+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
  1. #1
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samedi 26 Juillet 2008 -- La guerre contre les prédateurs économiques est officiellement lancée. Le président Abdelaziz Bouteflika a sévèrement critiqué, samedi 26 juillet devant les maires réunis à Alger, le capital privé national et les investisseurs étrangers. Le chef de l'Etat a dit que le temps de la prédation de l'économie et des richesses nationales est révolu. Les entreprises privées algériennes et surtout les groupes étrangers sont en effet avertis : les règles vont changer, a-t-il annoncé. Les investisseurs étrangers qui viennent investir 700 millions de dollars pour revendre et repartir deux ou trois ans plus tard avec une plus-value deux milliards de dollars, le président Bouteflika n'en veut plus.

    Le chef de l'Etat a également critiqué la politique d'aide à l'investissement et le comportement des entreprises privées algériennes qui selon lui n'investissement que dans des secteurs faciles, comme la production de la limonade ou de la semoule. Aucun privé ne s'est par exemple présenté pour réaliser une salle de cinéma, a regretté Bouteflika qui a annoncé dans la foulée la fin des privatisations en gros et la vente au dinar symbolique des entreprises publiques en faillite.

    Il a également laissé entendre un changement imminent dans le dispositif d'aide aux investisseurs nationaux et étrangers. Ce n'est pas normal de traiter un investisseur qui vient avec un million de dollars de la même façon qu'un opérateur qui veut investir 5 milliards de dollars, a dit Bouteflika.

  2. #2
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Sonia Lyes :


    Mardi 21 Octobre 2008 -- Trois mois après le discours particulièrement virulent du président Bouteflika, le 23 juillet dernier devant les maires, sur les investissements étrangers, la situation sur le terrain n'a pas changé. Les deux derniers partenariats révélés par Tout sur l'Algérie (tsa-algerie.com) le confirment : Sonatrach s'est contentée de 49% dans le projet de partenariat avec l'espagnol Villar Mir et la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) de seulement 40% dans la filiale commune créée avec le français BTK (lire notre article).

    On est loin des menaces qui ont tenu en haleine les milieux d'affaires durant plusieurs semaines. Le chef de l'Etat avait en effet affirmé que l'Algérie allait désormais détenir la majorité dans tous les projets stratégiques avec des partenaires étrangers. Si le partenariat entre la SNVI et BTK ne revêt pas un caractère hautement stratégique, celui de Sonatrach avec l'espagnol Villar Mir concerne un projet important -estimé à 2,4 milliards de dollars- dans un secteur stratégique –la production d'ammoniac. Signe d'un malaise, depuis les révélations de Tout sur l'Algérie, Sonatrach a décidé de ne plus mentionner la répartition des parts dans les projets de partenariats qu'elle va signer avec des groupes étrangers.

    Mais Sonatrache et la SNVI ne sont pas les deux seules sociétés à ne pas avoir appliqué les recommandations présidentielles. Selon nos informations, plusieurs projets de partenariats dans le domaine de l'industrie sont actuellement en cours de négociations sur la base d'une participation majoritaire des partenaires étrangers. Il est vrai que tous ces projets ont débuté bien avant le discours du président de la République mais cette situation a ajouté une confusion supplémentaire dans un pays qui a la réputation de ne pas faciliter la vie aux investisseurs étrangers.

    « Personne ne connait les critères exacts appliqués aux partenariats avec les entreprises étrangères. Même les ministres sont incapables de répondre avec précision à cette question. Certains disent que les nouvelles mesures vont s'appliquer aux contrats dont les négociations ont commencé après le 23 juillet. D'autres expliquent que c'est au cas par cas. Mais le flou est total », explique une source proche des milieux d'affaires étrangers à Alger. «Tout le monde avait prédit que les Algériens seront incapables de mettre en application les nouvelles lois. C'est tout simplement impossible à faire. Aucun pays au monde, y compris la Chine ne possède ce type de loi. L’Etat ne peut pas être partout », souligne un banquier d'affaires qui a requis l'anonymat.

    En réalité, l'application des nouvelles mesures en matière de partenariats avec les étrangers se heurtent à plusieurs obstacles. Des groupes étrangers engagés dans des négociations avec des sociétés algériennes sur la base d'une participation majoritaire ont refusé de revoir à la baisse leurs parts. Ils ont même menacé de se retirer si le gouvernement venait à leur forcer la main. Or, les entreprises algériennes impliquées dans ces projets ont souvent besoin de l'apport technologique de leurs partenaires. C'est notamment le cas de Sonatrach avec l'espagnol Villar Mir dans l'ammoniac ou la SNVI avec BTK.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts