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  1. #8
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    Dimanche 30 Mars 2008 -- Les exportations hors hydrocarbures alimentent les débats en Algérie depuis plusieurs années sans pour autant alimenter les caisses nationales en devises, et ce, bien que la richesse algérienne soit très variée. Afin de valoriser les exportations algériennes, notamment vers l’Italie, une formation a été lancée hier à Alger au profit d’opérateurs économiques algériens dans le cadre d’un accord de coopération dans le domaine de la PME à travers le mémorandum d’entente signé entre l’Algérie et l’Italie en 2006.

    Ladite formation, qui sera animée par des experts italiens, traitera de plusieurs thématiques, dont la constitution d’un consortium à l’export, la présentation des systèmes de développement locaux, les districts industriels, le marketing à l’export et les problématiques communautaires et financements européens. La formation demandera un financement de l’ordre de 15 millions de dinars assuré par la partie algérienne, alors que la partie italienne sera chargée de l’expertise et de la formation des opérateurs économiques algériens qui se rendront le mois de juin prochain à Milan pour un complément de formation.

    Pour cette première session, quelque 37 opérateurs économiques bénéficieront à cette formation. Lors de l’inauguration, le premier responsable du secteur, M. Mustapha Benbada, a déclaré que «ce sont là autant de thèmes qui intéressent à plus d’un titre les PME algériennes et traduisent dans les faits la volonté de mon département ministériel de les accompagner dans leur processus de développement et leur positionnement à l’international». Le volume des exportations algériennes hors hydrocarbures, «en dépit des potentialités que recèle notre économie, reste marginal puisqu’il oscille autour des 900 millions de dollars», a-t-il tenu à préciser.

    Notons, enfin, que le département de M. Benbada contribue à travers l’organisation de ce premier cycle de formations portant sur les consortiums, les SPL - Syst de production locale - les techniques de l’export, et aussi à travers la mise en œuvre du programme national de la mise à niveau qui permettra aux PME d’améliorer leur potentiel à l’export. «Je profite de cette occasion pour lancer un appel à l’ensemble des entreprises à y adhérer» a-t-il conclu.

    A noter que le ministère de la PME s’attelle à préparer la participation algérienne à une «rencontre d’affaires ciblée» prévue début juin prochain en Lombardie dans le nord de l’Italie, avant de prendre part aux travaux du Laboratoire méditerranéen de la PME (Milan), où l’Algérie sera l’invitée d’honneur.

  2. #9
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    Jeudi 3 avril 2008 -- Le coordinateur des relations économiques Algéro-allemandes au niveau de la Chambre du commerce et de l’Industrie Algéro-allemande, M. Andréas Hergenröther, a critiqué les mesures administratives appliquées en Algérie pour ce qui est de l’investissement et l’exportation. Il a déclaré que ces mesures mettent l’Algérie en retard dans le domaine de l’exportation par rapport à ses voisins.

    Il a estimé, lors de la journée sur la promotion des exportations algériennes et la présentation du guide d’accès au marché allemand, que les résultats réalisés par l’Algérie dans le domaine de l’exportation sont faibles comparé au Maroc où les exportations sont estimées à 4 milliards d’euros chaque année, alors que l’Algérie enregistre une valeur d’exportations ne dépassant pas les 800 millions d’euros.

    Le coordinateur des relations économiques Algéro-Allemandes a expliqué cette baisse par les mesures administratives en vigueur. Il croit qu’il est nécessaire de réformer l’organisation judiciaire pour permettre de promouvoir les exportations.

    Il a, par ailleurs, affirmé que le nombre de compagnies Allemandes qui existent actuellement en Tunisie est estimé à plus de 600. Ces dernières ont participé à générer 8000 emplois dans un lapse de temps très court, alors que le nombre de compagnies allemandes implantées en Algérie ne dépasse pas les 30.

  3. #10
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  4. #11
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    Radia Djouzi :


    Lundi 19 mai 2008 -- La promotion des exportations algériennes hors hydrocarbures est l’une des principales missions du gouvernement qui n’a pas encore atteint son objectif, à savoir le milliard de dollars. Durant l’exercice 2007, les exportations hors hydrocarbures se sont limitées à 780 millions de dollars. Cette situation est due, selon les connaisseurs du secteur, à la complexité des opérations d’exportation qui dépendent, en fait, de plusieurs établissements dont la coordination n’est toujours pas au rendez-vous.

    Rencontré lors d’une journée d’étude organisée au début du mois en cours à Alger, sur le thème de «la promotion des exportations algériennes des produits agricoles frais», le directeur général d’Algex, M. Mohamed Benini, a souligné que «la vision sectorielle dans le domaine des exportations n’est pas bonne». Ainsi, la majorité des exportateurs nationaux rencontrés sur place n’ont pas omis de mettre en relief le parcours du combattant à chaque opération d’exportation. «Il nous arrive d’attendre toute une journée pour avoir un seul document, les administrations ne nous aident pas et chacune travaille indépendamment des autres, ce qui déstabilise toute l’opération d’exportation», dit-il. «Afin de mieux gérer les exportations algériennes, le travail sectoriel ne doit pas être fait de manière séparée. Tous les acteurs doivent travailler ensemble puisqu’il s’agit de missions transversales qui concernent plusieurs secteurs, dont l’agriculture, les finances, le commerce, la PME, les banques, le transport, les assurances...» a indiqué M. Benini. Dans la lancée, il a soutenu qu’«il faut travailler tous ensemble. Même nos chefs doivent nous encourager et nous forcer à travailler ensemble.

    Cependant, il faut qu’ils mettent un peu plus de moyens pour encourager notre travail, celui d’Algerac et de l’Ianor». Pour cela, il faudrait mettre à niveau toute une nouvelle batterie de mesures, à commencer par celle du recrutement des jeunes cadres fraîchement sortis des instituts et dont la plupart ne trouvent pas d’emploi. «Nous ne pouvons pas recruter des jeunes diplômés qui sont généralement assez bons, parce que les statuts administratifs ne conviennent pas, ils ne facilitent pas les recrutements de ces jeunes. Ces statuts donnent plutôt la priorité aux anciens au détriment de ces jeunes diplômés», a-t-il expliqué. C’est l’une des entraves qui empêchent l’administration algérienne de se mettre au diapason en empêchant le développement de l’économie nationale qui s’effrite d’année en année, face à des importations qui inondent les marchés locaux de produits contrefaits découlant de plusieurs régions principalement de l’Asie.

    Afin de mettre fin à cette situation, tout en encouragent la promotion des produits algériens à l’extérieur, Algex a bénéficié d’un accompagnement technique de la part de la Banque mondiale. «Le programme n’a pas encore commencé, mais une formation commerciale a été déjà faite pour certaines entreprises.» Dans cette même optique, l’Agence française de développement finance à hauteur de 2,5 millions d’euros la promotion d’une cinquantaine d’entreprises qui, après être sélectionnées, seront présentes dans différents rendez-vous économiques organisés au niveau des pays européens. Ces entreprises bénéficieront avant toute participation de formation, elles seront accompagnées dans des manifestations organisées dans ces pays qui seront sanctionnées par des fiches de négociation. «Nous allons évaluer les entreprises à partir de leurs contacts effectués durant ces salons», a expliqué M. Benini.

    La promotion des exportations algériennes hors hydrocarbures par les pays européens devrait encourager davantage les producteurs nationaux qui présentent des produits bio en comparaison avec certains pays en voie de développement, car les produits chimiques interviennent d’une manière importante dans leur production agricole. La production agricole algérienne est l’une des meilleures dans le Bassin méditerranéen, ce qui encourage les pays tels que le Canada et l’Allemagne à s y intéresser de près. «Nous avons des produits agricoles comme la pomme et l’abricot qui sont demandés par les marché européens […]. Cela dit, la production ne suffit pas pour placer notre produit à l’extérieur, il faudrait également répondre à plusieurs autres exigences : la qualité, le calibrage, et les certifications des normes et de l’emballage de ces produits destinés à l’exportations», a tenu à développer le directeur général d’Algex.

    Afin de répondre à ces préoccupations, l’Algérie travaille actuellement en collaboration avec des organismes allemands, pour la certification d’un bon nombre de produits, à savoir l’eau et plusieurs autres produits bio. «L’utilisation des produits chimiques et des résidus pesticides par les agriculteurs algériens est très faible», ce qui favorise la facilitation de la certification bio. Abordant le sujet relatif à la participation de l’Algérie au Salon international de l’agroalimentaire annuellement organisée à Berlin (Allemagne), M. Benini, en réponse aux interrogations des allemands concernant la grande absente à ce rendez-vous, à savoir l’Algérie, a affirmé : «Nous allons participer à l’édition de l’année prochaine qui se tiendra au mois de février. D’ailleurs, les préparations sont en cours.»

    Notons que l’Algérie devait participer à l’édition de cette année (février 2008) mais elle a «annulé sa participation à la veille de l’inauguration du salon», a annoncé un expert allemand. Il est utile de rappeler qu’un consortium pour la promotion des exportations des produits agricoles a été dernièrement créé dans le but de diversifier et d’accroître le volume des produits agricoles algériens exportés. Cette structure prendra en charge toutes les opérations d’exportation, depuis la collecte des produits jusqu’à leur placement sur le marché étranger. «L’objectif de cette initiative, à moyen terme, est d’exporter un chiffre d’affaires annuel de 500 millions d’euros», estime M. Benini.

  5. #12
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    Mardi 27 Mai 2008 -- L’exportation des dattes vers les Etats-Unis a repris durant l’année 2007. En effet, selon le rapport des activités portuaires d’Oran, une dizaine d’opérations d’exportations de dattes vers les States ont été enregistrées durant l’année 2007. La valeur totale de l’ensemble de ces opérations a atteint les 226.113 dollars et ce, pendant les mois de mars, avril, mai et juin 2007. Les opérations d’exportations ont été effectuées par une SARL de Biskra. Ceci dit, les Etats-Unis s’intéressent à d’autres produits algériens puisque des opérations d’exportations de ferraille ont été enregistrées à partir du port d’Oran au mois de décembre 2007.

    Il y a lieu de noter à ce sujet que les exportations vers l’Amérique ont repris même si elles sont timides par rapport à celles destinées à l’Europe. Il est sans doute utile de souligner que des avantages sont accordés par le système généralisé préférentiel (SGP) aux produits manufacturés, semi-finis, agricoles et agroalimentaires et de l’artisanat, pour toute opération d’exportation vers les USA. Le système en question est entré en vigueur en mars 2005 mais n’est toujours pas utilisé par les exportateurs. En fait, il s’agit d’un système unilatéral accordé par les USA aux pays en voie de développement qui souhaitent écouler leurs marchandises sur le marché américain sans avoir à payer de droit de douane.

    Pourquoi le choix a été porté sur l’Algérie? Tout simplement parce que l’Algérie a des capacités d’exportation et elle est apte à se développer dans ce domaine. L’Algérie est même en train de devenir une exportatrice privilégiée des USA. Pour les dattes, ils ne figuraient pas dans la liste des produits admis dans le système SGP, mais des efforts ont été consentis dans ce sens et ce produit a fini par être admis. Ceci est intéressant quand on sait que la taxe douanière pour ce produit aux USA est de l’ordre de 5,5%. D’autres produits sont éligibles, parce que tous les produits ne le sont pas, comme les peaux de mouton de haute qualité, les fertilisants, le liège, l’ammoniac et le beurre de cacao. Par ailleurs et toujours concernant le système SGP, des produits algériens sont exportés vers les USA à partir de la Tunisie et le Maroc, à l’instar du couscous, les sardines, les tuiles en céramique et les anchois. La joaillerie en argent est également très demandée aux USA.

    Pour l’histoire, l’Algérie au nom du groupe des 77 pays en voie de développement proposa la convocation d’une conférence internationale destinée à préparer un «nouvel ordre économique et mondial» en 1964. Quelques années plus tard, les pays industrialisés acceptèrent de laisser entrer sur leurs marchés, en franchise de droits de douane, certains produits venant des pays en voie de développement. Ce mécanisme s’appelle SGP. Des critères sont établis pour bénéficier de ce système. Les produits doivent être directement exportés vers les USA sans passer par un pays tiers et que le montant du produit: valeur ajoutée en Algérie + coût des matières d’origine algérienne, représente plus de 35% du prix payé par les importateurs américains. Bien entendu, il existe une liste de produits éligibles à ce système, qui comporte pour le moment 3.400 produits. Les non éligibles sont notamment la plupart des textiles, les montres, les chaussures, les sacs à main, les articles en cuir ainsi que tous les produits en acier et tous les produits électroniques. Quant au montant total des exportations à partir du port d’Oran durant l’année 2007, il a atteint les 14 millions d’euros et quelques dix millions de dollars.

    La France en tête de liste

    La France reste en tête de liste de l’ensemble des pays importateurs de l’Algérie, qu’ils soient d’Europe, d’Afrique ou encore d’Amérique. Elle a enregistré à elle seule plus de 2 millions d’euros, durant l’année 2007. Quant aux exportations vers ce pays, elles sont diversifiées, et varient des produits finis tels les meubles, les articles de ménage, les variétés de conserves de légumes divers aux CD et DVD en passant par la matière première telle les peaux d’ovins et de bovins, l’hélium liquide, les déchets de cuivre, …etc. Les autres pays de l’Europe importent toujours les mêmes produits. L’Espagne à titre d’exemple importe toujours de l’Algérie du poisson frais ou congelé. L’Italie importe des blocs de marbre de l’Algérie et quelques fois des escargots vivants, des peaux d’ovins et des lots de ferraille.

    Des produits finis pour l’Afrique

    La Belgique s’est, durant l’année 2007 intéressé aux produits agroalimentaires. Et elle a réalisé de grandes opérations d’importation de melon au courant des mois de mai et juin 2007, pour un montant total de 12.675 euros. L’Allemagne qui s’intéresse énormément aux produits algériens, notamment agricoles et agroalimentaires, s’est contenté d’importer des produits en plastique, des couvercles et bouchons. Cela explique le déplacement du directeur général de la Chambre algéro-allemande, il y a dix jours à la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Oranie, où il s’est entretenu avec des opérateurs économiques sur les possibilités d’exporter vers l’Allemagne. Les pays du Maghreb et d’Afrique en général, dans leur majorité, se contentent pour le moment de produits finis. Des tapis pour le Niger, du fromage et des dattes pour le Maroc, des tubes en PVC pour la Libye et des fournitures de bureau pour le Congo. Seule la Tunisie commence à s’intéresser à la matière première puisqu’elle a importé de l’Algérie de l’hélium gazeux et liquide, de l’azote liquide, de chez COGIZ, une filiale de Sonatrach.

  6. #13
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    Mercredi 28 mai 2008 -- Les exportations hors hydrocarbures peinent à décoller. Malgré tous les dispositifs de soutien et de garantie mis en place, les opérateurs économiques parlent de leurs expériences dans le domaine avec amertume. Pour certains, c'est un véritable cauchemar de voir la procédure administrative « fatigante et harassante » que chacun doit accomplir sans aucune garantie du résultat. Pour l'anecdote, le directeur commercial de la Compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (CAGEX), venu, hier, à Oran à la journée de sensibilisation sur cette compagnie, raconte qu'un opérateur économique ayant gardé de mauvais souvenirs de son aventure dans le commerce extérieur a lancé : « je voudrais oublier que j'étais, un jour, un exportateur ». L'expression dénote clairement le parcours du combattant dans toute opération d'exportation. Il est temps que cette situation change. « Nous avons été bernés par le pétrole durant toutes ces années mais d'ici six ans, la situation va changer en Algérie. Comment relever la balance des exportations ?

    La CAGEX mène, actuellement, une campagne de sensibilisation sur tous ses produits qui sont mis à la disposition des clients pour leur faciliter les opérations de transaction. Le dernier produit qui sera lancé est la police crédit domestique (globalliance) qui consiste à couvrir les risques de non-paiement, aux échéances convenues, du montant des factures dans le cadre des transactions commerciales ou des services. Il s'agit de transaction entre opérateurs activant et régulièrement immatriculés en Algérie. Cette garantie est octroyée suivant la formule de standard international de la Coface.

    Selon le représentant de la CAGEX, ce nouveau produit a connu un engouement de la part des sociétés multinationales installées en Algérie et aussi les entreprises nationales. La compagnie a recensé 400 exportateurs dont la majorité ne sont pas des professionnels dans ce créneau et ne sont pas aussi assurés à l'exportation. Afin d'inciter ces opérateurs à signer des contrats d'assurance, la CAGEX a signé des conventions avec les courtiers des agences d'assurance. Entre 20 et 25 contrats ont été conclus dans ce cadre.

    Pourquoi souscrire à une assurance crédit ? Le directeur commercial de la compagnie commente qu'il est « difficile pour l'entreprise de définir à l'avance l'acheteur qui lui posera des problèmes de non paiement. 25 à 50 % des non paiements sont généralement posés par des clients stables et connus par leurs fournisseurs ». Un dépôt de bilan sur trois est causé par un mauvais payeur, selon les chiffres communiqués par la CAGEX. Ces problèmes de paiement constituent pour la compagnie, « un affaiblissement qui risque, à coup sûr, d'affecter les équilibres financiers de l'entreprise et aussi une perte de rentabilité d'autant plus difficile à compenser que la marge bénéficiaire est étroite ».

    En plus de globalliance, la compagnie dispose d'autres produits dont la police globale qui représente un contrat d'assurance couvrant le risque commercial et/ou politique des opérations d'exportation de tous les produits, biens et services réalisés avec plusieurs clients. Il existe aussi la police individuelle, la police crédit acheteur et la police foires et expositions.

    Concernant le recouvrement des créances, la CAGEX a mis à la disposition de ses clients l'ensemble des moyens nécessaires au recouvrement de leurs créances, détenues par les Algériens sur des acheteurs étrangers, ou pour le compte des assurés, dans le cadre de la gestion de la police d'assurance crédit, pour le compte des exportateurs algériens, dans le cadre de convention de recouvrement des créances, détenues par des étrangers sur les acheteurs algériens.

  7. #14
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    Mercredi 4 Juin 2008 -- Les Allemands comptent investir dans la promotion des exportations hors hydrocarbures en Algérie, selon le directeur général de la Chambre de commerce algéro-allemande (AHK), M. Andreas Hergenröther. «Cet investissement permettra aux opérateurs algériens de se faire accompagner par des experts allemands et d’avoir des certificats de conformité qui leur permettront d’exporter leurs produits», a-t-il souligné hier, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, M. Johannes Westerhoff, à l’occasion de la 41e foire internationale d’Alger. Le manque de communication est le point faible des opérateurs algériens, selon Hergenröther, qui a déploré encore une fois l’absence de représentation institutionnelle pour la promotion des produits algériens à l’étranger. Il a également noté la quasi-absence des opérateurs algériens aux foires allemandes qui regroupent pourtant les deux tiers des foires internationales.

    L’ambassadeur d’Allemagne a évoqué, pour sa part, les relations algéro-allemandes, en affirmant qu’elles sont bonnes. «Berlin considère que l’Algérie est un pont naturel entre le monde occidental et le monde arabo-musulman», a-t-il déclaré. Evoquant le projet d’union pour la Méditerranée, il a tenu à préciser que son pays ne s’y est jamais opposé. «Contrairement à ce qui a été rapporté par la presse, nous n’avons jamais refusé la caution de cette réunion», a-t-il affirmé, en expliquant que le différend portait plutôt sur l’étendue de cette union. Est-ce qu’elle devait regrouper l’ensemble des pays européens, y compris ceux de l’Europe de l’Est, ou bien faut-il la réduire à une partie de l’Europe ? «Nous ne voyons vraiment pas l’intérêt d’une telle ségrégation», a-t-il ajouté. L’ambassadeur a assuré par ailleurs qu’il y a une concordance entre Alger et Berlin sur ce point. «Nous nous sommes accordés qu’il faut se concentrer plutôt sur des projets plus concrets et d’utilité réciproque.» Interrogé sur la coopération algéro-allemande dans le domaine sécuritaire, l’ambassadeur a précisé que le partenariat inclut le domaine de la formation, du transfert de la technologie et du savoir-faire, mais exclut totalement la livraison d’armes.

    Bien que l’Allemagne figure parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Algérie, ce pays n’est pas une destination privilégiée des Algériens. L’année dernière, il y a eu seulement 10 000 demandes de visa dont 7 500 ont été accordées, selon l’ambassadeur. Quant à l’accueil des étrangers sur le territoire allemand, M. Westerhoff a affirmé que chaque pays a sa propre politique d’immigration. Il a ajouté que, pour l’octroi de visas de longue durée, l’Allemagne exige la connaissance de la langue pour favoriser l’intégration. Il a par ailleurs cité le «contre-exemple» du Canada qui opte pour l’immigration sélective en prévenant que, si l’Europe faisait de même, l’impact sera très négatif sur les pays africains qui souffrent déjà du phénomène de la fuite des cerveaux.

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