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  1. #8
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 16 Novembre 2008 -- Après l'augmentation en flèche des prix des viandes rouges, les blanches suivent le mouvement. Le prix du poulet est monté en flèche en l’espace d’un mois. Vendu, il y a quelques jours seulement, à 200 DA le kilo, il place la barre trop haut et affiche les 280 et 290 DA le kilo. L’œuf est vendu entre 10 et 11 DA l’unité. Les marchands brandissent l’argument de la cherté des aliments de la volaille, qui se répercute sur le prix de vente.

    L’explication reste sans effet sur le consommateur qui s’attendait à ce qu’à la fin du Ramadhan et à l’approche de l’Aïd El Kebir les prix de la viande blanche baissent. “Les prix de la viande blanche ont augmenté sur le marché, nous sommes obligés de changer nos habitudes alimentaires”, a reconnu une femme rencontrée au marché de la ville. “Avant, on mangeait de la viande rouge.

    Il y a quelques années, nous avons changé nos habitudes culinaires en recourant de plus en plus à la viande blanche, mais le prix actuel de cette dernière nous pousse à chercher une autre solution. Laquelle ? Je ne sais pas”, ajoute la dame en désarroi. “Je ne comprends pas cette flambée des prix, mais nous devons nous débrouiller pour nous nourrir, nous devons traverser cette dure épreuve”, a-t-elle conclu.

  2. #9
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    Lundi 17 novembre 2008 -- A écouter de nombreux citoyens rencontrés, hier matin, dans les allées du marché Boumezzou, au centre-ville, «c'est un vent de folie qui s'est emparé de nos marchands de volailles». Cette remarque a été faite suite au constat des prix de vente des poulets, fixés depuis hier à 300 DA le kilo. «Même durant les périodes de disette, jamais ce prix n'a été atteint», dit-on. Les marchands passablement gênés par ces propos, se déchargent sur les grossistes et les éleveurs, soulignant la quantité très réduite de poulets mise en vente. «Auparavant, on les commandait par dizaines. Depuis cette augmentation, on n'achète qu'une douzaine au maximum par crainte de mévente», disent-ils.

  3. #10
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    Jeudi 27 novembre 2008 -- Les aviculteurs n’affichent pas trop d’optimisme, allant jusqu’à déclarer que le marché ne connaîtra une «réelle et définitive stabilité» qu’à l’orée de l’année 2010. «On voudrait bien que les prix des viandes blanches et des œufs de consommation baissent le plus tôt possible, mais la réalité du terrain suggère de patienter encore des mois», indique un opérateur spécialisé dans la production des œufs à couver. Ces derniers ne sont pas à court d’arguments pour expliquer les hausses exponentielles que subissent les ménages. En premier lieu, la cascade de fermetures d’élevages de la filière ponte, c’est-à-dire les producteurs d’œufs de consommation qui ont vu leur nombre baisser de moitié. Plus de 50 % d’entre eux ont mis la clef sous le paillasson et cela avait pris effet au début du premier semestre de 2008. Ce déficit se répercutera évidemment sur les prix à la consommation des œufs, qui se négocient actuellement à 12 DA l’unité. De 6 DA, l’œuf passe ainsi au double. Certains commerces, notamment au Sud, proposent le plateau d’œufs jusqu’à 400 DA. C’est astronomique. Ce produit qui était à la portée des petites bourses devient inabordable pour de nombreuses familles aux faibles revenus. La même tendance est perceptible au niveau de la filière poulet de chair dans la mesure où 50 % également des opérateurs de ce secteur ont baissé rideau. Résultat : le poulet subit lui aussi une augmentation de 100 %. «Si la moitié des éleveurs ont arrêté leur activité, c’est parce que les prix des aliments avaient connu des hausses vertigineuses au début de l’année 2008. Ces opérateurs étouffaient, ils ne pouvaient plus travailler à perte», explique Salim Messaim, gérant d’une entreprise spécialisée dans la production des œufs à couver.

    La filière reprend graduellement

    Cet investisseur, vétérinaire de formation, tente d’éclairer notre lanterne en tant que représentant des éleveurs, préférant intervenir en dehors de sa qualité de vice-président de l’Association nationale de la filière avicole. «Je connais plus d’un opérateur qui a travaillé plusieurs mois à perte. Ayant atteint les limites, nombre de collègues ont été contraints de fermer, contraints de se convertir dans des activités qui n’ont rien à voir avec l’aviculture», fait savoir le docteur Messaim. Au début de l’année en cours, le maïs était écoulé à 3 000 DA le quintal sur le marché local alors que le soja se négociait à 4 200 DA le quintal. Toutefois, avec l’accalmie du marché mondial, ces deux produits de base, indispensables dans la fabrication de l’aliment animal, se négocient aujourd’hui à 2 000 DA le quintal. «Le prix reste cependant en dessus de la normale. Le coût réel tourne autour de 1 700 DA les cent kilos», explique-t-il, soulignant qu’il faudra encore des mois pour que les prix soient enfin stabilisés. Selon ce professionnel, les gens doivent patienter encore des mois pour revenir à la période d’avant. «Le cycle biologique nécessite à lui seul 5 à 6 mois. Il faut respecter le cours du processus, d’abord l’œuf à couver qui donnera le poussin qui donnera la poulette qui donnera enfin la poule pondeuse», explique encore cet opérateur. Pour ce qui est de la mesure prise par l’ONAB, office public de fabrication d’aliment du bétail, qui a décidé de baisser les prix de ses produits de 10 %, les professionnels applaudissent timidement. «C’est vrai que cela se répercutera sur le marché, mais ce n’est pas suffisant», estime-t-on dans la profession, relevant le fait que l’ONAB ne couvre que 20 % des besoins. Le reste, les 80 %, est assuré par le secteur privé où la pratique spéculative est pour beaucoup dans l’envolée des prix.

  4. #11
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    Jeudi 27 novembre 2008 -- À dix jours de l’Aïd-el-Adha, les consommateurs semblent déterminés à boycotter le poulet. A la portée des petites bourses depuis longtemps, la viande blanche voit ses prix se rapprocher de ceux de la viande rouge. Un poulet revient à 750 DA dans certains quartiers et un œuf coûte 12 dinars ! Si pour les œufs, les prix devraient enregistrer une baisse à partir de samedi prochain, ce n’est pas le cas pour le poulet, selon certains commerçants. «Nous ne vendons plus ! Nous sommes presque au chômage. Nos clients nous boudent. Ils préfèrent s’abstenir en attendant que la fête de l’Aïd passe ou espèrent voir les prix de la volaille baisser» entre-temps. C’est ce que les commerçants et les vendeurs de la volaille affirment.

    Lors de notre tournée hier dans certains quartiers d’Alger, l’ambiance semblait morose. «Inquiets», «énervés» et même «révoltés», les consommateurs commencent petit à petit à boycotter la volaille. «De toutes les manières, nous n’avons rien à perdre. Moi-même, je me débrouillerais avec de la viande congelée», nous a confié une vieille dame venue seulement s’enquérir des prix de la volaille. Rien n’est plus inquiétant pour les petites bourses de voir un poulet être cédé à 250 DA/kg. Aux marchés de Belouizdad, d’Ali Mellah ou de Meissonnier, le poulet reste encore inaccessible. Le moins cher, vidé, est cédé à 490 DA. Le poulet plein est beaucoup plus coûteux et atteint les 750 DA dans certains marchés d’Alger. Pour une poule, le prix est passé de 120 DA/kg à 200 DA/kg ! Pour la volaille déplumée, le prix est fixé à 250 DA/kg. Le poulet vidé a grimpé à 350 DA/kg alors pour celui coupé en morceaux, il est cédé à 400 DA/kg. Certains clients se rabattent alors sur les abats, témoignent-on. Une manière de tenir le coup en attendant de meilleurs jours. Bien évidemment, les commerçants ne se soucient pas trop des problèmes de leurs clients. «Le commerce, c’est le commerce», soutiennent-ils. «Que voulez vous que l’on fasse ? Tout est coûteux», ajoutent-ils. «Pour leur alimentation en maïs, je débourse 3 500 DA pour un quintal. Au total, je n’arrive pas à gagner plus de 10 DA par poulet vendu», nous explique un vendeur au marché de Belouizdad.

    Quelles sont les causes et existent-il des solution ? L’aviculture prend généralement trois mois ou plus pour arriver à un produit prêt à la consommation. Or, ce qui s’est passé en septembre dernier n’a pas permis une bonne aviculture. La canicule était à son pic, ce qui a provoqué une «véritable catastrophe chez les aviculteurs», nous a expliqué un ancien vendeur de volaille qui, du haut de ses 36 ans d’activité, témoigne que jamais les prix ont atteint un tel seuil. Nous nous retrouvons actuellement dans une crise de production, ajoute-t-il en affirmant qu’elle persistera bien après l’Aïd. Le même commerçant ne met pas tout cela sur le compte de la météo, mais aussi sur celui des «pouvoirs publics» qui ne soutiennent pas, de son avis, cette activité. «Il faudrait aider les simples agriculteurs avec des crédits bancaires et cesser également ce monopole des poulailler par certains», estime-t-il. Plusieurs commerçants affichent déjà leur disponibilité à remettre leur agrément dans la mesure où ils ne bénéficient d’aucune aide. «Pourquoi ne pas nous aider à installer des abattoirs», nous explique-t-on encore. Enfin, soutient-on, d’ici à samedi, les prix des œufs devraient enregistrer une baisse en passant de 12 à 10 DA l’unité, en attendant une forte baisse, semble-t-il.

  5. #12
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    Djamila Loukil :


    Samedi 31 Janvier 2009 -- Deux organisations professionnelles de la filière avicole, à savoir, l’Association nationale des vétérinaires (ANV) et l’Association interprofessionnelle des productions animales (Aipa), se sont retrouvées, jeudi matin, à l’hôtel Mouahidine à Oran, pour un symposium sur la nutrition animale. Cette rencontre, la deuxième du genre, avait surtout pour objectif de débattre des perspectives du secteur de l’aviculture et les conséquences de la crise financière mondiale qui va avoir un impact des plus graves d’ici 3 à 4 ans sur cette filière qui fait vivre 2 millions de personnes. Selon une étude présentée par un expert en nutrition animale – le Dr Nasser Eddine Assal – les producteurs avicoles doivent dès à présent abandonner le maïs et le tourteau de soja comme base de l’aliment pour volailles, et opter impérativement pour des céréales de substitution, à savoir le blé. Et celui-ci de s’adresser aux éleveurs et aux producteurs présents : “Vous devez oublier totalement le maïs, si vous voulez pérenniser votre activité ; d’ici 2015, l’Algérie n’aura plus les moyens d’acheter du maïs… l’on va arriver à une situation où le kg de viande blanche atteindra les 1 000 DA. Qui pourra acheter à ce prix ?”, lâche l’orateur.

    D’ors et déjà, les organisations professionnelles envisagent d’interpeller le gouvernement et de revendiquer, au vu de l’étude économique, l’octroi de blé subventionné par le biais d’une filiale à créer au sein de l’OAIC : “Nous devons nous organiser en coopérative pour pouvoir bénéficier d’un quota spécial de blé dénaturé c’est-à-dire coloré qui ne sera utilisé que pour l’aliment animal…” En effet, pour M. Nasser Eddine Assal, la crise financière, qui provoque une baisse importante de nos recettes pétrolières, va diminuer nos capacités d’importations de céréales : “Il ne faut pas oublier que l’Algérie est le premier importateur au monde de céréales, l’Algérien consomme chaque année 235 kg de pain contre 96,2 kg en Égypte, par exemple, qui compte pourtant une population de 82 millions d’habitants.” Et de poursuivre : “En 2007, l’Algérie a acheté pour 1,3 milliard de dollars de céréales et en 2008 pour 2,5 milliards… pour assurer la couverture de nos besoins en céréales, il fallait 14 jours de production de pétrole, en 2008 nous sommes passés à 20 jours !”

    D’autres facteurs vont aggraver la situation. Et d’évoquer la baisse des réserves mondiales de pétrole qui, chaque année, pousse les principaux pays producteurs mondiaux de céréales à réserver de plus en plus leurs surfaces agricoles utiles à la production de biocarburant. À ce titre, la France, selon l’expert de l’Aipa, devra produire, à l’horizon 2020, 50 millions de tonnes pour le biocarburant. Autre facteur qu’il faut prendre en compte : la Chine et l’Inde, selon des économistes, verront, en 2020, leurs besoins en céréales représenter 48% de la production mondiale exportée. Si dans un premier temps, les professionnels de la filière avicole veulent obtenir un quota de blé dénaturé qui leur permettrait de remplacer le maïs et le tourteau de soja par du blé, comme cela se fait déjà dans plusieurs pays occidentaux, à terme ces derniers veulent encore obtenir du ministère de l’Agriculture appui et aide à la production de blé irrigué, notamment des variétés telles que le triticale qui nécessite peu d’eau. “Nous n’avons besoin que de 200 000 hectares sur les 47 millions de surface agricole utile dont dispose l’Algérie, il faudra augmenter le nombre de stations de dessalement !”, a encore expliqué l’intervenant. L’étude présentée jeudi sera transmise très prochainement au gouvernement avec les propositions des deux organisations professionnelles de la filière avicole.

  6. #13
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    Dimanche 1 Février 2009 -- Le prix du poulet a grimpé, hier, à 240 DA le kilogramme, alors qu’il allait entre 170 DA et 190 DA une semaine auparavant, idem pour les œufs dont le prix a atteint les 11 DA l’unité chez plusieurs épiciers. Les prix du poulet et des œufs continuent à grimper dans les différents marchés et vendeurs en détaille où on s’était rendu hier, et le prix d’un seul œuf a atteint 11DA voire 12 chez quelques épiciers, et le prix d’un plateau d’œufs, 30 unités, est estimé à 330 Da, quant aux commerçants grossistes, les prix ont été fixé à 285 DA pour un seul plateau. Le prix du poulet est estimé à 240 Da le kilogramme, alors que son prix a atteint 250 DA chez quelques épiciers, et une semaine auparavant son prix variait entre 170 Da et 190 DA, justifiant cela par l’augmentation de son prix dans les marchés de gros. Le secrétaire général de l’union nationale des agriculteurs Algériens a justifié la hausse des prix de ces deux produits par la hausse des prix des aliments de volailles depuis le début de l’année en cours qui sont passés de 4 milles DA à 7 milles DA le quintal, ce qui s’est répercuté négativement sur les prix des œufs et du poulet.

  7. #14
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    Samedi 7 Février 2009 -- Décidément, le marché des viandes blanches est tout ce qu'il y a de désordonné, affirment des clients constantinois. «Le prix du kilo de poulet a, tout simplement, augmenté de 100 dinars, du jour au lendemain. Les vendeurs affichaient 300 dinars le kilo contre 200 la veille, c'est à n'y rien comprendre, dit-on. Certains affirment que les grossistes et éleveurs se remplissent bien les poches faisant augmenter les prix à leur convenance et tant pis pour le consommateur. Les vendeurs qui appliquent ces tarifs affirment, quant à eux, «avoir acheté cher», sans pour autant préciser le prix du kilo en gros.

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