+ Reply to Thread
Page 2 of 3 FirstFirst 1 2 3 LastLast
Results 8 to 14 of 17
  1. #8
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mardi 9 Septembre 2008 -- Le chef de l’État a décidé de ne pas recourir à la création de fonds souverains susceptibles de mieux fructifier les réserves en devises, qui pourraient dépasser la barre des 150 milliards de dollars en 2008. L’argumentaire paraît simpliste : l’Algérie a besoin de capitaux pour poursuivre la modernisation de ses infrastructures. On fait l’économie de comprendre d’abord comment fonctionnent de tels instruments. Cette question de l’utilisation de la rente pétrolière, qui est d’ailleurs toujours abordée avec retenue et avec un degré de transparence guère suffisant, montre les difficultés à instaurer un État de droit en Algérie. C’est comme si on voulait priver la population d’une meilleure connaissance des enjeux de l’usage de l’argent du pétrole, voire de ses effets sur l’avenir des générations futures. En fait, les avis divergent. Différents experts nationaux sont favorables à la création d’un fonds souverain. Ils suggèrent du moins un débat sur le sujet. Les ministres des Finances et de l’Énergie y sont opposés. En contexte de crise financière, dite des “subprimes”, le premier soutient que ce type de placement est risqué, le second fait valoir les importants besoins d’investissements nécessaires durant les cinq prochaines années pour moderniser le pays. “C’est la roulette russe et il faut savoir jouer à la roulette russe”, avait-il argué. Cette réponse renvoie aux difficultés opératoires à mettre en place cet instrument. Il s’agit de savoir organiser et manager ce fonds, de disposer de moyens de contrôle efficients pour parvenir à bien rentabiliser l’argent placé, c’est-à-dire obtenir des rendements élevés. À travers le monde, les fonds souverains se généralisent. On se spécialise dans la gestion des risques. Avec, en prime, une augmentation importante de ses revenus. Pourquoi alors l’Algérie devra-t-elle se dispenser de l’apprentissage de moyens plus sophistiqués, ayant cours sur les marchés financiers internationaux, pour mieux fructifier son argent, quitte à prendre des risques ? Le débat est ouvert. En tout état de cause, il s’agit de mettre vite en place les alternatives à une économie rentière, la situation sociale risquant de s’aggraver à court et moyen terme.

  2. #9
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samedi 13 septembre 2008 -- Les conditions n’étant pas actuellement remplies, l’opportunité de créer un fonds souverain en Algérie implique d’être prudent, a estimé l’expert international en management stratégique, Abderrahmane Mebtoul. Ce dernier a, en effet, estimé qu’une telle entreprise repose sur cinq facteurs, en tenant compte du processus de mondialisation et de la place de l’Algérie au sein des différentes stratégies géo-politiques. Il s’agit tout d’abord, selon lui, de disposer d’une bonne gouvernance interne, d’une bonne gestion des ressources humaines par la revalorisation du savoir, de tenir compte de la concurrence internationale, d’avoir une superficie financière appréciable par rapport aux besoins d’investissements locaux et enfin de revoir le code pénal pour dépénaliser les actes de gestion des acteurs économiques. Les actifs des fonds souverains ont été évalués au début de 2008 à 3 000 milliards de dollars et pourraient atteindre 12 000 milliards à l’horizon 2015, soit plus de 10 % de l’argent en circulation dans le monde, selon M. Mebtoul. Les études qui ont été réalisées sur les fonds souverains arabes, notamment sur l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis, ont démontré le nouveau rôle de ces fonds, à la faveur d’un renouveau de la manne pétrolière, qui en fait des acteurs des plus agressifs sur les marchés mondiaux. La stratégie de ces fonds, qu’ils soient arabes ou autres, s’oriente de plus en plus vers des investissements financiers, notamment la participation au capital d’entreprises occidentales, voire leur prise de contrôle, a souligné l’expert. Il a, d’autre part, indiqué que quelque 1 200 milliards de dollars de capitaux arabes sont entreposés au niveau des banques étrangères, ce qui s’explique par le fait que 60 % des réserves mondiales de pétrole et le tiers des réserves de gaz sont détenues par les pays arabes. En dépit de ces ressources, la création d’une zone arabe de libre-échange demeurera un vœu pieux tant les échanges interarabes ne dépassent pas 9 % de leurs échanges globaux, a encore ajouté M. Mebtoul dans un entretien à la radio nationale.

  3. #10
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samir Allam :


    Samedi 27 Septembre 2008 -- La crise financière internationale, avec la forte chute des places boursières mondiales, a relancé le débat sur l’utilisation des réserves de change issues des exportations d’hydrocarbures. La semaine dernière, la Banque d’Algérie a saisi l’occasion pour vanter les mérites de sa gestion prudente : en plaçant près de 50 milliards de dollars dans des bons du Trésor américain, l’Algérie a été épargnée par la crise. Ce qui n’est pas faux, même si la Banque d’Algérie oublie de préciser que le rendement des obligations du Trésor américain est au plus bas depuis la seconde Guerre mondiale. L’Algérie n’a certes pas perdu d’argent à cause de la crise financière actuelle, mais elle risque de ne pas d’en gagner pendant toute la période que va durer la crise. Autrement dit : l’Etat américain utilise l’argent de l’Algérie à moindre coût.

    Autre détail : la Banque d’Algérie se contente d’une analyse purement monétaire, oubliant que les retombées de la crise actuelle sur l’Algérie pourraient surgir plus tard et s’avérer désastreuse : forte baisse de la demande sur le pétrole, récession mondiale…L’Algérie est, dans la situation actuelle, comme le paysan dont la ferme vient de brûler mais qui s’intéresse seulement au sort des billets enfouis sous son matelas !

    Pour les autorités monétaires algériennes, cette crise doit servir de leçon pour les partisans d’une diversification des placements et surtout pour tous ceux qui souhaitent voir l’Algérie se doter d’un fonds souverain, à l’image des pays du Golfe ou de la Libye. En réalité, la crise actuelle constitue une excellente opportunité pour se doter d’un tel instrument financier : les cours des principales entreprises mondiales ont atteint des plus bas historiques et plusieurs investisseurs institutionnels sont prêts à céder des participations importantes dans des sociétés qu’ils détiennent en partie. Réserver moins de 10% des réserves de changes disponibles actuellement (soit environs 10 milliards de dollars) pour créer un fonds souverain permettrait à l’Etat algérien de prendre des positions intéressantes au sein d’entreprises aux compétences reconnues dans leur domaines.

    En effet, pour un pays comme l’Algérie, l’intérêt d’avoir un fonds souverain n’est pas seulement financier. Il est également stratégique : en devenant actionnaire dans des groupes internationaux, l’Etat algérien va pouvoir influencer leur décision. Un exemple : si l’Etat algérien était actionnaire au sein de Renault ou d’EADS, ces deux groupes auraient sans doute réfléchi à deux fois avant de décider de s’implanter respectivement au Maroc et en Tunisie. De même si l’Etat algérien était actionnaire d’un grand groupe de travaux publics (les cours en Bourse de plusieurs sociétés du secteur ont fortement chuté ces derniers jours), il ne serait pas réduit aujourd’hui à demander à des Chinois de respecter les délais pour livrer leurs projets dans l’immobilier et sur l’autoroute Est-Ouest.

  4. #11
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    September 29, 2008 -- It is now certain that international financial markets will not see a new fund fly their way on the wings of oil dollars. With its 133 billion dollars in reserve foreign exchange as of the first quarter of 2008, Algeria was a possible candidate for the creation of such a fund. President Bouteflika finally intervened in what has now become a veritable economic issue since the start of the year. “Some people say we should seriously experiment with sovereign funds to make our foreign exchange reserves more profitable abroad. I believe our country continues to be greatly in need of capital to develop the nation’s economy – a reality that goes against choosing sovereign funds at the present time,” he stated. Observers certainly noticed the “at the present time”. The Algerian president was therefore careful not to say anything to compromise his friend and protégé, the Minister of Energy and Mining, Chekib Khelil, who proposed the creation of an Algerian sovereign fund in five years. At that time, he was the only official who dared to go against the shared opinion of the head of the Bank of Algeria, Mr. Laksaci, and the Minister of Finance, Mr. Djoudi, both of whom are in favour of surplus earnings being managed in a more traditional and prudent manner in Algerian currency.

    “It is false to believe that Algeria built a whole religion on the idea of sovereign funds. That would depend on far too many variables, starting with changes in trade surplus earnings, for the government’s official position not to change in the course of next year,” explains financial consultant, Mourad Touhami. One variable in particular, apart from the price of oil, has the Algerian government holding its breath: exploding imports. They went from less than 20 billion dollars in 2005 to well over 40 billion this year (21 billion in the first half of the year already). The investment programme in infrastructure, on its own, instigated 8 billion dollars worth of industrial equipment imports over the first 7 months of the year.” Food imports could reach 8 billion dollars by the end of the year. “If we find ourselves at the breakpoint threshold of 50 billion dollars in imports per year by 2010, and energy export earnings peaking at 80 billion dollars, little will be left to place in a sovereign fund,” warned a high-ranking official within the Ministry of Energy to justify “the observation period” that his department wishes to have to examine the issue. For Mustapha Mékidèche, vice-president of the social and economic council (CNES) and an energy consultant, the issue is not quite as it has been presented. Algeria has already placed a sizable portion of its currency reserves in American Treasury bond at an interest rate of 2%. “It’s drying up our savings,” he argues. The country’s accumulated surplus earnings are what should be managed dynamically by searching for placements in assents that meet Algeria’s development needs, “I am definitely a supporter of the Algerian sovereign fund.” The idea of having a public investment fund of that type geared towards partnership with foreigners in Algeria – to meet “the nation’s capital needs,” as expressed by President Bouteflika – was also defended by finance expert, Hachemi Siagh in May.

    Algiers’ need “to provide more capital guidance” to the country’s locally based foreign investors is a hot topic after the IDE’s series of “reframing” measures that arose this summer (Les Afriques nos. 41 and 43). An analysis published in the Algerian press has, in reality, already been proven empirically sound by Sonatrach. The leading African company actually does recycle its “extra profits” by dealing either alone or in partnership with foreign investors on ventures that are farther and farther beyond its “historical boundaries”. Joint ventures created in 2003 with foreign firms for desalination, electricity, fertiliser, and aluminium are all proofs of Sonatrach’s presence on the ground. This momentum continues in sectors such as mining, commercial airlines and a series of other branches. “The government did not accept the ceding of Algerian cement factories of Orascom to Lafargue and included a right of pre-emption if such a case should come about in the future. And if this should come about immediately, to whom would the State speak about buying foreign assets? To Sonatrach, of course…”, predicts Mourad Touhami. The Minister of Energy and Mining, Chekib Khelil has set Sonatrach’s activities on the international market to reach 40% by 2015. Naturally, this could seem presumptuous, but clearly ushers in an era of acquisitions abroad. Experts do not believe that Sonatrach is ready. Algerian investment funds are still knocking at the door.

  5. #12
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

  6. #13
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

  7. #14
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts