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  1. #1
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    Algeria's industrial production :


    Algiers, March 30, 2008 - Algerian industrial production dropped again by 1.6% in 2007, after the 0.3% decline in 2006, according to figures issued by the National Statistics Authority (ONS) here Sunday.

    In an assessment of the country's industrial production, excluding the oil sector, ONS said the decline affected all sectors, except the energy sector, which ended the year with a 6% increase, mines and quarries (+5.1%) and hydrocarbons (+1.4%).

    According to the ONS, the affected sectors include plastics (-20%), textiles (-18.2 %), leather (-16.1 %) and timber (-11.5 %).

    The steel, metal, mechanical, electrical and electronic industries (ISMMEE) and agribusiness dropped by 6.4% and 5.9% respectively.

    The manufacturing sector, which has been on the decline since the 1990s, showed a 46% decrease.

    The ONS said the decline was more significant in the textile, timber and paper, leather and shoe industries, as well as in agribusiness.

    These sectors lost between 70 and 90% of their production capacities, according to the same source.

  2. #2
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    Lundi 31 Mars 2008 -- L’inflation semble avoir atteint tous les secteurs de l'économie nationale. S'étant illustrée par une hausse des prix à la consommation, qui a atteint 4,4 % au début de l'année, celle-ci touche également les secteurs de l'industrie hors hydrocarbures. En effet, les prix à la production industrielle hors hydrocarbures ont progressé de 3,1% pour le secteur public et de 2% pour le secteur privé en 2007 par rapport à 2006, selon les derniers chiffres de l'Office national des statistiques (ONS).

    Cette progression est due essentiellement, dans le secteur public, à une hausse des coûts de production des secteurs des mines et carrières (15,6%), des matériaux de construction (7,4%), des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE, +5,5%), des industries manufacturières (+3%), des industries du bois, liège et papier (2,3 %), de l'industrie agroalimentaire (2,2%) et enfin l'industrie chimique avec (0,2%). En revanche, le reste des secteurs d'activité a accusé une baisse, comme pour les industries des cuirs et chaussures avec (-2,2%) et l'industrie des textiles (-1,3%), relèvent les données de l'Office.

    Au 4e trimestre 2007, les prix à la production industrielle hors hydrocarbures du secteur public ont enregistré un taux de croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent qui s'est caractérisé par une variation de moindre ampleur, soit (+0,7%). Au cours des trois derniers mois de l’année 2007 et par rapport à la même période de l'année 2006, la hausse des prix était de 3,9%, précise la même source.

    L'évolution des prix, au cours du dernier trimestre 2007 s'explique, essentiellement, par la hausse de 3,3 % des industries agroalimentaires.
    Cette variation relativement "importante", s'explique par l'augmentation des prix des produits de trois branches d'activités. Il s'agit du travail de grains (+6%), de l'industrie du lait (+3,7%) et de la fabrication des produits alimentaires pour animaux (5%). Une croissance de 0,7% pour les matériaux de construction, due particulièrement à l'augmentation des prix des produits relevant de la branche "fabrication de produits en ciment et matériaux de construction divers", a également été enregistrée.

    Cela n'a pas été sans conséquence. La production industrielle du secteur public national a baissé de 1,6% en 2007 par rapport à 2006, notamment dans les industries chimie, caoutchouc et plastique, les textiles et cuirs et chaussures. Hors hydrocarbures, la baisse a été de 3% pour l'année 2007. Quant aux industries manufacturières, elles ont poursuivi, en 2007, leur tendance à la baisse avec un taux négatif de -6,5 % par rapport aux résultats de l'année 2006.

    Ce repli de la production industrielle a touché tous les secteurs d'activité à l'exception des secteurs de l'énergie qui a terminé l'année avec une hausse de 6%, celui des mines et carrières (5,1%) et celui des hydrocarbures avec 1,4%. La baisse a également concerné les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE avec -6,4%) et les industries agroalimentaires avec -5,9%.

    Une régression continue des industries manufacturières depuis le début des années 90 a été enregistrée. L'indice de la production est passé de 100,6 en 1990 à 54,7 en 2007, soit une baisse totale de près de 46%. La détérioration est plus sensible dans les industries de textile, du bois et papier, des cuirs et chaussures et des industries agroalimentaires où l'indice de la production a baissé dans une "très forte proportion". Ces secteurs ont perdu entre 70% et 90% de leurs capacités de production, estiment les experts de l'Office.

  3. #3
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    Mercredi 3 decembre 2008 -- Le produit «made in Algeria» reste une question centrale pour l’économie algérienne. Toutes les politiques économiques ont tenté de remettre cette production sur les rails et lui offrir une place sur les étals. Cette question cruciale demeure toujours au centre de tous les débats économiques, notamment la préparation de l’après-pétrole. La première Foire maghrébine organisée à Alger a été une occasion pour le public et les professionnels de jeter un coup d’œil sur cette production souvent «mal présentée ou mal vendue». Ce rendez-vous a dévoilé également quelques défaillances auxquelles il faut y remédier urgemment. Mais, qui mieux que les producteurs et les opérateurs économiques peut connaître les fragilités afférentes à la situation de la production nationale, au demeurant désolante. «Le produit national est de bonne qualité et il s’améliore constamment», affirme M. Mederres, directeur commercial de l’entreprise BCR. Ce dernier, rencontré en marge de la Foire maghrébine, nous a fait un constat de la production de BCR.

    «Les produits de BCR occupent actuellement une place de choix sur le marché local», se réjouit notre interlocuteur pour qui l’entreprise BCR est leader du marché dans le créneau boulonnerie, coutellerie et robinetterie. Estimant que seule la contrefaçon préoccupe les responsables de cette entreprise, M. Mederres ne cache nullement que le produit n’a rien à envier aux marques étrangères. Interrogé à propos de la présentation du produit BCR, le responsable avoue que rien n’a été oublié pour offrir un produit de qualité aux consommateurs. Et d’appuyer : «BCR exporte même en Tunisie, en Libye, au Maroc et en France.» Tout de même, il reste que le produit national souffre d’une concurrence parfois déloyale.

    Sur cette question, le responsable de cette entreprise indique sans ambages que BCR s’emploie actuellement à mettre en place toute une stratégie afin de prémunir sa production contre ce fléau. Entre autres, il a cité la coordination qui se fait actuellement avec les services des Douanes afin de former des cadres de cette institution dans la lutte contre la contrefaçon, et, par ailleurs, «former des cadres de la police –des brigades spéciales– afin de mieux lutter contre la contrefaçon qui cause un préjudice énorme à la production nationale». Même si les opérateurs économiques attestent à l’unanimité que la contrefaçon reste un des obstacles qui freinent l’évolution de la production nationale, il n’en demeure pas moins que la présentation du produit et le manque d’expérience dans le marketing mettent des bâtons dans les roues de cette production.

    Pour un responsable qui a voulu garder l’anonymat, ce qui manque aux producteurs nationaux, c’est «le contact avec des producteurs étrangers». Interrogé sur les opportunités relevées lors de cette foire, il nous dira que «cet événement est beaucoup plus politique et qu’économique». «Nous n’avons même pas la capacité de pénétrer les marchés du Maghreb. Les droits de douanes demeurent élevés dans certains pays», confie-t-il. Pour la production nationale, il a affirmé que «tout est possible». «Il suffit, a-t-il suggéré, d’une volonté claire pour redorer le blason d’antan de cette production.» Notre locuteur soutient par ailleurs que la protection du produit algérien passe également par «un contrôle rigoureux du marché et même une préférence pour ce produit qui s’améliore d’une manière régulière». Même son de cloche chez le représentant de la marque ENIEM. Ce dernier nous a fait savoir que le consommateur algérien devient de plus en plus conscient de cette réalité.

    «Le produit national reprend ses droits», affirme-t-il en substance, expliquant que l’amélioration est constatée dans les prix comme dans la qualité.Il est vrai que, de tout temps, la question de la qualité du produit national a été soulevée et débattue à tous les niveaux, néanmoins l’évolution vertigineuse perçue aux quatre coins de la planète en matière de marketing reste un chapitre qui a amplement son importance. L’absence d’une expérience commerciale a fait que ce produit, même de bonne qualité, n’arrive pas à concurrencer les produits étrangers. «L’ouverture du marché local, sans qu’il ait une préparation du tissu industriel national, n’a fait qu’aggraver la situation», nous confie un représentant d’une société nationale.

    D’ailleurs, suggère-t-il, «les pouvoirs publics devraient inclure dans les politiques économiques des mécanismes qui pourraient contribuer à protéger la production nationale». Pourquoi, à ses yeux, «on n’encourage pas le produit national en l’associant à tous les marchés publics ?» Les entreprises activant dans l’agroalimentaire ont aussi leur part de doléances à soumettre. Elles ne lésinent sur rien pour dire qu’outre l’informel -source de tous les maux- l’amélioration de l’image du produit reste déterminante. De nombreux responsables ont soulevé, in fine, la mentalité du consommateur qui doit être au centre de toutes les actions des opérateurs économiques, notamment les campagnes de publicité.

  4. #4
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    Mercredi 3 decembre 2008 -- La mise à niveau et la relance des entreprises s’imposent particulièrement en cette période de crise économique. Une crise aux lourdes conséquences sur le tissu industriel à travers le monde. L’entreprise algérienne qui est déjà vulnérable aux différents aléas risque de payer encore plus cher dans le contexte économique mondial actuel. D’où la nécessité de mettre en place un plan de mise à niveau effectif. Il est vrai que des plans ont déjà été appliqués dans ce sens, mais les résultats restent maigres.

    L’entreprise algérienne enregistre, en effet, de nombreuses lacunes qui l’empêchent de se hisser sur le marché international et parfois même au niveau national. Le management, le marketing et bien d’autres outils nécessaires au développement de la PME sont mis de côté dans de nombreuses entités économiques. Rares sont les entreprises à avoir adopté les plans de modernisation. L’engagement de l’Etat à mettre le paquet dans le processus de mise à niveau changera-t-il les choses et permettra-t-il de faire évoluer la situation de nos entreprises face aux concurrents étrangers ? La question s’impose d’autant que les attentes de PME algériennes sont importantes dans ce sens. Mais faudrait-il aussi qu’elles adhèrent à l’action en jouant le jeu de la modernisation loin de tout calcul. Car, faut-il le noter, les entreprises ont une grande part de responsabilité dans les retards qu’elles accusent.

    Au début de l’opération de mise à niveau, elles étaient fort nombreuses à afficher leur réticence alors qu’elles étaient très peu représentatives celles qui ont opté pour le changement. Aujourd’hui, le cap a changé. La volonté d’entrer de plain-pied dans la modernisation est affichée de part et d’autre. La peur de disparaître l’a finalement emporté sur la crainte de mettre la main à la «poche». Mais le temps perdu dans la frilosité a été payé chèrement. Les PME ont perdu beaucoup de parts de marchés. La Foire maghrébine (qui s’est tenu du 26 novembre au 1er décembre à Alger), la première du genre depuis la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA), a dévoilé les difficultés des opérateurs économiques algériens. Des difficultés rencontrées principalement en matière de commercialisation, de distribution, donc globalement en ce qui concerne la pénétration du marché, selon les dires des participants algériens.

    Certes, ces problèmes s’expliquent, entre autres, par les entraves administratives, les pratiques déloyales de certains intervenants sur le marché national (informel, contrefaçon…). Mais, la part du retard de l’entreprise dans l’application des normes de gestion sur tous les plans est également à mettre sur la liste des raisons de cet échec. En d’autres termes, le maintien des procédures archaïques au sein de l’entreprise est pour beaucoup dans cette situation. Autant donc prendre le train de la mise à niveau même si c’est avec du retard. Dans ce cadre, les deux parties, les PME et l’Etat, sont appelées à coordonner leurs efforts.

  5. #5
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    Mercredi 7 Janvier 2009 -- La production industrielle du secteur public a progressé de 2,2 % durant les neuf premiers mois de l’année 2008, selon l’Office national des statistiques (ONS). La croissance industrielle hors hydrocarbures a enregistré, pour sa part, une hausse appréciable de 3,8 %, selon la même source. Le rapport de l’ONS permet de constater une évolution du secteur de l’énergie qui s’est accrue de 9,1 %, soit un taux plus important que celui réalisé durant la même période de l’année d’avant (+ 5,1 %).

    Le secteur des mines et carrières poursuit sa tendance à la hausse en enregistrant une évolution importante de 7,9 %. Une progression marquée par la branche de l’extraction de pierres, d’argile et de sable qui a connu un fort taux de croissance (+ 8,9 %), de l’extraction de minerai de phosphate qui a augmenté de 12,3 % ainsi que celle de matières minérales avec 3,2 %. En revanche, des chutes importantes ont été enregistrées au niveau des autres branches de ce secteur, notamment l’extraction du sel, qui a chuté de 11,1 %.

    Le secteur des hydrocarbures a connu une légère baisse de 0,6 % par rapport aux neuf premiers mois de 2007. Cette diminution est le résultat des chutes importantes relevées au niveau de la branche liquéfaction du gaz naturel aux 1er et 2e trimestres, où les baisses étaient respectivement de 15,5 % et 8 %. En revanche, le raffinage de pétrole brut a enregistré une hausse importante durant les premiers neuf mois de 2008 avec une tendance à la baisse au troisième trimestre de l’ordre de 1,8 %.

    Le secteur de la chimie, du caoutchouc et des plastiques a réalisé une progression de l’ordre de 8 % après une chute de 8,2 % durant les neufs premiers mois de 2007. Cette performance concerne presque toutes les branches du secteur, notamment la chimie minérale de base (+ 15 %), la chimie organique de base (+ 15,2 %), la fabrication de produits pharmaceutiques (+ 8,2 %) et la production de peinture (12,9 %). En revanche, les branches production d’engrais et pesticides ont connu des baisses respectives de 3,6 % et 9,8 %.

    Rebond de l’agroalimentaire

    Cette croissance positive concerne également le secteur de l’agroalimentaire, qui a connu un bond de 12,8 %. La performance de ce secteur est due à la croissance du travail du grain qui a grimpé de 64 %, ainsi qu’à l’industrie du lait, en progression de 18,7 %. Certaines branches du secteur ont connu néanmoins des chutes telles l’industrie du sucre (- 34,2 %) et la fabrication des produits alimentaires pour le bétail (- 27 %).

    Cette lecture des taux d’évolution de la production industrielle par secteur permet de constater une chute du secteur des matériaux de construction de 1,1 %, après une hausse de 4,1 % durant les neuf premiers mois de 2007. La baisse est due aux contre-performances qui ont marqué les produits rouges et la fabrication des liants hydrauliques. Ces deux produits ont accusé des baisses respectives de 2,8 % et 2,3 %.

    En revanche, les branches industrie du verre et fabrication des produits en ciment et matériaux de construction divers ont augmenté de 18 % et 1,9 %. Les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) continuent de subir des contre-performances, avec une baisse de 5,2 % durant la période considérée. Cette baisse a touché la sidérurgie et transformation de fonte et acier (- 29,4 %), les biens d’équipements mécaniques (- 22,7 %) et la construction des véhicules industriels (-42,3 %).

    En revanche, plusieurs branches ont vu leur production fortement augmenter telles la fabrication des biens d’équipements mécaniques, métalliques et électriques (14,4 %), la transformation et production de métaux non-ferreux (11,5%), la production de mobilier métallique (25,7 %) et des biens d’équipements électriques (24,3 %). Le secteur des textiles s’est encore replié de 20,2 %, le secteur des cuirs et chaussures de 3,2 % et celui des bois, liège et papier de 10,6 %.

  6. #6
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    Ali Idir :


    Vendredi 9 janvier 2009 -- Les prochains plans de relance économique pourraient, enfin, profiter aux entreprises algériennes. Pour réduire ses importations qui ont atteint 35 milliards de dollars en 2008, l'Algérie veut favoriser les biens et services d'origine algérienne. Après l'interdiction d'importer des médicaments fabriqués localement, le premier ministre Ahmed Ouyahia a décidé de s'attaquer aux marchés publics qui absorbent l'essentiel des budgets d'équipements et des plans de relance économique. Dans une instruction datée du 22 décembre, il demande aux responsables algériens de prendre « les mesures nécessaires pour réduire les importations et favoriser la production nationale ».

    « Le Conseil des ministres, réuni le 7 de ce mois (décembre), a décidé que le Gouvernement devra prendre toute mesure de nature à contribuer à la réduction des importations. Dans ce contexte, le recours aux biens et services d'origine algérienne s'avère une des solutions idoines », écrit M. Ouyahia dans sa correspondance dont toutsurlagerie (tsa-algerie.com) a obtenu une copie. La lettre du Premier ministre a été adressée aux ministres, walis et responsables du secteur économique public ainsi qu'à la Commission nationale des marchés.

    Parmi les mesures destinées à favoriser les entreprises nationales et les produits algériens : l'application d'une marge de préférence d'un taux pouvant atteindre 15% accordée aux produits et services d'origine algérienne pour tous les types de marchés publics. Explication : une entreprise algérienne pourrait décrocher un marché public même lorsque son offre est supérieure de 15% à celle d'un concurrent étranger.

    En réalité, cette mesure ne date pas d'aujourd'hui. Elle a été prise en 2003 pour permettre aux entreprises algériennes de décrocher des marchés publics essentiellement dans le bâtiment et les travaux publics. Mais son application n'a pas été totale. Dans les appels d'offres et les cahiers des charges, les administrations incluent des critères d'ancienneté et d'expertise excluant de fait les entreprises algériennes, et laissant la voie libre aux groupes étrangers. Ces derniers décrochent des contrats juteux et engagent souvent des sociétés locales comme sous-traitants.

    Les exemples sont nombreux, notamment dans le bâtiment et les travaux publics. « Les données que j'ai demandé et recueilli auprès des entreprises nationales m'ont permis de relever que la production d'origine algérienne est souvent récusée lors de la passation de marchés publics, y compris lorsque sa qualité est comparable à celle des biens et services proposés par des entreprises étrangères. L'argument souvent avancé dans ce cas est le prix compétitif offert par les soumissionnaires étrangers », a remarqué M. Ouyahia dans son instruction.

    Dans sa correspondance, le Premier ministre a clairement ordonné aux administrations, ministères, entreprises publiques et à la Commission nationale des marchés de respecter la règle de la préférence nationale. Il a été également étendu son application des grands travaux vers les services et les fournitures. « Les entreprises publiques sont la propriété de l'Etat, leurs plans de charge sont souvent le fruit de programmes de dépenses publiques et que lorsqu'elles font face à des difficultés, elles se tournent vers l'Etat pour leur assainissement financier ou pour leur accorder des subventions », a-t-il argumenté.

    M. Ouyahia a également demandé aux destinataires de l'instruction de s'associer aux efforts de l'Etat pour réduire le flux des importations des biens et services et pour encourager la promotion de la production nationale.

  7. #7
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    Yasmine Djaber :


    Dimanche 11 Janvier 2009 -- La production industrielle du secteur public national a enregistré une hausse de 2,2 % au cours des neuf premiers mois de 2008 par rapport à la même période de l'année 2007, selon les dernières données de l'Office national des statistiques (ONS) publiées aujourd'hui. Selon les mêmes données, cette hausse a été de 3,8% hors hydrocarbures. En comparaison, pour toute l'année 2007, elle avait progressé de seulement 0,3 % par rapport à 2006.

    Les industries manufacturières ont connu une légère hausse avec 0,8 %, en dépit d'une tendance à la baisse au 3ème trimestre (-2,4%). Cette hausse provient, essentiellement, des secteurs de l'agroalimentaire avec +12,8% ; de l'énergie avec +9,1% ; de la chimie, du caoutchouc et du plastique avec + 8% et enfin, de l'industrie des mines et carrières avec +7,9 %.

    Parmi les branches qui ont connu le plus de difficultés au cours des neuf premiers mois de 2008, figurent les industries diverses avec -18,9% et du bois, liège et papier (-10,6 %), selon l'ONS. La baisse a également concerné les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (-5,2%), les cuirs et chaussures (-3,2%), les textiles (-1,9%) et les matériaux de construction céramique et verre (-1,1%) ainsi que les hydrocarbures avec -0,6%.

    Le nouvel indice, sur lequel a été calculée la production industrielle de ces premiers neuf mois 2008, a été élaboré suite aux mutations qui ont été introduites dans le secteur de l'industrie, souligne l'ONS.

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