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  1. #15
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    Jeudi 29 Mai 2008 -- Quelques mois seulement après son installation, l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) vient de lancer un avis de concession et de cession aux enchères publiques destiné aux porteurs de projets d’investissement. Cette manifestation aura lieu au centre culturel de Ouled Aïch de Blida, le 29 juin prochain à partir de 10h. Sont concernés plusieurs terrains industriels appartenant à des entreprises sises à Blida dont l’Eriad de Sidi El-Kebir avec 22 000 m2, l’Orac de Larbâa, l’Encotrab de Boufarik et l’Edimma de Bougara. L’Aniref précise que les conditions de la cession ou de la concession sont liées aux projets d’investissement tout en indiquant que les modalités de paiement sont reparties comme suit. La cession avec paiement au comptant alors que pour la concession, le paiement se fait sur 20 ans. Par ailleurs, les visites sont autorisées pendant 20 jours avant la date de la vente. Il faut savoir que l’Aniref propose également des biens immobiliers cédés ou concédés de gré à gré, et ce, à l’EBR de Béni Merad, l’Enafla de Oued El-Alleug et l’Enial de Soumaâ notamment. Il faut savoir que les soumissions doivent être déposées exceptionnellement au niveau de la direction des domaines de la wilaya de Blida dont le siège est situé à l’Hôtel des finances Sidi-Abdelkader à Blida au plus tard la veille des enchères.

  2. #16
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    Dimanche 8 Juin 2008 -- Le foncier industriel, communément appelé "l'or rouge", constitue la première des contraintes qui se posent aux investisseurs à Oran. Plusieurs promoteurs ont soulevé, à l'occasion des différentes rencontres consacrées à l'investissement, l'écueil du foncier industriel qui entrave la concrétisation de plusieurs initiatives à Oran, qui dispose pourtant d'un potentiel non négligeable, en mesure de faire d'elle un pôle attractif pour les capitaux, aussi bien nationaux qu'étrangers. Les statistiques du guichet unique de l'Agence nationale de développement et de l'investissement (ANDI) indiquent qu'au cours du premier semestre 2008, 48 demandes d'annulation de projets initiés depuis plus d'une année ont été enregistrées pour des motifs ayant trait essentiellement à l'indisponibilité d'assiettes foncières.

    Dans ce contexte, certains promoteurs notent avec dépit que l'investissement à Oran relève de "l'aventure" en raison de contraintes liées au foncier industriel et à l'indisponibilité d'assiettes qui a généré des manoeuvres spéculatives et des lenteurs bureaucratiques dans l'acquisition de lots de terrain et d'actes de propriété. Le secrétariat du comité d'assistance et de localisation de l'investissement et de régulation foncière (CALPI-REF), qui a remplacé en avril 2007 le CALPI, indique que les dossiers que traite et agrée cette structure concernent des projets orientés en majorité vers les zones industrielles et d'activité de la wilaya d'Oran. A titre d'exemple, 27 dossiers ont été traités et agréés au cours du premier trimestre de cette année. Ces dossiers qui totalisent un investissement global de plus d'un milliard de DA et qui offrent 288 opportunités d'emploi, concernent plusieurs segments d'activité dans le secteur de la PME-PMI.

    Concernant la cessibilité des assiettes, le Directeur de l'agence foncière, propriétaire des terrains implantés dans les zones d'activité, indique que la rétrocession ne relève ni de ses prérogatives ni de celles du bureau d'études et de réalisation urbaine (URBOR), propriétaire des zones industrielles 1,2 et 3 d'Es-Senia et Hassi Ameur. "La cession du foncier industriel nécessite l'accord préalable des institutions concernées à l'instar du CALPI-REF, qui étudie les dossiers et sollicite l'aval des propriétaires (l'agence foncière, l'URBOR et la Direction des domaines) pour éviter de reproduire les erreurs du passé", a-t-il souligné.

    Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oranie (CCIO) est, pour sa part, optimiste quant à la disponibilité de terrains réservés à l'investissement. Se voulant rassurant, il a précisé qu'il est erroné de parler de rareté. "Bien au contraire, l'offre sera meilleure à l'avenir après la concrétisation du mégaprojet de l'autoroute est-ouest qui permettra de dégager de nouvelles poches foncières susceptibles de renforcer le portefeuille existant". Abondant dans le même sens, le directeur de l'agence foncière note que la wilaya d'Oran dispose d'une réserve de plus de 1 million de mètres carrés, soit l'équivalent de 100 hectares, répartis à travers 10 zones d'activités industrielles dont Bethioua, Boutlelis, Kessiba, Arzew et "Misserghine", ainsi qu'un patrimoine qui abrite des showroom ouverts sur le tracé de la route reliant l'aéroport d'Es-Senia à la commune d'El Kerma. "Ce potentiel est largement suffisant pour donner corps aux nombreux projets d'investissement à Oran", a-t-il souligné.

    Oran qui compte 18 zones d'activité, disposait, il y a quelques années, d'une réserve de 1,6 million de mètres carrés, dont 600.000 M2 déjà affectés, note-t-on. Pour renforcer ce portefeuille, l'Agence foncière a acquis il y a quatre mois une nouvelle zone d'activité dans la commune de Bethioua d'une superficie de 194 hectares, qui sera réservée à la réalisation de projets d'envergure, souligne-t-on. Pour protéger ce potentiel et répondre à la demande des investisseurs, les autorités locales ont entamé, depuis plus de deux ans, une opération d'assainissement du foncier industriel pour exclure les "faux investisseurs" qui ont bénéficié d'assiettes sans concrétiser leurs projets. "Dans ce cadre, l'annulation de 12 arrêtés d'attribution a permis la récupération de 09 hectares affectés à des promoteurs qui ont entamé la concrétisation de leurs projets", affirme la même source qui souligne que l'opération est en cours.

    L'autre écueil auquel fait face l'investissement à Oran est la non viabilisation de certaines zones, qui ne disposent même pas, pour certaines, d'éclairage public et de voiries et de réseaux divers (VRD). Pour remédier à cette situation, l'Agence foncière, en collaboration avec la Direction des PME-PMI et les collectivités locales, a pris des dispositions relatives au lancement de travaux complémentaires d'aménagement au niveau des zones d'activité de Misserghine et Oued Tlelat. Pour pallier ces manques et sensibiliser les promoteurs qui opèrent dans ces zones, des réunions ont permis de retenir une solution qui prévoit de les associer dans le financement des travaux complémentaires et de les organiser dans une structure qui sera chargée de la gestion de ces sites.

    Outre ces contraintes, le coût élevé du foncier industriel à Oran constitue un autre problème qui entrave l'essor de l'investissement. "Plusieurs promoteurs estiment que le prix prohibitif du mètre carré constitue un facteur d'échec pour plusieurs initiatives", a indiqué le Directeur de la CCIO, ajoutant que "les agences foncières ont été les premieres spéculatrices du foncier industriel". Cette version des faits est contredite par le premier responsable de l'Agence foncière d'Oran qui précise que "nous sommes une entreprise publique à caractère économique et commercial (EPIC), régie par le code du commerce. Nous jouons un rôle de régulateur du marché foncier et le prix que nous appliquons est abordable", a-t-il souligné. Dans ce contexte, il a ajouté que "le promoteur, avant d'introduire son dossier auprès du CALPI-REF, est informé de la fourchette des prix pratiqués par l'agence et qui varient, selon les spécificités de chaque zone, de 2800 à 12500 DA le mètre carré".

    A titre illustratif, les prix appliqués pour la zone d'activité d'El-Kerma différent de ceux en vigueur pour les autres sites. "L'Agence foncière ne détient pas l'exclusivité du marché. Certains pseudo investisseurs, qui ont bénéficié d'assiettes depuis plus de trente ans et qu'ils n'ont toujours pas exploitées, versent dans des manoeuvres spéculatives", ajoute-il. Toujours à propos des prix, un membre du CALPI-REF précise que "parmi les pièces exigées pour l'agrément d'un dossier figurent deux justifications, la première ayant trait au paiement de l'assiette foncière et la seconde au financement du projet, soit sous forme d'apport personnel ou de crédit bancaire". Cette disposition est à l'origine de l'annulation, de juillet 2007 au mois de mai dernier, de 20 agréments au motif de non paiement de l'assiette foncière, note-t-on. Attar Houari, un promoteur actuellement engagé dans la réalisation d'un parc industriel à El Kerma dans le cadre du pont logistique Oran-Alicante, estime, pour sa part, que les prix en cours dans le marché du foncier sont régis par la loi de l'offre et de la demande, expliquant à ce sujet que ceux pratiqués par les institutions publiques "sont abordables par rapport à ceux fixés par les spéculateurs".

    En plus de ces contraintes soulevées par les promoteurs, plusieurs déplorent les lenteurs bureaucratiques notamment dans l'acquisition d'une assiette foncière et l'établissement des actes de propriété. Rassurant, le Directeur de l'agence foncière précise que ce document est délivré dans un délai d'un mois après l'accomplissement de toutes les démarches. "Depuis la création de l'agence foncière en 2003, nous avons établi 661 actes de propriété au profit d'investisseurs de la région, excepté pour ceux de la zone d'activité de "Ayayda" pour non conformité des aménagements avec les caractéristiques du site. "Cette situation a poussé le wali à mettre sur pied une commission qui sera chargée de proposer les solutions adéquates", a ajouté la même source.

    Si les formes d'acquisition d'assiettes foncières, soit sous forme de rétrocession ou un acte de concession, sont acceptées par les investisseurs, la vente par voie d'enchères publiques, introduite par la nouvelle réglementation, constitue "une grosse erreur", selon le président de la CCIO, qui a précisé que cette mesure ne favorise pas la lutte contre les spéculateurs, "une option qui nécessite d'autres moyens". Les investisseurs d'Oran souhaitent que l'Agence nationale de régulation foncière, créée récemment, serve d'outil de promotion de l'investissement et d'interface entre le promoteur exploitant et le propriétaire.

  3. #17
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    Jeudi 12 Juin 2008 -- L’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) et la direction générale des domaines ont signé, hier, une convention-cadre à travers laquelle la direction des domaines met à la disposition de l’Aniref, sous forme de concessions, les disponibilités foncières. Techniquement, la convention prévoit que l’État, à travers les domaines, récupère des actifs. Ces actifs sont recensés et évalués et mis à la disposition de l’Aniref. Cette dernière les met sur une banque de données à la disposition des opérateurs et les propose sur le marché. Une fois la transaction achevée, c’est aux domaines d’établir l’acte.

    “L’Aniref est rémunérée en contrepartie”, affirme le DG des domaines. L’opération démarre essentiellement avec les actifs résiduels issus des entreprises dissoutes, estimés entre 800 à 1 000 hectares. “Ce n’est qu’une petite étape. Dans la deuxième étape, nous allons travailler sur les actifs excédentaires, estimés à 15 000 hectares”, précise le directeur général des domaines. Il restera par la suite un troisième volet et qui concerne les terrains situés dans les zones industrielles et d’activité, évalués à 2 000 hectares. “Le travail, dans le cadre de ce troisième volet, est plus compliqué, car souvent les terrains n’appartiennent plus à l’État, mais aux organismes aménageurs”, explique le DG des domaines. En d’autres termes, à la faveur de cette convention, dans les cinq prochaines années, l’État pourra mettre sur le marché plus de 16 000 hectares de terrain. “C’est plus que la superficie des 70 zones industrielles”, souligne le directeur général des domaines.

    Pour rappel, la directrice générale, Mme Mokraoui, avait indiqué récemment que 675 actifs résiduels ont été recensés, dont 53 terrains nus de superficie de plus de 58,5 hectares et 622 autres (des actifs en logement, des dépôts, des hangars…) de superficie construite de 165 hectares. Les terrains excédentaires représentent 181 lots d’une superficie totale de 783 hectares. Au niveau de 66 zones industrielles, 1 120 lots ont été recensés, soit 784 hectares.

    Toutes les études sur l’investissement ont qualifié l’accès au foncier de contrainte majeure à l’investissement, et donc à la relance économique. Le ministre de la l’Industrie et de la Promotion des investissements qualifie le dispositif mis en place d’intéressant. “Bien sûr, il est loin d’être parfait. Mais sur le plan de principe, l’affaire est terminée. On ne peut plus dire au gouvernement d’arranger le problème du foncier”, souligne M. Temmar. Les chefs d’entreprise ont estimé que le dispositif ne règle pas le problème du foncier s’il doit conduire, avec l’introduction du mode des enchères publiques, à la cession ou à la concession des assiettes foncières au prix le plus élevé. Sur ce point, le ministre de l’Industrie rassure que les cahiers des charges précisent clairement que seules les entreprises de production pourront accéder au foncier mis aux enchères publiques.

    Depuis sa création, l’Aniref a développé un site Internet ((ANIREF Algérie)) et une banque de données accessible à tout investisseur. L’agence, en 5 mois, a mis en ligne 240 actifs, sur 2 500 actifs recensés, que l’investisseur peut consulter à tout moment et accéder à toutes les informations. Elle a déjà lancé la première opération de vente aux enchères à Blida. Le ministre des Finances souligne, pour sa part, que l’endettement intérieur n’est que de 10% du PIB et la dette extérieure publique est évaluée à 600 millions de dollars. M. Karim Djoudi annonce que l'Algérie et les Émirats d'Abou Dhabi ont signé, hier, un mémorandum d'entente relatif à la conversion en investissements de la dette algérienne contractée auprès de ce pays.

  4. #18
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    Lundi 16 Juin 2008 -- L’émergence d’un marché du foncier, est-ce possible en Algérie ? Au plan législatif et institutionnel, tout a été mis en place pour gérer au mieux le foncier. Les textes législatifs et réglementaires promulgués en 2006 le sous-tendant. En avril 2007, quatre décrets exécutifs ont été adoptés. Ils déterminent le cadre opérationnel d’une confrontation de l’offre et de la demande foncière. Il s’agit, en fait, du décret exécutif n°07-119 du 23 avril 2007 portant création de l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref), du décret exécutif n°07-120 portant organisation, composition et fonctionnement du comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de régulation foncière (Calpiref), du décret exécutif n°07-121 portant application de l’ordonnance n°06-11 du 30 août 2006 fixant les conditions et modalités de concession et de cession des terrains relevant du domaine privé de l’Etat destinés à la réalisation des projets d’investissement, et, enfin, du décret exécutif n°07-122 fixant les conditions de gestion des actifs résiduels des entreprises publiques autonomes et non autonomes dissoutes et des actifs excédentaires des entreprises publiques économiques ainsi que des actifs disponibles au niveau des zones industrielles. En théorie du moins, le mode de mise à disposition consacre le principe de la concession et de la cession selon le principe des enchères, le gré à gré n’étant utilisé que dans des situations déterminées. Le dispositif en question encadre aussi le rôle des organes intervenant dans le domaine du foncier : le Calpiref, un organe installé au niveau de chaque wilaya, et l’Aniref, une structure nouvellement créée. Cette dernière se donne de larges prérogatives. Sommairement, c’est elle qui gère le foncier, le développe. Elle s’en fait également la promotrice.

    Selon le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, l’Aniref est appelée à en devenir «l’interlocuteur privilégié» à même d’assister et d’accompagner les investisseurs potentiels qui souhaitent acquérir un bien foncier ou immobilier nécessaire à la réalisation de leurs projets. Nouvelle venue dans le panorama des structures chargées de l’investissement, l’Aniref veut être présente dans toutes les régions en s’organisant d’une manière décentralisée afin de mettre à la disposition des investisseurs une banque de données regroupant l’offre nationale sur les biens immobiliers et assiettes foncières à caractère économique. Dans ses projections, des études spécifiques et des notes de conjoncture sur les tendances lourdes en matière de foncier afin de renseigner amplement les investisseurs sur les prix et les conditions de cession et de concession et d’être à l’écoute des opérateurs économiques. Une mission louable. Pour l’accomplir dans les meilleures conditions possibles, l’agence entend mettre en place un système d’information et un réseau de communication. Le portefeuille foncier qui lui a été attribué est constitué des actifs excédentaires des entreprises publiques économiques (EPE) et des actifs résiduels. Il s’agit de terrains non exploités, de terrains ayant changé de statut juridique, de terrains dont certaines EPE n’ont pas besoin, de terrains mis sur le marché par des EPE. S’y ajoutent les terrains non attribués ou non utilisés, situés dans les zones industrielles. Mais, qu’est-ce qui a changé depuis la création de l’Aniref ? L’agence a-t-elle réussi à faire évoluer les choses ? Un premier lot de deux cent trente et une assiettes foncières industrielles circonscrites dans sept wilayas a été proposé aux investisseurs potentiels par L’Agence en question. Ce dont certains sont sûrs, cependant, c’est que l’opération ne va pas plaire à tout le monde. Elle fera certainement des mécontents parmi les prétendants à l’investissement, au foncier.

    Déjà que des industriels sont critiques des modalités de gestion du foncier, et contre la vente aux enchères, une formule à problème. Elle suscite des questionnements. Lors d’une récente rencontre organisée par le Forum des chefs d’entreprise en collaboration avec l’Aniref, ils n’ont pas caché leur appréhension sur la question des enchères. Ils ont adressé une série de questions à la directrice de l’agence et se posent la question, quels sont les biens touchés par cette formule ? Et que recouvrent les enchères restreintes ? Aux yeux des industriels, les enchères n’incitent pas à l’investissement. Elles pourraient, cependant, intéresser des opérateurs autres que ceux qui produisent. Le FCE affirme que l’Aniref est animée de bonne volonté et l’accrédite de sincérité. Il demande, cependant, à ce qu’elle soit un maillon «facilitateur» dans l’investissement. La direction de l’agence soutient qu’elle fera du mieux qu’elle peut en faisant évoluer les mentalités. Parviendra-t-elle à faire le ménage dans le monde très fermé du foncier industriel ? Attendons pour voir. L’Aniref a signé la semaine dernière une convention cadre avec la direction des domaines. Ses agences régionales sont autonomes, elles aussi vont signer des conventions analogues avec les domaines au niveau régional. L’Aniref est un établissement public à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle est régie par les règles applicables à l’administration dans ses relations avec l’Etat et est réputée commerçante dans ses rapports avec les tiers. L’agence est placée sous la tutelle du ministre chargé de la Promotion des investissements. Son siège est fixé à Alger.

    L’agence peut assurer, pour chacune des composantes du portefeuille foncier économique public […], une mission de gestion, de promotion, d’intermédiation et de régulation foncière. Elle assure également une mission de gestion et de promotion de son portefeuille foncier et immobilier aux fins de sa valorisation au titre de la promotion de l’investissement. Elle peut assurer aussi une mission d’intermédiation immobilière en gérant par convention au compte du propriétaire, quel que soit le statut juridique du bien. La création de cette agence a été l’une des solutions préconisées lors de la tenue des assises nationales sur la stratégie industrielle. C’est un nouveau dispositif. Il est censé mettre fin aux difficultés rencontrées par les investisseurs dans l’acquisition de terrains pour leurs projets et contrecarrer le détournement des terrains industriels de leur vocation initiale. Il fait obligation aux acquéreurs de réaliser leurs projets dans un délai de deux ans, selon un cahier des charges bien déterminé. L’agence compte créer une mercuriale des prix du foncier industriel en Algérie. Elle se joint à d’autres organismes chargés de l’octroi du foncier industriel, à l’exemple du Conseil national d’investissement pour les projets d’envergure nationale. Elle souhaite, comme cité plus haut, mettre en place une banque de données en mettant en ligne (sur son site) des données actualisées sur de nouveaux actifs. La base de données, première du genre en Algérie, concerne des actifs fonciers qui appartenaient à des entreprises publiques dissoutes ou liquidées, récupérés ensuite auprès du service des domaines et confiés à la gestion de l’Aniref. Ce sont des actifs constitués de parcelles de terrains et de biens immobiliers bâtis et situés dans des zones industrielles. Les actifs fonciers récupérés au fur et à mesure par l’Aniref seront aménagés et viabilisés. Ils feront l’objet d’une vente aux enchères publiques, notamment dans les wilayas du nord du pays, ou attribués par la formule du gré à gré.

  5. #19
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    Dimanche 22 juin 2008 -- Dixième du genre à l'échelon national, la direction régionale de l'Agence nationale d'intermédiaire et de régulation foncière (ANIREF), placée sous la tutelle du ministère de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, vient de se mettre en place dans la capitale des Hauts Plateaux de l'ouest, en occupant un siège au quartier «Belle vue», dans la partie sud de la ville de Tiaret.

    En effet, relevant de l'Agence nationale d'intermédiaire et de régulation foncière (ANIREF), créée en avril 2007, la direction régionale de Tiaret qui chapeaute quatre autres wilayas que sont El-Bayadh, Djelfa, Laghouat et Tissemsilt, a déjà mis en oeuvre un plan des plus ambitieux à la hauteur du rôle de pôle économique et commercial régional que veut jouer la capitale des Rostomides. Outre la gestion par convention du portefeuille immobilier et foncier, la direction régionale de l'ANIREF compte, également, jouer pleinement son rôle d'intermédiaire en matière de transactions immobilières et foncières, la promotion foncière et la diffusion d'informations sur le foncier économique. Selon un entretien que nous accordé le directeur régional, M. Bouchakour Mohamed, l'objectif premier de la DR de Tiaret est de constituer une banque de données sur tout ce qui a trait au foncier économique. «Une banque de données des plus exhaustives disponible sur le site Internet de l'ANIREF», nous explique notre interlocuteur.

    Composé des actifs provenant des entreprises publiques dissoutes, des terrains excédentaires des EPE en activité récupérés par les services des Domaines et des lots de terrain non attribués dans les zones industrielles, le portefeuille de l'agence sera, surtout, consolidé par la création de zones de développement industriel intégré, «des zones à dimension régionale pour permettre une offre foncière plus large à l'adresse des investisseurs potentiels», nous explique M. Bouchakour Mohamed.

    L'autre outil stratégique que la direction régionale de l'Agence nationale d'intermédiaire et de régulation foncière a mis en place est l'observatoire qui gère la banque de données en vue d'instituer une mercuriale des prix et déterminer la valeur du foncier en fonction de critères économiques et commerciaux viables.

    Ainsi, l'ANIREF et selon la localisation géographique du terrain peut, soit procéder à des concessions de terrains, des cessions de gré à gré ou encore des cessions aux enchères publiques lorsque le foncier en question est situé dans les grandes wilayas du pays, les communes chefs-lieux de wilayas et de daïras ou encore les communes des chefs-lieux de Hauts Plateaux. Et outre la publication de notes de conjoncture semestrielles à l'adresse des autorités et partenaires concernés, la direction régionale de l'ANIREF «compte également jouer un rôle actif dans la surveillance des fluctuations du marché foncier et contribuer à l'instauration d'un marché concurrentiel et transparent», a conclu le directeur régional de l'agence, ajoutant que des journées d'étude d'information seront organisées, prochainement, à l'adresse de tous les acteurs concernés par le foncier économique.

  6. #20
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    Jeudi 26 Juin 2008 -- L’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) va proposer pour la première fois les concessions d’assiettes industrielles sous forme de gré à gré, a indiqué hier la directrice de cet établissement public, Mme Hassiba Mokraoui. Cette nouvelle formule s’ajoutera à celle de la mise aux enchères publiques des concessions du foncier économique, explique-t-on. Ainsi, trois assiettes foncières seront accordées aux porteurs de projets sous forme de gré à gré à partir de jeudi prochain, a souligné Mme Mokraoui en marge de l’inauguration du siège de l’Aaniref à Alger, en présence du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Hamid Temmar. Ces trois assiettes foncières, qui sont situées dans les daïras de Chiffa et de Béni Mered (Blida), se composent d’actifs résiduels et excédentaires d’entreprises publiques d’une superficie globale allant de 2 003 m2 à 97 390 m2 de terrain (y compris le bâti). Concernant le montant de la redevance annuelle à payer pour la concession de chacune de ces trois assiettes foncières, il varie entre 1,8 million DA et 94,1 millions DA. Cette nouvelle liste de lots fonciers de gré à gré viendra s’ajouter aux onze assiettes foncières qui seront mises aux enchères publiques dimanche prochain et pour lesquelles près de 200 porteurs de projets ont déjà manifesté leur intérêt en retirant les cahiers de charges auprès de la direction régionale de Blida. Intervenant en marge de l’inauguration du siège de l’Aniref, M. Temmar a souligné que “les conditions de création d’un véritable marché du foncier industriel et économique sont aujourd’hui réunies” avec la création de cette agence.

  7. #21
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    Lundi 30 Juin 2008 -- L’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière a procédé, hier à Blida, à la première vente aux enchères d’actifs immobiliers et d’assiettes foncières au niveau national. Onze entreprises publiques dissoutes étaient concernées par cette vente, dont l’Eriad Sidi El Kebir, l’Enafla de Boufarik et l’Edimma de Bougara. Quatre des onze entreprises proposées à la vente n’avaient pas trouvé d’acquéreurs ce jour-là et dont la vente a été ajournée. L’opération s’est concrétisée en général, à travers une concession, soit un paiement d’annuité échelonné pendant 20 ans.

    Parmi les nouveaux acquéreurs, l’on cite Tahkout, lequel est connu pour ses nombreux contrats avec les œuvres universitaires pour le transport estudiantin. Il a été le plus offrant pour le site de deux anciennes entreprises spécialisées dans les travaux publics (Sogerub de Ouled Yaïch et Encotrab de Boufarik). Selon Mme Benaï Leïla, directrice régionale de l’Aniref de Blida, le choix de cette wilaya pour lancer la première vente aux enchères d’actifs immobiliers et d’assiettes foncières n’est pas fortuit, vu sa vocation commerciale et industrielle, sa situation géostratégique ainsi que le fort engouement d’opérateurs économiques pour cette région. « La wilaya de Blida recèle en tout 67 actifs immobiliers ainsi que 159 lots situés au niveau des zones industrielles qui sont concernées par la vente aux enchères », nous dira-t-elle, avant d’ajouter : « La plupart des investisseurs qui ont eu affaire à nous comptent se lancer dans le créneau des services. »

    Notons par ailleurs que trois autres entreprises dissoutes, en l’occurrence l’EBR de Beni Mered et les deux sites d’Enafla de la Chiffa seront vendues de gré à gré, alors que certains échos évoquent la « candidature » d’un opérateur économique français pour la récupération de l’un de ces trois sites. Les responsables de l’Aniref appellent tous ceux qui veulent récupérer les actifs immobiliers et les assiettes foncières dans le cadre de la promotion de l’investissement à visiter le site de l’agence (ANIREF Algérie) pour avoir plus d’informations à ce sujet.

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