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  1. #1
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    Investissements : Ouyahia rassure les entrepreneurs nationaux


    Vendredi 12 Septembre 2008 -- Après les investisseurs étrangers, c’est au tour des entrepreneurs nationaux de recevoir des assurances et des encouragements de la part du gouvernement. Jeudi 11 septembre, Ahmed Ouyahia a tenu à exprimer « l’importance que le gouvernement leur accorde et les espoirs que l'Algérie fonde en eux pour la construction d'une économie solide et diversifiée », indique un communiqué du gouvernement, rendu public à l’issue de l’audience accordée à une délégation du Forum des chefs d'entreprises (FCE), conduite par son président, Rédha Hamiani.

    M. Ouyahia a tenu à souligner le rôle des entrepreneurs nationaux «dans le cadre de la libéralisation de l'initiative et de l'ouverture sur l'économie mondiale que notre pays a choisi », ajoute la même source. La délégation du FCE a obtenu également des informations «de première main» de la part de M. Ouyahia sur le sens et la portée des différentes mesures décidées par le Conseil des ministres en matière d'investissement, notamment celles liées à l'accès au foncier industriel, aux partenariats avec les étrangers et au transfert des capitaux. Les patrons algériens redoutent en effet un durcissement des conditions déjà difficiles d'accès aux terrains industriels et un effet négatif sur les affaires après la décision du Conseil des ministres d'imposer aux entreprises algériennes de prendre la majorité du capital dans les projets menés avec des partenaires étrangers.

    Les nouvelles mesures concernant l’investissement ont également été évoquées le même jour par le porte-parole du gouvernement Abderrachid Boukerzaza. Lors de sa traditionnelle rencontre avec les journalistes à l’issue de chaque conseil du gouvernement, M. Boukerzaza a précisé que les nouvelles dispositions visent surtout à protéger l'économie nationale. Il a accusé «certains médias» d’avoir donné une proportion surdimensionnée à la question.

    Le discours prononcé par Bouteflika devant les maires le 23 juillet avait suscité une vive inquiétude au sein des investisseurs étrangers notamment qui étaient directement visés. Au lendemain de cette sévère mise au point du chef de l’Etat, certaines entreprises étrangères ont fait l’objet d’un contrôle supplémentaire. «Cela ne nous dérange pas de fournir les documents qu’on nous demande, nous en avons l’habitude, mais ce qui nous dérange, c’est que c’est une perte de temps alors que nous aurions préféré nous occuper d’autre chose. Je trouve dommage que le président ait mis tout le monde dans le même paquet! », confie une chef d’entreprise ayant requis l’anonymat.

  2. #2
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    Dimanche 14 septembre 2008 -- Au lendemain de la rencontre entre le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le président du FCE Rédha Hamiani, l’inquiétude reste vive parmi les milieux d’affaires nationaux. Les patrons algériens déplorent l’opacité qui continue d’entourer les décisions gouvernementales concernant l’investissement. Aucune information sur la portée des nouvelles mesures n’est disponible, faute d'interlocuteur fiable et permanent, conséquence d'un dialogue social défaillant.

    Selon nos informations, le dossier «des nouvelles réformes économiques» est géré directement entre les conseillers du Président et le chef du gouvernement Ouyahia. Aucun ministre n’est impliqué dans les discussions, y compris Hamid Temmar, pourtant le premier concerné par le dossier. «Nous avons peu de détails sur les mesures prises par le gouvernement concernant l'investissement, le foncier et le partenariat avec les étrangers. Mêmes les ministres chargés des dossiers économiques comme Hamid Temmar et Cherif Rahmani ne sont pas informés des détails de ces mesures», explique une source proche du patronat qui a requis l’anonymat.

    Les informations sont distillées au compte-goutte, avec une priorité accordée à l’envoie de signaux positifs en direction du front social, à quelques mois de la présidentielle d'avril 2009. Comme cela a été le cas samedi. En visite à Tizi-Ouzou dans l'ex-bassin industriel de Oued Aissi, le secrétaire général de l'UGTA Abdelmadjid Said a par exemple révélé que l'Etat resterait majoritaire dans les entreprises publiques privatisées. Comprendre : aucune entreprise publique ne sera cédée totalement au privé. L'ouverture à 51% du capital du CPA est donc définitivement enterrée!

    «Le gouvernement a pris des décisions économiques graves pour l'avenir du pays sur la base d'un discours non officiel du président de la république (ndlr : le 23 juillet devant les maires). Il y a une grande dose de populisme dans tout cela, avec comme objectif principal de porter la responsabilité de l'échec économique au patronat et aux investisseurs étrangers», estime un responsable dans une importante organisation patronale.

    Les patrons critiquent également la communication chaotique du gouvernement sur ce dossier sensible. «Le durcissement des conditions d'investissement a plombé l'économie nationale déjà en mal de repères. Dans les milieux d'affaires, la confusion est presque totale », ajoute la même source. Parmi les mesures qui suscitent de fortes inquiétudes, celle prévoyant une majorité pour l’Etat ou un partenaire algérien dans les projets qui seront lancés avec les groupes étrangers. «Les entreprises algériennes n'ont pas les moyens d’être majoritaires dans des entreprises mixtes», ajoute le même responsable patronal.

    Dans ce contexte, les patrons redoutent la détérioration de l'image de l'Algérie auprès des investisseurs étrangers, déjà méfiants à l'égard de notre pays. «Le gouvernement a annoncé clairement qu’il entendait discriminer les entreprises algériennes détenues par des capitaux étrangers. C’est tout simplement honteux », souligne une source proche des milieux d’affaires.

    Les patrons s'inquiètent enfin d'un retour en force au dirigisme économique et de la politique des « deux poids, deux mesures », appliquées par le gouvernement vis-à-vis des sociétés étrangères. «Les autorités ont réagit brutalement à la vente par Orascom de ses cimenteries au groupe français Lafarge, mais elles n'ont pas dit un mot sur la vente de l'opérateur de téléphonie Nedjma par Wataniya à Qtel», remarque un autre chef d'entreprise. Et encore moins sur la vente du pétrolier canadien First Calgary à l’italien ENI, conclue la semaine dernière. Une cimenterie est-elle plus stratégique pour l’Algérie que des gisements pétroliers ou un réseau de téléphonie mobile ?

  3. #3
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    Jeudi 18 septembre 2008 -- Les patrons algériens sont satisfaits. Ils estiment avoir reçu des assurances officielles sur la poursuite des réformes économiques et concernant la place centrale de la PME/PMI locale dans le développement économique. En recevant, jeudi dernier, le Forum des chefs d'entreprises (FCE), Ahmed Ouyahia semble avoir réussi à dissiper les malentendus nés des dernières mesures annoncées en matière d’investissements. Les nouvelles lois, largement inspirées du discours du président Abdelaziz Bouteflika le 23 juillet devant les maires à Alger, avaient suscité quelques inquiétudes parmi les investisseurs nationaux. « M. Ouyahia nous confirmé et assuré qu'il n'y pas de changement de cap sur le plan économique. Les réformes continueront sur le modèle libéral. Nous sommes satisfaits », a déclaré mercredi soir au cours d'une conférence à Alger, le président du FCE, Réda Hamiani.

    Les patrons du FCE ne cachent pas également leur satisfaction concernant les mesures prises par le gouvernement pour recadrer l'investissement étranger vers un investissement structurant et créateur de richesses. « Les investissements directs étrangers n'ont apporté ni savoir-faire, ni richesses à notre pays. Nous avions toujours déploré le favoritisme en faveur des étrangers et il était temps que l'Etat intervienne pour orienter les IDE vers des secteurs productifs et créateurs de richesses. Le rôle de l'Etat n'est pas d'être passif devant la détérioration de la situation économique du pays. Maintenant, nous avons l'impression que les problèmes économiques connaissent une meilleure prise en charge de la part des autorités», a souligné M. Hamiani.

    Le FCE se défend de faire du protectionnisme, mais revendique un patriotisme économique, indispensable lorsque les intérêts stratégiques de l'Algérie sont en jeux. « Notre doctrine est claire : le FCE est entièrement favorable à une économie libérale, mais nous sommes pour des IDE structurants et créateurs de richesses pour le pays », a ajouté le patron des patrons algériens. Concernant le foncier industriel, le FCE soutient également la décision du gouvernement d'annuler les ventes directes de terrains et d'opter pour la concession. « Dans l'absolu, la concession des terrains va profiter aux vrais investisseurs », a soutenu M. Hamiani.

  4. #4
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    Samedi 20 Septembre 2008 -- Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) s’est montré « très satisfait » des mesures prises par le gouvernement Ouyahia et son président Réda Hamiani, a tenu à le dire, lors d’un point de presse tenu jeudi à Alger. « Nous sommes très satisfaits de la disponibilité de M. Ouyahia à notre égard et nous sommes sortis rassérénés. Le rôle de l’Etat est mieux défini et il y aura une meilleure prise en charge des questions économiques. » Cette sortie du FCE intervient une semaine après l’entrevue de son président avec le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. « A notre demande, nous l’avons sollicité pour nous éclairer sur la nouvelle doctrine économique du gouvernement, notamment sur la question du foncier, les ventes d’appartements sur plan, les investissements étrangers, etc. Et toutes ces questions ont étés passées en revue sans aucune langue de bois », a indiqué M. Hamiani.

    « Il n’y a aucun changement de cap et les réformes continuent sur le mode libéral », nous a assurés le chef du gouvernement, a-t-il affirmé, en justifiant son motif de satisfaction aussi par le fait qu’il n’y a « aucune croyance en un système d’industrie industrialisante » et que les PME et PMI constitueront « la pièce maîtresse de la croissance à venir ». Plus concrètement, le FCE est satisfait des nouvelles mesures concernant les investissements étrangers ainsi que la loi sur le foncier industriel. A propos du foncier industriel, le FCE estime que la décision du gouvernement d’annuler les ventes directes de terrains et d’opter pour la concession lui « convient parfaitement ». « Cela a été l’une de nos recommandations », a indiqué Brahim Benabdeslam, membre du FCE, pour qui son organisation avait proposé la cession de terrains au dinar symbolique. « C’est une mesure qui va profiter aux vrais investisseurs », a t-il estimé, en ajoutant que « le chef du gouvernement a promis de revenir avec plus de précisions sur cette question ». Quant aux intentions prêtées au gouvernement d’interdire les ventes sur plan d’appartements, M. Benabdeslam a indiqué que si une telle décision est prise, c’est la mort de la promotion immobilière.

    Le FCE, précise-t-il, sera contre une telle mesure, si elle venait à être prise. M. Benabdeslam a indiqué que le chef du gouvernement n’a pas dit qu’il prendrait une telle mesure, se contentant d’évoquer le cas d’une promotion immobilière qui a entamé la vente sur plan d’appartements et demandant aux souscripteurs de verser d’importantes sommes d’argent sans garantie de bénéficier d’un logement. Quant aux investissements étrangers, le FCE s’est dit pour des IDE « structurants, qui créent de la richesse et de la valeur pour l’Algérie ainsi qu’un transfert de savoir-faire ».

    Se défendant de prêcher un quelconque protectionnisme, le FCE dit déplorer le traitement de faveur du partenaire étranger et se montre désormais satisfait, puisque, dira M. Hamiani, « le gouvernement a décidé de revoir la copie sur les IDE ». Le président du FCE a tenu enfin à préciser que son organisation n’est pas adepte d’un libéralisme sauvage et soutient le rôle d’un Etat régulateur ainsi que le renforcement de l’entreprise de production. A ce titre, le président du FCE a signalé au chef du gouvernement la « désindustrialisation alarmante » dans notre pays autour de 5% seulement, contre 15% en Tunisie. « Ce qui atteste que les entreprises du secteur ne font que survivre », a-t-il estimé.

  5. #5
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    Ali Idir :


    Mercredi 24 Décembre 2008 -- Les patrons algériens se sentent marginalisés et peu consultés par le gouvernement. Pour eux, certes, publiquement, le premier ministre Ahmed Ouyahia prône le dialogue avec les organisations patronales. «Vive le patronat algérien !», avait-il lancé fin novembre devant les chefs d'entreprises du FCE, à l'occasion de la visite en Algérie d'hommes d'affaires japonais. Mais, dans les faits, le gouvernement continue d'ignorer les opérateurs économiques lorsqu'il s'agit de prendre des décisions stratégiques pour l'avenir de l'économie nationale.

    Dernière décision prise sans avoir consulté les patrons, pourtant directement concernés : l'adhésion de l'Algérie à la zone arabe de libre échange qui sera effective dès 2009. « Cette décision a été prise sans la concertation du patronat », tempête le président du Forum des chefs d'entreprises Réda Hamiani. Le patron des patrons ne voit pas l'intérêt pour l'Algérie d'intégrer une nouvelle zone de libre échange, qui vient s'ajouter à l'accord d'association avec l'Union européenne en vigueur depuis septembre 2005. «L'Algérie n'a pas les moyens d'y faire face. Et notre économie ne peut pas supporter l'adhésion à une autre zone de libre échange. Notre industrie périclite et nous devons d'abord faire le bilan de l'accord d'association avec l'Union européenne », a-t-il déclaré à la Chaîne III.

    D'ailleurs, trois ans après sa conclusion, l'accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne continue de susciter des contestations et des critiques de la part des chefs d'entreprises algériens. « Nous n'avons pas été associés dans les négociations avec l'UE », déplore le président du FCE. En privé, d'autres patrons se montrent encore plus sévères. «L'Algérie a négocié l'accord avec l'Union européenne en tenant compte des seuls intérêts de l'Europe. Nos négociateurs avaient oublié par exemple que certaines entreprises en Algérie pouvaient exporter vers l'Europe », souligne un industriel.

    Autre dossier, même comportement du gouvernement et même réaction patronale : le médicament. L'Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop), principal représentant des importateurs et industriels du médicament, a déploré mardi les récentes décisions prises par le ministère de la Santé sans concertation avec les opérateurs économiques. Notamment celles concernant la confection de la liste des médicaments interdits à l'importation et le nouveau cahier des charges définissant les conditions d'importation des produits pharmaceutiques. Ces mesures ont été prises par le gouvernement, sans concertation avec les parties concernées.

    Par le passé, le gouvernement ne s'est pas montré plus ouvert en direction des patrons. Les derniers plans de relance économique engageant des centaines de milliards de dollars ont été élaborés par le gouvernement sans aucune implication des chefs d'entreprises. Même constat pour les lois de Finances : elles sont élaborées sans aucune concertation avec les entreprises, pourtant directement concernées par de nombreuses mesures. Même l'introduction d'un nouveau Plan comptable national a été faite dans les mêmes conditions d'absence de dialogue. Résultat : sa mise en application a été reportée déjà une première fois l'été dernier. Elle pourrait connaître un nouveau report.

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