Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast
Results 1 to 7 of 25
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Le secteur des cuirs et textile en crise


    Dimanche 4 Mai 2008 -- Le secteur du textile et des cuirs se désintègre, emportant avec lui 25 000 emplois en l’espace de vingt ans, alors que 24 000 travailleurs qui exercent dans les 70 à 80 entreprises encore en activité risquent de perdre leur emploi d’un moment à l’autre, selon le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et des cuirs (FNTTC), Amar Takdjout, qui lance ainsi un cri d’alarme aux pouvoirs publics. Une trentaine d’entreprises a déjà mis la clé sous le paillasson. Celles qui restent sont dans l’expectative. Mais le SG de la FNTTC ne se fait aucune illusion quant à leur sort. « Les SGP vont accélérer la cadence des fermetures d’entreprises », affirme-t-il. Les décisions des SGP vont à contresens des orientations du gouvernement qui prône une relance de l’économie, souligne-t-il. « Aujourd’hui, on parle de stratégie industrielle et de reprise des activités économiques alors que la mentalité des responsables des SGP va dans le sens de l’arithmétique des fermetures. Il faut former les managers pour que cette stratégie réussisse », dénonce-t-il. Selon M. Takdjout, si le secteur du textile et des cuirs est à la dérive, c’est en grande partie à cause du manque d’intérêt que lui portent les pouvoirs publics. « S’il y avait eu une meilleure régulation du marché et des incitations pour l’investissement, on aurait pu se maintenir et même créer des emplois », soutient-il. L’importance de ce secteur réside dans sa dimension humaine et sociale, confie encore le syndicaliste. « C’est un secteur éparpillé sur l’ensemble du territoire national et surtout dans des wilayas enclavées. On a eu des pertes très importantes à l’Est, notamment à Tébessa et Aïn El Beïda, et à l’Ouest (Tiaret, Mascara, Mostaganem) », fera savoir M. Takdjout. La disparition de ces pans du secteur des industries manufacturières est à l’origine de nombreux fléaux sociaux tels que la précarité, l’exode et la concentration de la population dans les grandes villes, ajoute-t-il. « On est en train de scier la branche sur laquelle on est assis », commente-il. La fermeture de sociétés de distribution aura des retombées sur d’autres branches d’activité comme l’artisanat et les PME qui ne trouveront plus d’espace pour écouler leurs articles, avertit-il.

    M. Takdjout, qui déplore l’absence d’un dialogue social et de négociations constructifs, s’insurge contre les SGP dont « le premier souci est de fermer les entreprises », alors qu’elles sont censées « créer de l’emploi ». « La perte de l’emploi est un problème fondamental. On ne peut pas s’arrêter à l’indemnisation », soulève M. Takdjout qui plaide pour la mise en place de mécanismes pour permettre aux travailleurs licenciés une rapide réinsertion dans le monde du travail. « Les SGP sont devenues spécialisées dans la désertification industrielle. C’est tout le contraire de la politique prônée par les pouvoirs publics », fera-t-il remarquer. « Il y a une sorte de légèreté », a-t-il commenté. Il estime qu’une halte dans les privatisations et la dissolution des entreprises publiques économiques est « nécessaire afin de faire un bilan ». Une telle évaluation permettra de déterminer le sort à donner aux infrastructures récupérées après la fermeture des entités publiques, comme dans le cas des magasins de Districh, ajoute-t-il. L’absence de communication entre les différents concernés, à savoir la SGP, le partenaire social et le collectif des travailleurs, entraîne forcément des spéculations dont on aurait pu faire l’économie s’il y avait eu débat, a-t-il considéré. « Il faut écouter les solutions proposées par les travailleurs. Ils ont le droit de soulever leurs problèmes. Les SGP et les directeurs de groupes s’enferment et font appel à la police dès que les travailleurs les sollicitent. Ce n’est pas responsable. Ce n’est pas une attitude qu’on doit avoir face à ces travailleurs », regrette M. Takdjout. Le SG de la FNTTC lance un cri d’alarme sur le devenir du secteur du textile et des cuirs. « C’est un secteur intégré. On a la collecte des peaux, les tanneries, les usines de maroquinerie, la distribution. De par le monde, il a été prouvé que les secteurs intégrés sont les plus viables », précise M. Takdjout. Pour lui, le maintien de cette activité est d’une importance capitale. « Un pays qui ne fabrique pas de chaussures et de chemises ne peut pas prétendre faire dans l’électroménager », note notre interlocuteur. Il y a, selon lui, un grand potentiel dans ce domaine pour peu qu’il y ait une reprise de la formation. Le marché décroché par une unité de Jijel qui a été chargée de produire des chemises pour la Gendarmerie nationale est la preuve que le potentiel existe, a-t-il souligné.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Dimanche 11 Mai 2008 -- Plus de 24 000 postes d’emploi dans le secteur des cuir et textile seront supprimés prochainement a affirmé, hier, à la Chaîne III, le secrétaire général de la Fédération nationale des cuir et textile affiliée à l’UGTA, Amar Takjout. Un chiffre qui s’ajoute au 350 travailleurs licenciés récemment et au 25 000 congédiés ces dix dernières années alors qu’on apprend que 60 points de vente seront fermés. D’autres travailleurs, notamment exerçant au niveau de Districh vont connaître le même sort compte tenu des difficultés rencontrées par cette entreprise. “Il y a malheureusement possibilité d’amorcer le secteur, y compris l’ouverture du marché, si seulement on avait mis un peu plus de moyens et un peu plus de réalisme dans notre démarche !” déplore M. Takjout qui ajoute que “le choix fait depuis 20 ans est celui de le liquider et non pas de le maintenir…” précise-t-il.

    L’invité de la radio affirme que l’industrie du textile est un secteur pourvoyeur d’emplois pour beaucoup de jeunes, en particulier ceux qui n’ont pas une formation plus ou moins avancée, note M. Takjout qui interpelle au passage “un réveil de conscience de la part des pouvoirs publics”, qui devraient, selon lui, “regarder les choses en face”. Pour M. Takjout, il y avait quatre possibilités de sauver le secteur du textile du déclin qui le frappe de plein fouet. Premièrement, il fallait, selon lui, “éviter l’ouverture tous azimuts en mettant en place des barrières de protection”, ajoutant que l’État aurait mieux fait d’accorder davantage de priorité à la petite et moyenne industrie qui fait dans la fabrication du textile, de l’habillement ou de la chaussure, en lui accordant beaucoup plus d’accès au marché public, précisera-t-il.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Samir Azzoug :


    Lundi 19 mai 2008 -- Depuis le 28 décembre 2003, date de la délivrance du RC, suite à la résolution du Conseil des participations de l’Etat n° 01/2003 du 19 août 2003, la SGP-IM a été créée. Elle avait pour objet et vocation la détention et la gestion pour le compte de l’Etat d’un patrimoine composé des groupes industriels : Texmaco (groupe textile), C&H (confection), Wood Manufacture (groupe industriel bois) et Leather Industry (groupe industriel cuir). En tout, la SGP-IM gère 105 filiales en activité, huit entreprises en liquidation et emploie 31 133 agents.

    Pour ce qui est des missions statutaires de la SGP, elles se présentent comme suit : traduire et mettre en œuvre les réformes commerciales, les plans de redressement, de réhabilitation et le développement des EPE ; mettre en œuvre les programmes de restructuration et de privatisation ainsi qu’assurer la surveillance stratégique et opérationnelle du portefeuille d’actions et autres valeurs mobilières. Par ailleurs, la SGP est chargée d’accompagner les entreprises dans leur modernisation, leur adaptation à la concurrence et de dynamiser le processus de partenariat/privatisation.

    Les entreprises en liquidation

    De ces missions, cet instrument de l’Etat (SGP) semble favoriser la liquidation des entreprises. Ainsi, on peut en compter plusieurs dans ce cas. Il s’agit par secteur de : Leather industry : ENAC unités d’El Bayadh, de Boussaada et de Dellys, UNIPEC unité de Syndernec d’Aïn Defla pour le cuir (groupe Leather Industrie) ; ENATB de Djelfa, de Telagh, EME de Sidi Moussa pour le bois (groupe Wood Manufacture) ; projet Adrar, Aïn Sefra, Ichmoul, Aflou, Guelma, Mascara et Aïn Temouchent C&H Fashion (ex-Ecotex). Les entreprises fermées étant : Mactebes de leather industry, Elatex Tiaret et Cotitex Draa Ben Khedda du groupe Texmaco.

    Pourtant, dans une communication disponible sur le site Web de l’institution, il est clairement établi que la «SGP-IM accorde un point d’honneur à développer des relations partenariales nationales et étrangères lui permettant de se positionner sur le plan international, d’optimiser la compétitivité de ses entreprises et lui offrant les meilleures possibilités de création de richesses et d’emplois». «Allant dans le même sens que la politique de l’Etat, la SGP Industries manufacturières s’est attelée, depuis sa création, et conformément aux missions assignées par le gouvernement ainsi qu’à la réglementation en vigueur, à dynamiser la privatisation des entreprises publiques économiques relevant de son portefeuille, et concrétiser la pratique de l’économie de marché». Un objectif noble et ambitieux si ce n’est le contraste relevé par les travailleurs du secteur qui dénoncent le recours systématique, réfléchi et prémédité (selon les travailleurs) à la cessation d’activité des entreprises en difficulté. Des pratiques dénoncées particulièrement par les partenaires sociaux, à l’image de la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuir (FNTTC), des syndicats des travailleurs de Districh et de ceux de Macstyl.

    Macstyl Chéraga : à quoi a servi le volet social ?

    «La SGP n’a jamais eu l’intention de redresser la situation de notre entreprise», atteste M. Tadja Farid, secrétaire général du syndicat des travailleurs de Macstyl de Chéraga, manufacture de chaussures. «Pourtant, nous avons cru le contraire», poursuit-il. Cet espoir était dû au protocole d’accord signé le 6 mars 2007 en faveur du maintien de l’activité. «Le protocole d’accord s’est soldé par un volet social qui a touché 192 employés.» Après avoir dressé la situation de l’entreprise (Macstyl Chéraga) : déstructurée financièrement, perte de ses parts de marché, inadéquation des charges du personnel par rapport au niveau d’activité et endettement important, «une situation qui a placé l’entreprise dans une position de faillite», est-il noté dans le document. Les signataires (le groupe Leather Industry, la direction générale de l’EPE (employeur) et le partenaire social) ont proposé à la SGP/IM de maintenir cette EPE en activité avec la mise en œuvre d’un volet social.

    Trois mois après la signature du protocole, une réunion du syndicat avec le groupe Leather industrie a conforté la décision du maintien de l’activité. «Mais notre surprise fut grande quand le P-DG déclare, quelques mois plus tard, l’entreprise déficitaire et décide de la cessation d’activité pour cause de défaillance d’encadrement. Les responsables n’ont pas respecté le protocole d’accord. Il n’y a jamais eu de volonté de redressement. Sinon, comment expliquer que le volet social a touché majoritairement les cadres de l’entreprise ? Comment une entreprise peut-elle fonctionner sans encadrement ? Et pourquoi a-t-on gardé, exprès, les retraités et les “retraitables” pour maintenir la production en baisse ?» s’interrogent nos interlocuteurs. Pis, le SG du syndicat ira jusqu’à dire qu’il y a eu «blocage de la production. Des commandes ont même été refusées. Et aujourd’hui, on vient nous dire, encore une fois que l’entreprise est en faillite». Ce que demandent les travailleurs est l’ouverture du dialogue. «On demande la poursuite des négociations sans aucun chantage. On veut ce qu’a demandé la FNTTC et qui a été accepté par l’employeur. On veut connaître notre sort. La pression que nous ressentons est terrible.»

    La fermeture

    Le 3 mai dernier, une assemblée générale réunie en séance extraordinaire a scellé le sort de la manufacture en prononçant la cessation d’activité et la fermeture de l’entreprise à compter de cette date. Mis devant le fait accompli, les travailleurs ont tenu un sit-in le 13 mai dernier, devant le siège de la SGP. La principale raison du rassemblement réside dans la mésentente au sujet des indemnisations des travailleurs. La direction de la manufacture propose deux années de salaire soumis à cotisation par année d’ancienneté dans la limite de 30 mois ainsi que le versement des salaires impayés. Les travailleurs, eux, réclament ce qui a été convenu avec la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuir (FNTTC) soit l’application de la grille de salaires Taj de Jijel plus deux catégories.

    «L’argument selon lequel l’entreprise est en faillite ne tient pas. Cela fait 9 mois que nous n’avons pas perçu nos salaires. On nous donnait 1 000 DA par semaine. Cela fait deux semaines que nous n’avons rien touché. Les dirigeants invoquent la faillite de l’entreprise. Mais nous savons que plusieurs locaux appartenant à l’entité ont été loués», dénonce un travailleur manifestant. Selon ce dernier, 8 locaux sont loués à des entreprises publiques et privées telles que : BCR, SNTA, Sarl Sipap, BCZ, Colorstar, ou encore l’Institut national des accidents de travail. «Ils rapportent entre 3 et 4 milliards de centimes qui vont à la SGP/IM. Et lorsque nous avons demandé des comptes, ils nous ont répondu :‘’ Vous n’êtes pas une agence immobilière’’.» «C’est insupportable, la pression, le lendemain incertain et l’angoisse ont fini par coûter la vie à l’un de nos collègues. A 50 ans, Sache Amar de Souidania, 5 enfants et 8 frères et sœurs à charge, n’a pu surmonter l’épreuve. L’autopsie a révélé que la mort est due au stress», s’indigne un autre manifestant...

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    continued.....

    Que devient le patrimoine de Districh ?

    La même pression est dénoncée par les «ex-travailleurs» de Districh. L’avenir incertain et le blocage des salaires ont fini par leur faire signer le protocole d’accord scellant la cessation d’activité de l’entreprise publique économique chargée de la commercialisation des produits de maroquinerie, bonneterie, accessoires et chaussures. «Les travailleurs se sont fait avoir. Ils ont signé le protocole d’accord et touché les indemnités sur la base de 2 mois de salaire par année de travail à concurrence de 15 années plus une indemnité complémentaire et exceptionnelle de 10%, soit environ 40 millions de centimes», déplore un membre du collectif des travailleurs de l’entreprise.

    Dans une lettre adressée au président de la République par le syndicat UGTA et le comité de participation de l’EPE Districh, en date du 15 mars 2008, ces derniers notent que «le processus de démantèlement de l’entreprise a été programmé depuis une longue date. Sinon, comment expliquer que les pouvoirs publics en charge d’assurer le contrôle de la gestion de celle-ci n’ont à aucun moment préconisé des mesures d’assainissement et de redressement à même d’assurer une rentabilité et une pérennité de notre entité commerciale ? Au lieu de prévoir un plan de privatisation en conformité avec la loi, la SGP et le groupe ont choisi la voie du pourrissement de la situation en décidant le blocage des approvisionnements et en brandissant le spectre des salaires impayés».

    Même si les travailleurs ont paraphé le protocole d’accord, acceptant par là la cessation de l’activité de l’EPE, ils restent, toutefois, très attentifs au devenir de cette entité. Sans cesse, le syndicat des travailleurs de Districh, soutenu et épaulé par la Fédération nationale des travailleurs du textile et du cuir, a formulé proposition sur proposition pour éviter le lâchage des travailleurs. «Certains travailleurs sont prêts à rendre les indemnités, si la SGP/IM décide de prendre en considération leurs propositions», déclare un ancien employé de Districh.

    Les dernières propositions émanent du secrétaire général de la FNTTC, M. A. Takdjout. Dans une lettre adressée par ce dernier au président de la SGP-IM, qui stipule qu’en cas de redéploiement de cette branche, la FNTTC propose d’étudier et de mettre en forme les modalités de choix de la ressource humaine, parmi le personnel licencié de Districh, que les points de vente non retenus soient rétrocédés au profit des travailleurs touchés par la cessation d’activité, soit par la vente du fonds de commerce ou sous d’autres formes et modalités à définir». Mais devant le mutisme de la SGP/IM, les syndicats et les travailleurs restent pantois. «Pourquoi ne nous tient-on pas au courant ? Y a-t-il au moins une réflexion engagée sur l’avenir de Districh ? L’EPE va-t-elle être privatisée ou tout simplement liquidée ? Dans ce cas, que devient le patrimoine immobilier de l’entreprise ?» Des questions qui hantent l’esprit de nos interlocuteurs.

    A qui vont profiter les magasins ?

    Rappelons qu’en 2000, 110 magasins appartenant à l’entreprise ont été cédés en gérance libre aux travailleurs. C’est cette formule qui attise particulièrement la convoitise des «ex-employés» de l’entreprise. «Pourquoi ne fait-on pas la même chose avec les magasins et les dépôts qui n’entrent pas dans les éventuelles nouvelles mesures prises par la SGP ?» s’interrogent les travailleurs remerciés. Une soixantaine de magasins [dont une vingtaine constituant le noyau dur] et 4 dépôts restent toujours fermés depuis mars 2008 [le dernier magasin ayant fermé le 5 mars 2008]. «Qui va profiter de ce site ?» s’interrogent les travailleurs. Ces derniers affirment que plusieurs magasins ont déjà été cédés.

    «Le magasin de Hussein Dey, à cause du tracé du tramway, a été remplacé par un petit local à la cité des Bananiers. Un magasin à Annaba et un autre à Constantine ont été transférés à l’entreprise C&H (du même groupe). Quatre autres magasins ont été lâchés : deux à Oran, un à Azzaba et un autre à Skikda. Et on sait que la direction générale de la SGP a demandé 20 magasins», affirment les travailleurs.

    Pourtant, en réponse à la suggestion faite par ces derniers sur la rétrocession des magasins au profit du collectif des travailleurs, le groupe Leather Industry écrivait, le 29 octobre 2007, à l’adresse du conseil syndical de Districh : «Les instructions décidées par la Direction nationale des Domaines interdisent la rétrocession ou le désistement de quelque nature que ce soit.» «On n’accuse personne et on ne veut pas créer de problèmes. Ce qu’on veut, c’est simplement trouver des solutions pour nourrir nos familles. Des points de vente tels que ceux d’El Harrach B, Zéralda, Bouzaréah, Boumerdès qui ne font guère plus de 60 m2, pourquoi ne pas les céder à un collectif de travailleurs ?» se demande un membre du collectif des travailleurs.

    La FNTTC dénonce le mutisme de la SGP

    Dans un entretien accordé par M. Takdjout, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et du cuir (FNTTC) de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) se dit très inquiet quant au devenir du secteur. «Plusieurs entreprises sont dans des situations très préoccupantes», déplore-t-il. Les entreprises en difficulté se répartissent comme suit, toujours selon le SG de la FNTTC. Dans le secteur du textile, il s’agit des unités d’El Harrach, de Boufarik, de Bab Ezzouar en plus des unités de Draa Ben Khedda et de Souk Ahras. Les deux dernières étant confrontées à des «crises cycliques et conjoncturelles résultant de problèmes d’investissement, de renouvellement et de vieillissement». Concernant le secteur du cuir, M. Takdjout cite l’entreprise Macstyl «qui a perdu ses parts de marché» et N’Gaous. «Ces entreprises n’ont pas un plan de charges qui peut couvrir leurs besoins», informe-t-il.

    En tout, ce sont donc près de 24 000 emplois menacés par le spectre de la fermeture qui risque de toucher 80 entreprises. Pourquoi en est-on arrivé là ? «Dans la vie économique, il faut y croire. Il faut que les personnes à la tête des entreprises soient des gens du métier. Il doivent gérer d’une manière économique et non administrative», explique M. Takjout avant de poursuivre : «Des assises sur la stratégie [industrielle] c’est bon, mais il faut aussi des assises sur la ressource humaine.»

    A bien saisir les propos de notre interlocuteur, il paraît évident que le plus gros problème du secteur réside dans le savoir-faire mais aussi la volonté de faire. «Les responsables du secteur [textile et cuir] vont dans l’arithmétique de la liquidation. Il faut savoir que des directeurs sont sanctionnés positivement pour la liquidation», s’indigne-t-il. Revenant sur le cas de Districh, M. Takdjout explique que «l’Etat a décidé de cesser l’activité de la distribution. Ce n’est pas très économique comme démarche, surtout qu’il s’agit d’un secteur intégré. Alors que les grandes firmes activent pour établir des franchises, on fait le contraire. C’est administratif. C’est du gâchis».

    Pour le devenir de l’entreprise, le secrétaire général soutient qu’il y a «une reconfiguration au niveau de la SGP/IM incluant les meilleures structures de distribution. Le reste sera rendu aux Domaines. Il y a une liste de magasins préétablie pour la récupération. Dans ce cas, nous avons demandé à la SGP d’essayer d’intégrer les travailleurs». Sur le manque de transparence et le mutisme de la SGP, M. Takjout ajoute : «Il y a dérive. Le dialogue n’existe pas. S’il y a réorganisation du secteur, il faut savoir la vendre. Savoir communiquer est primordial. Par ce mutisme, les travailleurs se sentent dénigrés, si demain ils sortent dans la rue, la responsabilité incombe aux dirigeants du secteur.»

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Samia Amine :


    Dimanche 8 juin 2008 -- La Fédération nationale de textile et du cuir vient d’entamer une série de rencontres consultatives avec le ministère de tutelle, a appris toutsurlalgerie.com aujourd'hui de source syndicale. But : dégager rapidement des solutions à même de sauvegarder les 24 000 postes d'emplois dans ce secteur. «Si aucune mesure d'urgence n'est prise dans l'immédiat, les travailleurs de ce secteur risque une compression massive d'effectifs eu égard à la situation dramatique, notamment financière, qui prévaut au sein des unités de production», selon notre interlocuteur.

    Notre source affirme également que la possibilité de fusionner ces unités en une seule grande entreprise n'est pas à écarter. Car la création, a-t-elle poursuivi, d'une seule société permettra de faire face aux fluctuations du marché. Si cette proposition est acceptée, le nombre des unités de production du textile et de cuir sera réduit à 10, au lieu de 24 actuellement.

    «Les discussions porteront sur les mécanismes de mise en œuvre de ce projet gouvernemental. Ces rencontres seront aussi une occasion pour discuter des répercussions positives et négatives de la probable application de ce projet. La salue est lié à la redynamisation de ce secteur, notamment par un soutien financier», a assuré ce représentant syndical.

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Mercredi 2 juillet 2008 -- Depuis hier, le jardin public d'Oran abrite, et ce jusqu'au 7 du mois en cours, le 6ème Salon national du cuir. A cette manifestation, organisée par la direction de l'artisanat et des PME et la chambre de l'artisanat de la wilaya d'Oran, pas moins de 50 exposants en provenance des quatre coins du pays feront découvrir les différents métiers du cuir allant de la maroquinerie à la sculpture sur cuir, aux nombreux visiteurs. Selon le directeur de l'artisanat et de la PME, parmi les régions les plus réputées dans ce domaine, citons le Hoggar et les wilayas de Annaba et Oran. Pour l'histoire, la maroquinerie a été pratiquée en Algérie depuis des temps immémoriaux. Aujourd'hui, on la retrouve principalement dans les Hauts Plateaux et dans la région targuie.

    Souple et très résistant, le cuir est utilisé dans la fabrication des objets les plus divers. Aussi, la maroquinerie, ou travail du cuir plonge ses racines très loin dans le passé, il est évident que cet artisanat se soit développé d'une manière conséquente du fait que le travail de la peau dépende directement de la consommation de viande. Depuis la préhistoire, les protoberbères ont couvert leurs besoins à travers la chasse et la maroquinerie s'est développée comme cité plus haut dans tout le pays. Cependant, cette activité, comme le reste des fabrications artisanales, a connu un déclin en raison principalement de la cherté des matières premières et de la disparition des maîtres artisans qui n'ont pas perpétué ce patrimoine ancestral.

  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,183

    Samedi 28 Février 2009 -- Le secteur du textile et des cuirs a perdu durant ces dernières années 46 milles postes d’emploi, les employés de ce secteur se sont retrouvés, du jour au lendemain, en chômage, au moment où 66 usines ont été fermées pour des raisons diverses, et des machines avec, qui ont coûté à l’état des milliards de dinars. Les chiffres saisis auprès de la fédération nationale du textile et des cuirs ont révélé le recul vertigineux qu’a connu ce secteur durant ces derniers temps. La main d’œuvre était estimée à 50 milles travailleurs dans le domaine de l’industrie du textile, au début des années quatre vingt, pour passer à 18 milles travailleurs seulement aujourd’hui. Le nombre de travailleurs affiliés au secteur des cuirs est passé de 16 milles à environ un millier de travailleurs aujourd’hui, et ce, à cause de la fermeture incessante des usines, dont le nombre est passé de 140 à 74 unités. La plus grande calamité, selon Amar Takdjout, président de fédération, est la situation critique dans laquelle se trouvent les entreprises fermées depuis la décision de faire cesser leur activité et le renvoi de leur personnel. Il a expliqué qu’elles demeurent toujours abandonnées, et avec, des machines rouillées envahies par des toiles d’araignées, considérant qu’elles « ne sont pas vendues ou privatisées ou bien ouvertes à un partenariat, ce qui explique une perte totale sur tous les plan ». Selon le même responsable syndical, c’est à cause de cette situation que les investisseurs locaux et étrangers ne veulent pas prendre le risque d’ouvrir un partenariat, parce que personne n’achète, d’avance, la perte et la banqueroute ».

+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts