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  1. #22
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    Samedi 16 Mai 2009 -- Seule une meilleure organisation pourra sauver l’aviculture en Algérie. D’où la décision prise par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de ressusciter le défunt Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa), abandonné de longues années durant. Rongée par une anarchie et ciblée par de nombreuses contraintes de différentes natures, cette filière cherche les voies et moyens à même de la faire sortir de cette crise qui la hante depuis plusieurs décennies. Les aviculteurs ne cessent de solliciter la salvatrice intervention des pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge de leur créneau. Ils ne demandent aucunement une subvention directe de la part de l’État mais plutôt des facilitations leur permettant d’exercer dans de bonnes conditions leur cher métier. Ce souci est exprimé à chaque occasion qui se présente devant ces acteurs. C’est dire l’intérêt qu’ils portent à cette filière. Sinon, comment expliquer une fidélité à cette activité longue d’une trentaine d’années pour certains professionnels. Jeudi, c’était une autre opportunité qui leur a été offerte, de surcroît en présence du ministre, Dr Rachid Benaïssa.

    Les organisateurs du Salon des productions et santé animales (Sipsa) ont ainsi programmé en marge de cet événement un forum dédié à cette filière. Le choix du thème tombe incontestablement à point nommé. Les aviculteurs présents à cette rencontre ont manifesté leur désarroi et leur déception quant à la situation peu reluisante qui prévaut dans leur filière. Ils ont soulevé toute une série presque infinie de problèmes qu’ils rencontrent quotidiennement. À commencer par le manque flagrant de régulation sur le marché. En effet, parfois, précisera le président de l’Association des aviculteurs, M. Mezouane, l’on assiste à une période de surconsommation qui engendre une hausse des prix pour le consommateur. Il est, en revanche, observé une période de sous-consommation suivie inexorablement d’une baisse des tarifs insupportable par les producteurs. Les grandes fluctuations des prix, relèvera-t-il, ne profitent ni au consommateur ni à l’éleveur. La consommation moyenne de poulet, faut-il l’indiquer, se situe entre 7,5 et 10 kg/habitant/an alors que celle des œufs est de l’ordre de 100 unités/habitant/an. Par ailleurs, les pertes de production, c'est-à-dire le manque à produire, sont estimées par M. Mezouane à plus de 40%. “Au lieu d’avoir 170 œufs à couver, nous n’en avons que 120 unités. Les couvoirs devraient comporter 140 poussins, mais chez nous, ils n’en disposent que de 84. Les centres d’engraissement devraient donner lieu à des poulets, de 8 semaines d’élevage, de 3 kg. Or, leur poids actuel ne dépasse pas les 2,4 kg”, déplorera cet aviculteur. Pour lui, il ne peut y avoir de régulation si des capacités de stockage de produits finis ne sont pas augmentées.

    L’informel est l’autre point soulevé par un des intervenants venus d’Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Un grand nombre d’opérateurs, dénoncera-t-il, travaillent sans agrément, sans autorisation… Il citera comme exemple la vente des œufs qui s’effectue aux environs de 3 heures du matin sans le moindre contrôle vétérinaire. Cet acteur évoquera la lancinante question de la TVA d’un taux de 17%, appliqué sur les matières premières, à savoir le maïs, le soja… Les prix de ces matières ont nettement baissé, selon lui, sur les marchés internationaux mais jamais en Algérie. Cet état de fait n’a pas échappé à un autre aviculteur qui lancera : “Plus de 80% des matières premières proviennent de l’étranger. Il n’y a que la bouche qui est à 100% algérienne !” Cette phrase a provoqué, bien entendu, une hilarité au sein de l’assistance.

    À ce propos, il est proposé comme solution des produits de substitution à ces matières premières. Des études ont été effectivement réalisées à l’Institut national agronomique (INA) et les tests accomplis ont été suivis de résultats satisfaisants. Absence d’abattoirs ou mauvaise gestion de ceux qui existent, “chipa”, corruption, gros intérêts, des statistiques peu fiables…, autant de difficultés qui caractérisent la filière qui a besoin, comme l’a souligné un expert, d’“un diagnostic et des soins en urgence”. Face à toutes ces remarques, on ne peut plus légitimes, le ministre n’a pas jugé utile d’apporter des “réponses isolées”. “Nous allons vous créer un espace organisé à travers lequel vous pourrez vous exprimer et débattre de tous ces problèmes. Et le Cnifa constitue le cadre idéal pour que vous discutiez entre vous d’abord en tant qu’acteurs et vous allez aboutir à des propositions de solutions que nous étudierons ensemble”, suggérera-t-il aux présents. Mettant l’accent sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs des différents segments composant la filière, le Dr Benaïssa conclura : “La filière ne peut avancer que si elle est intégrée.

  2. #23
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    Samedi 16 Mai 2009 -- Les professionnels de la filière avicole tirent la sonnette d’alarme. À l’adresse du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, ils ont exprimé haut et fort leur désarroi. Face aux multiples menaces qui guettent la profession, ils ont plaidé l’urgence de l’intervention des pouvoirs publics. Marché informel, lourdeur administrative, concurrence déloyale, «tchipa», salmonellose, autant d’arguments avancés par les éleveurs. En marge du 9e Salon international de l’élevage et du machinisme agricole, une rencontre débat autour de l’organisation interprofessionnelle de la filière avicole en Algérie s’est tenue jeudi dernier au Palais des expositions des Pins-Maritimes, en présence du premier responsable du secteur. Ainsi, durant plus de deux heures, les participants, composés dans leur majorité des professionnels du secteur, ont mis en exergue, lors de leurs interventions, les menaces et autres obstacles qui «freinent le développement de la filière». «Cela fait une dizaine d’années que je possède des abattoirs et jusqu’au jour d’aujourd’hui, je ne dispose pas d’agrément. Pendant ce temps, les trabendistes activent et agissent en toute impunité. Trouvez-vous normal, Monsieur le ministre, qu’on puisse parler de développement avicole en Algérie alors que les professionnels du secteur font toujours face à ce genre de situation ?» s’est interrogé un intervenant.

    Le fisc, la tchipa et les trabendistes

    Le débat lancé, un autre orateur, éleveur dans la localité de Boudouaou, à l’est d’Alger, s’est demandé «sur le pourquoi du refus des banques d’accompagner les éleveurs pour investir dans le secteur», sachant que «le métier d’éleveur avicole est un métier à risque et que partout dans le monde, les banques s’engagent avec les porteurs d’idées et de savoir». Le marché informel, le «trabendisme», ou encore la complicité avec certains agents du fisc, comme c’est le cas au marché des Eucalyptus où la tchipa règne en maître absolu et la concurrence déloyale, sont autant «d’obstacles» que les participants à cette rencontre ont voulu porter à la connaissance du premier responsable du secteur de l’agriculture. Ce dernier, à l’écoute des doléances des intervenants, suivait les débats avec une attention particulière. «Vous savez, Monsieur le ministre, les mesures prises par les pouvoirs concernant la suppression de certaines taxes à l’importation ne profitent nullement aux éleveurs. Dans ce cas, nous vous conseillons de réinstaurer cette mesure», a suggéré un éleveur originaire de Constantine. Et d’ajouter : «L’ouverture du marché algérien en vertu de l’accord d’association avec l’Union européenne et l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce risque d’anéantir complètement l’aviculture locale car la viande blanche sera commercialisée à des prix nettement plus bas. «Le poulet importé, cédé à des prix bien plus bas, concurrencera le poulet local dont le prix dépasse souvent 250 DA le kilogramme».

    «Organisez-vous d’abord !»

    Certains ont été jusqu’à citer en exemple certains pays africains où l’industrie avicole a progressivement disparu, cédant la place aux importations. «Pis, les grands pays producteurs trouvent dans certains marchés africains un débouché pour les abats et autres restes de poulet qui ne sont pas consommés chez eux», a-t-on affirmé, tout en prévenant que ce phénomène risque de s’étendre à l’Algérie si la crise dans la filière persiste. «Avec la dégradation du pouvoir d’achat des ménages, les Algériens à faibles revenus n’hésiteront pas à se rabattre sur des abats et les restes bien emballés cédés à 50 DA !» Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, le Dr Rachid Benaïssa, qui a pris acte des doléances des intervenants, a invité ces derniers à s’organiser en procédant à la création d’un office interprofessionnel de la filière avicole. «Vous intervenez dans un secteur intégré, il ne peut y avoir de réponses isolées à vos interrogations», a indiqué le ministre. Ceci étant, il est important de noter que la consommation annuelle de l’Algérie en volaille est estimée à 6 kg par habitant pour une production de 342 000 tonnes. Selon des spécialistes, l’organisation actuelle de la filière avicole résulte des politiques de développement mises en œuvre par l’Etat au début des années 1980. Cette politique, qui visait essentiellement à atteindre l’autosuffisance alimentaire, comptait développer une aviculture intensive extravertie à même d’assurer l’auto-approvisionnement des populations urbaines en protéines animales de moindre coût. Le modèle d’élevage adopté est celui qui domine à l’échelle mondiale, à savoir un modèle avicole intensif basé sur le recours aux technologies et aux intrants avicoles industriels importés.

  3. #24
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    Samedi 30 Mai 2009 -- Environ 41 participants, représentant 13 wilayas, ont pris part, ce week-end, au salon avicole de wilaya organisé pour la première fois dans la commune de Aïn-Touta, dans la wilaya de Batna. Des éleveurs, des fournisseurs, des vétérinaires et des unités de production ont occupé les stands du salon installés dans les jardins de la commune. “C'est un salon où les professionnels du secteur doivent se côtoyer”, ont affirmé certains exposants pour qui l’affluence du public est satisfaisante pour une première fois. Pour les professionnels du secteur, le salon est “un espace propice à l’échange et la coopération”. Parmi les exposants, l’on a noté la présence de la Caisse nationale de mutualité agricole, une caisse d'assurance toutes branches. La représentante de la caisse nous a parlé du problème du refus des aviculteurs et l'ignorance de certains d'assurer leurs investissements. “Certains n'ont pas cette culture d'assurance et d'autres nous évitent parce qu'ils travaillent sans agrément. C’est le cas d’un éleveur qui a perdu 10 000 poulettes, estimées à 400 millions de centimes, suite à une coupure d'électricité”, dira-t-elle. À rappeler que Batna occupe la première place au niveau national en matière de production avicole avec 91 millions d'œufs durant le premier trimestre de cette année. Selon le wali de Batna, la branche dispose de plus de 2 000 constructions à travers la wilaya et qui emploie plus de 15 000 personnes.

  4. #25
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    Jeudi 4 Juin 2009 -- D’année en année, l’agriculture se professionnalise à Batna comme en témoignent les manifestations économiques et culturelles organisées par la profession. Après la fête des abricots qui a rendu célèbre N’gaous, et de nos jours toutes les communes et daïras environnantes (Ouled-Si-Slimane, Taxlent...), celle de la pomme qu’abrite Arris et dont Inoughissen porte la griffe, le Salon de la vache laitière d’El- Madher (bassin laitier de 25 millions de litres par an) et celui du cheval de Barika, Aïn-Touta est rentrée en scène cette année avec le Salon de l’aviculture. Aïn-Touta, qui se trouve à 35 km au sud-ouest de Batna, est non seulement la troisième ville de la wilaya après Batna et Barika, mais la capitale de l’œuf : 80% de la production de la wilaya qui, selon les services agricoles, est la première productrice nationale d’œufs chiffres à l’appui : 91 millions d'unités durant le premier trimestre 2009. L'aviculture, introduite en 1974 par un technicien de l'agriculteur fraîchement sorti de l’ERA d’Aïn Témouchent, M. Telli Saïd, n’a pas trouvé preneur facilement. Les poussins étaient importés par fret d'Espagne et les aliments aussi sans que les prix ne soient excessifs. La production de viande blanche par Saïd Bellout, pionnier en la matière et Telli Saïd, le scientifique s’écoulait difficilement, les clients d’alors préféraient le poulet sportif. Mais au fil des années, les agriculteurs abandonnent la céréaliculture dont les rendements étaient faibles pour s’adonner à l’aviculture : conduite scientifique, bâtiments spécialisés, suivi médical, plus tard production d’aliment, puis abattoirs. L’aviculture a connu son véritable envol en 1990 où l’on a recensé 130 poulaillers produisant 100 000 œufs par an à Aïn-Touta, alors qu’à Ouled-Aouf, commune limitrophe, la chambre de l’agriculture a recensé 68 poulaillers avec une capacité d’élevage de 20 000 poules pondeuses. En 2003, la production était là, les produits s’écoulent, la filière attire de plus en plus les investisseurs trouvant tout sur place surtout au lieudit «Chihet», commune d’Ouled Aouf. Cette dernière et Aïn-Touta produisaient à elles seules 10% de la demande du marché national, soit près de 16 millions d’œufs par an sans parler de viande blanche. Aujourd’hui, l’affluence enregistrée lors de ce premier Salon de l’aviculture, tenu du 26 au 28 mai dernier, témoigne de l’intérêt que porte la profession à cette région, pour ne pas dire à toute la wilaya, où cette activité agricole s’est professionnalisée au sens propre du terme. Les quarante exposants venus de tous les coins du pays et même de Tunisie ont beaucoup apprécié le dispositif mis en place par le maire d’Aïn-Touta, le Dr Rabah Yahiaoui. Des producteurs d’aliments aux laboratoires des produits vétérinaires, produits phytosanitaires, fournisseurs d’équipements avicoles... et jusqu’aux agences chargées des dispositifs d’aide aux jeunes agriculteurs, la profession était bel et bien présente, communicative avec les visiteurs par milliers, et omniprésente au centre culturel de par des communications techniques, médicales, et surtout sur les techniques de conduite du cheptel. Il faut noter que le soutien à la filière avicole durant les dernières années a été conséquent, 36 millions de dinars en plus des mesures incitatives comme l’exonération de la TVA sur les composants de l’aliment et les produits vétérinaires, c’est vous dire que la crise de l’année 2004 est complètement oubliée. Il existe 5 millions de poulets de chair dans toute la wilaya, 3 millions de poules pondeuses, et 80 000 dindes. Un contrat de performance lie la profession au ministère de l'Agriculture et du Développement rural pour une production horizon 2014 de 6 millions de poulets de chair, 4 millions de poulets de ponte et 120 000 dindes.

  5. #26
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    Jeudi 11 Juin 2009 -- Le marché de la viande blanche s’est effondré cette semaine à Constantine. Le poulet a été négocié, hier, à 120 DA le kilo au détail sur les étals du marché couvert de Boumezzou au centre-ville. D’autres commerces cèdent le poulet destiné à la rôtisserie, dont le poids varie entre 1,2 et 2 kilos, à 200 DA la pièce au grand bonheur des ménagères et des gourmands. Cette dégringolade de la mercuriale est due, entre autres, à l’arrivée à maturité d’un important lot de poussins qui a coïncidé avec le début des grosses chaleurs. Toutefois, cette tendance à la baisse est conjoncturelle. Elle sera vite rattrapée par la période des fêtes de mariages qui s’accompagne par une forte demande sur le produit à même de pousser à la hausse sa valeur marchande.

  6. #27
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    Dimanche 28 Juin 2009 -- Par la place du soja et du maïs dans la formulation et la fabrication de l’aliment avicole, les perspectives se profilent plutôt “sombres” pour la filière avicole, cette branche de l’agriculture quasi exclusivement conçue en hors-sol. Sous le thème de la “Nutrition avicole et son impact sur l’économie nationale”, c’est une projection qui suscite de réelles appréhensions, voire préoccupations qui a été présentée, mercredi passé, par Dr Assal Nasr-Eddine, lors d’une communication tenue à la salle de conférences de la wilaya de Mostaganem, dans le cadre d’un séminaire national des vétérinaires. Une rencontre organisée à l’initiative de l’Association nationale vétérinaire et l’Association des vétérinaires privés de la wilaya de Mostaganem, à laquelle quelque 150 étudiants majors de promotion des instituts vétérinaires et professionnels de la santé animale, provenant de 33 wilayas, ont pris part.

    À partir de l’analyse de la situation actuelle, nationale et internationale, le conférencier s’est projeté à l’horizon 2020 pour tirer la sonnette d’alarme quant à l’aggravation de la dépendance du pays, évoluant en corrélation négative avec les possibilités du financement de notre subsistance par les recettes pétrolières. “En 2007, il nous a fallu produire 26,47 millions de barils pour acheter nos 4,85 millions de tonnes de blé. Ainsi, nous a-t-il fallu pomper 19 jours durant, uniquement pour assurer notre couverture en blé. En 2008, alors que nous étions tous contents de la flambée du cours du pétrole, il nous a fallu, en fait, produire 40,77 millions de barils pour cette même couverture. Entre-temps, la tonne de blé est devenue 82% plus chère. Cette année, on dit que le pétrole repartira à la hausse. Ce n’est qu’une illusion, c’est plutôt le dollar US qui est en train de faiblir davantage. Et il faiblira inéluctablement à cause de la crise financière qui touche les États-Unis principalement, et le reste du monde en général. Plus concrètement, pour acheter une tonne de blé, il nous a fallu vendre 5,45 barils de pétrole en 2007 ; et en 2008, alors qu’on croyait qu’on était mieux lotis, nous avions dû dépenser 6,42 barils’’, dira-t-il au titre de son analyse. Et de poursuivre : “Guère plus extensible, la production mondiale de blé ne pourra point dépasser les 700 millions de tonnes. L’effort de l’augmenter ne peut porter que sur l’amélioration des rendements. De cette production plafonnée, seule une partie est destinée au marché international. Cette quantité, qui oscillait entre 35 et 110 millions de tonnes et qui culminerait à 112 millions de tonnes, selon les prévisions pour l’année courante, n’est pas sujette à l’extension, non plus.”

    “Rapporté au nombre d’habitants, en consommant 235 kilos de farine par an, l’Algérien propulse son pays au premier rang des pays importateurs de blé”, avise le conférencier. Un rang dont on n’a pas à s’enorgueillir, et dans lequel l’Algérie sera, à coup sûr, bousculée par l’Inde et la Chine qui, par l’occidentalisation de leur mode de consommation, s’érigeront en sérieux concurrents raflant le blé disponible sur le marché international. Ces deux géants, maîtrisant la technologie, se permettront l’achat de leurs besoins en céréales, même au prix le plus fort. À cet horizon, les hydrocarbures sur lesquels nous comptons essentiellement aujourd’hui tendront vers l’épuisement.

  7. #28
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    Mercredi 1 Juillet 2009 -- Plus d’une quarantaine de chercheurs venus de plusieurs universités du pays ont participé à la rencontre sur la préservation des populations avicoles locales. Inaugurée par le professeur Seddiki, recteur de l’université de Mostaganem, cette manifestation aura fait le point sur l’état de la recherche sur les ressources génétiques locales tant dans les filières avicoles que cunicoles. Ces journées organisées à l’initiative du laboratoire de Physiologie Animale Appliquée de l’Université de Mostaganem, furent un moment privilégié d’échanges de connaissances entre les équipes de recherche d’Algérie. Cette rencontre fut une opportunité pour mettre en place une synergie entre les équipes nationales et donner naissance à un réseau, à l’image de ceux en activité à travers le monde. Après deux journées de débats et d’échanges très instructifs sur les différentes recherches réalisées par les rares équipes universitaires, il a été convenu d’accorder une attention particulière à l’ensemble des ressources génétiques avicoles et cunicoles algériennes. Après avoir discuté longuement sur les stratégies à adopter en vue d’une meilleure intégration des potentialités animales locales, les chercheurs présents lors de ces journées ont adopté le principe de précaution. Cela consiste à ne plus laisser ces ressources biologiques à la merci des expériences d’intégration des progrès génétiques obtenus chez les souches améliorées, que ce soit en poulet de chair ou en filière œufs de consommation. Leur faible productivité, notamment pour le lapin local, ne devrait plus servir d’alibi pour mieux les absorber et priver ainsi le pays d’un potentiel méconnu mais pourtant bien réel. Il en est de même pour les élevages de poulets fermiers, de pintades et de dindes, dont les érosions génétiques en cours depuis des décennies risquent à tout jamais de faire perdre au pays des animaux dont le véritable potentiel est encore peu connu.

    Recherches à grande échelle

    En effet, nonobstant les travaux sur les typologies et les représentations phénotypiques des élevages avicoles traditionnels effectués depuis 1994 par les chercheurs de l’ex-ITA et poursuivis au niveau du laboratoire de physiologie animale, notamment sur les aspects liés à la nutrition et à la thermorégulation, il n’en demeure pas moins que des recherches sur les performances de ces élevages méritent d’être entamées à une grande échelle. À la fin de leurs travaux, les chercheurs s’étaient répartis en trois commissions afin d’élaborer les recommandations à l’intention des pouvoirs publics afin que la préservation de ces espèces soit immédiatement prise en charge. Vu l’importance économique de la filière avicole dans ses deux volets, viandes et œufs, il a été convenu d’attirer l’attention sur la nécessaire préservation de cette filière nationale par le maintien de la règlementation en vigueur en vue de protéger les opérateurs économiques publics et privés de la concurrence étrangère. L’extrême sensibilité de la filière vis-à-vis des marchés extérieurs a été fortement soulignée par les participants. Enfin, la nécessaire coordination entre les chercheurs universitaires et ceux des organismes publics techniques et de recherche, ainsi que ceux des opérateurs économiques aura été soulignée avec force. Il est apparu la nécessité d’organiser l’ensemble des chercheurs de la filière en réseau national afin de partager les tâches et les préoccupations.

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