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    Jeudi 4 decembre 2008 -- L'Algérie doit profiter de la crise économique mondiale pour réduire sa forte dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et permettre à ses entreprises d'acquérir à l'étranger des sociétés fragilisées par la conjoncture, estiment des patrons et des économistes algériens. «La crise économique est un signal fort pour restructurer notre économie en la rendant moins dépendante des hydrocarbures», a déclaré jeudi à l'AFP le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Réda Hamiani. Les exportations algériennes, qui atteindront 80 milliards de dollars en 2008, sont constituées à 98% d'hydrocarbures.

    Le président du FCE a suggéré notamment la relance de l'agriculture et de l'élevage pour réduire la dépendance alimentaire du pays vis-à-vis de l'étranger. Il propose également la création d'un fonds souverain, alimenté par une partie des recettes pétrolières, pour acquérir à l'étranger des entreprises fragilisées par la crise. "Il faudrait cibler nos principaux fournisseurs, par exemple de produits alimentaires, pour en avoir le contrôle et les inciter à venir s'installer dans notre pays", a estimé M. Hamiani, convaincu que "les opportunités offertes par la crise financière ne risquent pas de se représenter durant ce siècle". Au moment ou en Occident, on parle de récession économique et de crise de liquidités. L'Algérie, qui maintient ses investissements publics, dispose de surliquidités dans ses banques", a-t-il ajouté.

    L'idée du fonds souverain séduit aussi Mustapha Mékideche, consultant en stratégie économique, qui milite pour le rachat d'actifs industriels à l'étranger, au plus bas actuellement, dans des branches industrielles telles que la pétrochimie ou l'Algérie investit massivement ces dernières années. "L'Algérie, qui privatise certaines de ses entreprises, peut aussi attirer des investisseurs japonais et français cherchant à acquérir des actifs à l'étranger", a-t-il expliqué à l'AFP.

    La crise financière redessine depuis plusieurs mois les rapports de force économiques dans de nombreux secteurs, et représente une opportunité intéressante pour les entreprises algériennes riches en capital. Issâad Rebrab, PDG de Cevital, révèle ainsi qu'il "veut profiter de la crise pour acquérir des entreprises à l'étranger dont la valeur actuelle est inférieure à leur valeur intrinsèque, mais disposant de technologies et de marchés". La prise de participations à l'étranger "est l'un des moyens de diversifier notre économie et de sortir du carcan des hydrocarbures, de booster les exportations hors hydrocarbures et de permettre aux entreprises algériennes de se développer à l'international", estime-t-il. La Banque d'Algérie, qui a renforcé sa politique de contrôle des changes, "n'autorise pas toutes les entreprises algériennes à investir à l'international", a regretté M. Rebrab au cours d'une rencontre économique organisée par le FCE mercredi à Alger.

    La disponibilité des devises n'est pourtant pas en cause : les réserves de change de l'Algérie avoisinent 142 milliards de dollars, selon l'ancien ministre des Finances Abdelatif Benachenhou. Elles "permettront de couvrir quatre années d'importations au rythme actuel (34 milliards de dollars en 2008). La solvabilité externe de l'Algérie est acquise jusqu'à en 2015", a assuré M. Benachenhou pendant ce débat. "L'Algérie, la Russie et le Vietnam sont les trois pays qui peuvent profiter de la crise", assure, optimiste, le directeur général de l'armateur Maersk Algérie.

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