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  1. #22
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    Samedi 29 Novembre 2008 -- La Banque d'Algérie ne se contente pas de contrôler les transferts de devises des entreprises vers l'étranger. Elle contrôle également les mouvements dans le sens inverse, souvent d'une manière plus sévère que pour les sorties. La dernière note de la Banque d'Algérie concernant les conditions de rapatriement des devises par les entreprises algériennes exportatrices date du mois de mai. Et elle inquiète particulièrement les chefs d'entreprises. La cause ? La nouvelle disposition oblige les entreprises algériennes à rapatrier la totalité du montant correspondant à une opération d'export dans moins de 120 jours, soit quatre mois. Passé ce délai, la totalité de la somme sera automatiquement converti en dinars. Autrement dit, l'entreprise aura exporté presque pour rien.

    « On ne comprend pas pourquoi un tel délai. C'est court. Souvent, les délais de paiement dépassent les six mois. Mettre un délai d'un an par exemple aurait été plus raisonnable », explique un chef d'entreprise qui a souhaité garder l'anonymat. Cette nouvelle disposition vient s'ajouter à une autre en vigueur depuis plusieurs années et qui oblige les entreprises exportatrices à convertir au moins 50% des sommes en dinars. « Si une entreprise exporte, c'est surtout pour avoir des devises qu'elle pourrait utiliser pour s'équiper par exemple ou importer des matières premières. En plus, l'Algérie a suffisamment de devises de stock grâce aux hydrocarbures pour pouvoir se passer des quelques dizaines de millions issus des exportations hydrocarbures », regrette un autre chef d'entreprise.

    Autre contrainte que beaucoup d'entreprises exportatrices, notamment privées, n'arrivent pas à comprendre : la limitation des frais de missions à l'étranger. Pour un cadre dirigeant, en mission à l'étranger, les frais sont plafonnés à 16000 dinars quotidiennement sur une période de 7 jours. Et pour un cadre supérieur, le plafond autorisé par la Banque d'Algérie est de 12.000 par jours. Avec cette somme, le cadre en mission devra payer son hébergement, ses repas et ses déplacements. « Que peut-on faire avec 150 euros par jour dans une ville comme Paris ou Londres ou la vie est devenue très chère ces dernières années? », s'interroge le directeur financier d'une entreprise privée. «Un cadre en mission ne peut pas aller dans un petit hôtel de quartier et manger des sandwichs. Il a besoin d'être financièrement tranquille pour pouvoir démarcher et mener à bien sa mission », souligne le même directeur.

    Avec cette mesure qui date de 2003, la Banque d'Algérie, non seulement elle limite la possibilité pour les entreprises algériennes de partir à la conquête des marchés internationaux mais elle favorise également les pratiques illégales, voire la corruption de cadres supérieurs, notamment ceux des entreprises publiques. « Même le Maroc et la Tunisie, qui n'ont pas autant de devis que l'Algérie, ne pratiquent plus ce type de contrôle », constate le directeur financier.

    Ces nouvelles difficultés viennent s'ajouter aux autres « dysfonctionnements » et lenteurs de la Banque d'Algérie. L'institution s'acharnerait sur des vérifications et des détails que les entreprises considèrent comme des freins inutiles. « Elle traite de la même façon une grande entreprise qui réalise plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et un petit importateur de jouets pour l'Aïd. Ce n'est pas normal », conclut le directeur financier.

  2. #23
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    Mardi 2 Décembre 2008 -- Le premier Salon de l’exportateur se tiendra du 23 au 26 févier au palais des Expositions des Pins-Maritimes (Alger). Organisée par la Société algérienne des foires et des exportations (Safex) en partenariat avec l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), cette manifestation a pour objectif principal de faire connaître les entreprises algériennes et les aider à placer leurs produits sur le marché international, selon le directeur général d’Algex, M. Mohamed Bennini. Soulignant la nécessité d’un tel Salon dans la promotion des entreprises nationales, M. Bennini a expliqué que durant les foires internationales d’Alger (FIA), les entreprises nationales sont souvent «étouffées» par les grandes firmes internationales. Pour lui, les FIA permettent beaucoup plus la promotion des produits étrangers que les produits nationaux qui restent méconnus sur le marché international.

    S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à la Safex, M. Bennini a indiqué que l’Algérie compte 400 exportateurs réguliers. Un potentiel que l’Algex veut réunir pour l’encadrer et l’aider à se faire une place sur le marché international. Ce Salon permettra également aux opérateurs algériens de se situer par rapport aux opérateurs étrangers, selon le premier responsable d’Algex. Il a souligné, à ce propos, qu’il y a une certaine rigueur à laquelle les entreprises algériennes devraient se conformer, tels la traçabilité des produits et le respect des délais de livraison.

    M. Bennini a affirmé que les exportations hors hydrocarbures ont connu une progression appréciable durant l’année précédent par rapport à l’exercice d’avant. Elles sont passées de 930 millions de dollars en 2006 à 1,3 milliard de dollars en 2007. Les prévisions escomptées pour 2008 sont estimées à 2 milliards de dollars puisqu’elles ont déjà atteint 1,62 milliard de dollars durant les 10 derniers mois de l’année. «Malgré cette croissance appréciable, les exportations hors hydrocarbures restent dominées par les dérivés du pétrole, et la part des produits agricoles frais et des produits manufacturiers reste marginale.»

    Le Salon de l’exportateur, qui veut lancer les sociétés activant dans des secteurs jugés à forte capacité exportatrice comme l’agroalimentaire, les produits agricoles et certains produits manufacturés, verra la participation des organisations patronales, l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), la Douane algérienne et l’ANDI. Des visiteurs étrangers sont également conviés à cet évènement tels les représentants commerciaux de firmes étrangères en Algérie.

  3. #24
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    Mercredi 3 decembre 2008 -- La mise à niveau et la relance des entreprises s’imposent particulièrement en cette période de crise économique. Une crise aux lourdes conséquences sur le tissu industriel à travers le monde. L’entreprise algérienne qui est déjà vulnérable aux différents aléas risque de payer encore plus cher dans le contexte économique mondial actuel. D’où la nécessité de mettre en place un plan de mise à niveau effectif. Il est vrai que des plans ont déjà été appliqués dans ce sens, mais les résultats restent maigres.

    L’entreprise algérienne enregistre, en effet, de nombreuses lacunes qui l’empêchent de se hisser sur le marché international et parfois même au niveau national. Le management, le marketing et bien d’autres outils nécessaires au développement de la PME sont mis de côté dans de nombreuses entités économiques. Rares sont les entreprises à avoir adopté les plans de modernisation. L’engagement de l’Etat à mettre le paquet dans le processus de mise à niveau changera-t-il les choses et permettra-t-il de faire évoluer la situation de nos entreprises face aux concurrents étrangers ? La question s’impose d’autant que les attentes de PME algériennes sont importantes dans ce sens. Mais faudrait-il aussi qu’elles adhèrent à l’action en jouant le jeu de la modernisation loin de tout calcul. Car, faut-il le noter, les entreprises ont une grande part de responsabilité dans les retards qu’elles accusent.

    Au début de l’opération de mise à niveau, elles étaient fort nombreuses à afficher leur réticence alors qu’elles étaient très peu représentatives celles qui ont opté pour le changement. Aujourd’hui, le cap a changé. La volonté d’entrer de plain-pied dans la modernisation est affichée de part et d’autre. La peur de disparaître l’a finalement emporté sur la crainte de mettre la main à la «poche». Mais le temps perdu dans la frilosité a été payé chèrement. Les PME ont perdu beaucoup de parts de marchés. La Foire maghrébine (qui s’est tenu du 26 novembre au 1er décembre à Alger), la première du genre depuis la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA), a dévoilé les difficultés des opérateurs économiques algériens. Des difficultés rencontrées principalement en matière de commercialisation, de distribution, donc globalement en ce qui concerne la pénétration du marché, selon les dires des participants algériens.

    Certes, ces problèmes s’expliquent, entre autres, par les entraves administratives, les pratiques déloyales de certains intervenants sur le marché national (informel, contrefaçon…). Mais, la part du retard de l’entreprise dans l’application des normes de gestion sur tous les plans est également à mettre sur la liste des raisons de cet échec. En d’autres termes, le maintien des procédures archaïques au sein de l’entreprise est pour beaucoup dans cette situation. Autant donc prendre le train de la mise à niveau même si c’est avec du retard. Dans ce cadre, les deux parties, les PME et l’Etat, sont appelées à coordonner leurs efforts.

  4. #25
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    Mercredi 3 decembre 2008 -- Promouvoir les exportations hors hydrocarbures et penser à l’après-pétrole, voilà deux idées, voire deux objectifs que les pouvoirs publics ont inscrits ces derniers temps sur leurs agendas. Combien de fois les responsables, s’étant succédé aux commandes des ministères et départements concernés par cette problématique, ont indiqué que l’après-pétrole est là, dans quelques années, pour ne pas dire très bientôt ? Mais la réalité du terrain est, hélas, tout autre. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le montant des exportations hors hydrocarbures est tellement infime que certains experts le qualifient de «chiffre de la honte». 900 millions de dollars en 2006, 1,3 milliard en 2007 et près de 2 milliards en 2008, soit une augmentation de 20%.

    Ces chiffres, avancés dimanche dernier par M. Benini, lors d’un point de presse annonçant la tenue du salon des exportateurs à la Safex (Pins Maritimes) du 23 au 26 février prochain, se passent de tout commentaire. Les causes ? Le directeur général de l’Algex en a énuméré quelques-unes. Il s’agit de l’absence d’une volonté politique clairement affichée et affirmée sur le terrain des pouvoirs publics mais, surtout, les lourdeurs bureaucratiques, conjuguées à l’absence de facilitations de la part de certains responsables. «Il y a une absence de procédures d’accompagnement et une défaillance au niveau de la coordination entre institutions», dira-t-il. Ce dernier n’a pas manqué l’occasion hier pour indiquer que l’Etat doit être impliqué et qu’une coordination et une synergie doivent être de mise afin, explique-t-il, de promouvoir le produit algérien qui est, dans la majorité des cas, de bonne qualité et très compétitif sur les
    marchés internationaux.

    Les exportations hors hydrocarbures n’ont pas donné les résultats escomptés, ajoute M. Benini qui estime que l’amélioration des procédures douanières et l’instauration d’un véritable arsenal juridique ne peuvent que stimuler les opérateurs économiques activant dans ce sens. De son côté, le directeur général de la Safex, M. Gacemi, pointera du doigt les contraintes auxquelles font face certains exportateurs en plaidant, lui aussi, pour une facilitation des procédures et un encouragement, en amont et en aval, de la part des autorités compétentes. «Le pétrole se vend tout seul et la crise financière mondiale est là», a-t-il précisé, avant d’ajouter que l’Algérie possède de très bons produits, sans pour autant savoir comment les commercialiser et les exporter. «Il faut diversifier les exportations et assouplir les opérations de transactions complexes», affirme M. Gacemi.

  5. #26
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    Jeudi 4 decembre 2008 -- La faiblesse des exportations hors hydrocarbures n’est pas le fait de contraintes administratives ; elle est plutôt due à la faiblesse de la production nationale, selon le ministre du Commerce, M. El-Hachemi Djaâboub. «Nous n’avons pas grand-chose à exporter en produits agricoles et manufacturiers, il y a quasi-absence de l’appareil productif tant au niveau du secteur public que du secteur privé», a-t-il déclaré hier à la radio nationale. Afin de pouvoir se positionner sur le marché international, les entreprises devraient revoir les normes de qualité et de sécurité de leurs produits en les rendant conformes aux normes internationales. Elles devraient également pouvoir produire des quantités suffisantes leur permettant de préserver leurs parts de marché en exportant de manière régulière.

    Pour le ministre, il est temps de penser à la période de l’après-pétrole afin d’assurer l’avenir des générations futures. «Plus de 95 % de nos revenus proviennent de Sonatrach et nous avons tendance à oublier que le pétrole et le gaz sont des énergies appelées à disparaître», a-t-il déclaré en prévenant que cette dépendance totale des hydrocarbures est un risque menaçant pour le pays qui ne pourra même plus acquérir de la nourriture et des médicaments à partir de l’étranger. M. Djaâboub recommande de prendre exemple sur les autres pays pétroliers, tels que le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Iran qui se sont servis de leur rente pétrolière pour construire et moderniser leurs infrastructures de base, acquérir la technologie et créer d’autres richesses en développant d’autres secteurs économiques tels que l’agriculture, l’industrie et les services. «Une utilisation rationnelle des recettes d’hydrocarbures permet à ces pays d’assurer l’avenir de leurs générations futures et de se prémunir contre la phase de l’après-pétrole, alors qu’en Algérie on persiste à ignorer cette période critique où notre pays sera incapable d’acquérir de la nourriture et des médicaments», a-t-il regretté.

    Concernant le développement du commerce extérieur qui se fait au détriment des entreprises nationales affaiblies face à la concurrence étrangère, M. Djaâboub a assuré qu’un programme de soutien aux exportateurs est en cours d’application mais sans en expliquer le contenu. Il devrait concerner les 400 exportateurs réguliers. Toujours dans le cadre du développement du commerce extérieur, le ministre a évoqué l’accord commercial préférentiel entre l’Algérie et la Tunisie, signé lors de la 17e session de la commission mixte de coopération bilatérale qui se tient depuis hier à Tunis. L’accord englobera dans une première phase un certain nombre de lignes tarifaires sur lesquelles les deux parties doivent s’entendre et qui bénéficieront des mêmes avantages tarifaires accordés par les deux pays au partenaire européen dans le cadre de leur accord d’association. Cela permettra d’augmenter les échanges commerciaux entre les deux parties qui devraient dépasser 500 millions de dollars d’ici à la fin de 2008.

  6. #27
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    Mercredi 10 Décembre 2008 -- Les chefs d’entreprises publiques et privées, activant notamment dans le secteur des exportations, sont invités à prendre part à une rencontre régionale qui se déroulera le 22 du mois en cours à Annaba. Cette manifestation, placée sous l’égide d’Optimexport (France) en partenariat avec la Cagex et le ministère du Commerce, aura pour objectif fondamental d’accompagner les petites et moyennes entreprises algériennes dans leurs capacités exportatrices, selon le responsable de cet organisme cité par l’APS. Tous les secteurs d’activité sont ciblés avec la concentration sur ceux de la pêche et des produits halieutiques.

    Au programme de cette rencontre figurent la sécurisation des opérations financières dans l’activité du commerce extérieur, les conditions de financement et la garantie des risques liés à l’export, selon le responsable de ce programme. Lequel programme, nommé Optimexport, dirigé par M. Martinant, a été lancé en juin dernier et a vu l’organisation d’une rencontre similaire à Oran qui a regroupé les entreprises de l’ouest du pays. «Il est prévu la sélection de 40 entreprises pour bénéficier, durant une année, d’un accompagnement personnalisé dans leurs activités d’exportations», a déclaré M. Martinant, avant d’ajouter que «les entreprises retenues bénéficieront de l’information professionnelle à l’export, l’amélioration de leurs performances sur les marchés internationaux».

    Ce même responsable expliquera à l’APS qu’Optimexport est cofinancé par le département de M. Djaaboub à hauteur de 400 000 euros et par l’Agence française de développement avec 2,1 millions d’euros. Il a pour objectif de «sensibiliser, former et orienter les entreprises qui aspirent à se développer à l’international pour conquérir des marchés étrangers et améliorer leurs performances». Nous apprenons par ailleurs que l’agence Algex a annoncé l’organisation d’une journée intitulée «Agriculture Algérie» à la fin du mois prochain dans la capitale britannique, au profit des exportateurs algériens de produits agricoles.

  7. #28
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    Jeudi 25 decembre 2008 -- Selon M. El-Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, les exportations hors hydrocarbures ne dépasseront pas le seuil des deux milliards de dinars pour l’exercice en cours. Cette faiblesse s’expliquerait par les multiples entraves et contraintes freinant cette activité économique source de rentrée de devises et génératrice d’emplois. Cette situation relègue l’Algérie au peu reluisant 82e rang sur un total de 160 pays exportateurs. C’est la conséquence du peu d’intérêt affiché durant de longues années par les pouvoirs publics pour ce genre d’exportations. Ce qui expliquerait leur stagnation durant de longues années où elles arrivent difficilement à atteindre les insignifiants 3 % du chiffre global en Algérie. Avec 97 %, nos exportations et c’est connu de tous, sont constituées quasi exclusivement par les hydrocarbures.

    Dans un but évident d’atténuer la tendance actuelle, des chefs d’entreprises de la région est et sud-est étaient en conclave lundi à Annaba. Ils répondaient à une invitation pour une journée d’information et de formation sur les moyens et voies susceptibles de leur permettre d’entreprendre dans les meilleures conditions leur conquête des marchés extérieurs. La manifestation a été organisée par Optimexport, qui pilote le programme de renforcement des capacités exportatrices hors hydrocarbures des PME algériennes dans le cadre du programme PRCC. L’opération est soutenue à hauteur de 2,1 millions d’euros par l’Agence française de développement et le ministère algérien du Commerce avec un montant de 400 000 euros. Ces chefs d’entreprises ont mis le doigt sur le mal qui ronge cette activité. Ils ont cité des exemples concrets empêchant son développement dans un climat de concurrence régionale et internationale de plus en plus féroce. Cette dernière exclut de fait tous ceux qui ne s’adaptent pas aux exigences des marchés extérieurs. C’est le cas de cet exportateur activant dans le créneau des dattes deglet nour, très prisées à l’étranger. Il a mis en exergue les lourdeurs bureaucratiques et le risque de change qui lui ont coûté, selon ses dires, des dizaines de millions avec la dernière dépréciation de l’euro. Il fera remarquer que le même produit, pourtant de moindre qualité, exporté par nos voisins de l’est arrive facilement à être placé sur le marché international du fait de l’aide et du soutien sans failles accordé par leurs pouvoirs publics. Produisant six fois moins que l’Algérie, la Tunisie arrive à exporter près de 85 % de sa production, alors que le taux atteint par notre pays dans ce domaine ne dépasse guère le 1 %. Il y a également le problème du troc illégal de cette qualité de fruit pourtant protégé par la loi, auquel s’adonnent, sans être inquiétés, certains trafiquants au niveau de nos frontières du Grand Sud, portant ainsi un sérieux coup aux exportateurs légaux.

    Les irrégularités du trafic maritime constituent d’autres inconvénients. Elles ont été dénoncées par les exportateurs. À l’image d’un chef d’entreprise opérant dans la production de tuiles métalliques, basé dans la région de Annaba, qui a fait part de la mésaventure qu’il a vécue en exportant une cargaison à destination du marché européen. Le bateau devant acheminer le produit a amarré au port trois mois après la date indiquée dans la transaction commerciale. Cette manière de procéder ne peut que nuire à la crédibilité des exportateurs algériens vis-à-vis de leurs clients pour qui le temps, c’est de l’argent. Ces deux exemples ne constituent qu’une infime partie de la multitude de problèmes auxquels sont confrontés les exportateurs algériens. Dans leurs interventions, ils ont estimé incontournable la nécessité d’activer dans un climat sain afin de renforcer et d’élargir la place des produits nationaux sur les différents marchés étrangers.

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