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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Inquiétude dans les milieux des producteurs de café


    Mercredi 19 mars 2008 -- Un nombre d’opérateurs et de producteurs de café a considéré qu’une augmentation des prix est envisageable si la hausse des prix des grains de café perdure sur les marchés internationaux, ou si l’on maintient les mêmes taxes et droits de douane imposés aux producteurs, qui sont estimés à 67,3 %, dont 30 % de droits de douane et 10 % de taxes internes à la consommation.

    Les responsables du groupe Facto, spécialisé dans l’importation, la production et l’emballage du café, ont indiqué que les prix de la graine de café se sont multipliés à des niveaux record, vu qu’ils dépassent aujourd’hui 2700 dollars la tonne, indiquant que cette hausse continuelle contribue à l’asphyxie des entreprises et à la disparition des opérateurs, sachant que le marché algérien du café enregistre l’activité de 1300 opérateurs spécialisés dans l’épuration et la transformation des grains de café, aux côtés de 120 à 130 industriels et producteurs.

    Les producteurs ont indiqué, comme exemple des problèmes auxquels ils font face, le fait que les industriels subissent toujours des pertes sur le produit avec un taux de 25 % de la quantité qui ne peut être exploitée. Un nombre de producteurs prépare une proposition où ils demandent de revoir la taxe, dans son ensemble, à 22,5 % au lieu de 67,32 % actuellement, en maintenant la taxe sur la valeur ajoutée au même niveau.

    L’Algérien consomme 3 kg de café par an

    La part de consommation de café par le citoyen algérien est estimée à 3 klg par an, et le prix de la tonne a été estimé à l’importation à 2700 dollars, en comptant la valeur du chargement, du transport, et toutes les taxes.

    On remarque que les prix de la tonne de grains de café était estimée à 1481 tonnes en mars 2007, et depuis le mois de mars courant, elle est estimée à 2720 dollars la tonne, soit une augmentation de 100 %, en une année.

    Selon les dernières estimations des bourses internationales, les prix des grains de café ont connu un développement accéléré dans les principaux marchés internationaux, notamment les deux bourses de Londres et New York.

    L’Algérie a importé plus de 220 millions de dollars de café en 2007

    Les importations algériennes de café enregistrent des hausses constantes, vu que leur valeur a augmenté, selon les chiffres approximatifs des douanes, à plus de 220 millions de dollars, en attirant 110 000 quintaux de ce produit, dont les prix ont connu une véritable flambée, récemment, dans les marchés nationaux.

    Selon les experts économiques, l’augmentation de la valeur des importations s’explique par la hausse des prix du café dans les marchés internationaux.

    L’Algérie a importé les plus grandes quantités de type de café, l’année dernière, de la Côte d’Ivoir, d’où elle a apporté plus de 682 000 tonnes de café avec une valeur dépassant 130 millions de dollars, suivie de l’Indonésie qui a fourni 6 700 tonnes avec une valeur de 13 millions de dollars.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 11 juin 2008 -- Si pour l'ensemble des produits alimentaires hors légumes, les prix restent relativement sans grands changements notables, celui du café a connu une progression fulgurante, près de 20% en une quinzaine de jours. Une virée dans le marché de gros amène à conclure que les prix de ce produit tant prisé se sont affolés et ne sont pas loin d'atteindre ceux de la fin 1993, avec des pics de 600 dinars le kilo, en plus de sa rareté. Toutefois, les raisons avancées pour expliquer cette hausse sont liées aux cours mondiaux grandement affectés en raison de la dépréciation du dollar et de la position des pays producteurs qui veulent tenir compte du prix du pétrole brut et des autres matières premières cotés sur les places boursières internationales.

    En revanche, pour ce qui était appelé à l'époque la crise du café, les raisons étaient beaucoup plus dues à un mauvais approvisionnement suite à la fin du monopole d'Etat sur le commerce extérieur et l'entrée en lice timide des importateurs qui faisaient leur apprentissage. L'actuelle envolée des prix survient après une baisse enregistrée pour ce produit de large consommation pour atteindre, il y a près de 2 ans, le seuil de 280 dinars le kilo au détail. La dernière hausse a fait grimper les tarifs pour avoisiner les 520 et 560 dinars le kilo pour le café en vrac, 580 pour le conditionné et la barre des 650 pour le produit fini importé, notamment pour des marques réputées et vendues notamment dans les grandes surfaces. De leur côté, les grossistes le cèdent à entre 440 et 460 dinars le kilo, alors que le café de second choix est écoulé à 420 dinars. Avant cette flambée, la meilleure qualité se vendait au maximum à 390 dinars. Selon un torréfacteur, même si l'augmentation au niveau du marché mondial est un fait réel, il n'en demeure pas moins qu'elle ne reflète pas celle enregistrée par la mercuriale du marché national, étant donné que certains importateurs exploitent cette augmentation pour écouler leur stock acquis à l'ancien prix en pratiquant le nouveau.

    « Etant donné qu'il s'agit d'une denrée sujette à une demande importante et constante, les petits torréfacteurs et les grossistes n'ont de choix que d'abdiquer face au diktat des importateurs, qui détiennent une chance supplémentaire pour soigner leur trésorerie », a tenu à préciser notre interlocuteur, en relevant au passage que sa corporation fait également face à certaines contraintes et à des dépenses supplémentaires diminuant leur marge bénéficiaire.

    Concernant les autres denrées alimentaires, si pour la semoule, la farine ainsi que les pâtes alimentaires, la stabilité des prix semble être maîtrisée avec la subvention de l'Etat, en revanche, l'huile et le sucre demeurent des produits dont les prix fluctuent et restent à la merci du marché international et de son abondance. A titre illustratif, pour le sucre, cédé actuellement à raison de 2.300 dinars le sac de 50 kg en gros et autour des 50 dinars le kilo chez les détaillants, il a suffi que le marché d'Oran soit inondé suite à un important arrivage, il y a plus de deux mois, pour que le prix descende à hauteur de 1.950 dinars le sac de 50 kilos.

    Pour l'huile, les prix restent en l'état et ont même connu une légère baisse de 20 dinars pour une bonbonne de 5 litres, baisse décidée par le plus grand producteur national et qui contraint les autres à emboîter le pas. Mais pour le marché ouest, les grossistes tablent sur une autre baisse avec l'entrée en lice de l'opérateur égyptien qui vient de s'installer au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur. Selon certains grossistes, cet opérateur a annoncé la couleur en proposant une bonbonne de 5 litres à 450 dinars du fait que dans son pays d'origine, il est également producteur de tournesol et compte l'acheminer à bon prix pour les besoins de son entreprise, qui sera opérationnelle, dit-on, à la fin du mois en cours.

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