tels ceux de Bou-Namoussa, de Bou-Hamdane et de Safsaf. La redynamisation de cette filière pourrait donner des résultats importants sur le plan des rentrées fiscales qu’on évalue à près de 1,5 milliards de dinars.

    Les spécialistes agronomes rencontrés soulignent, pour leur part, «l’importance de l’augmentation des rendements qui ont considérablement faibli ces dernières années faute de prise en charge des agriculteurs et au regard des difficultés de recouvrement de leurs créances détenues sur les transformateurs».

    Faute de moyens, ces agriculteurs sont incapables d’entretenir leurs terres et de continuer à cultiver les champs. Aujourd’hui, les moyens existent et les responsables de la Chambre d’agriculture sont encouragés à étudier les possibilités de venir en aide à ces agriculteurs et relancer la production de la tomate en organisant des regroupements pour susciter l’intérêt pour cette filière.

    Les agronomes assurent, de leur côté, que la généralisation de l’irrigation localisée (goutte-à-goutte) permettra non seulement une utilisation rationnelle des ressources hydriques, mais aussi un rendement optimal de plus de 500 q/ha, contre 150 à 250 q/ha par la méthode de l’aspersion, à Guelma par exemple.

    Une autre dimension importante à prendre en charge se traduit par l’accompagnement technique des cultivateurs pour le choix des semences et des plants à travers des moyens de vulgarisation. D’aucuns estiment que les problèmes soulevés par les professionnels sont objectifs du moment que la filière rencontre non seulement des problèmes de rentabilité dus à un manque de moyens et de formation, mais aussi sur le terrain de la commercialisation et de l’écoulement de leurs produits à des prix raisonnables.

    Si les professionnels sont entièrement disponibles pour contribuer à la redynamisation de cette branche agricole créatrice de richesses et d’emplois, les agriculteurs, principaux acteurs de la filière, appréhendent toujours l’attitude des transformateurs qui estiment, de leur côté, que les banques ne jouent pas le jeu et sont en partie à l’origine de leur faillite, et ce outre les contraintes liées à la non-disponibilité de tomate fraîche.

    Sur ce chapitre, les intervenants semblent vouloir tourner la page et donner une chance à cette nouvelle tentative de sortie de crise.

  3. #3
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  4. #4
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    Mercredi 5 Mars 2008 -- La filière industrielle de la tomate a, de tout temps, été confrontée à la problématique des coûts de production. Le développement de cette culture, estiment les industriels, passe inévitablement par l’amélioration des rendements. Cela est d’autant plus vrai que les perspectives seraient bouchées, si le défi de la performance ne venait pas à être levé pour permettre aux intervenants dans ce créneau de faire face à la concurrence, qui s’annonce rude avec l’intégration de l’Algérie à l’OMC.

    Il faut rappeler que la culture de la tomate industrielle s’est développée sur plusieurs plans. L’implantation de la première usine de transformation remonte aux années 1920. Aujourd’hui, la filière est forte de 29 entreprises de transformation, alors que dans les années 1970, l’on ne dépassait pas les 5 usines. L’intérêt pour la filière s’est traduit par l’augmentation constante de la surface agricole réservée à la culture de la tomate pour dépasser les 27 000 ha présentement. Incontestablement, le développement de la filière de la tomate industrielle aura été d’un apport évident à l’économie de la région Est du pays, en contribuant à l’installation du tissu agroalimentaire qui représente presque la moitié des capacités de transformation au plan national.

    Toutefois, les rendements restent à la traîne et sont considérés parmi les plus faibles au monde. Les performances nationales s’accordent à relever que tous les opérateurs du secteur sont en deçà de la norme. Cette situation est une contrainte de taille qui agit sur les coûts de production, et partant sur la compétitivité du produit. La cherté des intrants complique davantage la situation. Avec la levée progressive des barrières douanières, la production nationale risque d’être confrontée à un problème sérieux de commercialisation, le produit fini en double et triple concentré étant importé en grandes quantités. Les enjeux sont de taille pour le potentiel national, fort de 29 conserveries, qui pourvoient le marché national à hauteur des 85 PC.

    Comment contourner ce risque potentiel ? Les spécialistes soutiennent, dans ce sens, qu’un appui visant l’amélioration des performances agricoles pourrait dissiper le spectre du problème de commercialisation, et même les effets durables que génèrerait une solution de fond, à travers le regroupement des agriculteurs dans une coopérative ou une autre forme d’organisation, pourraient permettre à l’Algérie de conquérir une part non négligeable du marché mondial.

  5. #5
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    Samedi 22 mars 2008 -- C'est dans de bonnes conditions que la campagne de la tomate industrielle a débuté avec déjà 300 hectares de superficie pour atteindre les 3 500 hectares à la fin du mois d'avril, avons-nous appris auprès des services agricoles.

    Au regard des mesures incitatives introduites depuis deux ans par le ministère de l'Agriculture pour les agriculteurs, concernant les labours, semences, engrais et produits phytosanitaires qui peuvent atteindre les 1,5 million de centimes à l'hectare et 1,50 dinar à la livraison pour le kilo de tomate fraîche, les agriculteurs ont privilégié, cette fois-ci, les variétés hybrides réputées pour leur haut rendement qui peut atteindre les 800 quintaux à l'hectare, au profit des variétés classiques. Sur ces primes, le directeur des Services agricoles dira que la prime de l'itinéraire a été payée, et celle liée à la livraison de 1,50 dinar pour l'agriculteur et 1 dinar pour le kilo au conserveur, est en voie d'être réglée. Sur cette prime, des conserveurs diront que si la chose leur incombait, il y aurait des tracas. Quant aux six conserveries implantées sur le territoire de la wilaya d'El-Tarf, quatre seulement ont passé des conventions et comptent ouvrir leurs portes, alors que deux resteront fermées dont la plus importante se trouvant à Daghoussa, dans la commune de Besbès, au grand dam des agriculteurs de la région et des riverains qui avaient l'habitude d'y travailler. Le prix de référence a été fixé à 7 dinars le kilo.

    Enfin, contrairement à la campagne 2006/2007 où seulement 2 200 hectares ont été plantés, avec une production de 698 000 quintaux de tomate fraîche et 4 008 tonnes de concentré de tomate, il est prévu cette année 1 million 100 000 quintaux de tomate fraîche et une production de concentré de tomate de 16 000 tonnes.

  6. #6
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    Samedi 5 Avril 2008 -- Les cultivateurs de la région ont repris, cette année, la culture de la tomate industrielle. Selon les prévisions de cette saison, l’objectif à atteindre serait de 3 500 hectares de tomate industrielle. Cette dernière est largement pratiquée dans la plaine ouest de la wilaya, notamment trois daïras sont concernées à El-Tarf.

    Les plants ont été mis en terre, selon nos interlocuteurs techniciens. Jusqu’à hier l’on enregistre pas moins de 294 hectares plantés de diverses variétés. Selon notre source, les agriculteurs de la région ont opté cette fois-ci pour la variété hybride bien qu’habituellement, ils avaient un penchant pour les plants de tomate classique. Par ailleurs, l’on apprend que le rendement varie d’une daïra à une autre. Il est de 700 à 900 tonnes à l’hectare. La variété, de l’avis des agriculteurs de la daïra de Besbès, est très rentable. Les millions de plants pourront donner jusqu’à 2 000 tonnes de tomate.

    À noter que la wilaya d’El-Tarf est une des régions les plus prisées dans la culture de la tomate industrielle. Les fellahs sont rassurés pour cette campagne agricole du moment que les quatre conserveries de la région ont signé des conventions avec ces dernier pour le prélèvement de leur récolte qui se fera à compter du mois de juillet prochain et s’étalera jusqu’au début du mois de septembre. Le fruit de cette récolte sera entièrement destiné à la transformation en tomate fraîche, nous apprend le gérant d’une des conserveries de la wilaya.

    Enfin, disons que l’État apporte au niveau de la wilaya aux fellahs un soutien sur les labours, le traitement phytosanitaire ainsi que l’usage des engrais. Tous les coûts son pris en charge par l’État. Le rendement de la saison agricole de l’année dernière aura donné 450 000 tonnes de tomate fraîche et 11 142 tonnes de concentré de tomateS pour une superficie totale de 200 hectares seulement.

  7. #7
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    Lundi 30 juin 2008 -- Culture phare dans la wilaya d'El-Tarf, la tomate industrielle, pratiquement abandonnée ces quatre dernières années avec des surfaces cultivées avoisinant à peine la moyenne de 1.500 ha à cause des dysfonctionnements apparus dans la filière ayant entraîné la faillite et l'endettement de ses principaux acteurs, en l'occurrence les agriculteurs et les conserveries, sans parler des emplois directs et indirects estimés à plusieurs milliers que générait ce créneau, semble reprendre du poil de la bête au regard des sorties sur terrain effectuées récemment par les services agricoles, pour constater de visu où en sont les choses, surtout que la campagne lancée au mois de mars tire à sa fin. En effet, les services agricoles font état de 3.300 ha repiqués à travers les plaines de Dréan, Besbes et Ben M'hidi. A Boutheldja et Berrihane, où la culture de la tomate est tardive au regard des spécificités de ces zones, il est attendu encore une centaine d'hectares de plus en fin de campagne. Ce qui portera au total une surface cultivée de l'ordre de 3.500 ha. Les mêmes services ajoutent, que ce regain d'intérêt pour cette filière est dû principalement aux dernières mesures incitatives interdites par l'Etat afin d'encourager cette culture. D'abord, il y a la prime englobant tout l'itinéraire qui va de la préparation de la terre en passant par les engrais et les produits phytosanitaires et qui dépasse le un million de cts à l'hectare. Ensuite, à la livraison, l'agriculteur bénéficie de 1,50 DA par kg et 1 DA par kg de concentré ira au conserveur. A cela, s'ajoute le cahier des charges établi entre l'agriculteur et le conserveur, et qui stipule que le kg de tomate fraîche livré reste à 07 DA, alors que par le passé, ces prix connaissaient des fluctuations. Quant à ces mesures d'aides, elles toucheront ceux qui auront des rendements dépassant les 300 quintaux à l'hectare. Enfin, contrairement aux années passées, les agriculteurs semblent, petit à petit, se tourner vers les cultures hybrides aux rendements meilleurs, contrairement à celles dites standards puisque 800 ha, soit 25 % des surfaces cultivées, sont des variétés hybrides.

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