Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 6 of 6
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Un entrepreneur algérien va lancer un bioéthanol à partir de dattes


    Samedi 22 Novembre 2008 -- Un entrepreneur algérien compte installer en 2011 une unité de production de nakhoil, un bioéthanol non polluant et favorisant la sécurité alimentaire fabriqué à base de dattes, a-t-il indiqué samedi à Alger. La société Oasis Ltd, installée à Dubaï, a mis au point la fabrication de ce bioéthanol qui utilisera dans un premier temps le surplus de dattes produites en Algérie pour fabriquer le nakhoil, "bioéthanol arabe non polluant, source de revenu pour les agriculteurs et qui favorise la sécurité alimentaire", a affirmé Brahim Zitouni. "L'Algérie produit 300.000 tonnes de dattes par an dont la moitié seulement est commercialisée, le reste servant d'aliment pour le bétail", a-t-il expliqué au cours d'une conférence-débat organisée au centre de presse du quotidien El Moudjahid. Or, ce fruit "contient 65% de sucre et nous comptons utiliser au départ les 150.000 tonnes de dattes communes (phoenix) impropres à la consommation pour fabriquer ce bioéthanol", a jouté M. Zitouni.

    La société, qui investira 22 millions d'euros compte s'installer sur cinq hectares à Oumeche près de Biskra où seront construits une unité de production et un laboratoire de reproduction in-vitro de palmiers-dattiers. Cette technique in-vitro permettra par la suite d'augmenter sensiblement la superficie des palmeraies dans les terres semi-arides qui caractérisent une grande partie du territoire algérien, apportant aux agriculteurs un surplus de ressources, a expliqué cet expert en bio-énergie. "Ces palmeraies n'empièteront donc pas sur les terres fertiles du nord du pays, dédiées aux céréales", a-t-il dit.

    D'autre part, ce bioéthanol non polluant pourra s'intégrer dans le secteur des hydrocarbures dont les raffineries, qui pourront l'utiliser dans les carburants à la place du plomb ou du benzène qu'elles utilisent actuellement pour les oxygéner, a ajouté M. Zitouni. Selon lui, 5% de bioéthanol par litre d'essence permet de réduire de 30% les émissions de monoxyde de carbone.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Dimanche 23 Novembre 2008 -- Si le projet démarre dès le 1er trimestre en 2009, la production du bioéthanol à usage de carburant à partir des dattes et des biomasses de dattier palmier sera effective à la même période de l’année 2011. Toutes les conditions sont en principe, réunies pour que le “Nakhoil”, bioéthanol algérien, soit fabriqué dans notre pays. Il s’agit d’une contraction du mot arabe “nakheel” (palmiers) et oil, Nakhoil est un bioéthanol issu des palmeraies. La primeur pour la fabrication de ce produit est accordée à Oumèche, une localité de Biskra où la société émiratie Oasis Ltd va implanter son usine de transformation sur une superficie de 5 hectares.

    La biomasse, faut-il l’expliquer, est l'ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale. L’une des principales formes de l’énergie de biomasse est les biocarburants pour le transport, produits essentiellement à partir de céréales, de sucre, d’oléagineux et d’huiles usagées. Le bioéthanol est un biocarburant destiné aux moteurs à essence. Proposé comme carburant, le bioéthanol issu de matières premières agricoles renouvelables occupera à l’avenir une place essentielle et indispensable dans le bouquet énergétique offert aux consommateurs de par le monde. Dans un premier temps, le Nakhoil sera produit à partir des dattes, ensuite des biomasses des dattiers palmiers. L’Algérie produit annuellement quelque 550 000 tonnes de dattes. Il est enregistré un excès de production annuelle de 100 000 à 150 000 tonnes.

    M. Brahim Zitouni, représentant d’Oasis en Algérie, a tenu à préciser que ne seront utilisées que les dattes de moindre qualité, voire celles destinées à l’aliment de bétail. Pour lui, ce type de production va aider à l’expansion des palmeraies, la lutte contre la désertification, la sécurité alimentaire… Devant un marché mondial de l’éthanol en plein essor, la consommation d’éthanol carburant devrait plus que doubler entre 2005 et 2010, passant de 33,7 milliards de litres à 80 milliards dans les sept grands marchés à savoir le Brésil, les États-Unis, l’Union européenne, le Japon, la Chine, l’Inde et la Thaïlande en octobre 2006. Tiré à partir de betterave ou encore de canne à sucre, le bioéthanol est en mesure de concurrencer les autres produits.

    À commencer par le volume de production qui avoisine les 280 litres par tonnes de dattes contre 116 l/t pour la betterave et 75 l/t pour la canne à sucre. Ensuite, la teneur en sucre par hectare est plus importante dans les dattes estimées à 90 tonnes contre 60 tonnes pour la betterave et 22 tonnes pour la canne à sucre. Mélangé aux carburants, à raison de 5% pour le diesel et 15% pour les autres, Nakhoil réduit le monoxyde de carbone dans l’atmosphère d’environ 30%. L’Algérie va de ce fait entrer dans le concert des nations qui font de la protection de l’environnement une priorité. Ainsi, le bioéthanol ne constitue pas un concurrent pour les carburants, mais il se veut au contraire leur complément. Preuve en est : pour substituer la consommation annuelle de carburants en Algérie, évaluée à 10 millions de tonnes, avec du bioéthanol, il faut produire 40 millions de tonnes de dattes. Or, notre production ne dépasse pas 550 000 tonnes/an de dattes. C’est dire l’opportunité d’utiliser un tel produit à usage de carburant pour la circulation automobile. En outre, la production nécessite seulement près de 20% de la surface cultivée, le reste peut être exploité pour d’autres plantations à usage humain.

    Les noyaux des dattes peuvent également servir, avoue M. Zitouni au forum d’El Moudjahid, pour la production du café. L’objectif tracé par Oasis Algérie est d’arriver à produire 10% des bioéthanol de nos palmeraies. Le projet de M. Zitouni a pu convaincre le ministre de l’Énergie et des Mines qui semble intéressé, lui qui ne cesse de parler de l’après-pétrole, c'est-à-dire des énergies nouvelles et renouvelables qui seront adaptées aux exigences et aux normes européennes liées à l’environnement. Pour cela, le département de M. Chakib Khelil devra concrétiser son projet de modernisation de ses raffineries. Les travaux de réhabilitation des installations de l’unité d’Arzew, pour ne citer que cet exemple, va coïncider normalement avec la sortie des premiers litres du bioéthanol de l’usine d’Oasis de Biskra. Il faut rappeler que la première voiture ayant roulé en bioéthanol a été produite en 1908.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Dimanche 5 Juillet 2009 -- Le projet Nakhoil pour la fabrication de carburant, le bioéthanol, à partir de palmiers dattiers, ne risque pas de voir le jour en Algérie. Selon le président directeur général de la société Oasis Ltd, qui a mis au point le bioéthanol comme alternative aux carburants fossiles, le projet Nakhoil est irréalisable pour ce qui concerne l'Algérie. Les raisons avancées par le PDG de Oasis Ltd, M. Brahim Zitouni, sur cet arrêt sont liées à une opposition du ministère de l'Energie. Dans un communiqué rendu public, le premier responsable de Oasis Ltd affirme «qu'après avoir donné son accord de principe, le ministère de l'Energie s'est rétracté sans aucune explication». « Je ne saurais vous expliquer les raisons de cette opposition», dira-t-il, «mais ce que je peux vous assurer, c'est que le ministère nous a signifié son refus de coopérer à travers un courrier».

    Selon M. Zitouni, «pour ce qui concerne l'Algérie, la faute est donc ailleurs et ne réside pas à notre niveau car, pour notre part, nous avons tout essayé, y compris adresser notre projet à la Présidence de la République». Pour notre pays qui produit 300.000 tonnes de dattes par an, la société Oasis Ltd a voulu exploiter la quantité de dattes non commercialisée, à savoir 150.000 tonnes qui servent d'aliment pour le bétail, pour la fabrication du bioéthanol. Sur l'utilité de ce biocarburant, le PDG a expliqué que «le bioéthanol à usage de carburant à partir des palmiers dattiers, le Nakhoil, est une extraordinaire opportunité pour l'Algérie et le monde arabe pour bâtir une très forte agriculture sur le modèle des espaces oasiens en expansion mais entrepris d'une façon moderne. Le bioéthanol répondra aux besoins de carburants propres dans un environnement semi-aride et permettra de lutter efficacement, c'est-à-dire à moindres frais, contre la désertification de zones entières, tout en assurant notre sécurité alimentaire». Pour la société, ce nouveau carburant représente «un bouclier contre la mondialisation dans un contexte où les souverainetés nationales sont largement menacées par la course vitale à l'accaparement des énergies fossiles au profit des centres de la globalisation».

    Selon la même source, l'ensemble des constructeurs automobiles garantissent une utilisation à hauteur de 10% de bioéthanol dans les carburants, et cela sans aucun dommage pour les moteurs. Mieux, le bioéthanol permet, fait remarquer le PDG, de lubrifier les moteurs et nettoie les réservoirs. Il estime que «les difficultés liées à la réalisation du projet sont essentiellement relatives à la volonté politique. Le monde arabe doit faire sa révolution copernicienne et considérer que le développement ne se réduit pas à la construction de raffineries et de gazoducs». «Une économie basée sur le bioéthanol à usage de carburant à partir des palmeraies», indique M. Zitouni, «comprend le secteur de l'amont agricole et la distribution agroalimentaire créera 20 fois plus d'emplois pour tout dollar investi que le secteur des hydrocarbures ! Aux politiques de cerner les priorités qu'ils souhaitent pour leur peuple ou pour eux-mêmes». Enfin, le PDG d'Oasis Ltd conclut que «l'après-pétrole ne se construit pas le jour où il n'y a plus de pétrole. L'après-pétrole, c'est maintenant. L'après-pétrole, c'est d'abord la rupture avec la mentalité rentière et se retrousser les manches».

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Lundi 6 Juillet 2009 -- Le projet Nakhoil pour la production du nouveau carburant extrait des dattes en Algérie s’est évaporé faute d’un soutien institutionnel. C’est du moins l’explication de Brahim Zitouni, président-directeur général de la société émirienne de biotechnologie, Oasis Ltd, qui a mis au point le bioéthanol comme alternative aux carburants fossiles. «Après avoir donné son accord de principe, le ministère de l’Energie et des Mines s’est rétracté sans aucune explication en nous signifiant son refus de coopérer à travers un courrier», a affirmé M. Zitouni dans un communiqué. Le projet en question consiste à utiliser les surplus de dattes pour la production de bioéthanol à usage de carburant. Un projet «pourtant très réalisable en Algérie qui produit 300 000 tonnes de dattes par an».

    À travers ce projet, Oasis Ltd a voulu exploiter la quantité de dattes non commercialisée, de 150 000 tonnes environ et servant d’aliment pour le bétail, pour la fabrication du bioéthanol. Le P-DG d’Oasis Ltd a indiqué que le bioéthanol à usage de carburant à partir des palmiers dattiers, le Nakhoil, est une extraordinaire opportunité pour l’Algérie et le monde arabe pour bâtir une très forte agriculture sur le modèle des espaces oasiens en expansion mais entrepris d’une façon moderne. «Le bioéthanol répondra aux besoins en carburants propres dans un environnement semi-aride et permettra de lutter efficacement, c’est-à-dire à moindres frais, contre la désertification de zones entières, tout en assurant notre sécurité alimentaire», a-t-il indiqué. Pour M. Zitouni, toutes les conditions sont réunies pour lancer un tel projet en Algérie : une région riche en palmiers dattiers et donc la proximité de matière première agricole, une forte industrie du raffinage et la volonté affichée par les pouvoirs publics de développer les énergies renouvelables. Concernant l’impact du projet sur le monde de l’emploi en Algérie, son initiateur a expliqué qu’»une économie basée sur le bioéthanol à usage de carburant à partir des palmeraies comprend le secteur de l’amont agricole et la distribution agroalimentaire et créera 20 fois plus d’emplois, pour tout dollar investi, que le secteur des hydrocarbures».

    Le P-DG d’Oasis Ltd préconise de se préparer à l’ère de l’après-pétrole dès maintenant et de ne pas attendre le jour où il n’y aura plus de pétrole. «L’après-pétrole, c’est d’abord la rupture avec la mentalité rentière», a-t-il conclu. Le projet, dont le coût avoisine 20 millions d’euros, devait être lancé dans la région de Biskra sur un terrain de 5 hectares. Par ailleurs, cette société spécialisée dans la gestion moderne des palmeraies et des produits associés compte lancer le même projet dans certains pays arabes tels les Emirats arabes unis, Oman, la Tunisie, la Libye et l’Arabie saoudite.M. Zitouni a tenu à souligner que sa société n’est pas un précurseur dans ce genre d’industrie. D’autres, comme au Brésil, l’ont fait en se basant sur la canne à sucre, l’Europe la betterave sucrière, les Etats-Unis le maïs et les pays arabes… rien du tout.

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Mercredi 8 Juillet 2009 -- Le projet Nakhoil, prévu d’être réalisé par une compagnie émiratie, en Algérie, est tombé à l’eau, suite à la décision du Ministère de l’Energie et des Mines de faire marche arrière, en renonçant à son accord initiale, sans daigner fournir des explications à une telle décision, a déclaré le PDG de la société émiratie, Oasis, qui devait être en charge de la réalisation de ce projet novateur. Dans un communiqué rendu public, hier, Oasis a annoncé que le projet de la production du bioéthanol, n’est pas réalisable en Algérie, après le refus émanant du Ministère de l’Energie et des Mines. Selon le même communiqué, ce refus a été notifié à la compagnie émiratie, par une correspondance, l’informant que le Ministère de l’Energie, n’est pas disposé à coopérer dans le projet précité. Par ailleurs, l’éthanol est un biocarburant à base de lignocellulose de dattes, dont la production annuelle de l’Algérie, est estimée à 300 mille tonnes, la moitie de cette quantité est destinée au marché local et international, alors que le reste est destiné aux bétails. Selon le directeur de la société émiratie, la quantité qui aurait été exploitée, comme première étape, est évaluée à 150 mille tonnes, ajoutant que sa société a essayé de transmettre le projet à la présidence. Dans le même sillage, et contrairement à la réponse donnée par les autorités algériennes, plusieurs pays arabes ont montré leur intérêt, à l’exemple des Emirats Arabes Unis, Oman, la Tunisie, la Libye, ainsi que l’Arabie Saoudite.

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,253

    Dimanche 20 Décembre 2009 -- Nakhoil, le carburant vert qui nourrit le monde est un ouvrage de Brahim Zitouni, le promoteur en Algérie et dans le monde arabe de la transformation des dattes en bioéthanol à usage de carburant. Dans cet essai, l’auteur nous explique la possibilité de préparer l’Algérie à l’après- pétrole qui doit se faire dès maintenant à travers le prisme du palmier dattier. Il nous dévoile comment la phoéniciculture peut être une source exceptionnelle de richesses, un peu à l’image de la canne à sucre au Brésil et de la betterave sucrière aux Etats-Unis, mais avec encore plus de puissance en raison de l’extraordinaire versatilité du palmier dattier. L’auteur nous présente les opportunités du projet Nakhoil pour l’Algérie et le monde arabe pour bâtir une très forte agriculture sur le modèle des espaces oasiens en expansion mais entrepris d’une façon moderne. Le bioéthanol répondra aux besoins en carburants propres dans un environnement semi-aride et permettra de lutter efficacement, c’est-à-dire à moindres frais, contre la désertification de zones entières. Pour le promoteur de Nakhoil, toutes les conditions sont réunies pour lancer un tel projet en Algérie : une région riche en palmiers dattiers et donc la proximité de matière première agricole, une forte industrie du raffinage et la volonté affichée par les pouvoirs publics de développer les énergies renouvelables. Cependant, l’intérêt de ce livre marqué par une rigueur toute scientifique, publié en Algérie à compte d’auteur, témoigne d’une vision fraîche et ingénieuse de la façon de rompre avec l’économie du tout-pétrole. Le Nakhoil, un mot inventé par l’auteur et qui est l’amalgame de nakheel et de oil, est un carburant issu de la fermentation des sucres de dattes et qui peut avantageusement remplacer les oxygénants dans nos carburants classiques et cela à hauteur de 15 %. En décrivant les avantages comparatifs qu’une telle industrie donnerait à l’Algérie, Brahim Zitouni en profite pour décortiquer l’économie rentière nationale et son impact destructeur sur le développement des autres filières industrielles. L’auteur propose, en revanche, que l’expansion de l’économie pétrolière soit replacée dans son contexte historique et international, c’est-à-dire sortir de la rente pétrolière en offrant au secteur des hydrocarbures des voies d’intégration dans le reste des branches industrielles. Ce faisant, l’auteur indique la voie d’un développement durable se basant sur les connaissances immatérielles des phoéniciculteurs ainsi que sur l’expérience acquise par les ingénieurs pétroliers algériens. L’ensemble des politiques qui accompagnent la phoeniciculture doit s’articuler autour de l’augmentation des revenus paysans, en même temps qu’une stratégie d’intensification des palmeraies. Ce projet s’inscrit dans la logique du développement durable car la mise en place d’une filière agro-énergétique a le mérite d’inscrire dans la réalité socio-économique d’aujourd’hui la prospérité du pays. Pour rappel, le projet de réalisation d’une unité de fabrication de Nakhoil, dont le coût avoisine 20 millions d’euros, devait être lancé dans la région de Biskra sur un terrain de 5 hectares, mais il n’a pas eu l’aval des autorités concernées. Par ailleurs, des projets similaires devraient être lancés dans certains pays arabes, les Emirats arabes unis, Oman, la Tunisie, la Libye et l’Arabie saoudite entre autres.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts