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  1. #15
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    Lundi 9 Février 2009 -- La crise qui guette la filière avicole et sa kyrielle de sous-traitants est une arme à double tranchant. D'abord sociale. 400.000 familles vivent de la volaille. Conséquence économique, ensuite. Les producteurs voient leurs trésoreries s'assécher et leurs bénéfices fondre. Des milliers d'aviculteurs risquent de faire une croix sur l'activité. Avec quelque 400.000 producteurs et près d'un million d'emplois, dans les segments de l'élevage, abattage et la transformation, la filière avicole algérienne est menacée par la volatilité des cours des céréales, indispensables à l'alimentation des volailles. Ceci contraint cette économie agricole à une restructuration profonde. La volatilité des prix des produits agricoles met la filière avicole algérienne dans un univers de plus en plus incertain.

    Pour Le Dr Dahmani, expert en productions animales, les aviculteurs doivent s'armer. Le secteur n'a pas tiré toutes les leçons de la crise qui l'a frappé de plein fouet durant trois longues années. Le prix du maïs, intrant essentiel de l'aliment de la volaille, par exemple, a subi une hausse de 72% entre janvier et décembre 2007. Asphyxiés, les producteurs avaient appelé l'Etat à leur rescousse. Puis, les prix des céréales ont baissé, la filière souffle un peu mais sait qu'elle n'est pas sortie de la crise tant elle est totalement dépendante des importations massives de céréales nécessaires à la fabrication de l'aliment des volailles. Il y a à peine une année, les prix de l'aliment avaient donné des sueurs froides aux aviculteurs. La filière avait traversé une crise d'une extrême brutalité. Et l'heure était à la mobilisation générale avant que la garde baisse quand le prix de l'aliment baisse à hauteur de 10%. Une inquiétude à la hauteur de l'enjeu : la céréaliculture, c'est la colonne vertébrale de l'élevage algérien dans tous ses segments (lait, viandes rouge et blanche).

    2010 s'annonce redoutable

    La crise a frappé la filière dès 2005, et n'a cessé de s'amplifier au fil des mois jusqu'à 2008. Les premières mesures de soutien se sont vite révélées insuffisantes. Primo : les aviculteurs produisent à 95% à crédit. Secundo : les céréales, gros dévoreurs de l'investissement, sont importées et dépendent d'un marché international volatile. Le choc de 2005 et sa réplique brutale de 2007/2008 étaient d'autant plus graves que la crise est aussi globale. La filière avait lutté miraculeusement pour sa survie. Et 2010 s'annonce tout aussi redoutable : chez les producteurs, on reconnaît naviguer à vue. Les professionnels de l'élevage insistent sur la nécessité de mettre le cap sur l'incontournable céréaliculture. C'est-à-dire produire localement les céréales et les oléagineux pour assurer l'autosuffisance alimentaire de leurs élevages.

    Les mesures dites «d'urgence» prises par les pouvoirs publics ne sont qu'un traitement symptomatique de la crise. Les prix des intrants rentrant dans la composition de l'aliment de volaille, qui jouent au yo-yo, ont causé un énorme préjudice financier aux producteurs. Une contrainte ruineuse qui rendra salutaire la mise en place d'une véritable politique d'encouragement de la production locale du maïs et du tourteau de soja. Les aviculteurs le savent bien : créer un élevage de poulets de chair équivaut à jouer une partie de poker, tant les aléas entourant cette activité sont foisonnants et imprévisibles. Novembre 2008 : les cours du maïs et du tourteau de soja baissent sur les marchés internationaux. Le groupe public des aliments de bétail et d'aviculture (ONAB) baisse de 10% les prix des aliments destinés à l'élevage. Mais pour les experts, un rebond des céréales est envisageable dans les prochains mois. Le maïs, le blé, voire le soja pourraient voir leurs cours repartir à la hausse.

    Les céréales n'ont pas échappé à la dislocation générale des marchés mondiaux. Sur les six derniers mois, le maïs a chuté de 27% et le soja de près de 19%. La tonne de maïs est passée de 250 dollars la tonne à près de 166 dollars actuellement, tandis que la tonne du soja est cédée à environ 342 dollars actuellement, après avoir culminé à 395 dollars, il y a quatre mois. L'assèchement du crédit à l'échelle mondiale a fait lâcher les spéculateurs de tout bord. De plus, l'engouement général pour les matières premières n'a plus lieu d'être, en raison de la récession mondiale. Mais pour les experts, les céréales seraient les premières bénéficiaires d'un rebond car personne ne peut se passer de ces matières premières alimentaires. Plusieurs autres facteurs pourraient venir soutenir les cours. «Il y a d'abord les récoltes, qui pourraient s'avérer moins bonnes que prévu. Il faut aussi penser aux biocarburants», explique un expert.

    Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, les biocarburants devraient utiliser 30 millions de tonnes de céréales en plus cette année. Le maïs, que 100% de nos aviculteurs utilisent, est en première ligne. Menace immédiate pour la filière: la perspective de l'importation directe des viandes blanches des pays à coûts de production extrêmement faibles, à l'image du Brésil où le kilo de poulet est produit à raison de l'équivalent de 30 dinars.

    Les professionnels réclament un allègement fiscal de la TVA (actuellement de 17%) et d'autres taxes sur les produits finis tels le poulet et les oeufs de consommation. «Arriver à des prix raisonnables de la volaille pour le consommateur est tributaire aussi de l'exonération des aviculteurs de ces taxes, et ce, afin de relancer cette filière et d'encourager la création de nouvelles unités avicoles», plaide le Dr Dahmani. «D'autres taxes comme celles de l'abattage ou de celles appliquées aux outils de production avicole ont favorisé la prolifération d'abattoirs activant dans l'informel où la majorité des aviculteurs préfèrent abattre leur cheptel afin d'échapper au paiement des taxes», regrette notre expert.

    Novembre 2008. Le ministère du Commerce annonce un allégement fiscal de la TVA qui était de l'ordre de 17% sur les transactions de l'aliment de bétail. Aussi, cette mesure annoncée par le ministère du Commerce s'adosse à d'autres dispositions prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2008 portant exemption de la TVA sur les prix des engrais, des produits phytosanitaires et des intrants pour la fabrication de l'aliment de bétail ainsi que ceux des loyers relatifs au matériel agricole fabriqué localement (contrats de crédit-bail). Quarante produits sont censés être concernés par cette baisse.

    Quelques jours plus tard, les professionnels du secteur de l'aviculture montent au créneau et affirment que cet allégement n'est pas appliqué dans les opérations d'achat par les producteurs privés d'aliment de bétail qui continuent, selon eux, de facturer la fameuse taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 17%. Sachant que l'Office national de l'aliment de bétail ne couvre que 20% des besoins du marché national évalués à 8 millions de tonnes/an, soit 1,6 million de tonnes seulement, 80% sont assurés par des intervenants privés.

    La baisse annoncée des prix ne peut avoir les résultats escomptés sur les coûts des viandes et de l'oeuf, les opérateurs privés ne se sentant pas tenus par l'obligation de se conformer à cette disposition. Résultat : sur les étals, le kg de dinde frôle les 330 DA, le poulet affiche 300 DA le kg, tandis que le prix de l'oeuf est passé à 11 DA.

  2. #16
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    Mercredi 11 Février 2009 -- Les troupes du département de Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture, sont mobilisées dans la wilaya de Aïn Defla. Objectif : expliquer aux cadres et aux agriculteurs la stratégie élaborée par l’Etat dont le but est d’opérer un véritable décollage du secteur en termes de production et d’amélioration des conditions de vie des familles vivant en milieu rural. Une équation que les responsables des services agricoles sont tenus de résoudre afin que le pays puisse réduire sa dépendance économique et garantir la sécurité alimentaire sérieusement menacée, particulièrement en ces jours de crise financière qui risque, selon les observateurs, d’avoir des répercussions partout dans le monde. Dans la wilaya de Aïn Defla, les craintes sont déjà manifestes comme assister à l’agonie d’une filière, celle de l’aviculture pourtant promue à un bel avenir dans le cadre de ladite stratégie. Ces craintes émanent de sources proches de cette filière et d’ex-éleveurs, lesquels se sont reconvertis dans la culture de la pomme de terre. En effet, nos interlocuteurs ont indiqué que « si l’Etat n’intervient pas pour réguler le marché des viandes blanches et de l’œuf, nous serons contraints d’aller vers l’importation et donc vers une dépendance économique en contradiction avec les objectifs fixés dans le cadre de la nouvelle approche initiée par les pouvoirs publics. Nos interlocuteurs rappelleront, par ailleurs, que la situation à Aïn Defla concernant l’élevage avicole a connu une descente aux enfers durant la décennie de terreur, expliquant que la majorité des volaillers avaient leurs batteries implantées en zones montagneuses infestées par de groupes armés.

    Conséquence, les éleveurs avaient alors fui en grand nombre les infrastructures. Actuellement, poursuivra le même orateur « il ne reste à Aïn Defla que trois batteries de volailles, alors que l’on comptait, à titre d’exemple, plus d’une cinquantaine dans la seule commune de Mekhatria, au nord-ouest du chef-lieu de wilaya. D’anciens aviculteurs ont bien tenté, à la faveur de l’amélioration des conditions sécuritaires, de reprendre en main ce créneau, mais les donnes avaient changé entre-temps, de sorte que tous les paramètres entrant dans le processus de production, à savoir celui de l’aliment, les produits phytosanitaires et les tarifs de l’électricité, ont tous été revus à la hausse, des facteurs de production ayant subi les à-coups liés à la hausse des prix des céréales dans le monde. Seules des mesures incitatives pourraient y changer quelque chose… Actuellement, ajouteront nos sources, le circuit est entre les mains d’une poignée de riches propriétaires, beaucoup plus intéressés par l’aspect économique que par le souci de garantir l’autosuffisance alimentaire. C’est pourquoi, selon un ancien éleveur, l’Etat aurait énormément à gagner en encourageant les professionnels du métier et qui ne peuvent, à eux seuls, reprendre leur place dans cette filière en prenant des mesures identiques à celles dont ont bénéficié d’autres segments, notamment par le soutien des prix de certains produits et l’accès aux crédits.

    Par ailleurs, ajoutera un agriculteur de la commune de Mekhatria, il serait souhaitable que les pouvoirs publics pensent à ouvrir un office qui aura pour mission d’écouler la production afin d’éviter la faillite des volaillers possédant des capitaux moyens, car, a-t-il encore expliqué, ce sont ceux-là qui pensent véritablement à casser les prix pour permettre aux plus démunis d’accéder aux viandes blanches. Le même interlocuteur pointera du doigt les propriétaires d’abattoirs qui, selon lui, participent à l’instabilité de ce marché. L’autre mesure, a encore indiqué la même source, serait de réaménager toutes les infrastructures et les équipements actuellement à l’abandon. Notre interlocuteur de Mekhatria en situation de faillite depuis 5 ans conclura en rappelant que la wilaya de Aïn Defla occupait la troisième place dans cette filière. D’ici à 2014 et dans le sillage de la nouvelle stratégie, il est demandé aux services concernés de réaliser une production de 180 000 q de viandes blanches. Signalons enfin que l’œuf dans la wilaya de Aïn Defla coûte actuellement 12 DA, le poulet vidé 290 DA et 160 DA au niveau des batteries de volailles.

  3. #17
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    Jeudi 12 Février 2009 -- La spéculation continue son bonhomme de chemin et les consommateurs assistent ainsi, impuissants, à la hausse du prix de l’œuf. Vendu à 9 DA la pièce depuis quelques semaines déjà, le prix de l’œuf a continué à grimper pour atteindre 14 DA, voire 15 DA. En effet, les clients des épiceries et des commerces de la volaille au niveau de plusieurs quartiers de la ville de Tissemsilt, chef-lieu de wilaya, ont eu la désagréable surprise de découvrir cette hausse des prix. Cependant, celle-ci ne touche pas seulement ce produit, puisque, et de la même manière, le prix de la viande blanche a également de nouveau pris une énième ascension vers les cimes. Car, en quelques jours seulement, le prix du poulet, le plus consommé en comparaison avec les autres volailles, est passé de 220 à 280 DA. Et, selon toute vraisemblance, cette hausse ne va pas être stoppée de sitôt.

  4. #18
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    Mercredi 25 Mars 2009 -- L'aviculture est présentement un sujet d'actualité très débattu au niveau national. Comment la développer? Par quels moyens ? Et quelle stratégie compte mener le ministre de l'Agriculture? Tel est le panier d'interrogations qui intéresse de prime abord les éleveurs qui ont, auparavant, été laissés en marge des discussions nationales ayant trait à ce volet. Actuellement, on a l'impression qu'il y a un engouement certain affiché par les responsables du secteur de l'agriculture. Il se traduit par des séries de rencontres avec les éleveurs et les agriculteurs.

    Pour renforcer son parc et développer sa production, l'Office régional d'Aviculture de l'oranie se propose d'offrir des avantages aux éleveurs d'Aïn Témouchent et à ceux des régions limitrophes désirant établir des contrats avec lui en vue de satisfaire la demande du marché et de rouvrir le complexe avicole de Aïn El Kihel, à l'arrêt depuis des lustres. Cette fois-ci, l'éleveur contractant aura l'essentiel pour démarer. Et d'abord, et le plus important, la disponibilité assurée du poussin, des produits sanitaires et de l'aliment, ce qui présentait un obstacle auparavant.

    Dans le cadre précis de ces rencontres, des différends concernant le poids des poulets de chair à livrer à l'office et le coût du produit opposent les deux parties. Très peu initiés ou mal informés, les éleveurs de la région témouchentoise demandent plus d'éclaircissements. Ceci est du resort de l'autorité agricole qui veillera à rapprocher les deux parties pour trouver un compromis dont tous les points seront d'ailleurs portés dans un cahier des charges. Cependant le problème du contrat d'assurance reste entier et il doit faire objet d'une réflexion assez approfondie avec l'assureur et la banque. Ces détails ne doivent pas être écartés lors de toute approche à mener avec les éleveurs. Par ailleurs, il serait peut être intéressant de songer à un fonds de développement de l'aviculture qui indemniserait les éleveurs en cas de catastrophes naturelles.

  5. #19
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    Dimanche 5 Avril 2009 -- Rappelons que plus de 80 jeunes revendeurs de dindes de Magtaa Kheïra, officiellement identifiés, parmi les 170 qui exerçaient d'une manière illicite et informelle dans le juteux commerce de revente de dindes, avaient bénéficié de registre de commerce dit «non sédentaire» et ayant bénéficié des avantages du programme présidentiel dénommés «100 locaux commerciaux» et dont certains furent accompagnés dans leurs démarches par l'ANSEJ, en vue d'améliorer les conditions de distribution, de pesage, d'emballage et de conservation. Toujours à ce titre, le élus locaux nous avaient affirmé qu'ils nourissaient l'espoir de voir que ce marché pilote pourra être généralisé à d'autres sites et à d'autres activités. Toujours selon ces mêmes sources, les commerçants des wilayate limitrophes d'Alger et de Blida avaient déjà manifesté leur intérêt pour cette initiative originale, qui rameute quotidiennement des milliers de clients. Il s'agit en fait d'un immense supermarché spécifique à la dinde, où des ménagères font le parcours Alger-Douaouda et Blida-Douaouda, chaque semaine pour s'approvisionner en dinde. Ainsi, dans un passé récent on pouvait observer quotidiennement les attroupements quasi permanents autour de vendeurs de dindes, égorgées, déplumées, et prêtes à rejoindre les cocottes de cuisinières qui raffolent de cette viande succulente mais surtout bon marché. En effet, ces volailles de 10 à 10 kilogrammes l'unité, quelquefois 20 kilogrammes, se marchandaient autour de 200 dinars à 250 dinars le kilogramme lors de l'été passé. Aujourd'hui, la dinde suit de très près l'évolution du poulet en prenant des vitesses vertigineuses. Le prix actuel de la dinde se négocie autour de 300 à 350 dinars le kilogramme. Devant cette flambée des prix de la dinde, Magtâa Kheïra devient un passage non pas obligé pour les ménagères et pères de familles, mais un passage à éviter. Ainsi, l'enjeu de cette contrée; qui fut un immense marché national à ciel ouvert où la dinde se vendait à des prix défiant toute concurrence, risque de perdre à tout jamais sa vocation qui avait fait sa réputation de jadis.

  6. #20
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    Mercredi 6 Mai 2009 -- Les différentes mesures incitatives prises par les pouvoirs publics pour encourager l’utilisation du lait cru pour la production laitière semblent ne pas convaincre les acteurs de cette filière. En effet, les gérants des laiteries continuent à utiliser la poudre de lait importée pour produire leur lait et autres dérivés. L’importation de cette matière première, faut-il le souligner, n’arrange guère l’État qui débourse chaque année des sommes faramineuses pour introduire cette poudre magique et satisfaire les besoins du marché national. Il faut dire que l’Algérie est classée premier pays consommateur de lait au Maghreb avec plus de 3 milliards de litres/an. Or, le taux de couverture de la demande nationale ne dépasse pas les 60%. Le reste provient donc de l’étranger sous forme de poudre. La problématique est que les transformateurs, par logique de rentabilité et de rapidité, préfèrent produire avec la poudre. Car, s’ils optent pour le lait cru à travers une collecte auprès des éleveurs, ils auront d’autres actions à accomplir telles que la pasteurisation de ce lait… Pourtant, l’État a prévu à la hausse ses aides au profit des éleveurs qui bénéficient d’une subvention avoisinant les 45 DA/litre. Cette somme contient une aide de 12 DA/litre en 2009 au lieu de 7 DA/litre en 2008 en plus des primes. Même les autres intervenants dans la filière tels que les professionnels de la collecte, les industriels… ouvrent droit eux aussi à ces aides. Des contrats sont ainsi passés entre les différents acteurs pour une meilleure organisation de cette activité à travers l’Office national interprofessionnel du lait (Onil).

    La même nécessité est également constatée pour la filière avicole mais avec une forte intensité. L’aviculture, de la bouche des intervenants lors d’une conférence de presse qu’ils ont animée hier en prévision de la tenue de la 9e édition du Salon international des productions et santé animales (Sipsa), est caractérisée par une réelle désorganisation. Le constat est on ne peut mieux amer : un manque de régulation, une productivité faible soit des pertes de 40% de la production. Ce manque à produire aggrave encore, selon M. Mezouane, président de l’Association des aviculteurs, le prix de revient. La filière souffre, en outre, d’une absence criante de formation dans ce métier. Désormais, disent les spécialistes présents à cette rencontre, il faut produire selon les normes requises en la matière. Autrement dit, il faut produire en réduisant les coûts. L’autre problème évoqué concerne les lenteurs bureaucratiques. En termes plus clairs, la filière avicole n’est pas prise en charge convenablement par l’État tel qu’il l’a fait pour le lait. Ce qui constitue une réalité partagée par tous les professionnels. M. Mezouane demande ainsi la suppression de la TVA estimée à 17% que paient les opérateurs. “Nous ne demandons pas de subventions mais que cette TVA soit supprimée c’est tout”. Les importateurs de matières premières, argue-t-il, ne sont pas tenus de payer cette taxe.

    Pour revenir à l’événement, la 9e édition du Sipsa aura lieu du 12 au 15 mai courant au Palais des expositions des Pins-Maritimes. Selon ses organisateurs, ce salon a acquis une dimension internationale de par le nombre et surtout la qualité des participants dans la majorité des cas à des partenariats durables. Cette édition accueillera près de 248 exposants dont 73 seulement de nationaux. Et l’audience internationale est, en effet, confortée par les 181 participants internationaux dont 71 directs et 110 indirects originaires d’une vingtaine de pays, tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la Chine, l’île de Chypre, le Danemark, l’Égypte, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hollande, la Hongrie, l’Inde, l’Italie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, les Usa… cette 9e édition, placée sous le haut patronage du Dr Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, et sous le signe de la “relance et l’innovation de l’économie des élevages”. “Par le biais de cette exposition agro-économique, nous souhaitons contribuer d’une manière efficace à l’essor et au développement des productions animales et des technologies de mécanisation de l’agriculture de notre pays”, explique le Dr Amine Bensemmane, président du Sipsa.

  7. #21
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    May 14, 2009 -- The U.S. Grains Council is helping to sponsor a study to determine the impact including high levels of DDGS in swine rations. According to a research scientist with Alberta Agriculture and Rural Development - feeding high levels of distiller’s dried grains with solubles is not only proving to reduce feed costs for swine producers - but is also lending to excellent growth performance. While the project is not complete - the researcher reports no concern in the growth performance of the pigs when fed 30-percent DDGS. The U.S. Grains Council notes Canada has consistently been the second-largest market for U.S. DDGS at nearly 772-thousand metric tons in 2008 - a 142-percent increase from 2007. As of February 28 this year - nearly 207-thousand metric tons of U.S. DDGS had been exported to Canada.

    On another continent the U.S. Grains Council is also checking the inclusion of distiller’s dried grains with solubles in broiler diets. The Council recently partnered with ONAB - the government-owned, single largest poultry producing entity to conduct feeding trials - as Algeria is the second-largest importer of corn in the Mediterranean - importing about 78.7-million bushels in 2008 - with about 90-percent of that utilized for feed in the poultry industry. The purpose of the trial is to introduce the product to the market and reduce the duties - currently a rate of 30-percent per ton - to make DDGS more competitive with other feed grains in the marketplace.

    The 22-hundred broilers included in the trial were separated into four control groups with the DDGS inclusion rate varying based on the growth stages. At the end of the trial - it was determined that a 10-percent DDGS inclusion rate will maintain the performance of the broilers when compared to the performance of chickens on the traditional ration. Before the Algerian government announces import duties for the coming year - two other DDGS feeding trials for inclusion rates in dairy and beef rations will be conducted. If the Algerian government responds to requests by both the private sector and ONAB to remove the import duties - the U.S. Grains Council estimates the poultry sector could potentially import up to 200-thousand tons of U.S. DDGS per year within the next five years - with potential for further growth.

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