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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Le Marché financier algérien :


    Samedi 28 Juin 2008 -- Les sociétés de conseil financier algérienne, Humilis Corporate Finance, et française, Hiram Finance, ont signé un accord de partenariat relatif au marché financier algérien, apprend-on auprès de Humilis Corporate. Cet accord a pour objectif d'offrir à leurs clients présents en Algérie ou intéressés par le marché local “une expertise complémentaire couvrant la finance d'entreprise, la finance de marché et la gestion des institutions financières”, explique-t-on de même source.

    À l'occasion de la signature de cet accord, le président de Humilis Corporate Finance, M. Liès Kerrar, a estimé que ce partenariat complète les expertises de sa société et a pour but “d'offrir aux entreprises et institutions des services-conseil de pointe adaptés à leur besoins”. La collaboration entre ces deux sociétés permettra, selon lui, d'accompagner la réforme du secteur financier et de proposer des solutions adaptées au contexte du marché algérien.

    De son côté, le fondateur et gérant de Hiram Finance, M. Hady Farah, a déclaré : “Le marché algérien nous intéresse à plus d'un titre, à la fois par son potentiel et son dynamisme actuel, mais aussi parce que nous comptons dans nos équipes de jeunes consultants algériens motivés à l'idée de prendre part à l'effort constant de modernisation de leur pays.” Grâce à la connaissance du marché local que possède Humilis, ajoute-t-il, “nous espérons pouvoir apporter aux sociétés qui y sont présentes une expérience des techniques financières de pointe déjà éprouvées en France et assurer à nos clients le transfert de notre expertise dans les meilleures conditions”.

    Humilis Corporate Finance, dont le président a accompagné plusieurs entreprises algériennes sur le marché obligataire national, est une société qui fournit des services permettant la réalisation de transactions dans divers secteurs, que ce soit dans le cadre de la privatisation, d'acquisition, de fusion, de joint-venture, de financement de projets de partenariat public-privé, de participation minoritaire ou de financement des investissements stratégiques ou financiers.

    Quant à Hiram Finance, c'est une société de conseil spécialisée dans les activités liées aux marchés financiers qui intervient depuis ses bureaux à Paris, Bruxelles et Beyrouth. Elle compte une trentaine de consultants qui réalisent pour ses clients (banques, assurances, grandes entreprises…) des missions méthodologiques, opérationnelles et de formation dans les domaines de la gestion des risques de la chaîne de traitement des opérations, des systèmes d'information, de l'organisation et du contrôle.

  2. #2
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    Mercredi 16 Juillet 2008 -- Le ministère des Finances a constitué trois ateliers pour proposer des actions concrètes à même d’approfondir et de consolider les réformes bancaires et financières engagées par notre pays depuis quatre ans. Ces ateliers concernent les banques et le marché financier, ainsi que le secteur des assurances (public et privé), indique un communiqué du département de M. Karim Djoudi. Mis en place le 30 juin, ils devraient rendre leurs conclusions à l’issue de leurs travaux. L’atelier relatif au marché financier, qui s’est réuni avant-hier au siège du ministère des Finances, pour rendre compte au ministre des conclusions et propositions auxquelles sont parvenus les experts, recommande des mesures «visant à améliorer l’image et à rétablir la confiance du public dans la Bourse d’Alger, à professionnaliser les acteurs de la place boursière, à réunir les conditions d’un nouvel essor du marché des valeurs immobilières et à mettre à niveau des systèmes et procédures des entreprises du marché et, enfin, à renforcer la position des institutions du marché pour favoriser un fonctionnement efficace». A l’issue de la présentation des recommandations proposées par l’atelier mis en place, M. Djoudi a rappelé aux experts qu’»il s’agit d’arriver à un consensus de la place sur la démarche à suivre pour sortir le marché des capitaux de la situation actuelle et lui assurer les conditions d’un véritable développement», précise le communiqué. C’est pourquoi il a insisté sur «la nécessité de définir les actions précises à mener sur la base de feuilles de route précises, à la charge de chaque acteur concerné, ainsi que les délais de leur réalisation». Ces feuilles de route, note-t-on, seront finalisées dans les prochains jours pour être examinées par le ministre des Finances.

  3. #3
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    Jeudi 11 Juin 2009 -- Le plan de développement du marché financier national a été débattu lors d'un atelier qui s'est tenu à Alger. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a tenu à mettre en évidence les faiblesses et les défaillances du marché financier national, notamment le marché des actions, d'où la portée des réformes engagées en la matière. Une feuille de route a été définie et qui vise d'abord à donner une vision claire en vue de mettre en place un véritable marché financier en Algérie. Selon le ministre, cette feuille de route renforcera le processus des réformes financières entreprises comme elle saura apporter des réponses aux problèmes constatés. Aux dires du ministre, la feuille de route qui constitue une démarche claire et cohérente, permet aux différents intervenants du marché - émetteurs potentiels, investisseurs nationaux ou étrangers, régulateurs - d'avoir une meilleure visibilité et rétablir ainsi la confiance des émetteurs et des investisseurs, de professionnaliser et dynamiser l'activité d'intermédiaire en opérations de Bourse (IOB), assurer un flux constant d'émissions de titres, de consolider et moderniser la place par un développement des systèmes, des procédures et du cadre réglementaire et légal et de renforcer la position des entreprises du marché.

    Par ailleurs, M. Djoudi a mis en exergue le contexte national caractérisé par la mise en œuvre du programme du gouvernement de consolidation de la croissance pour la période 2010-2014 et qui sera axé sur la relance de l'outil de production national générant des revenus diversifiés. Pour ce qui est des travaux de cet atelier, les intervenants ont préconisé le recours à l'assistance d'une expertise internationale. Ce recours, selon eux, s'avère nécessaire, et ce en parallèle avec un développement des ressources humaines locales dans le domaine par des actions de recrutement et de formation spécialisée de jeunes universitaires. En outre, un consultant international dans le domaine boursier a présenté un document-projet conçu à partir du plan de développement du marché financier établi par la place et le ministère des Finances. Il comprenait également des éléments liés aux délais de mise en œuvre, la succession des phases de conception et mise en œuvre, les multiples tâches selon les différents intervenants, l'identification des jalons de la réalisation, les cahiers de charges relatifs à la sélection de cinq consultants internationaux devant accompagner les acteurs de la place dans la mise en œuvre du plan, ainsi que le budget global du plan et les solutions de financement projetées, a-t-on expliqué. "Un délai de deux ans est nécessaire pour la réalisation de ce plan réparti en une phase de conception de six mois et une phase de réalisation de 18 mois", souligne-t-on.

    Au cours des débats, les principales questions soulevées s'articulaient autour de l'apport du marché financier au financement de la PME, notament celle porteuse d'innovation technologique, la nécessité de consolider la dynamique positive sur le marché obligataire, notamment avec l'engouement enregistré de la part des émetteurs et investisseurs, ainsi que les systèmes d'informations comme levier de modernisation des infrastructures du marché, ont été aussi évoqués lors des débats, a-t-on noté. Il a été souligné que tous les chantiers proposés pour le plan de développement sont importants et interdépendants. Il y a lieu de les engager simultanément et d'une manière coordonnée. En outre, il a été signalé que les banques déjà agréées en tant qu'IOB ont déjà engrangé une expérience précieuse. Il reste à y développer les métiers titres et il a été recommandé d'engager une réflexion en vue de développer ces métiers à forte valeur ajoutée en bénéficiant de l'apport de professionnels internationaux reconnus. "Les conditions d'intervention et de participation des investisseurs étrangers font partie des axes de réflexion inscrits dans le plan de développement du marché". Il a été aussi mis en exergue le fait que "le développement du marché financier vise à répondre aux besoins et attentes des entreprises algériennes que se soit des groupes privés, PME-PMI ou entreprises publiques à privatiser". En outre, "le développement du marché obligataire sera consolidé autour des obligations d'entreprises et des obligations assimilables du Trésor". Enfin, "les systèmes d'information, sans être une fin en soi, constituent un prérequis pour la sécurité, l'efficacité et la transparence du marché", signale-t-on.

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