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  1. #1
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    Un contrat de vente de frégates à l'Algérie :


    Mardi 18 Mars 2008 -- L'Algérie négocie actuellement avec trois pays européens – la France, l'Espagne et la Grande-Bretagne - en vue d'acquérir des frégates pour le compte des forces navales nationales, a appris toutsurlalgerie.com auprès de sources de défense. Ces acquisitions, dont le nombre n'a pas été précisé, vont permettre à l'Algérie d'amorcer la mise en place d'une véritable force navale. Actuellement, la marine algérienne est jugée parmi les moins performantes en Méditerranée.

    Contrairement aux autres forces – terrestres et aériennes - les forces navales du pays n'ont pas bénéficié du dernier programme d'achat d'armes lancé par l'Algérie en 2006 pour plusieurs milliards de dollars. Acquis essentiellement auprès des russes, les navires que possède actuellement la marine algérienne ont deux inconvénients : « ils ne peuvent être armés efficacement et pose le problème de l'interopérabilité avec la marine des pays de l'Otan », explique à toutsurlalgerie.com un spécialiste des questions militaires.

    Pour renforcer ses forces navales, Alger va s'appuyer sur les pays de l'Otan, une organisation avec laquelle l'Algérie est désormais liée par un accord de partenariat stratégique. Mais contrairement aux informations publiées récemment, la France n'est pas assurée de remporter ce marché. Les Britanniques et les Espagnols possèdent également des offres jugées aussi intéressantes que les frégates françaises.

    Une chose semble toutefois acquise : une fois n'est pas coutume, les Algériens ne mènent pas de négociations avec les Russes, leurs fournisseurs militaires traditionnels. La cause ? Les navires militaires russes sont jugés d'une qualité nettement inférieure à ceux de leurs concurrents des pays de l'Otan. Et depuis l'accident, le 12 août 2000, du sous-marin russe à propulsion nucléaire Koursk dans la mer de Barentz (118 victimes parmi l'équipage), la marine russe, malgré des moyens colossaux alloués par le Moscou, continue d'avoir une image négative auprès des spécialistes de la défense, privant ainsi les Russes de juteux contrats auprès de pays comme l'Algérie.

  2. #2
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    Jeudi 27 Mars 2008 -- L'Algérie réceptionnera en 2009 un nouveau sous-marin classique de fabrication russe. La marine nationale a entamé la formation de sous-mariniers pour prendre possession de son troisième sous-marin. Des équipes seront envoyées sur le chantier naval russe de St-Petersbourg où sont fabriqués les sous-marins.

    L'Algérie dispose actuellement de deux sous-marins opérationnels de fabrication russe. La marine nationale devra réceptionner un quatrième sous-marin en 2010 pour renforcer ses moyens militaires. Le Maroc a, de son côté, tenté d'acquérir quatre sous marins, mais le projet n'a pas abouti faute de financement. Plus riche que son voisin de l'ouest grâce aux recettes pétrolières et gazières engrangées ces dernières années, l'Algérie compte s'affirmer comme la seule puissance militaire maghrébine.

    Seul pays maghrébin qui dispose de sous-marins, l'Algérie compte acquérir quatre frégates. L'Allemagne serait bien placée pour décrocher ce marché, devant la France et la Russie. Actuellement, la marine algérienne ne dispose pas de frégates.

  3. #3
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    Jeudi 8 Mai 2008 -- Comme la lettre spécialisée Maghreb Confidentiel l'avait révélé voici quelques semaines, la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie en novembre 2007 a ouvert la voie à un énorme contrat d'armement : l'achat par Alger de quatre exemplaires de la frégate ultramoderne FREMM.

    Le Point peut ajouter qu'Alger est en outre intéressée par plusieurs autres achats en France, dont celui de deux exemplaires du Bâtiment de projection et de commandement de type Mistral. Pour faire bonne mesure, les discussions portent sur l'acquisition clés en main de deux infrastructures navales considérables : une base navale complète et un chantier de construction navale. Tout ce que Paris compte de marchands d'armes est mobilisé autour des ces gigantesques et néanmoins toujours hypothétiques contrats, dont les négociations sont pilotées en personne et en direct depuis l'Élysée par les deux hommes qui ont pris la haute main sur ce type de dossier : le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, et le chef de l'état-major particulier de la présidence, l'amiral Édouard Guillaud.

    Concurrence exacerbée
    À Paris, tout le monde fait profil bas. Difficile d'arracher une confidence où que ce soit et l'Élysée est muet. Pourtant, les choses avancent, apparemment hors des procédures habituelles. Des réseaux commerciaux français informels, mais très actifs en Algérie où la corruption des décideurs est une règle de base ont été écartés. On nous a affirmé de plusieurs sources que d'autres intermédiaires cherchent à se mettre en place, mais dans un contexte concurrentiel exacerbé. Chacun pousse ses pions, tous les industriels sont certains d'avoir déniché la perle rare qui ouvre les portes des "vrais" décideurs algériens : les Russes, qui tiennent jusqu'à présent d'une main ferme les marchés militaires en Algérie, ont déjà annoncé qu'ils avaient remporté celui des frégates, comme l'indiquait il y a peu la revue Kommersant. Mais ni les Britanniques, ni les Allemands, ni les Français n'ont renoncé.

    Les officiels comme les industriels français sont certains qu'il est possible de remporter ce marché à la condition que certaines règles soient respectées. Un homme bien informé des négociations en cours explique : "Nous ne paierons pas de pots-de-vin. Les Algériens veulent un contrat d'État à État. Ils ont la garantie du gouvernement français que les prix proposés par les industriels seront dérivés de ceux payés pour ses propres navires par notre marine nationale. Augmentés de 3 % de frais généraux, des frais financiers éventuels et des coûts spécifiques des adaptations qu'ils exigeraient." Mais quand il s'agit de connaître les prix proposés, c'est motus. Seule référence, le prix non confirmé auquel une FREMM a été récemment vendue au Maroc : 500 millions d'euros. On imagine ce que représente le possible contrat algérien : un pactole ! Quoique... Pour les BPC de type Mistral, il n'est plus tout à fait certain que les Algériens soient toujours intéressés. Quant à la base navale, qui concernerait une extension de Mers-el-Kebir, les contours du projet sont encore vagues. Et pour ce qui est du chantier naval, on est encore loin d'un accord.

    Les Algériens exigent enfin que ce soit la marine nationale qui forme leurs équipages (une part substantielle de la facture), alors que Paris a monté une structure spécialisée, la NAVFCO, branche spécialisée du groupe paraétatique Défense Conseil International. Mais on est là dans les infimes détails...

    La volonté algérienne de se doter d'une marine moderne, tout en se rapprochant de l'Otan, est une véritable aubaine pour les vendeurs d'armes français. Notamment parce que le pays est riche, solvable et dispose d'un cash considérable. Le poids du passé semble ne plus entrer en ligne de compte, dès lors qu'il s'agit de parler business. Mais attention aux embuscades. De source bien informée sur ce dossier, mais travaillant pour un industriel européen, on se persuade que les Algériens ont déjà pris la décision de se fournir auprès de... l'Allemagne ! Il faudra attendre pour connaître la réponse, car rien ne se décidera avant la fin de cette année, au plus tôt...

  4. #4
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    Mardi 15 Juillet 2008 -- La Chancelière allemande Angela Merkel est attendue, mercredi 16 juillet, à Alger pour une visite officielle de deux jours. Ce déplacement sera placé sous le signe de la coopération militaire et économique. Les Allemands n’ont pas d’autres ambitions en Algérie : le pays ne fait pas partie de leur zone d’influence traditionnelle. Selon nos informations, la Chancelière Merkel entend défendre au moins de deux dossiers auprès du président Bouteflika : la vente à l’Algérie de frégates de type Bremen et le projet de protection des frontières auquel l’allemand EADS est candidat.

    L’Algérie, engagé dans un processus de modernisation de sa marine, a lancé en 2007 un appel d’offres pour l’acquisition de quatre frégates de 3 000 à 4 000 tonnes. Plusieurs pays sont en concurrence pour ce contrat estimé à plus d’un milliard de dollars : la France (Fremm), l’Espagne (F-100), le Royaume-Uni (T-23), et l’Allemagne (Bremen). Les Algériens négocient toujours et contrairement à ce qui a été rapporté, les Français ne sont pas les favoris dans ce projet. Bien au contraire. Le jeu semble plus ouvert et Angela Merkel compte appuyer la proposition allemande. Dans ce dossier, les Allemands pourraient proposer un marché triangulaire qui impliquerait les Sud-Africains. Ils profiteraient ainsi des bonnes relations entre l’Algérie et l’Afrique du Sud pour faire avancer leur dossier.

    L’autre projet qui intéresse les Allemands concerne la protection électronique des frontières algériennes. L’Algérie étudie actuellement les propositions de cinq groupes internationaux candidats à ce projet estimé à plus d’un milliard de dollars : le groupement français Thales-CS Communication & Systemes, l’allemand EADS, le groupement espagnol Indra-Alcatel Espagne, le groupe italien Selex et l’américain Raytheon. En décembre dernier, lors de sa visite d’Etat en Algérie, Nicolas Sarkozy avait défendu la proposition du groupement français Thales-CS Communication & Systemes. A Alger, mercredi et jeudi, Angela Merkel tentera d’appuyer celle du groupe EADS.

    Enfin la Chancelière allemande compte faire profiter les entreprises de son pays de la manne pétrolière algérienne et des nombreux contrats régulièrement attribués dans les infrastructures. Elle sera accompagnée de 13 chefs d'entreprises qui, pour la plupart, sont prêts à investir en Algérie notamment dans le cadre des programmes de privatisation. Et ils arrivent avec un atout d'importance par rapport à leurs concurrents des autres pays : les patrons allemands possèdent en effet une expérience très importante des privatisations après celles intervenues lors de la chute du mur de Berlin qui ont quasiment mis à niveau l'Est et l'Ouest de l'Allemagne.

  5. #5
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    Merouane Mokdad :


    Mercredi 22 Avril 2009 -- L'ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, a confirmé, mercredi 22 avril, la volonté de son pays de proposer à l'Algérie l'achat de frégates de type Fremm. « C'est un sujet qui est sur la table », a-t-il reconnu lors d'une rencontre avec des journalistes en marge de la visite à Alger de Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.

    « La coopération entre l'Algérie et la France a plusieurs dimensions », a expliqué M. Driencourt. Selon des informations, non confirmées officiellement, la France tente de convaincre les autorités algériennes pour acquérir au moins trois frégates furtives de type Fremm (Frégate européenne multimissions) dont une ASM (Anti-sous-marin) de haute capacité opérationnelle. Au Maghreb, seul le Maroc possède ce type de frégates de fabrication franco-italiennes. Le coût de l'unité est estimé à 450 millions d'euros.

    Face à une forte concurrence américaine, Paris a dû négocier dur avec Rabat pour arracher le contrat. Rabat, dans le même sillage, opté pour l'achat de trois corvettes néerlandaises. L'Algérie souhaite "un véritable transfert de technologie" en ce sens qu'elle propose une fabrication dans les chantiers algériens d'une frégate de ce type. Les négociations n'ont, visiblement, pas encore abouti. L'annonce de la conclusion de ce contrat devrait être faite lors de la visite du président Abdelaziz Bouteflika à Paris dans les prochaines semaines.

  6. #6
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    Dimanche 26 Avril 2009 -- Américains, Russes, Asiatiques, Allemands, Britanniques, Italiens et Français sont en compétition pour vendre à l'Algérie quatre frégates. Un juteux contrat de 2 milliards d'euros. Chancelleries et chefs d'Etat s'activent car rien n'est encore joué ! En toile de fond, la marine algérienne exprime de plus en plus des besoins d'armement grandissants. En face, de coriaces concurrents sont en lice. L'Algérie veut continuer à avoir une marine moderne. Le développement de la force de dissuasion sous-marine est confirmé ainsi que les grands programmes structurants : acquérir des frégates FREMM. Les Européens qui sont déjà en compétitions entre eux doivent aussi faire face à la concurrence des Etats-Unis ainsi que de nouveaux acteurs du sud-est asiatique et russes. Une chose est sûre : les Algériens veulent un contrat d'Etat à Etat et des garanties solides. Premier vendeur potentiel en lice : Berlin. Une source bien informée sur ce dossier est fortement persuadée que les Algériens sont fortement intéressés par le produit allemand F125 du géant TKMS, numéro deux européen. Depuis la visite de la chancelière Angela Merkel à Alger, des discussions sont menées par la Bendesmarine avec les autorités militaires algériennes pour la livraison de nouvelles frégates Meko de type 125. Livrables entre 2014 et 2017, ces unités de 143 mètres et 6.800 tonnes embarqueront 8 missiles antinavires Harpoon, 2 systèmes RAM, 7 mitrailleuses de 12,7 mm et un canon de 127 mm. Elles sont spécialement conçues pour l´action vers la terre mais peuvent voir leur système de défense aérienne renforcé. Cela dit, rien n'est gagné pour les Allemands. Face au produit allemand, on trouve aussi l'américain Lockheed Martin et son LCS, l'espagnol Navantia et le F100, ou encore l'italien ORIZZONTE (Fincantieri/Finmeccanica) avec sa propre version de la FREMM. Dans ce contexte concurrentiel exacerbé, les Russes, qui tiennent jusqu'à présent une place prépondérante dans la coopération militaire avec l'Algérie, sont aussi pressentis pour remporter le marché des frégates, comme l'indiquait il y a peu la revue Kommersant.

    Face à cette forte concurrence, Nicolas Sarkozy s'active pleinement. Le chef d'Etat français a invité le président Abdelaziz Bouteflika pour une visite officielle à Paris à la mi-juin. Au centre des discussions, figurent bien évidemment la libre circulation des personnes et bien d'autres volets, mais ce sera sur l'armement que se focaliseront les entretiens entre les deux chefs d'Etat. En visite en novembre 2007, en Algérie, Sarkozy avait longuement fait la promotion de l'armement français dont notamment quatre frégates de type FREMM (Frégate européenne multimission). La visite de Bouteflika à Paris pourrait agir comme un catalyseur à opter pour le marché français. Le groupe naval français, qui réalisera 11 FREMM pour la marine française, a déjà vendu une frégate de ce type au Maroc pour 500 millions d'euros. Lors de la visite de François Fillon à Alger, l'an dernier, il a été fortement question d'éventuels contrats d'armement entre la France et l'Algérie. L'Algérie souhaite «un véritable transfert de technologie» en ce sens qu'elle propose une fabrication dans les chantiers algériens d'une frégate. Les Algériens exigent, enfin, que ce soit la marine nationale qui forme leurs équipages. Tout ceci s'inscrit en droite ligne avec la volonté algérienne de se doter d'une marine moderne, tout en se rapprochant de l'Otan.

  7. #7
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    Sonia Lyes :


    Mardi 26 Mai 2009 -- Les négociations pour l'acquisition de frégates pour la marine nationale se poursuivent à un rythme « normal » et aucune décision ne sera prise avant plusieurs mois, a indiqué à tsa-algerie.com un haut responsable algérien. En 2008, l'Algérie avait engagé des négociations avec trois pays européens - la France, l'Espagne et la Grande-Bretagne en vue d'acquérir des frégates destinées aux forces navales.

    Seule nouveauté : les discussions avec la partie française connaissent ralentissement, les deux parties ne s'étant pas rencontrés depuis plusieurs mois pour évoquer le sujet, selon la même la source. « L'offre française n'est pas la plus intéressante. Elle est distancée par celles d'autres pays », affirme notre source qui n'a pas souhaité dévoiler les noms des pays concernés. « Et les Français eux-mêmes sont en retrait sur ce dossier. Ils ne montrent pas une forte volonté de remporter le contrat», ajoute-t-elle. Notre source précise que ce changement n'est pas dû aux relations difficiles entre Alger et Paris qui traversent une nouvelle période de froid, surtout après le report de la visite, initialement prévue en juin prochain, du président Bouteflika en France.

    Cette déclaration contredit en partie celle de l'ambassadeur de France à Alger. Le 22 avril dernier, Xavier Driencourt avait déclaré que son pays souhaitait vendre des frégates à l'Algérie. « C'est un sujet qui est sur la table », avait-t-il reconnu lors d'une rencontre avec des journalistes en marge de la visite à Alger de Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.

    L'acquisition de nouvelles frégates, dont le nombre n'a pas été précisé, va permettre à l'Algérie d'amorcer la mise en place d'une véritable force navale. Actuellement, la marine algérienne est jugée parmi les moins performantes en Méditerranée.

    En effet, contrairement aux autres forces - terrestres et aériennes - les forces navales du pays n'ont pas bénéficié du dernier programme d'achat d'armes lancé par l'Algérie en 2006 pour plusieurs milliards de dollars. Acquis essentiellement auprès des russes, les navires que possède actuellement la marine algérienne ont deux inconvénients : « ils ne peuvent pas être armés efficacement et pose le problème de l'interopérabilité avec la marine des pays de l'Otan », explique à tsa-algerie.com un spécialiste des questions militaires.

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